Trésors du Patrimoine : commune de Saffré D à F

Agriculture, Artisanat, Commerce, Vie publique

6 Auditoire de justice , 6 Fours à Pain, Puits, ..., 7 Hangars, Grange, Palis, 10 Fontaine.

6 Auditoire de justice

 

1544 est l'époque de la construction de l'Auditoire de Justice par les d'Avaugour. Louis d'Avaugour aura un fils René. C'est René d'Avaugour qui deviendra protestant et représentera souvent la Bretagne aux états généraux.

Il épousera Renée de Plouër (dame de Kergrois, de Saffré, de Vay, du Bouays, de Mauves, de Frossay, de Crossac).

1566-1572. Les lieux du Culte Protestants

Les pasteurs et plusieurs familles de Nantes , mais aussi des églises voisines se sont réfugiés à Blain. Pas moins de quinze à seize pasteurs résidaient au Château de Blain grâce à la large hospitalité des Rohan.

Il fallait pour tant de pasteurs, pour une population si nombreuse et pour des assemblées si fréquentes, beaucoup de lieux de culte.

On se réunissait aussi, bien souvent, à deux lieues de distance, comme à Fresnay, au château de Plessé, de la maison de Rohan ; dans l’auditoire de Saffré, bourgade et château appartenant à René d’Avaugour, sieur de Kergrois.

 

6 Fours à Pain, Puits, ...

 

 Les fours à pain , éléments quasiment incontournables d’un village ou d’une propriété, ont malheureusement été pour beaucoup délaissés ou détruits depuis de nombreuses décennies. Ces fours sont très souvent isolés, et sans cheminée. Plus rarement des fours accolés à un fournil ou à une habitation.

On dit souvent que l’habitat traditionnel est, par ses matériaux de construction, le reflet de la géologie locale.

Il en est de même pour les fours à pain. Les pierres utilisées dans la maçonnerie sont celles disponibles localement. Ainsi, la maçonnerie sera composée généralement de schiste, mais aussi parfois de grès.

Dans la région de Nozay, s'il existe quelques puits ronds, on retrouve le plus souvent des puits carrés à couverture à un seul versant tout à fait typique de ce pays.

. Ils ont une architecture simple et rustique qui utilise le schiste local. C'est une petite construction avec une couverture à un seul versant descendant vers l'arrière du puits. Le toit, qui est composé de quelques grandes dalles de schiste appelées aussi palis, a pour rôle de protéger la pureté de l'eau.

 

7 Hangars, Grange, Palis

 

La commune de Saffré  présente également de beaux exemples d’architecture en pierre de Nozay, ce schiste local utilisé dans les fermes et  les manoirs.

Mais ce matériau est aussi utilisé pour des constructions moins imposantes, comme les fours à pain, les fontaines et puits de village, mais aussi les hangars, les granges.

Pour les Hangars, des palis de taille plus moins importante servent alors  pour habiller les murs.

Les plus grand palis (longs de plusieurs mètres) servent également de piliers pour soutenir la charpente.

La partie haute des murs est  souvent bardée de lattes de Bois de châtaignier.

La charpente, quant à elle, est souvent en bois de chêne.

 

10 Fontaine

 

Nous disposons de peu de traces écrites sur l’histoire de la Fontaine de Saffré, en dehors de cet article d’Alcide Leroux, publié en 1921.

"La Fontaine Saint-Pierre est un monument rustique quoique d’une certaine importance. Les murs bâtis en moellons de poudingue forment un puits carré ayant à peine deux mètres de côté et trois mètres de hauteur. Le niveau de l’eau dans la fontaine se trouve à deux mètres en contrebas et on descend, pour puiser, par des marches grossières établies dans la paroi. L’eau est d’une limpidité parfaite et d’un goût excellent, avec sensiblement la même température en toute saison. L’eau se dirigeait vers l’est et pénétrait au moyen d’une vanne dans un lavoir de 12 mètres de côté situé en aval, pavé avec des dalles de schiste. Le lavoir et la fontaine étaient des dépendances ou des ornements du château.

La Fontaine Saint-Pierre fut probablement pendant longtemps l’objet d’un culte. Ces fontaines étaient autrefois le but de processions ou de pèlerinages fréquentés et l’on y venait demander la guérison de certaines maladies ou la protection du saint contre les accidents. 

