6 Circuits de randonnée Patrimoine sur Abbaretz

Logis de la Barre. Tombeaux mérovingiens. Eglise d'Abbaretz . Vieille Cure.

Cité minière Hector Pétin. Etang de la Mine. Cassitérite.

Végétation du Bois de la Mine. Chapelle funéraire. Croix de la Mignonnerie. Logis de bourg.

Chapelle funéraire. Tombe Guillotin de Corson. Gare d'Abbaretz.

Manoir de Villeneuve. Croix de la Route de la Meilleraye de B.

Croix visibles sur le sentier A. Châtellier de terre du Bois-vert. Exploitation de l'étain.

Terril de la Mine. Outils de Mine antique. Moulin de Lantilloux. Calvaire d'Abbaretz.

Relief d'Abbaretz. Etang de Paradel. Four de la Fréchetais. Chapelle de la Marguerite.

Chapelle de la Marguerite. Puits de la Herminière. Four à pain de la Piraudais. Croix, boulangerie et puits de la Godardais.

Domaine de la Rivière. Croix. Sentier des Crêtes.

Ancienne école du Houx. Minières. Ampélite Graphite.

Musée Agri-Rétro. Dolmen de Robinais. Montjounet : Logis, tombeaux. Tuiles à rebord des Vanneries.

Châtaignier des Nonneries. Minière des Nonneries. Four à pain de la Chevrolière.

Manoir de la Jahotière. Cheminée et fourneau des Forges de la Jahotière.

Forges de la Jahotière : Bâtiments industriels.

Forêt de l'Arche : Faune et Flore.

Châtaignier des Nonneries. Relief d'Abbaretz. Château Rouge.

Croix de ND des 7 Douleurs. Croix de Château rouge et de Coulouine. Moulin de Grand'Lande. Four à pain de la Roberdière.

Croix : Rouaudière, Ville-en-bois, Croix blanche. Palis de la Ribaudais. Villages de Larré et Boutardière.

Limaraud : Manoir, four à pain, palis, croix. La Rouaudière : Croix, Puits.

Six Circuits de Randonnée sur la commune d'Abbaretz (randonnée cycliste et pédestre de découverte du Patrimoine)

Avertissement : Ces circuits de randonnée n'ont aucun caractère officiel,  ils ne sont pas balisés,   ils sont seulement le fruit de recherches personnelles en vue de proposer au lecteur la possibilité de voyager virtuellement dans le Patrimoine de la région et éventuellement de les essayer.

Si vous souhaitez les parcourir, vous vous engagez à utiliser l'itinéraire mentionné en respectant les limites de Propriété.

En effet, certaines photos illustrant les circuits ont été réalisées sur des propriétés privées, grâce à l'autorisation particulière des propriétaires lorsqu'elles ont nécessité le passage sur ces propriétés. Merci de ne pas franchir ces limites de propriétés.

Un conseil : Cliquer sur les pages suivantes et les consulter en mode Plein-écran

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Parking Salle Polyvalente

Etang communal

Situé près de la salle polyvalente, l’étang communal d’Abbaretz est géré par la Société de pêche « la Gaule Abbaroise ».

On peut y pêcher gardons, anguilles, tanches, brochets, perches, black-bass. On y trouve également des carpes « amour blanc » qui ont été introduites en France, et notamment ici, pour lutter contre les plantes aquatiques envahissantes.

Le plan d’eau s’étend sur 0,8 hectares et sa profondeur atteint 1,80 mètres. (36) SD (Sources Diverses : voir Bibliographie Site PEPITES44)


Logis de la Barre

Manoir de plan rectangulaire , à l’origine, des XVe siècle ou XVIe siècle, situé à l'angle du principal carrefour dont subsistent une tourelle octogonale au centre de la façade nord et des baies de schiste avec accolades au linteau et meneaux enlevés.

En 1900 existait une cheminée de schiste à manteau droit sur encorbellements avec une plaque de foyer aux armes de la famille Harrouis : d’Argent à trois bandes de gueules chargées chacune de trois têtes de licornes d’or.

Elle fut vassale de la seigneurie de la Rivière.

La demeure a appartenu à la famille Boutard, vieille famille bourgeoise et cultivée, alliée aux Heureux, maîtres de Poste à Nozay, et aux Athénas, riches bourgeois nantais.

En 1789, M. Boutard, avocat, est l’un des tous premiers membres de la toute jeune municipalité.

Vassal de la Seigneurie de La Rivière, le propriétaire de la Barre, par un antique droit féodal, devait conduire à Noël, au Château de la Rivière, à son suzerain, quatre œufs en bon état, dans une charrette à bœufs.

Il s’agissait de l’un de ces droits féodaux dénoncés par Abbaretz dans son Cahier de Doléances. SD

À la base du pignon, se voyait encore en 1900 d’anciens tombeaux faits de paulx de pierres posés sur chant en schiste ardoisier, enterrés à fleur de sol. Grolier


Tombeaux mérovingiens

À la fin du XIXe siècle, ont été détruits des tombeaux. C'est surtout au bourg d'Abbaretz qu'abondent ces vieilles sépultures ; depuis l'église paroissiale jusqu'à la chapelle Saint Symphorien, sur près de 200 mètres. Quand on reconstruisit l'église, on rencontra beaucoup de ces cercueils antiques. Ils sont invariablement composés de six pierres d'ardoise : quatre d'environ 1m60 de long, formant les quatre côtés de la bière, et deux petites fermant les extrémités. Léon Maître a signalé de semblables sépultures à Carquefou et Plessé et les pensait contemporaines des derniers mérovingiens.


Église St Pierre

La paroisse d’Abbaretz remonterait à l’époque mérovingienne et faisait partie des Régaires du domaine épiscopal de Nantes, avant les invasions Normandes qui fit perdre aux évêques de Nantes une grande partie de leurs biens

Les seigneurs de Châteaubriant intègrent la paroisse d’Abbaretz à leur domaine, lors de la création de la seigneurie de Nozay formée dans le courant des XIe ou XIIe siècle pour un cadet de la maison de Châteaubriant surnommé Le Boeuf et frère puîné de Brient Ier, baron de Châteaubriant .

En 1123, le duc de Bretagne Conan confirme la dotation de l’église d’Abbaretz à l’église de Nantes.

Au XIVe siècle, Jean Bénigaud, curé de la paroisse, est trésorier du duc Jean II de Bretagne.

La nouvelle église est construite, dès 1862, d’après les plans de M. Liberge (architecte à Nantes) sur les ruines de l’ancien édifice religieux rasé. L’édifice actuel est de style ogival primitif, avec un double transept, une riche abside et deux absidioles. Elle est bénite le 22 juin 1866 .


L’ancien édifice se composait d’une simple nef, communiquant par une arcade romane avec un choeur à chevet droit construit au XIVème siècle. Une singularité de l’église d’Abbaretz, c’est qu’il s’y trouvait un puits rempli de pierre, découvert quand on démolit l’édifice. Les possesseurs de terres nobles en Abbaretz jouissaient de quelques prééminences dans cette même église, telles que bancs, enfeus et armoiries : les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le choeur, ceux de la Villeneuve devant l’autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l’autel de saint Jean-Baptiste.

A signaler que lorsqu’on reconstruisit l’église, on trouva de nombreux tombeaux mérovingiens en pierre d’ardoise. SD


La nef semblait appartenir en grande partie au XIème siècle. Outre le maître-autel, l'église ancienne d'Abbaretz avait deux autres autels dédiés à la Sainte-Vierge et à saint Jean et placés au haut de la nef, de chaque côté de l'arcade romane.

Dans cette vieille église se trouvaient deux cloches : l'une fondue à Abbaretz par Mathurin Couret, bénite le 19 mai 1641 et nommée Marie par Laurent Gicquel et Françoise Poulain, l'autre provenant d'une ancienne chapelle de la ville de Nozay et portant l'inscription "Cloche de la chapelle Saint-Jean et Saint-Nicolas de la ville de Nozay, 1668". Le seigneur de Nozay (en 1789, le prince de Condé) prétendait avoir dans l'église d'Abbaretz tous les droits de supériorité, patronage et fondation : on y voyait encore les débris de sa litre seigneuriale peinte à l'extérieur du temple quand celui-ci fut démoli. Un certain nombre de fondations pieuses étaient, avant la Révolution, desservies dans l'église d'Abbaretz : la chapellenie de Mortestier, la chapellenie des Dauffy, la chapellenie de la Fouaye, le légat de la Fourcaudière, le légat des Castières, la chapellenie de Fay, la chapellenie de la Friardecée et la chapellenie de Montfort.


