Ajouts de Patrimoine de la commune de Saffré

Saffré

33 Manoirs de Campagne 2

Dans les archives de l’Ancien Régime, sur la seigneurie de Saffré sont présentes nombre de familles mi bourgeoises, mi nobles qui se marient entre elles. Ces familles occupaient les charges de procureur fiscal ou sénéchal grâce à leur instruction. Dans le bourg figurent les Pineau du Mont-Noël en charge de Conseiller secrétaire du roi. . Le Parrain de Marie Géraud, fille de Jacques Géraud, sieur du Houssay, en 1652, se nomme François Raguideau, sieur du Grémil, il est conseiller auditeur à la chambre des comptes, sa marraine est Marie Belluen. Marie Géraud épouse en seconde noce Jean Pigeaud sieur de la Bellière.

34 Logis de Bourg 2

Autre logis de bourg le manoir du Bois-Allard appartenait à Maître Jacques Ripaud (1721-1791), époux de Françoise Bernardeau et père de François Ripaud de Montaudevert (1755-1814) et Benjamin Ripaud de l’Ecotais (1754-1800). Les deux frères furent de fameux corsaires, mêlés à l’indépendance des Etats-Unis et ennemis jurés de l’Angleterre. François, acquis aux idées de la Révolution,  a montré une ardeur comparable à celle de Surcouf dans maints combats maritimes contre les Anglais. En 1814, il fut blessé lors d’un combat naval et mourut le lendemain à Bayonne, 14 ans après son frère, disparu en mer en 1800.

35 Le Moulin Rôty

Le Moulin du Rôti fait l'objet, pour sa construction en 1857-1858, d'un bel et rare acte notarié.

La famille Bodin améliore plusieurs fois les capacités de son moulin, et le refait en 1921. Dans les années 1930, et encore en 1950, toujours conduit par des Bodin, le « Rôti » est l'un des gros moulins du Pays de Châteaubriant. Entre temps, l'un des membres de la famille s'est lancé dans la construction d'un « moulin à vapeur », en 1881.

Le nouveau moulin, nommé Pré Misère, vit deux décennies : ses portes sont fermées vers 1907, la famille préférant développer le site du « Rôty ».

36 Zone calcaire Ouest Saffré

Ensemble original et diversifié constitué de bosquets ,de prairies et de pelouses abritant une flore calcicole ,avec plusieurs espèces végétales d'intérêt patrimonial, du fait de la rareté de ce type d'habitats dans notre département, dont de belles populations d'orchidées en particulier

Treize espèces déterminantes : Laîche distante, Carex des renards, Chlore perfoliée, Colchique d'automne,  Orchis tacheté des bois,  Épipactis des marais,  Genévrier commun, Oreille-d'âne, Ophrys abeille,  Orchis incarnat,  Platanthère à fleurs verdâtres,  Lotier maritime, Ophioglosse Langue-de-serpent et 56 autres espèces.

 

37 Ponts du Coguet

Rares sont les ponts construits en Occident avant le XIe siècle, mais le Moyen Âge voit s'édifier un nombre considérable d'ouvrages aux formes variées et hardies. Ces ouvrages se composent d'arches souvent très inégales, dont les voûtes sont en arc peu surbaissé, en plein cintre ou en ogive, cette dernière forme permettant de diminuer les poussées ; ils reposent sur des piles épaisses aux extrémités très saillantes au moins en amont. Le Pont du Coguet, pont de pierre bleue sur l’Isac n’est pas aussi ancien, mais il permet de franchir la rivière, sur une belle largeur, grâce à des piles aux moellons joliment taillés.

38 Site du Bois-Gouët

Le dépôt éocène du Bois-Gouët, à Saffré, est parmi les plus célèbres avec plus de 1000 espèces appartenant essentiellement aux mollusques gastéropodes et bivalves. On doit la découverte du gisement de Bois-Gouët et la réputation de sa riche faune malacologique à Gaston Vasseur dès 1877.

Plus récemment, en 1989, Jean-Michel PACAUD, du Muséum National d’Histoire Naturelle,  avec une équipe de 7 personnes, à entrepris de nouvelles fouilles à grande échelle avec engins mécaniques. 1150 espèces de Gastropoda, de Bivalvia et de Scaphopoda ont été recensées avec de nombreuses nouvelles espèces découvertes.