 

Environnement

8 Étang de Bout de Bois, 9 L’Isac (Rivière), 9 Gouffre Vallée de l’Isac, 10 Canal de Nantes à Brest, 11 Forêt de Saffré, 12 Point Culminant ( Praie), 12 Le Frêne de Saffré, 13 Orchidées des Perrières, 18 Les Mares du Château.

8 Étang de Bout de Bois

 

Cet étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, l’Isac, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables possède d’intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial.

L’étang de Bout de Bois, lieu de détente et de loisirs, à proximité du Canal de Nantes à Brest, est un endroit plaisant oú les promeneurs sont nombreux les dimanches ensoleillés.

Ce site, aménagé aux abords du canal de Nantes à Brest, offre de nombreuses activités de loisirs : pêche, promenades, baignade, mini-golf, parcours de santé, aires de pique-nique.

Espace éminemment écologique, il propose également des réserves botanique et ornithologique, une frayère et une hutte d’observation de la faune aquatique.

 

9 L’Isac (Rivière)

 

L'Isac est un affluent en rive gauche de la Vilaine, d'une longueur de 78.7 km traversant 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, Fay-de-Bretagne, Guenrouët, Plessé, Séverac, Fégréac en Loire-Atlantique, et Théhillac en Morbihan)

Son cours est en grande partie emprunté par le Canal de Nantes à Brest.

L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.

l’Isac présente un degré d’artificialisation avancé, du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

A partir de la confluence, le canal emprunte le lit mineur de l’Isac qui a donc fait l’objet de nombreux travaux de recalibrage pour être rendu navigable.

 

9 Gouffre Vallée de l’Isac

 

Le Gouffre de la Chutenaie était situé  à quelques centaines de mètres au sud des bâtiments de la ferme du même nom.     Le Gouffre consistait en un résevoir creusé presque à pic dans une prairie assez fertile.

L’eau arrivait presque jusqu’au bord, même en été et elle était si limpide qu’on apercevait le fond tout autour, jusqu’à une distance de cinq à six mètres.

La forme du fond était celle d’un entonnoir et on perdait vite de vue les parois inclinées, faites d’une argile grisâtre mêlée de coquilles d’eau douce et de débris calcaires.

Le diamètre était d’environ quarante mètres.

En hiver, l’eau arrivait jusqu’au niveau du sol et se déversait vers l’ouest par un canal assez régulier, de 3 à 4 mètres de largeur, lequel rejoignait le cours de l’Isac, à 200 m environ en aval.

Dans les années de sécheresse, l’eau ne s’écoulait plus par le canal alors que la rivière Isac était elle même à sec à cet endroit pendant deux à trois mois l’été.

Le cours de la rivière a depuis été rectifié et le cours de l’Isac passe maintenant au travers du gouffre en contribuant à son colmatage.

 

10 Canal de Nantes à Brest

 

Cette voie d'eau joua alors un rôle de tout premier ordre pour désenclaver la Bretagne et permettre ainsi son essor économique. Les péniches apportaient en Bretagne les engrais et les amendements destinés à enrichir des terres jusque-là très ingrates, véritable révolution agricole.

Comme dans les autres régions françaises, l'avènement du chemin de fer devait être fatal au rôle économique du canal, d'autant plus que celui-ci était d'un gabarit trop faible.

Aujourd'hui, les plaisanciers ont remplacé les mariniers, et font revivre le canal d'où l'on peur découvrir au fil des écluses une succession de paysages champêtres, de bois et de villages paisibles et accueillants.

Le canal de Nantes à Brest est un espace naturel sensible. En effet, préservé de l'urbanisation (à l'exception des maisons éclusières) et des voies de circulations routières et ferrées, le canal traverse de larges étendues colonisées par une multitude d'espèces faunistiques et floristiques croissant à l'abri des contraintes rencontrées par ailleurs.

Il constitue par conséquent un formidable corridor biologique.

 

11 Forêt de Saffré

 

L’espace boisé représente une superficie importante sur la commune (570 hectares). Il est présent dans quatre secteurs :

Le secteur boisé en bordure du Canal de Nantes à Brest, de nouveaux boisements classés pour leur intérêt paysager, et divers autres espaces boisés plus ou moins restreints disséminés sur presque toute la commune.

Et surtout la forêt de Saffré, qui constitue à elle seule 65 % de la surface boisée communale.