La Vieille Cure

Avec son vieux porche à grand cintre et claveaux de schiste avec chanfrein en creux, sa porte ogivale et ses fenêtres d’étage chanfreinées en schiste travaillé, autrefois ornées au linteau d’écussons illisibles, cette demeure est un des exemples caractéristiques de l’architecture médiévale civile du canton.

Longtemps réservée aux seigneurs de Châteaubriant, la présentation de la cure est, par la suite , à l’ordinaire, après avoir donné la meilleure de ses dîmes à l’Abbaye de Melleray.

Elle abrite au XVIe siècle les recteurs Jean Barbe, Julien Piace et les frères Guillaume et Bertrand de Listré, qui l’aménagent et sont à l’origine du bâtiment actuel.

Au sommet du portail cintré est gravé dans un écu de schiste encastré dans la maçonnerie "un croissant accompagné en chef de 2 bottines et en pointe d’une houssette" (il s’agit des armoiries du recteur de Listré)

Les fenêtres portaient des sculptures qui ont été martelées, mais les houppes et les guirlandes démontrent que les recteurs de Listré se considéraient plus comme des nobles que comme de simples bourgadins.

Sur un des jambages d’une fenêtre était visible une date 1497 ou plutôt 1597, selon la description de Joseph Chapron en 1901.


Liste chronologique des recteurs d'Abbaretz : Jean Barbe (en 1501 et 1509), Guillaume de Listré (de 1517 à 1547), Bertrand de Listré (de 1547 à 1556), Julien Piace (de 1556 à 1591), Jean Martin (en 1592), Michel Beaubras (de 1593 à 1598), François Beaubras (de 1598 à 1613), Info Bretagne


Cité Hector Pétin

C’est en 1882 que Louis Davy (1842-1926) découvre la cassitérite (oxyde d’étain) dans la région d’Abbaretz.

Ce n’est qu’en 1920 que la Société Nantaise des Minerais de l’Ouest (SNMO) ouvre un puits qu’elle ferme six ans plus tard.

Elle en reprend l’exploitation en 1952.

Pendant six ans (1952-1957), elle emploiera jusqu’à 350 mineurs ; un lotissement de pavillons individuels a même été construit à proximité, la cité "Hector Pétin", pour les héberger.

La cité ouvrière Hector Pétin, du nom d'un des administrateurs de la Société nantaise des minerais de l'ouest (SNMO), a été construite en 1951 par la SNMO pour les ouvriers travaillant dans la mine d'étain.

La cité est composée de 14 pavillons simples et 4 pavillons doubles soit 22 logements.

Les formes sont similaires : maison avec un niveau coiffé d'une toiture à longs pans en tuiles. La construction semble être en parpaing recouvert d'un enduit ciment. L'originalité du lotissement vient de la disposition des maisons qui forme trois espaces concentriques. SD


Etang de la Mine

Ici sur le site du Bois Vert , l’exploitation a repris de 1952 à 1957 et pas moins de 4000 tonnes d’un minerai riche en oxyde d’étain ont été extraites dans une carrière qui forme aujourd’hui un superbe étang. (103) (104)

Reconvertie en zone de loisirs, vous pourrez y pratiquer la randonnée et découvrir le ski nautique. (16)

A la fermeture de la mine du Bois Vert, en 1957, la carrière s'étendait alors sur 1 km de long, environ 250 m de large et 70 m de profondeur. (103)

Aujourd’hui envahie par l’eau, elle forme un étang de près de 15 hectares, propriété du Conseil Général de Loire-Atlantique depuis 1996. (1) (103) SD


Dès l’Antiquité, la cassitérite, le minerai d’étain, notamment utilisé pour la fabrication du bronze, a été exploité à ciel ouvert dans la région d’Abbaretz-Nozay. (103)


Des affleurements de filons de quartz stanifères enchâssés dans des schistes très tendres s’étendent sur environ 8Km pour 100m de large (entre Abbaretz et Nozay).

À l’époque romaine, l’exploitation ne fait vraisemblablement que reprendre celle des prédécesseurs (de l’âge du Bronze).

Elle s’effectuait en tranchées longues de 25 à 100m et profondes de 2 à 18m.

LeQuartz, dégagé du schiste, ce qui nécessitait un travail considérable de déblaiement, était attaqué par le feu et l’eau, et éclatait sous l’action de coins de bois. Suivait alors le concassage avec des masses de fer, et la lavage.

La masse extraite de ce gisement a été évaluée à 1155 tonnes, soit 900 tonnes d’étain, soit encore la possibilité d’obtenir 9000 tonnes de bronze antique, chiffre élevé, si on le replace dans le contexte d’une économie pré-industrielle, ce gisement eût permis de fabrique près de 45 000 cratères de Vix.

« Source majeure de l’étain antique », l’Armorique méridionale ferait partie des Cassitérides au même titre que le promontoire Cornouaillais.

Les monnaies découvertes montrent une occupation aux trois premiers siècles puis au VIe siècle.

Toutefois, l’absence de traces d’habitat permanent et important à proximité pose problème.


La première cathédrale de Nantes a été construite sous les épiscopats d’ Eumérius (mort en 550) et de Félix (mort en 582). Félix avait fait venir des mines d’ Abbaretz une quantité importante d’étain pour couvrir le toit. Ce métal donnait à la cathédrale un éclat étonnant.


Bois de la Mine

L'exploitation minière ayant cessé seulement fin des années 50, les habitats naturels ont mis du temps à se restaurer ou à s'installer. Néanmoins, quelques espèces floristiques intéressantes ont été recensées dont neuf types de fougères-telles que l'osmonde royale, mais aussi le chêne des Pyrénées ou encore le sorbier des oiseleurs. 28 espèces d'oiseaux (sur 41 recensées) nichent sur le site. On recense par ailleurs 39 espèces d’insectes(1 bourdon peu répandu dans l’Ouest de la France : Bombus hypnorum), des lézards (lézard vert, lézard des murailles), plusieurs espèces d'amphibiens dont la grenouille agile et le triton marbré. Bois de la Mine


Croix de la Mignonnerie  Retour dans le bourg

Cimetière

l'ancienne chapelle Saint-Symphorien, aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'une chapelle du XIème siècle, conservée intacte durant près de 800 ans et de plan rectangulaire. Elle était située près du village de la Magdeleine (où s'élevait certainement jadis une léproserie). Le 5 mai 1832, on inaugura le cimetière paroissial d'Abbaretz autour de la chapelle Saint-Symphorien. Depuis lors, le vieux sanctuaire roman a disparu. Le sanctuaire a dû faire place à une chapelle funéraire élevée par la famille de Goyon, propriétaire de la Rivière, et bénite le 30 octobre 1879 ; Info Bretagne

Chapelle funéraire

Cette chapelle funéraire (XVII-XVIIIème siècle) est située au cimetière ;

Elle possède des chapiteaux ouvragés et de longues colonnettes taillées et sculptées. Elle a été édifiée pour recueillir les tombeaux des successeurs des Montmorency, et notamment les famille Goyon de Marcé et Charrette.

En effet, l’ancienne seigneurie de la Rivière autrefois propriété des seigneurs de Châteaubriant, passe en 1438 entre les mains de Charles de Montfort puis de la famille Montmorency.

Ces Montmorency, officiers dans les armées du roi, sont seigneurs de La Rivière, de Montjonnet et de la Touche.

Ils s’allieront aux de Cornulier, de Carcado et de Molac.

Le domaine est cédé plus tard au sieur Richard, lieutenant du présidial de Nantes (à la fin de l’Ancien Régime). SD


Tombe de Guillotin de Corson

La tombe du chanoine Amédée Guillotin de Corson est située au cimetière d’Abbaretz.

Amédée-Aimé Guillotin de Corson, né à Nozay (Loire-Atlantique) le 26 mai 1837 et mort à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) le 7 août 1905, est un historien français, spécialiste de l'histoire de la Bretagne.

