Randonnée à vélo autour de la Mine d'Abbaretz

Carte des Circuits de l'étain (Abbaretz-Nozay)

Cartographie du Circuit de randonnée à vélo sur Abbaretz-Nozay

Situé près de la salle polyvalente, l’étang communal s’étend sur 0,8 hectares et sa profondeur atteint 1,80 mètres.

Logis de Bourg (La Barre) : Manoir de plan rectangulaire , à l’origine, des XVe siècle ou XVIe siècle, situé à l'angle du principal carrefour

Logis de Bourg (La Barre) Manoir de plan rectangulaire dont subsistent une tourelle octogonale au centre de la façade nord .

Logis de Bourg (La Barre) Manoir, à l’origine, des XVe siècle ou XVIe siècle, dont subsistent des baies de schiste avec accolades au linteau et meneaux enlevés.

La nouvelle église est construite, dès 1862, d’après les plans de M. Liberge (architecte à Nantes) sur les ruines de l’ancien édifice religieux rasé.

Intérieur de l'église St Pierre aux liens, avec son abside et ses deux absidioles.

Avec son vieux porche à grand cintre et claveaux de schiste avec chanfrein en creux, sa porte ogivale, cette demeure est un des exemples caractéristiques de l’architecture médiévale civile du canton.

La Vieille Cure abrite au XVIe siècle les recteurs Jean Barbe, Julien Piace et Guillaume et Bertrand de Listré, qui l’aménagent et sont à l’origine du bâtiment actuel.

Au sommet du portail cintré est gravé dans un écu de schiste encastré dans la maçonnerie "un croissant accompagné en chef de 2 bottines et en pointe d’une houssette" (il s’agit des armoiries du recteur de Listré)

Croix de la Cité minière : Très bel ensemble de schiste travaillé comportant un socle en forme d’autel en pierres de schiste appareillées

La cité ouvrière Hector Pétin, du nom d'un des administrateurs de la Société nantaise des minerais de l'ouest (SNMO), a été construite en 1951 par la SNMO pour les ouvriers travaillant dans la mine d'étain.

Dès l’Antiquité, la cassitérite, le minerai d’étain, notamment utilisé pour la fabrication du bronze, a été exploité à ciel ouvert dans la région d’Abbaretz-Nozay.

L’exploitation du minerai d’étain a repris de 1952 à 1957 et pas moins de 4000 tonnes d’un minerai riche en oxyde d’étain ont été extraites dans une carrière qui forme aujourd’hui un superbe étang.

Reconvertie en zone de loisirs, vous pourrez y pratiquer la randonnée et découvrir le ski nautique.

Le Bois du Feu-Geslin, occupe les terres ingrates, sur l’étroite crête des grès d’Abbaretz, entre Abbaretz et Beaulieu vers le plateau de Nozay

Le Château du Bé est une butte de terre de 45 mètres de diamètre qui culmine à 43,50 mètres au dessus d’un terrain situé lui à 40 mètres d’altitude.

Le Château du Bé est en forme de cratère entourée de talus de trois mètres, cernée par des fossés d’un à deux mètres de profondeur.

Ces buttes pourraient être liées avec l’exploitation de la cassitérite et serait en quelque sorte des magasins fortifiés en même temps que des miradors

Un four à pain à Sainte Anne de Beaulieu est , comme nombre de fours à pain, en forme de fer à cheval et utilise pour sa construction les pierres disponibles localement

La route de Beaulieu possède un nombre impressionnant de beaux spécimens d’arbres singuliers, en bordure de route.

Le Manoir du Maire est une maison agrandie fin XVIe siècle comme le prouve la présence de meurtrières en schiste (qui apparaissent dans le dernier quart du XVIe siècle).

Dans le Manoir du maire,l’escalier droit en schiste est contenu dans un pavillon trapu, sur plan carré, éclairé de baies en schiste et meurtrières.

La tourelle dispose d’un important colombier dans sa partie supérieure

L’intérêt du manoir réside dans sa richesse architecturale : porte extérieure ouvrant sur le corridor avec à son linteau un écu effacé par le temps (visible un animal), une lucarne en schiste à fronton ...

Au pignon Ouest, des latrines sur triple encorbellement abrite autrefois un système défensif.

Le Vivier du Maire possède une mare entourée de saules et un pin très singulier.

Le Vivier du Maire possède une mare entourée de saules.

Située sur le chemin du Bé, cette petite futaie d’essences régionales mériterait également d’être mentionnée dans les arbres singuliers de la commune

Terril de la Mine : Cette petite montagne blanche nommément désignée comme « Le Terril », est le point le plus haut de la Loire-Atlantique !