C’est un massif forestier mixte et ses lisières comprenant d'intéressants secteurs de landes, avec une flore diversifiée et une avifaune nicheuse typique comprenant un certains nombre d'oiseaux intéressants ( rapaces, pics et passereaux sylvicoles).

Parmi les espèces d’oiseaux déterminantes on peut citer  : Autour des palombes, Engoulevent d'Europe , Busard Saint-Martin , Pic mar , Faucon hobereau , Pouillot de Bonelli et Pouillot fitis.

Parmi la flore déterminante on peut citer : Muguet , Peucédan de France,  Potentille des montagnes,  Serratule des teinturiers .

 

12 Point Culminant ( Praie)

 

L’altitude augmente d’une manière générale d’Ouest en Est : elle est de 25 m à la Blandinais et atteint 50 m dans la forêt de Saffré.

Elle culmine cependant à 77 m au hameau de la Praie.

Ce promontoire mis à part, le territoire communal se caractérise par un paysage de plaine à l’Ouest (Vallée de l’Isac) et de plateau à l’Est (forêt de Saffré).

La différence d’altitude atteinte entre le hameau de la Praie et l’Isac atteint 47 m sur une distance de 2 kms seulement.

Le bourg est traversé par l’Isac qui creuse une légère vallée vers laquelle s’écoulent les eaux de ruissellement.

L’Isac constitue le cours d’eau principal de la commune, rejoint par l’Apsiguais et le Pas-Sicard à l’aval du bourg.

Dans sa partie aval, l’Isac est doublé du Canal de Nantes à Brest dans lequel il se jette à 5 Km environ plus à l’Ouest. Le canal constitue la limite communale méridionale  de la commune.

 

12 Le Frêne de Saffré

 

Arbre remarquable de Loire-Atlantique, rien de moins.

Vous imaginez bien que je suis pour le moins un vénérable centenaire mais vous aurez du mal à deviner mon âge précis, car je suis un arbre de croissance rapide.

En quoi suis-je donc « remarquable » ? D’abord par ma forme, que vous aurez remarquée de loin. Par mon implantation aussi, car je suis un arbre de l’espace rural : on aurait dû me trouver dans une haie, au bord d’une rivière et pas dans le parc du château où je trône encore aujourd’hui…

On aurait pu utiliser mon bois dur pour fabriquer des manches d’outils ou venir « cueillir des branches », récupérer du petit bois, comme on le faisait autrefois pour se chauffer. Mes feuilles, également reconnues pour leurs vertus anti-inflammatoires et diurétiques ont peut-être servi à faire retomber la fièvre ou à soulager les rhumatismes de nombre de Saffréens, comme le voulait la tradition. 
Mais ce n’est pas cela qui explique ma présence ici, ni ma longévité. J’ai sans doute une valeur particulière, mais mon secret est bien gardé. Une tradition, un événement précis, une légende constituent-ils la clé du mystère ? Je vous laisse à vos suppositions ou à vos rêves...

 

13 Orchidées des Perrières

 

 Cette zone calcaire fait partie des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Des espèces parfois rares et menacées souffrent d’une forte compétition végétale et risquent de disparaître lorsque les milieux évoluent. La gestion de ce site protégé est indispensable pour fournir chaque année des conditions favorables à leur développement.

Cette prairie est gérée par « Bretagne Vivante », qui est l’une des principales associations régionales de protection de la nature en France.

L'intérêt du site réside principalement en la présence actuelle ou passée de 12 orchidées dont 3 sont rares à l'échelle du département de Loire-Atlantique (Dactylorhiza incarnata, Epipactis palustris, Platanthera chlorantha) et 3 assez rares (Dactylorhiza fuchsii, Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera), une espèce est considérée comme disparue du site (Ophrys insectifera).

Entre prunelliers, fourrés à ajoncs, aubépines et noisetiers, c'est sur la prairie herbacée que se développent la majorité de ces espèces.

 

18 Les Mares du Château

 

Les mares du château : site original, très riche écologiquement. 
En lien avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), une zone humide et de prairies à proximité immédiate du château a été remise en valeur dans les années 2000, notamment dans un objectif de préservation de la biodiversité.

Au 18ème siècle, un étang recouvrait les sept hectares du site actuel, il a disparu, remplacé par des prairies bocagères.

Maintenant, autour d’un réseau de mares de taille et de profondeur différentes, ce lieu de balade et de détente d’intérêt écologique (espèces protégées, tant pour la faune que la flore) et paysager (sentier de promenade, théâtre de verdure) vaut le détour.