Les Guillotin de Corson descendent d'une famille bourgeoise originaire du Morbihan. Son père était notaire à Varades puis à Nozay.

Après des études classiques au collège Saint-Vincent de Rennes, il entre en 1856 au grand séminaire. Il est ordonné prêtre le 7 juillet 1861 et devient vicaire à La Noë-Blanche la même année. En 1875, il est nommé chanoine honoraire de la métropole de Rennes.

Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages d'histoire locale dont le plus important est Le pouillé historique de l'archevêché de Rennes paru en six volumes entre 1880 et 1886. Ce religieux est l’initiateur de la construction de la Chapelle du Château de la Beautrais

La famille Guillotin de Corson a également donné deux maires à la commune : Ferdinand, sous le second Empire et Pierre, allié aux Allard de Grand-Maison, qui le fut pendant 33 ans de 1904 à 1937.

Croix


Gare ferroviaire

La gare d'Abbaretz est une gare ferroviaire de la ligne de Nantes-Orléans à Châteaubriant. La création d'une station à Abbaretz est officiellement décidée, le 11 juillet 1874, par le ministre des travaux publics lorsqu'il approuve le projet d'implantations de cinq stations sur le tracé de la ligne de Nantes à Châteaubriant.

Construite par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, la gare d'Abbaretz est mise en service le 23 décembre 1877 lors de l'inauguration de la ligne de Nantes à Châteaubriant. Elle est fermée en 1980 par la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et rouverte en 2014, grâce à la réactivation de la ligne parcourue par des tram-train du TER Pays de la Loire. Dans le cadre de la réouverture de la ligne qui eut lieu le 28 février 2014, la gare a été réaménagée à proximité de l'ancien bâtiment devenu maison d'habitation. SD


Route d’Abbaretz

Villeneuve  Ruisseau de Villeneuve étang

Le ruisseau de Villeneuve sort du bois du même nom, traverse l’étang de Villeneuve, la route d’Abbaretz à Joué par les villages de la Houssais, Pied, La Tonnerie, traverse la route d’Abbaretz à Saffré et se jette dans un affluent de l’Isac qui rejoint Saffré.

Villeneuve fief

La terre noble de Villeneuve appartient, en 1427 et 1444, à Alain Raimbaud, puis à sa fille Guillemette Grimaud (veuve en 1580 de François Gascher, seigneur de la Coquerie). Cette terre passe ensuite entre les mains successives des familles Bardoul (vers 1586) et du Matz.

En 1783 Claude du Maz est le seigneur de Villeneuve.

Pierre François du Maz lui succède, il est conseiller au Parlement de Bretagne, et sera le dernier seigneur du lieu. Il émigre à la Révolution.

les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le choeur, ceux de la Villeneuve devant l’autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l’autel de saint Jean-Baptiste. Info Bretagne

Ville neuve bien national

Le Château et le Domaine de Villeneuve ont été vendus comme bien national pour 10 800 livres le 4 fructidor an VII à Monsieur Lebreton.

Manoir de Villeneuve. Le même jour a été vendue la métairie de la Duchetais à Monsieur Hardy pour 2900 livres. Ces biens appartenaient à Monsieur du Maz émigré pendant la Révolution.


Ancien château du XVIe siècle, reconstruit au XVIIIe siècle. La Façade nord est accostée d’une tour quadrangulaire avec étage en encorbellement contenant la chambre du guetteur, chauffé d’une cheminée de schiste.

Elle est éclairée de meurtrières. Sur la façade sud, une porte de schiste possède à son linteau une pointe d’accolade. Un escalier hélicoïdal en schiste occupe la tourelle.

En 1901, des cheminées XVIIIe en tuffeau avaient des manteaux droits ornés de sculptures. Les douves longeaient la façade nord et l’entrée se situait à l’Est. Des Charmilles et des jardins se prolongeaient en terrasse.

Le manoir de Villeneuve (XVIème siècle) possédait jadis une chapelle privée et deux moulins à vent : celui de Grand-Lande en Abbaretz et celui de Jahan en Puceul.

En 1634, cette seigneurie dépend de la châtellenie de Nozay et a pour suzerain le prince de Condé. Au XVIIIe s, la terre appartient à Pierre François du Matz qui la possède jusqu'à la Révolution.

Pierre François du Matz est le dernier seigneur de Villeneuve. Reçu sous Louis XVI conseiller au Parlement de Bretagne, il épouse une Locquet de Granville dont il n'eut pas d'enfants.

Les de Berthou-Barrin de La Galissonnière, héritiers, vendent le domaine à la famille Marion.

Propriété de la famille Marion (en 1832) et de la famille Leroux (en 1855).

C'est en ce manoir à Tourelles et grand porche d'entrée que se déroule un drame en 1832 : des chouans attaquent le propriétaire d'alors, le citoyen Marion qui meurt tué d'un coup de feu. L’assassin, Jean martin, chef de la bande de réfractaires qui terrorisait la région au moment où la Duchesse de Berry essayait de soulever l’ouest de la France, fut condamné à mort et exécuté, à Nantes, le 31 décembre 1934 sur la place Viarmes.

En 1835, Prosper Leroux épouse Estelle Marion, née à Saint-Denis de l'Ile Bourbon ; SD

Croix   Le Haut-Chemin

Duchetais Minerais

La minière de la Duchetais présente un seul chantier de forme semi-circulaire avec un front de taille de 60 mètres sur une hauteur de 3 à 4 mètres. En 1929, elle occupe 20 ouvriers avec une production est de 50 à 60 tonnes par jour.

L'année suivante, seulement 4 ouvriers produisent 10 tonnes par jour.

Le minerai est évacué par la voie qui relie les Nonneries à la gare d'Abbaretz.

En 1912 déjà la minière de la Duchetais était déjà exploitée avec une production annuelle de 6054 tonnes. Elle employait alors 17 ouvriers.


La Métairie de la Duchetais a été vendue comme bien national à Monsieur Hardy pour 2900 Livres le 4 fructidor de l’an VII (1798).

Les Rainais   Croix   Les Couerrais   La Fichardière La Loirie La Méloiterie

Croix D35   La Feuillée D1   Le Bois-vert

« Château » du Bois-Vert

Au Bois Vert une structure en terre, en forme de fer à cheval (diam. 50 m sur 30 m) avec talus (haut. 7 m) et fossé doit être mise en relation avec un gisement de Cassitérite (bioxyde d’étain).

La présence de combustible (Charbon de bois) au sein de la structure indique une destination métallurgique, sans savoir s'il s'agissait d'une métallurgie de l'étain ou du fer. D'abords magasins fortifiés et peut-être habitat des mineurs, ces buttes ont pu être employées à d'autres usages industriels d'abord, puis de siècles en siècles militaires . Chaque occupation ayant pu détruire les traces de la précédente. SD


Le Bois-Vert mine d’étain

On pratiquait sur le territoire d’Abbaretz l’extraction de la cassitérite, le minerai d’étain, depuis 2500 ans.

Sans doute Gaulois et Romains exploitaient-ils cette richesse de la même manière. Après avoir creusé des tranchées qui pouvaient atteindre 100 mètres de long et 18 mètres de profondeur, ils dégageaient le quartz du schiste.

Une fois cette séparation obtenue, le quartz, attaqué par le feu et l’eau, éclatait sous l’action de coins de bois.

Il était ensuite concassé à l’aide de masses de fer puis lavé.

On a estimé que cette méthode, pour rudimentaire qu’elle nous paraisse aujourd’hui, aurait permis l’extraction sur le site de 900 tonnes d’étain et, par conséquent, la possibilité d’obtenir 6 à 9000 tonnes de bronze antique.

De 1952 à 1957, l’exploitation a repris à l’échelle industrielle; 350 employés ont extrait, à ciel ouvert , 4000 tonnes d'étain de la mine, qui s'étend alors sur 1 km de long, environ 250 m de large et 70 m de profondeur.

En 1957, non rentable par rapport aux importations , la mine est fermée. SD


Terril de la Mine

Cette petite montagne blanche nommément désignée comme « Le Terril », est le point le plus haut de la Loire-Atlantique !