Le terril, et l’étang qui le jouxte, sont les marques laissées par l’extraction de l’étain dont la dernière exploitation remonte aux années 1950.

Circuits de randonnée de découverte du Patrimoine autour de la Mine d'étain d'Abbaretz (à vélo : 19 Km, à pied : 8 Km) (communes d'Abbaretz et Nozay)


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N'hésitez-pas à revenir à l'index!


Cette Randonnée à vélo d'une vingtaine de kilomètres permet de cheminer à partir du bourg d'Abbaretz  à proximité du site de la Mine d'étain du Bois-vert. Une large incursion dans la commune de Nozay permet de découvrir, notamment, le Manoir du Maire.
Une randonnée pédestre de 8 Km, grâce à un raccourci, permet de rejoindre le terril de la Mine après avoir parcouru les environs du bourg d'Abbaretz et la cité minière.
Point de départ : Parking de la Salle polyvalente, face à la Mairie, à proximité de l'étang communal.

Le diaporama présentant l'ensemble des randonnées a été augmenté des photos prises lors de la reconnaissance du  dimanche de Pâques (17 avril 2022).

Bibliographie des textes à la rubrique Abbaretz sur :  http://www.tresorsdupaysdechateaubriant.fr/146756036

Circuit D page 1

Point de départ : Parking de la Salle polyvalente (face à la Mairie)

Etang communal

Situé près de la salle polyvalente, l’étang communal (zone de loisirs) abrite gardons, anguilles, tanches, brochets, perches, black-bass. On y trouve également des carpes « amour blanc » qui ont été introduites en France, et notamment ici, pour lutter contre les plantes aquatiques envahissantes.  Le plan d’eau s’étend sur 0,8 hectares et sa profondeur atteint 1,80 mètres.

Prendre la direction du bourg en contournant le logis de la Barre.

Logis de Bourg (La Barre )

Manoir de plan rectangulaire , à l’origine, des XVe siècle ou XVIe siècle, situé à l'angle du principal carrefour dont subsistent une tourelle octogonale au centre de la façade nord et des baies de schiste avec accolades au linteau et meneaux enlevés.

La demeure a appartenu à la famille Boutard, vieille famille bourgeoise et cultivée.    En 1789, M. Boutard, avocat, est l’un des tous premiers membres de la toute jeune municipalité.

Vassal de la Seigneurie de La Rivière, le propriétaire de la Barre, par un antique droit féodal, devait conduire à Noël, au Château de la Rivière, à son suzerain, quatre œufs en bon état, dans une charrette à bœufs.  Il s’agissait de l’un de ces droits féodaux dénoncés par Abbaretz dans son Cahier de Doléances.

À la base du pignon du manoir de la Barre se voyait encore en 1900 d’anciens tombeaux faits de paulx de pierres posés sur chant en schiste ardoisier, enterrés à fleur de sol. (Photo du Manoir actuellement).   À la fin du XIXe siècle, ont été détruits des tombeaux en pierres d’ardoise. Quand on reconstruisit l'église, on rencontra beaucoup de ces cercueils antiques.   Ils sont invariablement composés de six pierres d'ardoise : quatre d'environ 1m60 de long, formant les quatre côtés de la bière, et deux petites fermant les extrémités. Très souvent ces tombeaux, ayant perdu leur pierre de recouvrement, étaient vides et plein de terre. Léon Maître a signalé de semblables sépultures à Carquefou et Plessé et les pensait contemporaines des derniers mérovingiens.




Prendre la direction de l'église


Circuit D page 2

Église St Pierre

L’agglomération d’Abbaretz remonterait à l’époque mérovingienne et faisait partie des Régaires du domaine épiscopal de Nantes, selon la Charte de Louis Le Gros, avant les invasions Normandes qui fit perdre aux évêques de Nantes une grande partie de leurs biens

Les seigneurs de Châteaubriant intègrent la paroisse d’Abbaretz à leur domaine, lors de la création de la seigneurie de Nozay formée dans le courant des XIe ou XIIe siècle pour un cadet de la maison de Châteaubriant surnommé Le Boeuf et frère puîné de Brient Ier, baron de Châteaubriant (voir Blason de Brient Leboeuf le Jeune).

En 1123, le duc de Bretagne Conan confirme la dotation de l’église d’Abbaretz à l’église de Nantes (illustration : Conan III Duc de Bretagne).    La nouvelle église est construite, dès 1862, d’après les plans de M. Liberge (architecte à Nantes) sur les ruines de l’ancien édifice religieux rasé. L’édifice actuel est de style ogival primitif, avec un double transept, une riche abside et deux absidioles. Elle est bénite le 22 juin 1866 .