Vous pourrez y découvrir plusieurs espèces végétales et protégées, de nombreuses libellules, une plante carnivore, des dizaines d’oiseaux, des batraciens...

 

 

Funéraire, Archéologie

13 Monument du Maquis de Saffré, 14 Dépôt de haches de la Jossaie, 14 Dial de Saffré, 15 Haches en pierre polie , 15 Inscriptions du Château, 16 Objets néolithiques , 17 Vestiges Gallo-romains .

13 Monument du Maquis de Saffré

 

Au lendemain du débarquement des Alliés en Normandie, le 6 juin 1944, la Résistance décide de constituer un maquis. C’est la vaste forêt de Saffré qui est choisie. Le 18 juin 1944, ce maquis compte plus de  300 jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais.

Le 28 juin 1944, vers 5 heures du matin, plus de 2.000 Allemands et miliciens équipés d’armes automatiques et de canons légers attaque le Maquis de Saffré.

Après une résistance courageuse, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes : l’attaque fera 71 victimes.

D’une hauteur de huit mètres, le monument, construit grâce à la collecte d’un comité local, représente la France, enchaînée sur la croix de Lorraine, délivrée par les maquisards qui la débarrassent de ses chaînes l’arment d’une épée et d’un bouclier . A ses pieds gît un jeune Nantais, le plus jeune des maquisards, Robert Geffriaud, dix-sept ans, pupille de la nation.

Cette sculpture monumentale, signée des Seiz Breur, a été érigée pour maintenir le souvenir du sacrifice des résistants face aux nazis, elle a été inauguré par le général de Gaulle le 11juin 1950.

 

14 Dépôt de haches de la Jossaie

 

Dépôt de haches à talon (bronze) Saffré, La Jossaie, vers 1450-1250 av. J.-C.

Dans un vase de terre, ce dépôt comprenait initialement trente haches dont vingt-huit sont conservées. La plupart sont de type breton, mais deux viennent du Centre-Ouest, une de Normandie et une dernière de l’Est. . D’autres ont été ébarbées, martelées, polies et affûtées : il s’agit donc sans doute du dépôt d’un bronzier ou d’un marchand du Bronze moyen.

A la fin du Bronze moyen armoricain se produit un phénomène particulier, la fabrication en grandes quantités de haches du même type, les haches à talon avec ou sans anneau latéral, qui sont stockées en "dépôts de marchands" qui peuvent atteindre le millier d'exemplaires.

Cette fabrication intensive est due à une évolution dans la métallurgie armoricaine. Elle doit être basée sur une exploitation intensive des gisements d'étain de la péninsule armoricaine, ceux de Nord Finistère exploités dans le Bronze moyen et ceux de la Loire-Atlantique et du Morbihan qui semblent avoir été reconnus à cette époque

 

14 Dial de Saffré

 

Renée de Plouer, dame de Kergrois, de Saffré, de Vay, du Bouays, de Mauves, de Frossay, de Crossac et autres terres, est une figure locale du Pays nantais de la seconde moitié du XVIe siècle.

Le peu que nous savons d’elle provient d'une seule source: le dial de Saffré, un livre de compte de la seigneurie de Saffré (1570-1631)

Le dial de Saffré montre Renée de Plouer sur ses terres pour visiter ses gens et remplir son rôle de «mesnagere», que l'on peut traduire par «habile gestionnaire des biens économiques (et des valeurs morales) de sa maisonnée».

Les quatre registres du Dial de Saffré[2] sont rédigés de 1570 à 1630 par les notaires de la châtellenie : « Le manuscrit abonde en renseignements sur la bibliothèque du château, dont il donne le catalogue, les réceptions des châtelains, l’éducation de leurs enfants, les aménagements de la maison et ses richesses, la valeur des terres et de leurs produits, le prix des denrées, les foires du pays et son commerce, les évènements politiques de l’époque et enfin les nombreux indigents que secouraient les seigneurs de Saffré ».

 

15 Haches en pierre polie

 

Les plus anciens vestiges d’une présence humaine sur le site de Saffré, telles les haches polies découvertes sur la commune, remontent au néolithique. On peut rattacher à la même époque néolithique la lame de silex trouvée près du gouffre de la Chutenais, la hache-marteau de Marignac et le disque en phtanite recueilli au Jarrier.