Elle se dresse au-dessus de la campagne abbaroise et culmine à près de 121 mètres au dessus du niveau de la mer et 80 au dessus du niveau du sol.

Mais elle n’a rien de naturel. Le terril, et l’étang qui le jouxte, sont les marques laissées par l’extraction de l’étain dont la dernière exploitation remonte aux années 1950.

A l’époque de Jules César, ce site minier était l’une des plus importantes sources d’étain du monde antique. Jusqu’au IIIe siècle après JC, plus de 6000 tonnes de bronze auraient été fabriquées grâce au minerai extrait.

Formé par l’accumulation des déchets stériles sortis de la mine (argile, schiste, quartz...), le terril vous offre, après une ascension de plus de 200 marches, une vue imprenable sur le pays de la Pierre Bleue. Aujourd’hui reconverti en base de loisirs, ce site d’exception vous propose toute une palette d’activités à partager entre amis ou en famille : Tables d’orientation au sommet du terril , Sentiers de randonnée (VTT, pédestre), Parcours permanent d’orientation, Ski nautique, Tables de pique-nique à l’ombre .SD


Outils de Mine antiques

En 1952, La Société Nantaise des Minerais de l’Ouest a repris l’extraction du minerai d’étain identique dans son principe à l'exploitation ancienne et la tranchée d’alors n'est qu'un élargissement et approfondissement de la tranchée ancienne.

Trouvaille intéressante : des outils anciens ont été extraits du fond de la tranchée comblée par les mineurs depuis 1952.

Ont été trouvés 2 coins de bois notamment et une bonne douzaine de lames de bois qui pourraient être des houes dans un remarquable état de conservation.

Une demi-douzaine de masses de fer pouvaient servir à casser ou à concasser le quartz. A l'époque romaine semble acquise la concentration des efforts sur les gisements les plus abondants de cassitérite et les plus rentables.

L'exploitation d'Abbaretz-Nozay a été en activité au cours des trois premiers siècles de l'ère chrétienne comme le suggèrent les monnaies, les outils et le culot d'amphore retrouvés dans la fouille antique. SD

Lantilloux

Le Moulin à vent de Lantilloux se situe à l’Est de ce que l’on appelait autrefois les buttes du Château.

Les fermiers dépendant de Beautrais, en 1912, devaient moudre à ce moulin sous peine d’une augmentation de 25 francs du prix de leur loyer annuel. Grolier


Buttes du Château

Les Buttes du Château, près du bourg d’Abbaretz, au NO étaient décrites, en 1895 par Eugène Orieux comme les restes de travaux en terre sur une grande étendue, avec de grandes douves.

Charles Bruneau en 1904 indique : au nord du bourg sont encore visibles d’anciens retranchements en terre.

Guillotin de Corson, dans sa monographie sur Abbaretz, en 1898 s’interroge sur la présence, à Abbaretz, d’un Châtellier paroissial entouré de fortifications en terre. Mais il signale qu'un châtellier industriel semble tout voisin aux buttes du Château.

Calvaire   Salle polyvalente


Circuit B Nord

La Fichardière   Le Chemin des Noues

La Bautrais

Au commencement du XVIIème siècle, la terre de la Beautraye, relevant de la seigneurie de la Rivière d'Abbaretz, appartient à René de la Roche-Saint-André et à Marie Darot, sa femme.

Château de Beautraye

L'ancien manoir de la Beautraye était la propriété, jadis, de la famille de La Roche-Saint-André, famille d'officiers de marine.

Cette famille s'est unie ensuite aux Leborgne, membres de la Chambre des Comptes. En 1750, l'acquéreur est Louis Hochedé de La Pinsonnais.

Peu après, on trouve : Louis Lafond (négociant à Nantes), époux de Mathurine Bruère. Jean Baptiste Lafond, fils des précédents, maire de Châteaubriant, maria sa fille aînée à Joseph Guillotin de Corson.

A la fin du XIXème siècle, on y ajouta le nouveau logis et une chapelle, bénite par le chanoine Guillotin de Corson ; SD


l'ancienne chapelle du manoir de la Beautraye, aujourd'hui disparue. Elle avait été édifiée par Ferdinand Guillotin de Corson (propriétaire de la Beautraye), en l'honneur des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie. La première pierre est bénite le 6 mars 1873. L'édifice est béni le 2 octobre 1873 ; Info Bretagne


Etang de Paradel

Le ruisseau de Paradel, qui prend sa source dans la commune de la Meilleraye-de-Bretagne et se jette dans le don à proximité de Cardunel en Nozay, passe à proximité du village de La Rivière et se jetait autrefois dans l’étang de Paradel, desséché depuis le début du XXe siècle. Ils formait autrefois des marécages qui sont devenus des champs et des prairies bordant un ruisseau d’à peine deux mètres de large. Un moulin à eau y existait autrefois.

Moulin à eau de Paradel

Dans le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure en 1857, Pinson recense trois moulins à vent et un moulin à eau (Paradel) sur la commune d’Abbaretz.

Le Moulin à vent de Paradel est détenu par M. Richard de la Rivière, le Moulin de Grand’Lande, par M. Perrinel et le Moulin de l’Antilloux par M. Crahé (Craheix?). Pinson

Croix   D 35

La Métairie de la Fréchetais a été vendue comme Bien National en thermidor an II (1793) à Monsieur Deneuze pour 8 225 Livres. Elle appartenait à l’Abbaye de Melleraie. Grolier

Croix

La Marguerite   Chapelle de la Marguerite

Chapelle datée du XVIIes par J. Chapron en 1901.

Elle est de plan rectangulaire avec dans ses murs des baies d’un édifice antérieur. Ce sont des fenêtres ogivales en grès ferrugineux, chanfreinées. Celles du Pignon Nord sont trilobées et datent du XVe siècle. Une statue en bois peint de Sainte Marguerite y prenait place autrefois, elle est désormais à l’abbaye de Melleraie. Chapron

Fondation Grange de la Marguerite

En 1230 un descendant de Brient le Boeuf , seigneur de Nozay fit don, pour le salut de son âme, d’une terre qu’il possédait sur Abbaretz au profit de l’Abbaye cistercienne de Notre Dame de Melleray.

Pour rappel, ce monastère fut fondé le 28 juillet 1145.

Les religieux de ce monastère y construisirent une grange et une chapelle dédiée à Sainte Marguerite.

Dans le même temps Geoffroy de Trent donna à Melleray les 2/3 de toutes les dîmes de sa terre de la Forêt d’Abbaretz.

En 1242 Guegon la Grue et Agathe de Trent, sa femme, confirmèrent cette dotation Grolier

Des chouans au village de la Marguerite

Le 14 floréal an II (1793) Thomas Hamon, effectuant le recensement pour la réquisition des cochons dans une maison du village de la Marguerite fut molesté par une bande d’une vingtaine de brigands ou plus (des chouans) qui le menacèrent de lui couper la tête avec un sabre et l’ont tenu en joue jusqu’à ce qu’il jure de ne jamais aider à les arrêter. Ces cavaliers, armés, ont ainsi pillé la commune, et violé des femmes. Grolier

Marguerite bien national

La métairie de la Marguerite, avec le bois taillis de la Tonnerie de 20 ha, ont été vendus le 2 frimaire an III (1794) à Monsieur Cl. Daniel pour un total de 24 000 Livres. Ces biens appartenaient à l’abbaye de Melleraie. Grolier

l'ancienne chapelle Sainte-Marguerite, aujourd'hui disparue. Edifiée non loin de l'ancienne route d'Abbaretz à Issé, elle dépendait jadis d'une propriété de l'abbaye de Melleray, appelée la Grange d'Abbaretz. En 1755, la chapelle Sainte-Marguerite tombait en ruine et n'était plus desservie. L'abbaye de Melleray se contenta alors de restaurer Sainte-Marguerite. Naguère se tenait à l'entour une foire le 20 juillet ; Info Bretagne

Croix   On quitte la D35   La Herminière

Etymologie Herminière

Le Sous-sol d’Abbaretz est très riche en minerai de fer et certains noms de villages sont significatifs. Houarn en Breton signifie fer et par corruption Herminière signifierait la mine de fer. On rencontre sur Abbaretz plusieurs noms dont l’origine tient à la présence de fer et de forges, comme la Forge ou le Rez des Forges. Grolier

La Piraudais   La Godardais   Croix   La Rose des Landes   Croix

La Fichardière


Circuit C Nord-Est

Croix de la Rivière   La Rivière

En plus des forêts de l’Arche et de Vioreau, Abbaretz abrite plusieurs taillis comme celui de la rivière ou de Villeneuve.

