Trésors du Patrimoine : commune de Puceul

1 Église Saint-Martin architecture, Église St Martin mobilier, 3 Croix (Rouzioux), 4 Fontaine St Clair, 5 Statue de St Martin, 1 Croix de Paradis. 17 Autres Croix.

2 Manoir de Bohallard, 3 Château de Bohallard, 6 Maison Montmorency, 7 Autres logis de bourg, 13 Manoirs de Campagne.

4 Anciennes Carrières ..., 5 Gisement d’Attapulgite, 6 Ancienne Voie romaine, 15 Anciens Moulins à Vent.

7 Fours à pain, Puits ..., 8 Puits de la Mairie, 9 Porte piétonne cimetière, 8 Hangars, Granges, Palis.

9 Etangs communaux, 10 Jahan : Point culminant, 10 Bois de la Savinais, 11 Etang de la Rinais, 12 Séquoia du bourg, 14 Autres Bois, 16 Ruisseaux de Puceul.

11 Stèle du Grand-Chemin, 12 Légende du Serpent, 13 Monument aux morts, 14 Plessis Grimaud Juridiction

Patrimoine de la commune de Puceul (Eglise St Martin de Puceul)

Patrimoine religieux

1 Église Saint-Martin architecture, Église St Martin mobilier, 3 Croix (Rouzioux), 4 Fontaine St Clair, 5 Statue de St Martin, 1 Croix de Paradis. 17 Autres Croix.

1 Église Saint-Martin architecture

 

Comme beaucoup d’églises du département, l’église est en très mauvais état, au XIXe siècle, et trop petite pour accueillir la population.

En 1885, l’ancienne église cède la place à un édifice beaucoup plus vaste, placé sous le même vocable : St Martin.              

De forme octogonale avec une voûte supportée par des colonnes, l’église est extérieurement de style néo-gothique (Néogothique : se dit d’un style qui, au XIXe siècle surtout, s’est inspiré du gothique.), avec un clocher très bas reposant directement sur la nef. Dans l’église de Puceul qui est de forme octogonale (presque ronde), la nef est aussi réduite que les transepts.

Au dessus des colonnes des portes d’entrée, on observe des chapiteaux : Ils ont été réalisés en 2002, à l’initiative de la municipalité d’alors, par un artiste d’une entreprise de Vallet chargée de la restauration des édifices religieux. Ces chapiteaux étaient restés bruts et n’avaient jamais été sculptés.

Pour la sculpture des chapiteaux, l’artiste s’est inspiré des éléments décoratifs déjà présents dans l’église (et également du bestiaire  notamment à la porte principale.

On y voit surtout des feuilles de végétaux et des dragons.

 

Église St Martin mobilier

 

 Situé dans la partie droite de la nef dans une saillie formant transept, un Tabernacle en bois de style Renaissance classé aux monuments historiques a été restauré en 1955 par Henri Wagner, artiste ayant séjourné dans la région de Nozay dans les années 1950 à 1970.

La partie centrale, très ouvragée, est ornée de colonnettes corinthiennes et flanquée, de chaque côté d’une représentation d’un saint évêque (St Martin ou St Clair) et de Jean-Baptiste. Deux panneaux équilibrent l’ensemble, décorés de fruits, de feuilles et d’angelots.

Le Tabernacle, orné des mêmes éléments décoratifs, est surmonté d’un dôme de bois, piédestal pour un christ en majesté.

On peut également observer de nombreux vitraux datant pour la plupart de la fin du XIXe siècle et des années d’après guerre :  Nombreux épisodes de la vie de St Martin., Episodes de l’histoire de France et de l’histoire régionale., Scènes de la vie religieuse. Autres objets non visibles :  Une statue en bois du 13e siècle d’un saint évêque mitré avec sa crosse dans une main et les évangiles dans l’autre., et un ciboire en argent avec une dédicace : « Donné à Puceul par Messire Jean de Montmorency, seigneur de la Neuville, 1653 »

 

3 Croix (Rouzioux)

 

Dans la commune de Puceul, lors du recensement effectué il y a déjà quelques années, on dénombrait une vingtaine de croix au total pour une superficie de 2000 hectares.

Si l’on conserve ce chiffre de 1 croix pour 100 hectares de surface dans la région de Châteaubriant, on obtient un total de 2000 croix pour l’ensemble de l’arrondissement de Châteaubriant qui semble en accord avec la réalité (A Saffré par exemple on dénombre environ 60 croix pour 5700ha).