Faire le tour de l'église par la gauche en passant devant la vieille cure.

La Vieille Cure (derrière l’église)

Avec son vieux porche à grand cintre et claveaux de schiste avec chanfrein en creux, sa porte ogivale et ses fenêtres d’étage chanfreinées en schiste travaillé, autrefois ornées au linteau d’écussons illisibles, cette demeure est un des exemples caractéristiques de l’architecture médiévale civile du canton.

Elle abrite au XVIe siècle les recteurs Jean Barbe, Julien Piace et Guillaume et Bertrand de Listré, qui l’aménagent et sont à l’origine du bâtiment actuel.

Au sommet du portail cintré est gravé dans un écu de schiste encastré dans la maçonnerie "un croissant accompagné en chef de 2 bottines et en pointe d’une houssette" (il s’agit des armoiries du recteur de Listré)

Les fenêtres portaient des sculptures qui ont été martelées, mais les houppes et les guirlandes démontrent que les recteurs de Listré se considéraient plus comme des nobles que comme de simples bourgadins.

Continuer le tour de l'église et prendre la direction de la cité minière Hector Pétin, par la rue située juste derrière l'église.


Circuit D page 3

Croix de la Cité minière  : Très bel ensemble de schiste travaillé comportant un socle en forme d’autel en pierres de schiste appareillées supportant un fut de schiste de 4m50 avec large croix moulurée aux angles.

Cité Hector Pétin (voir photos de pavillons de la cité)

C’est en 1882 que Louis Davy (1842-1926) découvre la cassitérite (oxyde d’étain) dans la région d’Abbaretz.

Ce n’est qu’en 1920 que la Société Nantaise des Minerais de l’Ouest (SNMO) ouvre un puits qu’elle ferme six ans plus tard.

Elle en reprend l’exploitation en 1952.

Pendant six ans (1952-1957), elle emploiera jusqu’à 350 mineurs ; un lotissement de pavillons individuels a même été construit à proximité.

La cité ouvrière Hector Pétin, du nom d'un des administrateurs de la Société nantaise des minerais de l'ouest (SNMO), a été construite en 1951 par la SNMO pour les ouvriers travaillant dans la mine d'étain. La cité est composée de 14 pavillons simples et 4 pavillons doubles soit 22 logements.

Les formes sont similaires : maison avec un niveau coiffé d'une toiture à longs pans en tuiles. La construction semble être en parpaing recouvert d'un enduit ciment. L'originalité du lotissement vient de la disposition des maisons qui forme trois espaces concentriques.

Etang de la Mine (à proximité du sentier, accessible à pied par un petit sentier).

Sur le site du Bois Vert , l’exploitation du minerai d’étain a repris de 1952 à 1957 et pas moins de 4000 tonnes d’un minerai riche en oxyde d’étain ont été extraites dans une carrière qui forme aujourd’hui un superbe étang.  Reconvertie en zone de loisirs, vous pourrez y pratiquer la randonnée et découvrir le ski nautique.

A la fermeture de la mine du Bois Vert, en 1957, la carrière s'étendait alors sur 1 km de long, environ 250 m de large et 70 m de profondeur.    Aujourd’hui envahie par l’eau, elle forme un étang de près de 15 hectares, propriété du Conseil Général de Loire-Atlantique depuis 1996.

 

Circuit D page 4

 

Dès l’Antiquité, la cassitérite (illustration en bas de page ci-contre), le minerai d’étain, notamment utilisé pour la fabrication du bronze, a été exploité à ciel ouvert dans la région d’Abbaretz-Nozay.

 Des affleurements de filons de quartz stannifères enchâssés dans des schistes très tendres s’étendent sur environ 8Km pour 100m de large (entre Abbaretz et Nozay). (illustration de la carte du gisement)

À l’époque romaine, l’exploitation ne fait vraisemblablement que reprendre celle des prédécesseurs (de l’âge du Bronze).

Elle s’effectuait en tranchées longues de 25 à 100m et profondes de 2 à 18m.

Le Quartz, dégagé du schiste, ce qui nécessitait un travail considérable de déblaiement, était attaqué par le feu et l’eau, et éclatait sous l’action de coins de bois. Suivait alors le concassage avec des masses de fer, et le lavage dans des sluices.