Rivière fief

Le siège de la plus importante seigneurie est au château de La Rivière qui appartient à l'origine à la famille Briant (ou Brient).

Le Château a été incendié par la foudre en 1884. Il ne reste que les écuries et les communs. Le bâtiment est en rez-de-chaussée avec des lucarnes à frontons triangulaires en tuffeau (XVIIIe siècle).

les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le choeur, ceux de la Villeneuve devant l’autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l’autel de saint Jean-Baptiste. Info Bretagne

Chapelle de la Rivière

L'ancienne chapelle du manoir de la Rivière est édifiée dans la cour du manoir. C’est un édicule rectangulaire avec abside circulaire, orientée. La porte ouest à cintre et chambranle en grès ferrugineux avec chanfrein creux est celle sans doute de l’édifice antérieur (elle pourrait dater du XIIIe siècle). Elle était dotée d’une vierge ancienne portant l’Enfant en bois polychrome.

Cette chapelle est reconstruite peu de temps avant la Révolution, par Pierre Richard de la Pervanchère, dernier seigneur de la Rivière. Un bénitier de schiste est armoyé d’un écu d’azur à six macles posées 321, sans doute les armes de Le Sénéchal. Elle est bénite le 5 novembre 1788 sous l'invocation de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Elle est restaurée en 1820 et placée alors sous le patronage de sainte Anne. La chapelle est abandonnée suite à l'incendie du manoir qui ne sera pas relevé . SD


Le 21 février 1634, Roch de la Ferrière, seigneur de la Prévosté, épousa dans ce sanctuaire Renée de la Neufville, fille du seigneur de la Rivière. Info Bretagne


Quelques seigneurs de la Rivière :

Etaisse de la Rivière, fille de Briant de la Rivière épouse à la fin du XIIIe siècle, en 1280, Geoffroy de Montfort, fils de Raoul V, sire de Montfort et de Gaël en Ille-et-Vilaine. .

La nièce de Charles de Montfort, un des descendants épouse Thébaud du Matz, qualifié en 1485 de seigneur de la Rivière d'Abbaretz. Gabrielle de la Roche-Saint-André, héritière du domaine, par sa grand-mère, épousa, en 1604, Georges de Neuville d'Abbaretz, gouverneur de Châteaubriant, fils légitimé de Georges de Montmorency d'Aumont ;

En 1745, La Rivière dépendait ainsi de la Maison montmorency depuis 1604 . Après 3 ventes, elle appartient en 1780 à Pierre Richard de la Pervanchère (Conseiller du roi, lieutenant civil et criminel honoraire en la sénéchaussée et siège présidial de Nantes) dont l’arrière petite file est Céline de GOUYON-MATIGNON de MARCÉ.

Croix   Ancienne voie antique   Le Houx

Le Houx école

Une école mixte de hameau existait en 1912 au Haut-Luc. Elle avait été fondée en 1884 et comptait alors environ 60 élèves des deux sexes. Elle était dirigée par une institutrice.

Le généreux donateur du terrain sur laquelle était bâtie l’école était Monsieur Lerat, agriculteur, distingué des palmes académiques au Haut Houx. L’homme a été le premier instituteur de la contrée et le fondateur des cours d’adultes dans la campagne d’Abbaretz

Houx Minières

Anciennes Mines de fer (Houx)

La commune d'Abbaretz possède dans son sous-sol un gisement de minerai de fer formant une lentille de 30 à 50 mètres de large sur 5 à 6 kilomètres de long. Plusieurs sites d'extraction ont été identifiés : La Jahotière, Les Nonneries, Le Houx, La Placière, La Duchetais, La Lirais, La Chevrolière.

L'exploitation s'est faite par tranches depuis le début du XIXe siècle jusqu'en 1931 avec deux phases importantes entre 1913 et 1922 et 1928 et 1930. Plusieurs sociétés ont exploité les sites : Mines de fer de l'Anjou et des forges de Saint-Nazaire (1882, Le Houx) Mines de fer de Segré (1913, Le Houx, La Duchetais, Les Placières) Société métallurgique de Basse-Loire (1920, Le Houx, Les Placières) ; Château-Rouge (1927, Le Houx, Les Nonneries, La Duchetais)

La minière du Houx : En 1920, 40 ouvriers travaillent en moyenne sur le site. La production journalière est de 35 tonnes exportée par une voie étroite de 5 kilomètres jusqu'à la gare d'Issé. En 1929, l'évacuation se fait par des camions jusqu'à la minière des Nonneries puis par voie decauville jusqu'à la gare d'Abbaretz .

L'abandon des minières s'explique par le taux en silice peu stable pouvant parfois dépasser les 20 à 25% et le coût de transport trop important. Inventaire


Honorat Borie (1911, Les Placières) , Compagnie minière armoricaine devenue les mines de fer de Bretagne (1913, Les Nonneries) ; Château-Rouge (1927, Le Houx, Les Nonneries, La Duchetais). En 1912, 118 ouvriers extraient 27 282 tonnes de minerai.

Le minerai de fer est expédié jusqu'à Nantes, Chantenay et Saint-Nazaire dans les usines de Trignac par des camions ou par le train via une voie Decauville reliant les gares d'Abbaretz et d'Issé.


En 1912, la minière du Houx occupait 35 ouvriers (le maximum d’employés sur une minière dans la commune) pour une production annuelle de 5899 tonnes de minerai de fer.

Le minerai était expédié aux usines de Trignac, de Nantes et de Chantenay. Grolier


Gisement Ampélite (Houx)

Certains schistes, noirs et tachant les doigts, très répandus dans l’étage Silurien, sont totalement inutilisables pour le bâti (ampélites, riches en matière carbonée, du Houx près d’Abbaretz en Loire-Atlantique, naguère exploitées pour l’industrie des colorants).

Les "ampélites" graphitiques du Houx ont été exploitées jusque vers 1959 pour l'industrie des colorants (V. Charrin).

Les ampélites sont des roches à grain fin, noires, riches en matière organique et en sulfures de fer. Elles sont issues de la consolidation de sédiments argileux déposés dans une mer calme anoxique. La pauvreté du milieu en oxygène a favorisé la conservation de la matière organique qui donne à la roche sa couleur noire.

Le synclinal du Houx, en Abbaretz, contient des schistes ampéliteux sans fossiles auxquels sont associés quelques rares lits de phthanites.

Ces ampélites sont des roches en plaquettes, friables, charbonneuses.

Elles forment une longue bande étroite que l'on peut suivre, sans discontinuité , sur une longueur de 25 kilomètres entre le Hou x et Freigné .

Les ampélites du Houx n'ont jamais livré de fossiles. Un âge Wenlockien leur est attribué . SD


Musée Agri-Rétro

Agri Rétro est un musée créé en 1994, et géré depuis 1997 par l’Association La Goutte d’huile, dont le président est Rogatien Mortier. (62)

En montrant une large gamme de matériels agricoles utilisés dans la région depuis un siècle., le Musée Agri Rétro donne une bonne idée de l’histoire de la mécanisation dans les campagnes du Pays de Châteaubriant. (62)(59)

Même si l’intérêt du musée ne se limite pas à celle-ci , sa collection de tracteurs, comprend plus de 220 spécimens. (59) Quatre-vingt-dix pour cent de ses tracteurs sont en état de marche. (61)

Sont visibles également machines à vapeur, moteurs industriels, tour à sabots, trieurs, batteurs, batteuses, moissonneuses batteuses, scie forestière, outils de forgeron, matériels de traite, et de très nombreux outils en usage dans nos campagnes autrefois…(60)

Le but de cette association est de montrer à toutes les personnes intéressées par la vie paysanne et la vie des campagnes d’hier et d’aujourd’hui, une collection également très locale : la plupart de ses protégés ont œuvré dans les champs du département. (60)(61)

En 2007, le musée s'est enrichi d'un deuxième hangar qui accueille une exposition sur la constructeur Huard, avec notamment 66 charrues de 1905 à 1975. (61) SD

La Juliennerie   Robineau   Bois de la Tonnerie bien national

La Joue   La Chauvelaie  

Montjounet fief

Au XIVème siècle, la famille de Cleuz, originaire de Saint-Nazaire, possède la terre de Montjonnet. Vers la fin du XIVème siècle, Perrine de Cleuz épouse Thébaud Malor et lui apporte Montjonnet. Guillemette Malor, épousant en 1498, Jean de Rohan, seigneur de Trégalet, fait à son tour, son mari possesseur de Montjonnet.