Une 1ère étape de repérage sur le terrain a été réalisée, il y a quelques années par la commission Patrimoine de la Municipalité d’alors. Un tour de la commune pour repérer les calvaires, les croix, a été réalisé.

Cette croix, aussi appelée croix Rouzioux du nom de ses propriétaires au XXe siècle est de style gothique.

Elle est en schiste  et possède une effigie d’un christ sculptée sur le croisillon comme celle de la route de Saffré, à la sortie du bourg.

Elles ont été conçues et exécutées, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

 

4 Fontaine St Clair

 

Qui était St Clair ? : De Rome, Saint-Clair fut envoyé comme missionnaire en Armorique. Il s’établit d’abord à Nantes, dont il devint le premier évêque, mais en même temps il étendit son champ d’action aux campagnes d’alentour.

St Clair est ensuite parti évangéliser les contrées qui sont devenues les diocèses de Vannes et de Rennes.

 La tradition veut que St Clair meurt à Réguiny (canton de Rohan, arrondissement de Pontivy). 

 La fontaine actuelle date du XIXe siècle, elle est située route de la Bourdinière dans une rue à sens unique.

 La Statue de St Clair est dressée au dessus de la fontaine sur un monticule de pierres.

Des processions ont persisté jusque dans les années 1980. On venait s’y laver les yeux et le visage et on y amenait les enfants qui présentaient un retard à marcher.

 Les villageois lors des processions partaient de l’église St Martin, précédés des croix et des bannières.

 Avant le retour à l’église le prêtre prononçait son homélie du haut du monticule surplombant la fontaine.

Aujourd’hui les processions ont disparu, mais dans le jardin d’herbes médicinales, derrière la source sacrée, on retrouve la mémoire des plantes et l’énergie des cultes anciens.

 

5 Statue de St Martin

 

 

1 Croix de Paradis

 

La croix de Paradis située sur la commune de Puceul, à proximité de la route de La Rinais serait une croix dite « julienne », installée le long des chemins menant au pèlerinage à St Julien de Vouvantes.

Elle est réalisée sur un socle de petit appareil de schiste recouvert d’une dalle de pierre de Nozay et possédant une niche. Le fût mesure 2m60 de hauteur, il est de section carrée jusqu’à 0,80m, puis le reste et le croisillon sont octogonaux . Une inscription est située à l’avant du fut avec en dessous la date de 1642. Le croisillon restauré à l’aide d’une ferrure possède un christ de facture naïve très abimé . Conformément aux croix juliennes, qui sont des croix de schiste, constituées le plus souvent de deux parties de section octogonale, avec un fût d’une hauteur moyenne de 2m50, cette croix a été fragilisée en raison du matériau et de son ancienneté. La base du fût, qui est carrée, est elle-même ouvragée par des moulures et possède plusieurs inscriptions gravées.

Les croix juliennes possèdent, la plupart du temps, une représentation très sommaire d’un christ sculpté, avec souvent un simple ovale pour le visage, des bras démesurés et des mains évasées, des côtes saillantes, des jambes longues et raides, avec des pieds tout juste dégrossis, celle-ci  possède un large et épais titulus.

 

17 Autres Croix

 

Dans la commune de Puceul, lors du recensement effectué il y a déjà quelques années, on dénombrait une vingtaine de croix au total pour une superficie de 2000 hectares.

Une 1ère étape de repérage sur le terrain a été réalisée, il y a quelques années par la commission Patrimoine de la Municipalité d’alors. Un tour de la commune pour repérer les calvaires, les croix, a été réalisé.

Nous devons également  nous intéresser à celles qui ont disparu.

Des photos ont été prises et des fiches "ouvertes"

Une 2ème étape de constitution de fiches techniques doit être effectuée

Sur place seront relevés les dimensions, la nature des matériaux, les inscriptions, les particularités du monument et l'état de ce petit patrimoine ainsi qu'éventuellement les éléments manquants. Ceci permettra de remplir les fiches techniques.

La 3ème étape comprendra des recherches historiques

On doit rechercher l'histoire de ce patrimoine aux archives communales, départementales, diocésaines, à partir d'ouvrages d'histoire locale et prendre contact avec les personnes "mémoire" et par tout autre moyen... (ce n'est pas limitatif !) et en faire une synthèse.

