Trésors du Patrimoine : commune de Saffré de A à C

1 Église St Pierre et Paul , 2 Croix remarquables, 1 Oratoire des Brées, 16 Croix remarquables.

2 Manoirs de campagne , 3 Mairie (ancien presbytère), 4 Logis de bourg (Montnoël), 5 Château de Saffré.

3 Ancienne voie romaine , 4 Canal de Nantes à Brest , 5 Anciens Moulins à vent, 7 Anciens Fours à Chaux , 8 Nappe Phréatique.

Patrimoine de la commune de Saffré (Patrimoine religieux : Croix de Retoire)

Patrimoine religieux

1 Église St Pierre et Paul , 2 Croix remarquables, 1 Oratoire des Brées, 16 Croix remarquables.

1 Église St Pierre et Paul 

 

Trop petite, et malgré des aménagements au cours des siècles, l’ancienne église,  construite en 1662, trop petite, fut rasée en 1854.

Le nouvel édifice, de style néo-gothique, dont la construction s’étale sur vingt ans (1854-1874), a comme modèle l’église St Nicolas de Nantes, œuvre de l’architecte Lassus en 1844.

Il comprend un cloché unique en façade. Le portail ouest est surmonté d’une statue de la Vierge, située sur le trumeau.

Les trois curés qui ont œuvrés à la réalisation de l’église, Jacques Bidaud, François Brunet et Joseph Revest sont représentés sur les trois vitraux du Chœur.

 

2 Croix remarquables

 

Plus de 60 croix sont dénombrées sur la commune. La plupart sont en schiste (pierre de Nozay). Certaines ont été érigées à la suite d’un voeu ou en reconnaissance, souvent pour perpétrer le souvenir des familles qui les ont fait élever.  Certaines ont été sculptées dans le schiste.

Mais, la sculpture bretonne est surtout populaire, rustique et naïve; elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

Dans le répertoire des christs sculptés sur les croix bretonnes, on rencontre les plus extraordinaires et les plus déconcertantes images que l’on puisse concevoir.

On y voit des têtes énormes, circulaires, inexpressives, des corps courts et trapus ou longs et maigres, des bras réduits sans muscles avec des mains étalées, des jambes démesurées et des pieds énormes disposés de toutes les façons. Les contours des bras et des jambes sont simplement exprimés par deux traits parallèles.

Le plus souvent, seuls figurent quelques détails anatomiques : l’arcature du Thorax, les séparations parallèles et rectilignes des côtes et le nombril.

 

1 Oratoire des Brées

 

Haut lieu du souvenir de la Seconde Guerre Mondiale, le mémorial du Maquis de Saffré témoigne de l’épisode douloureux du 28 juin 1944 où, vers 5h00 du matin, la forêt de Saffré est encerclée par plus de 2000 Allemands et miliciens.

A la veille du 28 juin, le maquis de Saffré comprend environ 310 hommes; Seulement 60 hommes sont armés

Les jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais préparent notamment une piste destinée aux parachutage d’armes et de vivres.

Après une résistance courageuse contre plusieurs milliers d’Allemands et de miliciens venus de Nantes, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes. Treize d’entre eux sont finalement tués ou blessés sur place, 27 sont fusillés le 29 juin à la Bouvardière, deux sont exécutés par les miliciens le 13 juillet et vingt neuf personnes arrêtées et déportées ne reviendront pas des camps de la mort.

Cet oratoire est aménagé dans les dépendances de la ferme des Brées, quartier général du Maquis de Saffré incendié pendant l’attaque. Il témoigne de la violence de cette bataille.

 

 

16 Croix remarquables

 

Le Christ crucifié est placé sur la croix de diverses façons, car en Bretagne, les règles iconographiques sont très peu observées et une assez grande fantaisie règne dans les représentations religieuses sculptées et peintes.

A part quelques rares monuments typiques des XIVe et XVe siècles, presque toutes les croix bretonnes appartiennent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe, voire XIXe siècle.

Néanmoins les sculpteurs de ces croix ont puisé suivant leur idée, goût, inspiration ou convenances personnelles dans le vaste répertoire iconographique des XIIIe et XIVe siècle, si bien qu’un christ ayant toutes les caractéristiques d’un christ roman peut très bien être reproduit sur une croix érigée à la fin du XVIIIe siècle.

Enfin, il ne faut pas s’attendre à trouver en Bretagne des pièces sculpturale de premier ordre, une production raffinée et savante; la sculpture bretonne est surtout populaire et par conséquent rustique et naïve;

Elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

 

Patrimoine de la commune de Saffré (Maisons et Châteaux : Manoir de Montnoël)

Maisons et châteaux

2 Manoirs de campagne , 3 Mairie (ancien presbytère), 4 Logis de bourg (Montnoël), 5 Château de Saffré.

2 Manoirs de campagne

 

Autour des seigneurs de Saffré, les d’Avaugour, gravitent de nombreuses familles mi-bourgeoises, mi-nobles, attachées au service de la seigneurie ou à la province de Bretagne.