Leur fille Gillette de Rohan s'unit le 25 janvier 1511 à Marc de Carné, fils aîné de Tristan de Carné, maître d'hôtel de la reine Anne de Bretagne. Ce dernier seigneur, en vertu d'une procuration que lui avait donnée son fils, vend le 23 décembre 1518, les terres et seigneurie de Montjonnet à François de Vay, seigneur de la Fleuriaye (en Treffieuc). Les seigneurs de la Fleuriaye, Jean de Vay (1541), Claude de Vay (1603) et Hardy de Vay (1633) conservent Montjonnet pendant un siècle. Le dernier d'entre eux Hardy de Vay, doit démembrer sa terre.


Abbaretz possède un autre genre d'antiquités, des tombeaux en pierres d'ardoise qu'on y découvre en grand nombre.

M. Pître de Lisle indique que le fermier de Montjounet, lui a dit « avoir détruit, il y a quelques années, une rangée de petites logettes en pierres d'ardoise, dallées au fond et sur les côtés, et enfoncées en terre à une profondeur de 2 mètres environ (1). (1) Dictionnaire archéologique de la Loire-inférieure. De Corson


Vestiges Gallo-Romains

Au lieu-dit les Vanneries des fragments de tegulae et des tessons de céramiques sans doute romaine vus au Musée de Châteaubriant en 1985 (collection Davy).

La revue Archéologique publiée en 1919 aux éditions Ernest Leroux indique : « Les découvertes de la Vannerie et du Bois-Vert sur Abbaretz ajoutent un élément de plus. Elles font mention de tuiles à rebords …. » SD

La Maison Rouge   Forêt de l’Arche

Le ruisseau de Paradel prend naissance dans la commune de la Meilleraye-de-Bretagne, il reçoit les eaux d’un petit affluent dans la forêt de l’Arche. Grolier

Forêts et Bois

Les forêts et massifs boisés de la commune couvrent une superficie importante. La forêt de l’Arche est l’unité boisée la plus importante. On observe également la partie occidentale de la Forêt de Vioreau, les Bois de la Rivière, de la Pourprince et des abords de l’ancienne mine d’étain. Les Forêt de l’Arche et de Vioreau sont des ZNIEFF de type 2.

La première est un massif forestier constitué principalement de peuplements de feuillus ou mixtes abritant une flore caractéristique intéressante, dont certaines plantes se situant en limite nord de leur aire de répartition dans la région. Diversité mycologique intéressante.

Sentier   Croix de la Rivière


Circuit D

Nonneries

Châtaignier des Nonneries

Le Châtaignier des Nonneries a été classé neuvième plus vieil arbre de France sur la liste des Arbres Remarquables inscrits au Patrimoine Français. (62)

Jadis sa hauteur était de 20 mètres et sa frondaison couvrait près de 1 500 mètres carrés. (62) L'arbre est mort dans un incendie le 31 juillet 1985.

Sa circonférence est de 8 mètres à 1 mètre du sol et de 10,60 mètres au maximum. (90)

La particularité de cet arbre est le marcotage naturel, rare et exceptionnel, qui s'est produit.

Cinq branches fortement recourbées se sont enracinées à 7 et 8 mètres de distance du tronc, et ont ainsi donné naissance à de nouveaux arbres. (64)

L'arbre principal est mort le 31 juillet 1985 mais des travaux de sauvegarde et de conservation ont été réalisés en Mai 1995 : tiges métalliques à l'intérieur du tronc creux et chevilles de bois dans l'écorce. Quatre arbres issus du marcotage sont également morts, un d'eux a dû être coupé en 2003. Le cinquième arbre issu du marcotage est toujours vivant et productif..(90)

En octobre 2000, 3 arbres ont été labellisés «Arbres Remarquables» en Loire-Atlantique : le châtaignier des Nonneries à Abbaretz, celui de l’Eraudière à Nantes, et le chêne Louis XIII de Corcoué-sur-Logne..(118) SD


Les minières des Nonneries :

En 1912 déjà les Nonneries produisait le plus gros tonnage des six minières existantes à l’époque (7871 tonnes/an) et employait 30 ouvriers.

Le minerai était expédié aux usines de Trignac, de Nantes et de Chantenay. 


En 1927, la société d'exploitation minière du Château Rouge exploite quatre chantiers aux Nonneries. En 1928, 75 ouvriers dont une trentaine "étrangers au pays" extraient 25 à 35 tonnes de minerai par jour.

Entre les chantiers et le déversoir situé sur le bord de la route d'Abbaretz à la Meilleraye, la traction est assurée par des chevaux.

Le minerai est ensuite acheminé par une locomotive jusqu'à la gare.

En 1929, il n'y a plus que 13 ouvriers pour une production de 16 à 20 tonnes par jour.


Le gisement est exploité en minière à ciel ouvert à l'aide d'explosifs. Dans le chantier n° 1 du site des Nonneries, le front de taille a 40 mètres de développement et 4 à 5 mètres de hauteur. Le minerai est attaqué par gradin. Dans la partie supérieure, le minerai se présente sous la forme de rognons puis sous forme de gros blocs compacts. Le minerai contient 45 à 46 % de fer pour 13 à 15 % de silice. Il ne reste plus de vestiges de cette activité. Inventaire

La Chênaie   a Chevrolière

Chevrolière Minières

Autre centre d’extraction du minerai de fer de la commune d’Abbaretz, la minière de la Chevrolière était l’une des plus petites avec seulement 8 ouvriers en 1912 pour une production annuelle de 1400 tonnes. Grolier

Source de l’Isac   St Louis   Allée La Batterie

La Jahotière

les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le choeur, ceux de la Villeneuve devant l’autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l’autel de saint Jean-Baptiste. Info Bretagne

Jahotière fief

Les premiers possesseurs connus de la terre de La Jahotière semblent être Michel Biré et Guyonne Chrestien sa femme. Il semble que ce soit Guyonne Chrestien qui ait apporté la Jahotière à son mari Michel Biré. Info Bretagne

Manoir de la Jahotière

La maison de maître : La maison de maître est constituée de l'ancien corps de logis rectangulaire avec toit à croupes, flanqué de part et d'autre d'une tourelle demi-hors-oeuvre, construit dans la seconde moitié du XVIe siècle ou dans la 1ère moitié du XVII siècle.

La tourelle cylindrique très élevée était autrefois en avant corps du logis.

Ce bâtiment a été agrandi au milieu du XIXe siècle suivant un parti architectural différent de celui des communs et de la forge dont la construction est antérieure. Il fut probablement reconstruit vers 1845.

Le Manoir de la Jahotière, ancienne demeure de maîtres de forge est indissociable du souvenir du comte Jouffroy d’Abbans.

Outre le haut-fourneau, celui-ci a créé sur les terres de la Jahotière une exploitation qui entendait rivaliser avec celle des moines de la Meilleraye .

Le système dont l’idéal est inspiré de Charles Fourier et de son Phalanstère, une cité idéale où l’homme devait s’épanouir dans son travail entendait rompre avec l’archaïsme agricole de la région.

Il a laissé sa marque dans l’agriculture avec l’introduction du ray-grass et d’un nouveau modèle de charrue.

Le comte est mort ruiné et l’exploitation non rentable dut fermer cinq ans après sa vente en 1850. SD

En 1826, le Comte Achille de Jouffroy d'Abbans se lance dans la réalisation d'un projet métallurgique moderne et ambitieux. Il achète le domaine de la Jahotière qui renferme d'importants gisements de fer. Le comte souhaite exploiter le minerai selon les méthodes anglaises en utilisant uniquement de la houille (et non du charbon de bois), provenant des mines de charbon voisines de Languin à Nort-sur-Erdre et de Mouzeil.