La masse extraite de ce gisement a été évaluée à 1155 tonnes, soit 900 tonnes d’étain, soit encore la possibilité d’obtenir 9000 tonnes de bronze antique, chiffre élevé, si on le replace dans le contexte d’une économie pré-industrielle, ce gisement eût permis de fabriquer près de 45 000 cratères de Vix.

« Source majeure de l’étain antique », l’Armorique méridionale ferait partie des Cassitérides au même titre que le promontoire Cornouaillais.

Les monnaies découvertes montrent une occupation aux trois premiers siècles puis au VIe siècle.

Toutefois, l’absence de traces d’habitat permanent et important à proximité pose problème.

La première cathédrale de Nantes a été construite sous les épiscopats d’ Eumérius (mort en 550) et de Félix (mort en 582). Félix avait fait venir des mines d’ Abbaretz une quantité importante d’étain pour couvrir le toit. Ce métal donnait à la cathédrale un éclat étonnant.


A la sortie de la cité Hector Pétin par le haut, prendre à droite en direction du Feu-Geslin et suivre la route, pendant plus d'un kilomètre.

(Pour le raccourci pédestre, prendre cette même route et bifurquer sur la droite en direction du Bois-vert.

Après le Bois-vert, prendre à droite en direction de la Baraterie et  revenir sur la route du bourg d'Abbaretz en passant devant le terrain de football.

Rejoindre le parking de la salle polyvalente.)

 

Circuit D, Page 5

Le Bois du Feu-Geslin, comme de nombreux bois de pins du Pays de Châteaubriant, occupe les terres ingrates, sur l’étroite crête des grès d’Abbaretz, entre Abbaretz et Beaulieu vers le plateau de Nozay.


Avant le feu-Geslin, lorsque la route amorce un virage sur la gauche, prendre tout de suite à droite un chemin qui contourne le feu-Geslin et se dirige vers la Mine du Bé.


à proximité, Le Château du Bé (site privé) est une butte de terre de 45 mètres de diamètre qui culmine à 43,50 mètres au dessus d’un terrain situé lui à 40 mètres d’altitude. Elle est en forme de cratère entourée de talus de trois mètres, cernée par des fossés d’un à deux mètres de profondeur.

Il ne s’agit ni d’une motte féodale, ni d’un tumulus et la présence de combustible (charbon de bois) au sein de la structure indique une destination métallurgique.  Ces buttes pourraient être liées avec l’exploitation de la cassitérite et serait en quelque sorte des magasins fortifiés en même temps que des miradors permettant de surveiller à la fois les alentours et la mine.

Le Torque du Bé, collier en or, argent et cuivre est constitué d'une tige massive de section carrée et torsadée, s'effilant vers les extrémités. Il se termine par des fermoirs, simples crochets obtenus par martelage. Ce collier appartenait à la collection privée Fortuné Parenteau cédée en 1882 au musée archéologique de Nantes où il est visible actuellement.  Le torque en or fut découvert en 1878 par un fermier qui ne voulut jamais révéler l’endroit exact de sa trouvaille et  se contenta d’indique vaguement le pied du château de terre du Bé.


En remontant la route en direction du  croisement du Feu-Geslin prendre à droite, au croisement, en direction de Sainte Anne de Beaulieu.

Passer tout droit au croisement suivant pour rejoindre Ste Anne de Beaulieu.


Un four à pain protégé par un toit en fibrociment à Sainte Anne de Beaulieu est , comme nombre de fours à pain, en forme de fer à cheval et utilise pour sa construction les pierres disponibles localement.  


A la sortie de Ste Anne de Beaulieu, Prendre, à droite, la route de Beaulieu et tourner, au croisement suivant (Juste après le bois de pins) à droite en direction du village du Maire.

La route de Beaulieu possède un nombre impressionnant de beaux spécimens d’arbres singuliers, en bordure de route ou à proximité de l’ ancienne propriété de Beaulieu.


En descendant le village du Maire, prendre tout de suite à droite et passer devant d'anciennes fermes restaurées, pour rejoindre, à gauche, le Manoir du Maire.

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Circuit D, page 6

Le Manoir du Maire est une maison agrandie fin XVIe siècle comme le prouve la présence de meurtrières en schiste (qui apparaissent dans le dernier quart du XVIe siècle). Comme les autres manoirs, il a connu de profondes modifications au cours des siècles.  Le Plan du Manoir est rectangulaire, avec rez-de-chaussée divisé par un corridor aboutissant à l’escalier droit en schiste, contenu dans un pavillon trapu, sur plan carré, éclairé de baies en schiste et meurtrières.     La tourelle dispose d’un important colombier dans sa partie supérieure.

