Ajouts du Patrimoine de la commune de Vay

Vay

25 Eglise Mobilier 2

En mai 1892, les 28 vitraux en verre peint de l’église sont posés grâce à de généreux donateurs. Au centre de la rosace du jugement dernier, le christ juge est entouré de personnages de l’ancien et du nouveau testament.  Les verriers ont utilisé la technique de la grisaille rehaussée de jaune, d’argent, de sanguine, avec des émaux peints. Deux autres rosaces éclairent les transepts et la nef. Pour les autres vitraux, chaque personnage est représenté sous une arcature, avec, sur le registre inférieur, une scène de sa vie, avec la même technique de réalisation que pour les rosaces. Les différents vitraux datent de 1890-1892.

26 Chapelle St Germain 3

La Chapelle St Germain est composée de deux parties :

Le Chœur (5,85 m x 4,70 m) de style roman pourrait remonter au XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle.

La Nef (22,40 m x 7, 35 m) a une toiture montée sur des poutres qui traversent toute la largeur de l’édifice.

Les deux sont séparées par un mur, de 1,10 mètres d’épaisseur, percé en son milieu par une baie de style roman, de 2,25 mètres de large et 4,35 mètres de haut, permettant de faire communiquer les deux parties de l’édifices.

27 Carrières : Herrouinais …

ZNIEFF de 18 ha. Anciennes sablières possédant une flore pionnière remarquable dont une espèce protégée au niveau régional, la Cicendie fluette, caractéristique des pelouses amphibies annuelles acidiphiles et oligotrophiles.

Deux espèces protégées au niveau national sont également recensées sur la zone, la Boulette d'eau, qui est une petite fougère  se développant sur les sols dénudés des berges des plans d'eau, ainsi que le Lycopode inondé, dans l'ancienne carrière du Chêne rond. Il s'agit d'une ptéridophyte extrêmement rare protégée au niveau national. Le site offre également des niches écologiques intéressantes pour l'avifaune et les mammifères.

28 Ru du Perche, sablières Pelliais

ZNIEFF de 417 ha, dont 81 sur le territoire communal répartis en deux sites distincts autour du ruisseau du Perche. Anciennes sablières et prairies naturelles situées en bordure de petits ruisseau d'eau courante. Zone abritant plusieurs plantes rares ou peu communes. Intéressante diversité d'odonates dont certaines espèces de libellules et d'agrions rares ou peu répandues dans notre région. Le cours du ruisseau du Perche, abrite une ichthyofaune d'intérêt patrimonial pour le département dont certaines espèces, rares ou peu courantes, sont caractéristiques de ce type de cours d'eau et indicatrices d'un milieu aquatique de qualité en bon équilibre.

 

29 Léproserie

À quelques cents mètres, à l’ouest de St Germain, s’étendait une léproserie.

Les prairies, entre la route de Plessé et le ruisseau de la Moulinée, depuis la cure, jusqu’au-delà du cimetière, appelées sur la cadastre, pré de la Maladrerie, forment un enclos de plus de dix hectares qui a accueilli nombre de malades reclus et rejetés par la société.

La lèpre fut rapportée de Palestine par les croisés au début du XIIe siècle et fit des ravages jusque vers 1450.

Les moines de St Germain avaient mission de soulager les malades, risquant leur vie pour les soigner.

 

30 Châtellenie de Vay

La seigneurie de Vay appartenait au XIVème siècle à une branche cadette de l'illustre famille d'Avaugour. En 1400 Guillaume d'Avaugour rendit aveu au duc de Bretagne pour une portion de sa châtellenie de Vay. Blanche d'Avaugour, sa fille, fit prendre à l'un de ses fils, Louis de Bellouan, le nom d'Avaugour. Il hérita de la châtellenie de Vay. En 1550, le petit-fils de Louis d’Avaugour, René d'Avaugour, mari de Renée de Plouër, rendit aveu au roi pour sa châtellenie de Vay. Ils possédaient en même temps la châtellenie de Saffré. Renée de Berthou, et Charles-Sévère de la Bourdonnaye, son mari émigrèrent à la Révolution et furent les derniers seigneurs et dame de Vay.

31 Frairies de Vay

La Frairie était à la fois : Une division territoriale de l'ancienne paroisse, une communauté de travail entre les habitants de cette partie de la paroisse, et une assiette administrative pour la répartition et la perception des impôts (tailles, redevance féodale, corvées etc.).

Chaque Frairie avait son saint protecteur, sa chapelle, ses réunions et ses assemblées. En 1864, d’après M. de l’Estourbeillon, on recensait sur Vay, les Frairies du Limousin (Patron : St Milliau), de Boyenne (Patronne : Ste Anne, puis St-Thébaud), de Bourruen (Patron : St Cast), de Bain (Patron St Guillaume) et du Bas-Pelliais (Patron : St Clément).

32 Ancienne Eglise

L’ancienne église, située sur la place devant l’église actuelle, était orientée vers Jérusalem (E/SE). Elle fut construite vers la fin de la Guerre de Cent ans (après 1450).

Edifice peu élevé (4m dans la nef et 4,65 m dans le chœur) et seulement lambrissé, il mesurait 42 mètres de long pour 8 mètres de large.

Le superbe retablle de son autel Renaissance est maintenant dans la Chapelle du Cougou en Guenrouët.

Peu entretenu pendant la période révolutionnaire, cet édifice s’était délabré et dès 1846 tombe le verdict : il doit –être rebâti à neuf.