Le projet prévoyait deux hauts fourneaux, deux affineries à l'anglaise, douze fours à réverbère et un moulin à fer.

Mais en 1828, seule la moitié des installations des productions de fonte sont construites et rien de l'affinerie. Plusieurs éléments expliquent l'insuccès du comte : un contexte économique difficile, un manque de sens pratique, un défaut de coke en qualité et quantité et un transport beaucoup trop onéreux.

Le site est racheté en 1831 par l'armateur nantais François-Joseph de la Brosse qui le loue à une entreprise anglaise, exploitant aussi les mines de houille de Languin en 1841 pour 50 ans.

De nouvelles techniques sont introduites comme le soufflage à air chaud dans un haut-fourneau reconstruit et probablement la machine à vapeur. En 1845, les forges tournent à plein régime et emploient 200 ouvriers.

En 1848, le principal actionnaire de la société exploitante est le grand fondeur nantais Voruz qui y trouve un approvisionnement en fonte de première fusion. En 1855, les forges dépassent les autres établissements du département.

Suite au traité de libre-échange, la fonte anglaise inonde le marché français et la Jahotière voit ses commandes s'effondrer. La production s'arrête à l'automne 1860 et l'établissement ferme définitivement en 1863. Inventaire


Forges  La Jahotière (Minerai de fer)

malgré l’aide du technicien anglais Walford, la production reste bien en deça des objectifs nécessaires.

Le fer local, très cher et rare, doit finalement être remplacé par du minerai de l’est de la France.

L’exploitation, qui employait 200 personnes et produisait 350 000 francs de fontes par an au plus fort de son activité, est rachetée en 1850, mais les derniers foyers s’éteignent vers 1855.

Du vaste projet de 1826, ne furent construits que quelques bâtiments. L'ensemble réalisé ne comprend qu'une unité de production de fonte avec la chaudière, la cheminée, le bâtiment contenant les machines à vapeur et une grande partie de la halle de coulée. SD

La Jahotière Bâtiments industriels

Les magasins bâtiments annexes de la maison de maître ont pu servir d'ateliers, de magasins ou de logements. Leur architecture soignée surprend par son caractère original. Chaque ensemble, élevé sur deux niveaux, s'organise autour d'une cour centrale parallélépipédique. Le rez-de-chaussée devait être occupé par les ateliers et les magasins, le premier étage par des logements d'ouvriers.

On retrouve un certain nombre de caractères architecturaux communs à la forge : grands arcs en plein cintre et gros oeuvre en dalles de schistes appareillées et enduites, baies géminées avec encadrement de briques.

Le traitement privilégié des baies (baies géminées aux arcs de briques avec pilier en tuffeau et piédroits en bois peint au goudron, portes ou fenêtres cintrées, doubles ou triples, inscrites dans des arcs en plein cintre) anime les élévations. Les effets de polychromie obtenus par l'emploi de la brique, du tuffeau du bois peint au goudron produisent un heureux contraste avec le gros oeuvre en maçonnerie de schiste recouverte d'enduit. L'impression d'ensemble fait penser à des modèles architecturaux anglais et les grands arcs brisés des façades sud des bâtiments ne sont pas sans rappeler l'esprit du « gothic revival ». SD


Les bâtiments sont sans doute contemporains de la forge. Ils sont édifiés selon un plan symétrique de deux ensembles identiques de part et d'autre d'une large allée centrale qui prolonge l'avenue principale d'accès au domaine.

Les façades donnant sur cette allée centrale sont fortement divergentes par rapport à l'axe de symétrie. Elles modifient l'effet de perspective en élargissant le champ de vision, depuis l'entrée du domaine, sur la nouvelle maison de maître que l'on projetait peut-être de construire dans l'axe de l'allée.

Chaque ensemble, élevé sur deux niveaux, s'organise autour d'une cour centrale parallélépipédique.

Le rez-de-chaussée devait être occupé par les ateliers et les magasins, le premier étage par des logements d'ouvriers.

L'emploi des contreforts rythme la composition, les décrochements dans les façades sont soulignés par des frontons triangulaires ou semi-circulaires. Inventaire


La minière de la Jahotière : Exploitée de 1826 à 1863, la minière approvisionne directement les forges de la Jahotière pour la production de fonte. La mine et la forge ferment leurs portes en 1863 ne pouvant faire face à la concurrence anglaise.

Paradel source Meilleraie  

Ruisseaux d’Abbaretz

La commune est parcourue par un ensemble de ruisseaux qui découpent le plateau. Au nord, le ruisseau du Paradel et celui de la Deneuzerie rejoignent celui de Sauzignac, limite avec Treffieux.

À l’ouest, le ruisseau de la Mare de l’Aune est un exutoire du site de l’ancienne mine d’étain. Au sud, les ruisseaux de l’Estival et de l’Isac se rejoignent et sont en contact avec le Grand réservoir de Vioreau par un petit canal d’amenée. À l’est, le ruisseau de la Jahotière se jette dans celui de la Hazardière.

Celui-ci marque la limite avec la Meilleraye-de-Bretagne en alimentant l’étang de Vioreau. SD

Forêt de l’Arche

Le Maffay

La Hardière appartient en 1560 à Bertrand Geliot. Launay, est uni dès 1560 à la seigneurie de Villeneuve. Info Bretagne

Forêt de Vioreau

Cette forêt abrite une avifaune nicheuse particulièrement intéressante avec certaines espèces d'oiseaux rares et localisés dans notre région( rapaces, pics, passereaux sylvicoles) et de végétations forestières typiques avec de belles zones de chênaies accompagnées d'une flore intéressante en sous bois. Des Zones de landes abritent une flore très intéressante, dont un certain nombre d'espèces végétales peu communes ou rares.

ZNIEFF

Vaste ensemble comprenant un massif forestier étendu constitué de futaies de feuillus ou mixtes, de zones de reboisement de conifères avec divers types de landes et plusieurs étangs dont le plus important est formé par un réservoir artificiel.

Intérêt avifaunistique : Cette forêt abrite une avifaune nicheuse particulièrement intéressante avec certaines espèces d'oiseaux rares et localisés dans notre région (rapaces, pics, passereaux sylvicoles). Les étangs constituent un important site d'accueil pour l'avifaune aquatique migratrice et hivernante de notre département.

Intérêt floristique : Végétations forestières typiques avec de belles zones de chênaies accompagnée d'une flore intéressante en sous bois. Zones de landes abritant une flore très intéressante, dont un certain nombre d'espèces végétales peu communes ou rares. Riches ceintures de végétations autour des étangs, avec entre autre diverses plantes très rares dont certaines protégées.

Intérêt mycologique : Riche flore mycologique, avec plusieurs champignons rares. ZNIEFF

Arche   Les Nonneries


Circuit E Sud

On rencontre les appellations suivantes : Abbaretiacum (en 1123), Abbaret (en 1230), Abbarez (en 1270 et en 1278), Abbarrez (en 1341), Abbaretz (en 1456), Abbaret (en 1489), La Baretz (en 1539), Abbareium (en 1650). Info Bretagne

La Charte de Louis Le Gros datée de 1123 mentionne Abbaretz sous le nom latin Abbaretiacum.

Pour certains archéologues le nom vient d’une ancienne industrie métallurgique : Barré, Barret sont en effet d’anciens centres métallurgiques. La Partie Ab n’aurait été ajoutée que longtemps après la formation du nom Baret, Baraiz ou Baretz Grolier

Château Rouge

Point Culminant

Les Hauteurs d’Abbaretz s’inscrivent dans la succession de plateaux orientés E-W qui marquent le relief du nord du département. Ils sont entaillés par les affluents de la Vilaine (Chère, Don, Isac) et de la Loire (Erdre, Brivet, Hâvre, …).

Le territoire de la commune se présente comme partie d’un plateau d’une altitude moyenne de 40 à 50 mètres, découpé par une série de lignes de crêtes d’orientation sensiblement Est-Ouest.

La plus importante ligne haute du relief « coupe » la commune en deux au niveau de la RD2.

Le point naturel culminant de la commune avec 83 m d’altitude occupe pour ainsi dire le centre géographique de son territoire.