 

Patrimoine de la commune de Puceul (Croix de Paradis)

Maisons et châteaux

2 Manoir de Bohallard, 3 Château de Bohallard, 6 Maison Montmorency, 7 Autres logis de bourg, 13 Manoirs de Campagne.

2 Manoir de Bohallard

 

C'est l'un des plus anciens bâtiments de la commune, situé au centre de la paroisse de Puceul, à l'époque où elle s'étend jusqu'à l'Isac.

La première mention de Bohallart se rencontre dans un vieil inventaire du XVIe s.

Bohallart pourrait donc être à l’origine la propriété d’une famille noble qui y aurait construit un petit manoir, soit pour y résider dans un premier temps avant de l’abandonner, soit plus sûrement pour en faire directement une métairie5 noble, pratique courante aux XV-XVIe. 

À l'étage, les baies de schiste avec un léger chanfrein, surmontés de linteaux en accolades, gardaient autrefois leurs meneaux horizontaux. Les meneaux croisés du rez-de-chaussée ont été enlevés. 

MarieGéraud,  née en 1652, fille de Jacques Géraud, sieur du Houssay (en Saffré) et du Bohallart (en Puceul) reçoit Bohallart (les seigneuries plus importantes revenant à ses ainés). Elle est mariée avec Jean Pigeaud sieur de la Belliere. Le 26 septembre 1680, Henri de Bourbon Condé, seigneur de Nozay, déclare au roi Louis XIV dans son aveu que relèvent de sa chatellenie de Nozay et lui doivent hommage « escuyer Jean Pigeault sieur de la Belliere a cause de Marie Gerault sa femme pour la maison et fief du Bois Allard».

 

3 Château de Bohallard

 

En 1893, la famille Carouge, originaire de Guémené-Penfao, achète ce domaine, dont fait partie cette demeure de maître, construite en 1833 dans un style « néo-château de la Loire ». 

Pressée d'investir sa dot dans la pierre, Madame Carouge cherchait une maison assez vaste pour l'accueillir à la belle saison, avec quelques amis et la nombreuse domesticité qui accompagne la bourgeoisie parisienne en villégiature à la fin du XIXe siècle.

La partie centrale du château et les angles de chaîne sont en tuffeau, les ailes sont en petit appareil de schiste. 

Vers 1850, le propriétaire, notaire menacé de faillite, avait mis le feu au Château pour le prime à l'assurance. Le bâtiment a été ensuite refait à l'identique.

 Le décor intérieur, caractéristique de la fin du XIXe siècle, est en stuc, faux marbre et dorures, qui répond aux colonnes également en faux marbre. 

Après le décès de Mme Carouge, le Château passa alors naturellement à sa fille qui ne lui survécut pas longtemps. Après quelques années d'indivision, le Château échut à Hubert Saint Girons (l'homme aux serpents) qui en fit son laboratoire. Hubert St Girons le petit fils meurt à Bohallard le neuf en 2000, sa femme est depuis cette date propriétaire du château.

 

6 Maison Montmorency

 

La Maison « Montmorency  » se trouve dans le haut de la place de l’église, au bord de la route de Saffré, elle est située à proximité de l’ancien presbytère (actuel restaurant « Le séquoia »).

Elle porte le nom de la famille « Montmorency » , l’une des plus prestigieuse de la noblesse française (Ville de Montmorency dans l’actuel département du Val d’Oise).

La branche qui concerne Puceul est celle des La Neuville, par Georges de Neuville d’Abbaretz, gouverneur de Châteaubriant et fils légitimé de Georges de Montmorency d’Aumont dont le père était Claude Montmorency, Baron de Fosseux (1506-1546).

Un des propriétaires de la Maison « Montmorency » était Jean de Montmorency., seigneur de la Neuville en1653. Le nom s’est perpétué par le frère de Jean, Georges, dont le petit fils a eu une fille, Marie Anne Claude  de Montmorency qu’il maria en 1733 à Louis Alexandre Xavier le Sénéchal de Carcado (mort en 1763).

Un linteau de la maison porte un blason sculpté aux armes de la famille Carcado, d’azur à 7 macles d’or avec une accolade au sommet de laquelle est l'écu armorié.

Même si l’apparence de la façade et la tour d’escalier porte la marque du XVIe siècle, cette fenêtre est du XVIIIe siècle, date de l’alliance avec les Carcado.

 

7 Autres logis de bourg

 

 

Le logis de la bibliothèque en appareillage de schiste et aux baies caractéristiques du XVIe siècle s'apparente par sa construction aux demeures nobles que sont les manoirs

Bâtiment de la Bibliothèque actuelle (ancienne bâtisse à égouts retroussés ou coyaux : témoignages de son ancienneté).