Ils sont conseillers, procureurs fiscaux ou sénéchaux. Par faveur de leur suzerain, ils obtiennent le droit d’élever des gentilhommières, bien souvent à tourelle.

En dehors de Mont-Noël dans le bourg, Grémil, Le Houssaye et la Bottinière sont alors construites.

À la Bottinière, la façade sud, avec ses tourelles, ses décrochements, ses ouvertures disparates, sans aucun soucis d’équlibre et de symétrie, conserve un aspect féodal, contrairement à la façade nord.

Au XIXe siècle, son propriétaire, M. Gauthier, alors Maire de Saffré, refusa le passage de la ligne de chemin de fer, de Nantes à Châteaubriant, sur ses terres, et la Halte de Saffré fut placée sur la commune de Joué-sur-Erdre.

 

3 Mairie (ancien presbytère)

 

Abrité par une toiture à la Mansard, ce bâtiment possède cinq fenêtres ouvrant sur des combles à la puissante charpente.

La façade encadre une vaste cour fermée par une enceinte en moellons de schiste.

Les dépendances ouest ont été transformées en bibliothèque municipale puis en salles pour les associations.

Le Séquoia du Presbytère de Saffré, dont il reste une sculpture comme témoignage, aurait été planté à la même époque que celui du Château de  Bohallard et que celui du presbytère sur Puceul (Celui de Bohallard mesure 7,35 m de circonférence à un mètre du sol).

Le  Séquoia du Presbytère de Puceul est l’un des plus gros sujets de Loire-Atlantique, mais pas le plus haut, sa hauteur est de 28 mètres.

 

4 Logis de bourg (Montnoël)

 

Des tuiles romaines, des fondations et des artéfacts, découverts au début du XXe siècle, laissent à penser qu’à l’époque gallo-romaine une villa rustica se dresse à cet emplacement.

Le dominus; le maître de maison est peut-être Saffria, à l’origine du nom de la Commune.

Le Pavillon central donnant sur la cour, d’inspiration Renaissance date de 1853

Plus ancienne que le pavillon central, elle porte la date de 1583, cette tourelle garde un aspect féodal et possèdes meurtrières et arquebusades. La façade côté rue est composite.

Sur la Hotte d’une cheminée, sculptée dans le tuffeau, un blason à trois têtes d’épagneuls garde le souvenir de la famille de Lespaigneul, membre de la Chambre des comptes de Bretagne au XVIe siècle.

Les Fours de Vaudricourt, les Pineau, conseillers et secrétaires du roi au XVIIIe siècle, puis les Saulnier de la Prévalaye leur succèdent.

 

5 Château de Saffré

 

 Au XVe siècle, les d’Avaugour, descendants des Ducs de Bretagne par la branche maternelle, deviennent les propriétaires du château de Saffré.

Par l’étendue de leurs biens, ils sont immensément riches et en vue à la Cour de Bretagne, puis à la cour de Louis XII . Anne de Bretagne, la cousine des d’Avaugour, fait de fréquentes visites au château.

A l’emplacement du château actuel se dresse alors un véritable château-fort avec des tours entourées de douves. accessibles par un pont-levis.

Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine fait disparaître, vers 1840, tout ce qui conférait à la construction l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, ). Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». En 1850, un commerçant nantais, achète le château, qui devient une demeure à un seul étage

Alexis Ricordeau, célèbre avocat nantais, acquiert la propriété en 1895. Il fit abattre l’aile ouest et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque.

La commune a acquis le château en 1990, elle en a fait  une bibliothèque et un pole multiculturel.

 

Patrimoine de la commune de Saffré (Industries, voies de communication : Moulin Rôty)

Industries, Voies de communication

3 Ancienne voie romaine , 4 Canal de Nantes à Brest , 5 Anciens Moulins à vent, 7 Anciens Fours à Chaux , 8 Nappe Phréatique.

3 Ancienne voie romaine

 

Les patientes recherches de l’archéologue blinois Louis Bizeul ont permis de retrouver sept voies romaines autour de Blain.  Sur  Blain et sur Vay, l’une d’elles  se voyait si distinctement en 1845 que M. Bizeul a pu mesurer sa largeur, qui n’était pas moindre de 12 m dans l’empierrement, et de 20 m , avec les accotements entre les contre-fossés.

Compte tenu de l'emprise au sol, on peut conclure qu'il s'agissait d'un axe important, s'apparentant à une «autoroute» de l'époque. Description de Louis Bizeul :

[Sur Puceul] après avoir servi de chemin rural pendant un quart de lieue, elle entre dans un pré, puis dans la gagnerie de la Sensive qui touche le village d’Augrain, en la commune de Saffré.