39 Géologie de Saffré

Le sous-sol sédimentaire est composé au nord-est de la commune de schistes appartenant à la formation schisto-gréseuse de St Georges-sur-Loire.

Ces schistes constituent l’armature du Paysage avec notamment, les buttes de Caharel, Malville et La Guerlais.

Un vaste fossé d’effondrement, au niveau du bourg est comblé par des matériaux détritiques de l’Eocène et du Pliocène ou par des calcaires marins et lacustres de l’Oligocène. L’ensemble est recouvert de matériaux détritiques plus récents : limons, sables et argiles  plioquaternaires ou graviers quaternaires.

40 Effondrements karstiques

Manifestations de nature karstique, les pertes de cours d’eau, parfois diffuses, se dévoilent en d’autres endroits de façon plus spectaculaire par la formation de petits effondrements ou d’entonnoirs plus ou moins larges. Ici, le degré de karstification des calcaires oligocènes n’est pas très poussé et il n’a rien de comparable avec ce qui l’on observe dans les régions véritablement karstiques telles que les Grands Causses en Lozère.

Le phénomène de recharge très rapide de l’aquifère est à l’origine des effondrements. Il s’agit d’un phénomène naturel, amplifié par l’exploitation de la ressource en eau (Alimentation en Eau Potable).

 

41 Bassin calcaire

Le bassin sédimentaire d’âge tertiaire de Saffré, ellipse allongée Est-Ouest, contient des formations sédimentaires datées de l'Eocène au Plio-Quaternaire.

Le bassin est profondément effondré (Plus de 330 m ) dans sa partie centrale et présente une importante dissymétrie. Il est affecté par un réseau de failles.

Les calcaires oligocènes constituent l'aquifère le plus intéressant : il est exploité par les forages de la Chutenaie.  Le karst favorise le drainage du réservoir et de très bons débits peuvent être obtenus comme c'est le cas pour les forages AEP de la Chutenaie.

42 Ruisseaux

Sur la commune de Saffré le réseau hydrographique est composé de quatre cours d’eau :

- l’Isac, le cours d’eau principal qui traverse le bourg de Saffré ;Le lit mineur se présente jusqu’à Saffré comme un petit fossé agricole de faible section.

- Le Ruisseau de Puceul au Nord-Ouest

- et le Pas-Sicard et qui se rejoignent au Sud du village d’Augrain. Le Pas-Sicard se jette ensuite dans l’Isac à 2 km au Sud-Ouest du bourg, entre la Morhonnaie et la Saulzaie ;

- l’Apsiguais au Sud du bourg, qui rejoint l’Isac au niveau de l’ancienne station de pompage, 1 km au Sud du bourg.

43 Douves du Château

On accédait jadis au Château entouré de douves, par un pont-levis, détruit vers 1840 par Hubert Le Loup de Beaulieu (maire de Saffré de 1825-1830 et qui avait acquis le château en 1824).

L'aveu de 1679 précise "le chasteau de Saffré avec ses tours, cernoyé de ses douves et pontlevis, avec les bastiments en dehors de l'enceinte, fuie, estang, bois, vignes, près, etc.."

Ces tours, douves et pont-levis du château de Saffré prouvent que c'était une maison fortifiée. Subsistant encore en 1694, le château-fort de Saffré fut démoli au XVIIIème siècle et remplacé à cette époque par un manoir.

44 Châtellenie de Saffré

La châtellenie de Saffré (qui comprenait la paroisse entière de ce nom et s'étendait dans les paroisses voisines : Puceul, Nort-sur-Erdre et Joué) avait droit de haute justice avec l'auditoire et la prison. Au XIIème siècle, Alain de Saffré et Hamelin sont les premiers seigneurs de Saffré. Les familles Tournemine (en 1440), Laval, d'Avaugour (en 1542) et de Crux (en 1690) leurs succèdent aux siècles suivants. En 1752, la seigneurie est acquise par la famille O'Riordan (ou Oriordan), famille d'origine irlandaise (qui a construit en partie sa fortune sur le trafic d'esclaves). Le dernier seigneur du lieu est Jacques Edmé Cottin en 1785.