L’intérêt du manoir réside dans sa richesse architecturale : porte en schiste à linteaux accoladés, porte extérieure ouvrant sur le corridor avec à son linteau un écu effacé par le temps (visible un animal), une lucarne en schiste à fronton, des baies en schiste avec chambranles, chanfreins et meneaux croisés en pierre de Nozay.   Au pignon Ouest, des latrines sur triple encorbellement.

Dans le village du Maire, à proximité du Manoir, suivre la direction du Vivier du Maire et emprunter, à droite, le chemin qui mène au Bé.

Autour du Vivier du Maire, qui possède une mare entourée de saules et un pin très singulier, en direction du village du Bé, plusieurs chênes centenaires arborent un tronc à la circonférence notable. 

A la sortie du chemin du Vivier du maire, Prendre à gauche en direction du Bé.

Dans les dépendances, pour les hangars les plus grands palis (plusieurs mètres) servent également de pilier pour soutenir la charpente. Ils habillent les murs avec d’autres palis de tailles moins importante. La partie haute des murs était bardée de lattes de bois de châtaignier le plus souvent.

Prendre un chemin à droite à la sortie du Bé et le suivre jusqu'au croisement suivant.

Située face au chemin du Bé, cette petite futaie d’essences régionales mériterait également d’être mentionnée dans les arbres singuliers de la commune. Elle n’a pas cependant le caractère exotique des collections d’arbres plantés au XIXe siècle dans les parcs des grandes propriétés.

à la sortie du chemin du Bé, Prendre à gauche en direction de la route d'Abbaretz-Nozay.

Reprendre à gauche, sur la route, en direction de Nozay, puis sur la route, tout de suite à droite, pour passer à proximité du Cerisier.

Passer les routes du Cerisier et du Bran.

Prendre, ensuite, la direction des Calonnes

  Les Calonnes (Four à pain)

Après les Calonnes, prendre, tout droit, un chemin en direction de l'Hôtel-Dabet puis à droite la route en direction de l'Orme.

Tourner à gauche pour prendre le chemin qui se dirige vers le Terril de la Mine d'Abbaretz que vous contournerez par la gauche.  

  Ruisseau de la Mare de l’Aulne

  Circuit D page 7

Terril de la Mine

Cette petite montagne blanche nommément désignée comme « Le Terril », est le point le plus haut de la Loire-Atlantique !                Elle se dresse au-dessus de la campagne abbaroise et culmine à près de 119 mètres au dessus du niveau de la mer et 70 au dessus du niveau du sol.

Mais elle n’a rien de naturel. Le terril, et l’étang qui le jouxte, sont les marques laissées par l’extraction de l’étain dont la dernière exploitation remonte aux années 1950.

A l’époque de Jules César, ce site minier était l’une des plus importantes sources d’étain du monde antique. Jusqu’au IIIe siècle après JC, plus de 6000 tonnes de bronze auraient été fabriquées grâce au minerai extrait.  Claude Champaud, dans son étude sur l’exploitation antique de la cassitérite d’Abbaretz envisage une exploitation antérieure à l’époque romaine pouvant remonter à la fin du néolithique ou au début de l’âge du Bronze.

Formé par l’accumulation des déchets stériles (argile, schiste, quartz...), sortis de la mine au cours de la dernière exploitation, le terril vous offre, après une ascension de plus de 200 marches, une vue imprenable sur le pays de la Pierre Bleue.

Outils de Mine antiques

En 1952, La Société Nantaise des Minerais de l’Ouest a repris l’extraction du minerai d’étain identique dans son principe à l'exploitation .  Trouvaille intéressante : des outils anciens ont été extraits à 18 m de profondeur au fond de la tranchée comblée par les mineurs après 1952.

Ont été trouvés 2 coins de bois notamment et une bonne douzaine de lames de bois qui pourraient être des houes dans un remarquable état de conservation.

Une demi-douzaine de masses de fer pouvaient servir à casser ou à concasser le quartz. L'exploitation d'Abbaretz-Nozay a été en activité au cours des trois premiers siècles de l'ère chrétienne comme le suggèrent les monnaies (notamment un sesterce d’Antonin emis entre 156 et 157 après JC), les outils et le culot d'amphore du Haut Empire, retrouvés dans la fouille antique.

Contourner le terril par la gauche et revenir sur la route du bourg d'Abbaretz en passant devant le terrain de football.

Rejoindre le parking de la salle polyvalente.


Cliquer sur une des pages qui suivent en bas de page et consulter en mode Plein-écran.

N'hésitez-pas à revenir à l'index!