La commune est parcourue par un ensemble de ruisseaux occupant le fond des talwegs qui découpent le plateau.

Au nord, les ruisseaux de Paradel, de la Deneuzerie rejoignent celui de Sauzignac.

À l’ouest le ruisseau de la Mare de l’aune est l’exutoire de l’ancienne mine d’étain.

Au sud les ruisseaux de l’Estival et de l’Isac se rejoignent avant de poursuivre leur chemin vers la Vilaine.

L’Isac prend sa source au Vivier de la Belle en Abbaretz, près de la Forêt de l’Arche et passe au nord du village de la Lirais.

Son cours est détourné au sud par une tranchée profonde qui envoie ses eaux au barrage de Joué pour alimenter le canal de Nantes à Brest par l’étang de Vioreau.

À l’est le ruisseau de la Jahotière se jette dans celui de la Hazardière qui marque la limite avec la Meilleraye et alimente l’Etang de Vioreau.


En plus des forêts de l’Arche et de Vioreau et des bois de la Rivière ou Villeneuve, plusieurs taillis à coupe réglée s’observaient sur la commune d’Abbaretz, comme celui des Breils Clément, celui de la Gueffrais, ou ceux du Bois-vert, des Buttes ou de la Romerie.

Croix  

Chapelle des croix bien national

La Chapelle des Croix comprenant maison, jardin et terres a été vendue a M. Boutard le 4 fructidor, an VII pour 380 livres.

l'ancienne chapelle Notre-Dame des Croix, aujourd'hui disparue et dédiée jadis à la Vierge des Sept-Douleurs. Elle était située jadis au point culminant de la paroisse d'Abbaretz et au bord de la route de Meilleraye. Les trois ouvertures ogivales de son chevet annonçaient une construction du XIIIème ou XIVème siècle. Il est fait mention en 1560 de la chapelle "Notre-Dame des Crouez" et le 4 février 1629, Jean Le Louet, seigneur du Bottan, y épousa Aliénor du Matz, fille de la maison de Villeneuve ; Info Bretagne


C’est près de la Chapelle des croix selon la tradition, d’après la monographie de F. Grolier, datée de 1912, que périt de mort violente Julien Allory, sans doute après 1794, date où son nom disparaît des archives. Ancien moine récollet de Nantes, il fut nommé curé constitutionnel d’Abbaretz, en 1791, après le refus de prêter serment à la constitution du curé précédent, Chevriau René qui fut déporté en Espagne. Abbaretz fut ainsi près de 4 ans sans prêtre. Grolier

La Gueffrais

Gueffrais bien national

Les métairies de Coulouine, Gueffraie, Les Nonneries et le Pommeraie ont été vendues à Monsieur Dumas le 4 fructidor an VII (1798) pour un montant total de 13 825 Livres. Le même jour les métairies de Petit Breil St Clément et du Grand Breil St Clément ont été vendue à Messieurs Perruchaud et Duclos pour un total de 7 400 Livres. Elles appartenaient toute à M. du Maz émigré pendant la Révolution. Grolier

Bois de la Gueffrais   Moulin de Grand’Lande

Le Pourprince   Croix   Croix   Coulouine

Couiline bien national (voir Guefrais)   D24

Picharderie bien national

La Métairie de la Picharderie a été vendue le 4 fructidor an VII à Monsieur Le Rouge pour 550 livres

La Lirais   Lirais Minière

La Minière de la Lirais était la plus petites des exploitations d’extraction du minerai de fer sur la commune d’Abbaretz en 1912.

Elle produisait tout de même, dans l’année, 716 tonnes de minerai en employant 8 ouvriers..

D69   La Roberdière   Le Brandony   La Chênaie

Les Nonneries  Nonneries minières

Forêt de l’Arche   Ruisseau Paradel   Château rouge


Circuit F Sud Ouest


Le Cahier de Doléances d’Abbaretz indique la volonté des paysans les plus démunis de conserver une partie des communs pour faire pâturer leurs bêtes.

En effet les afféagements, concessions de terres faites sur le domaine, se multiplient au XVIIIe siècle.

En interdisant le libre accès aux « terres vaines », terres traditionnelles des pauvres, ils sont une véritables catastrophes pour les plus démunis. Bordessoules


Les fiefs composant la seigneurie d'Abbaretz appartenaient à plusieurs châtellenies : la châtellenie de Nozay (fiefs de Fief-Racaud ou Fief-Rouzay, la Hardière, la Gueffraye, la Houssaye, la Rouaudière, les Hauts-Chemins, Galhard, la Pierre, la Chaussée, la Rabardière, Montbaron, Coulouine, la Guilminière, la Bonnaudière, les Rivières, Maffay, la Belaudaye, la Chevrollière, la Pommeraye, la Mollière, la Vennerie, la Placière, la Pourprise, Guillote-Ouairie, la Fouaye, la Forest, Pillet-Morel, Bouzay, Bourdon, Chesne-Trouit, la Chesnaye, la Raimbaudière, la Rabaudière, Rebuffé, Tournel de Hameline, Helland, le bourg d'Abbaretz,...), la châtellenie d'Issé (fiefs de la Minière, du Houx, de la Trahannière, de la Herminière et de la Torraye,....), la châtellenie de Vioreau (fiefs de la Liraye, d'Estival et de la Bouchetière,...), la baronnie de Derval, l'abbaye de Melleray (la Grange d'Abbaretz, les métairies de Sainte Marguerite et de la Féchetaye, la Guichardaye, la Rouaudière, la Harmenière, …)  Info Bretagne

Croix   La Ville en Bois   La Croix-blanche

Ribaudais bien national

La métairie de la Ribaudais et ses dépendances ont été vendues à Monsieur Boutard le 10 nivôse an V (1796) pour 8 184 Livres

Houssais bien national

La métairie de la Houssais a été vendue à Monsieur Dumas le 4 fructidor an VII (1798) pour 2 600 livres. Elle appartenait à Monsieur du Maz émigré pendant la Révolution. Grolier

La Romerie   Les Buttes  L a Rotte Bernard  Tramtrain   Larré   Croix

La Pierre   La Boulaie   La Foie   Croix

La Boutardière   La Chênaie

La terre de La Chesnaye appartient en 1680 à Pierre Lespeigneul et ses consorts, héritiers de Jacques Lespeigneul et de Louise Ménard, sa femme. Info Bretagne

D1   Limaraud

Limaraud fief

Jean de Saint-Gilles, seigneur de Beaulieu, en Guérande, possède, en 1427, "le lieu et domaine de Limarault". Aliette de Saint-Gilles épousant Guillaume de la Muce (seigneur du dit lieu en Ligné), lui apporte, vers 1435, la terre de Limarault dont hérite leur fils Jean de la Muce, sire de la Muce, en 1446. Ce dernier marie, en 1459, sa fille Françoise de la Muce avec Jean Chauvin (fils de Guillaume Chauvin) qui devient plus tard chancelier de Bretagne. Durant les XVIème et XVIIème siècles, la seigneurie et la terre de Limarault demeurent entre les mains des sires de la Muce, seigneurs du Ponthus : Pierre Chauvin, dit de la Muce (en 1530), Bonaventure de la Muce (en 1560), David de la Muce (en 1592), autre David de la Muce (en 1612), César de la Muce (en 1646), Olivier de la Muce et Henriette de la Muce (en 1680). Cette terre passe ensuite dans la famille Gouyon ou Goyon par le mariage en 1678 de Henriette de la Muce avec Claude Charles Gouyon, baron de Marcé, puis de la famille Richard de la Pervanchère (vers 1784) et de la famille de Coustances.

Croix

La Placière   Placières Minières

En 1912 la minière des Placières extraient 5342 tonnes de minerai de fer dans l’année avec 20 ouvriers. C’est la troisième en importance dans la commune d’Abbaretz après celles du Houx et des Nonneries.

En 1912 le minerai était expédié aux usines de Trignac près de Saint-Nazaire, de Nantes et de Chantenay. Grolier

La minière des Placières est composée de deux sites d'extraction. Le transport jusqu'à la gare d'Abbaretz se fait par charrettes ou camions automobiles. Une dizaine d'ouvriers y travaille en 1920 pour une production journalière de 10 tonnes. Inventaire

Croix   Croix   La Rouaudière