Ce dernier est un disque noir-verdâtre à peu près régulier, à bords arrondis et à surface très lisse. Le diamètre est de 4,7 cm et l’épaisseur 1,6 cm. L’aspect en est très joli et aucune brisure, aucun défaut n’en altère la régularité. Les haches polies découvertes sur l’extérieur de  la commune sont au nombre de  cinq, l’une à Caharel, une autre au village de la Hubertière en Puceul, une autre au village de la Marqueraie, une autre aux environs du village de la Gréhandais, la cinquième étant une hache marteau provenant du village de Marignac. 

Sur cette dernière une des extrémités est coupante, l’autre est contondante. Elle paraît être en grès commun. Très régulière, elle est très lourde de longueur 15,5 cm, de largeur : 8 cm, d’épaisseur 6 cm (diamètre de la douille : 2,8 cm).

 

15 Inscriptions du Château

 

À  l’automne 2014, à l’occasion de travaux destinés à installer une médiathèque dans le château de Saffré, sont révélées de curieuses inscriptions en écriture gothique.

En août 2015, les inscriptions sont restaurées par Brice Moulinier, conservateur restaurateur de peintures.

En août 2016, Jean-Yves Carluer, maître de conférences honoraire en histoire à l’Université de Brest, diffuse un article dont le sujet porte sur le texte figurant sur les murs de Saffré, maintenant peut-être identifié : Il s’agirait de textes bibliques, des psaumes et proverbes « transcrits d’anciennes versions protestantes ».

L’identification de l’origine protestante des inscriptions est rendue possible par leur datation précise : 1570 « les archives du château, le fameux Dial de Saffré, en conservent la trace en comptabilité » et la dame du château, Renée de Plouer, épouse du seigneur protestant de Saffré René d’Avaugour fait figure de commanditaire.

Aux châteaux de Saffré et de Vay, peu avant que la paix de Saint-Germain (1570) n’amène quelque répit, Renée de Plouer exprime à sa façon une sensibilité religieuse toute imprégnée d’une morale faite de sagesse et de raison, mais non exempte d’une vision de femme.

 

16 Objets néolithiques

 

Le premier de ces objets néolithiques découvert à proximité du gouffre de la Chutenais est une hache en pierre polie de très petite dimension, sans doute objet votif,  (Longueur : 5 cm, Largeur : 3,3 cm, épaisseur : 1 cm), d’une forme gracieuse, d’un travail très fini, bien que la pointe soit émoussée. La pierre, probablement de la fibrolithe, est d’un jaune brun tacheté et verdâtre; elle est très dure, le grain en est fin.

Le second est une hache, probablement en fibrolithe, mais beaucoup plus rugueuse et plus commune, s’apparentant à du granit (dimensions : Longueur : 9,6 cm, largeur 5,5 cm, épaisseur 4 cm).

Le troisième objet est un outil ou une arme en forme de lame ou grattoir, en silex taillé, de couleur brune; presque translucide. Il est très mince et légèrement courbé, de longueur 11 cm, de largeur 1,4 cm. La face concave est d’un seul éclat, l’autre porte 3 facettes se prolongeant dans toute la longueur. Les côtés sont très coupants, réguliers et à peine ébréchés.

Ces trois objets ont été découverts par le même fermier aux environs du gouffre de la Chutenais, au XIXe siècle.

 

17 Vestiges Gallo-romains

 

Au lieu-dit La Fuie, à 80 m du château, à 50 m de la rivière Isac, fût découverte une petite nécropole à incinération de la première moitié du IVe s après JC.

A. Leroux en 1874 a recueilli dans plusieurs fosses, régulièrement espacées, une quarantaine de vases, dont une quinzaine en verre, des clous en fer et une lame en fer :

[Les ] vases étaient tous brisés, à l’exception d’une petite coupe de couleur vert-clair, d’un travail peu achevé mais portant quelques détails d’ornementation très simple, tels que des rayures verticales sur le contour de la partie supérieure et de petites facettes sur la partie convexe. Elle pouvait à peine tenir debout sur une surface plane.

Sur des dessins publiés en 1875 par A. Leroux, P. Galliou a reconnu en 1978 la petite coupe de couleur vert-clair comme une coupe de forme Isings 106b avec décoration du type Isings 107 (datée des années 300 à 375), un bracelet en verre bleu,  un bol en céramique décorée « à l’éponge », type V de Raimbault (daté du IVe siècle)  et sans doute un vase du type chenet 320.