Elle traverse ce village et deux ruisseaux qui s’y réunissent, monte au village de la Broussauderie, descend dans des prairies qui sont au dessous, et franchit la rivière d’Isac à 5 ou 600 mètres du bourg de Saffré.

Après avoir traversé l’Isac, la voie va passer à peu de distance et au nord d’un moulin à vent nommé le Grand-Moulin, puis entre peu après dans la forêt de Saffré. Elle est très apparente sur la lande en deçà et au-delà de ce moulin.

 

4 Canal de Nantes à Brest

 

Le canal de Nantes à Brest traverse la Bretagne et emprunte successivement les cours de l’Erdre, l’Isac, de l’Oust et de l’Aulne sur 385 km de long. Les travaux ont été amorcés en 1811 sous Napoléon, afin de relier la Loire aux arsenaux brestois et déjouer ainsi le blocus naval anglais. Le canal et ses 238 écluses n’ont été livrés à la navigation que le 1er janvier 1842.

Le canal de Nantes à Brest comporte trois biefs de partage: le premier se trouve à Bout-de-Bois (altitude 20 mètres), long de 8 km, entre les vallées de l'Erdre et de l'Isac. 1812-1814 : construction du "bief des Bouts-de-Bois", par des Espagnols prisonniers de guerre ; ces forçats, logés dans le camp des Jarriais, près de Saffré, connaissent des conditions très dures ;  libérés en 1814.

Les ouvriers, parfois des paysans , rarement des mendiants , souvent des bagnards ou des prisonniers de guerre ( prisonniers espagnols dans les landes des Jarriais en Loire-Inférieure, payés 30 centimes puis un franc par jour mais une bonne part du salaire est retenu pour la nourriture, l'habillement, le logement et les soins, ce qui provoque révoltes et désertions, poussant les attributaires des adjudications à les payer au volume déblayé).

 

5 Anciens Moulins à vent

 

Sur la commune de Saffré en 1856, d’après le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure (Pinson 1857 ), on comptait deux moulins à vent : le Moulin de la Mortraie en limite de la commune de Puceul et le Moulin de la Praie appartenant à Monsieur Gaultier.

Aujourd’hui subsiste un seul moulin, le Moulin Rôty, construit  à la fin du XIXe siècle. Celui de la Praie a brulé à la fin du XXe siècle.

 

 

7 Anciens Fours à Chaux

 

L’exploitation de la chaux fut l’objet d’une industrie considérable à Saffré, dès le XVIe siècle elle était en pleine activité.     La chaux était encore exploitée à Saffré au début du XIXe siècle comme en témoigne Alcide Leroux en 1920 : Au commencement du siècle, une vingtaine de fours à chaux existaient et fonctionnaient encore.

Ils étaient répartis entre le bourg et les villages du Jarrier, de la Marquerais, des Ormes, de la Morhonais, de la Chutenais, etc.

Leur forme était celle d’un fût ayant plus de 2 à 3 mètres de largeur et 4 à 5 mètres de hauteur. Le dernier qui a fonctionné était celui de la Pécotais.

Ils étaient construits en pierre et briques. En 1860 on pouvait en voir un tout à fait abandonné, mais à peu près intact, celui de la Chutenais.

La pierre employée à la fabrication de la chaux était extraite sur place. On la trouvait en blocs ou en rognons disséminés à quelques pieds de profondeur et à intervalles réguliers. . La présence de l’argile jointe au calcaire lui donnait les propriétés de la chaux hydraulique et la rendait propre à toute sorte de construction.

 

8 Nappe Phréatique

 

Parmi les richesses figure l’eau, sous la forme d’une nappe phréatique, qui est exploitée depuis le milieu des années 50 dans le bassin tertiaire de Saffré.

La première station de pompage a été installée ici vers 1954, à la Chutenaie. Un nouvel ouvrage de production, qui l’a remplacée, est exploité depuis 1980.

Par la suite, un second forage d’exploitation a été réalisé non loin du précédent en 1990 pour sécuriser l’alimentation en eau potable et accroître la production sur le site.

Ainsi l’aquifère des calcaires oligocènes est actuellement exploité à proximité du lieudit la Chutenaie au Sud-Ouest du bourg de Saffré, au moyen de deux forages de 120 m de profondeur capables de fournir chacun un débit instantané de 250 m3/h.

Le débit maximal total de prélèvement autorisé est de 500 m3/h. La capacité nominale de la station de traitement associée est de 10 000 m3/j. Les installations de captage et de traitement sont la propriété du SIAEP de Nort-sur-Erdre qui en a confié l’exploitation à la SAUR. La station de Saffré alimente en eau une trentaine de communes du nord du département.