Autre logis du bourg, mais publique celui-là, le bâtiment de la Mairie en petit appareillage de schiste recouvert de chaux et encadrements de baies et chaînages d’angle en tuffeau a été construit à la fin du XIXe siècle avec à ses côtés à l’équerre le bâtiment des classes de l’ancienne école publique de garçons de la commune.

 

13 Manoirs de Campagne

 

 

Plusieurs petites seigneuries dont La Bellière, La Savinaie et Bohallard avec droit de moyenne justice occupaient jadis le territoire de Puceul et dépendaient de la châtellenie de Nozay.

le manoir de La Bellière (XVIème siècle) a été remanié au XVIIe siècle avec l’ajout de lucarnes et de nouvelles ouvertures en tuffeau.

 Au XVe s. le sieur BLANCHET, est seigneur de la Bellière et du Pasrobert, paroisse de Puceul,  et de divers lieux des paroisses de St Herblain, Nozay, Haute Goulaine, Orvault, Derval.

Il faudrait s’attacher à reconstruire le réseau de parenté de la famille Blanchet. Pour le moment, il est difficile de voir tous leurs liens éventuels, mais leurs alliances dans le monde des finances bretonnes semblent militer pour l’appartenance à une même famille : Olivier, monnoyeur à Nozay en 1428, père de Jean, châtelain et receveur de Nozay et commissaire pour la réformation des fouages en 1429 : Pierre, procureur de Nantes en 1469; Jean, procureur-général du duc en 1482.

Le manoir de La Savinaie ou Savinaye (XVIe-XVIIIe-XIXe siècle) est une ancienne dépendance de la châtellenie de Nozay. Il ne subsiste de l'ancien édifice, qu'une tourelle quadrangulaire du XVIIème siècle.

 

Industries, Voies de communication

4 Anciennes Carrières ..., 5 Gisement d’Attapulgite, 6 Ancienne Voie romaine, 15 Anciens Moulins à Vent.

4 Anciennes Carrières ...

 

 

L’étang du Sauzais est établi sur le site d’une ancienne carrière de Pierre destinée à la construction, sans doute  un type de schiste plus ou moins semblable à celui de Nozay.

Au lieu-dit les Châtelliers, et sur le coteau près du ruisseau du Pas-Sicard, plusieurs structures en terre, avec fossés, scories et cendres, ont été mises en relation par Léon Maître (« Les villes disparues des Namnètes » 1893 p 268-269) avec l’exploitation du Minerai de fer.

Dès la fin du XIXe siècle, l’historien Léon Maître et l’ingénieur des mines Louis Davy furent les premiers à s’intéresser à la longue histoire de la métallurgie du fer en Bretagne.

Mais ces historiens et archéologues du XIXe siècle ont eu tendance à privilégier l’étude de la période gallo-romaine et à en surestimer par conséquent l’importance. Léon Maître a avancé notamment  l’hypothèse que beaucoup de ces ateliers étaient sommairement fortifiés, c'est-à-dire installés sur un retranchement en terre de forme rectangulaire pouvant avoir plus de 100 m de longueur et protégés par un fossé et un talus.

Cependant rien n’indique que les Châtelliers, s’ils ont effectivement été des ateliers fortifiés n’aient pas été utilisés après le Ve siècle.

 

5 Gisement d’Attapulgite

 

Une prospection préliminaire, réalisée en 1981, en vue de rechercher des gisements d’attapulgite dans l’ouest de la France avait mis en évidence un indice prometteur dans le Bassin de Saffré au voisinage  de Puceul.

Une poursuite de la prospection en 1983 a permis de voir que les niveaux d’argiles à attapulgite les plus purs et les plus épais semblent localisés au voisinage du contact entre argiles vertes sableuses et argiles supérieures vert-clair grumeleuses.

Ainsi un gisement possible d’e superficie de 30 ha environ a été repéré au sud de la ferme de la Hubertière à l’est de Puceul.

Les niveaux à attapulgite (teneur de l’ordre de 70%) ont une épaisseur variant entre 2 et 5 m, mais des sondages complémentaires étaient nécessaires pour savoir s’ils constituent ou non une couche continue.

Ces argiles à attapulgite  étaient susceptibles de trouver un débouché pour la fabrication de granulés absorbants (90% de la consommation) malgré des caractéristiques légèrement inférieurs aux produits espagnols.

Les granulés fabriqués à partir de ces argiles présentent des caractéristiques assez proches des granulés à base de sépiolite espagnole qui représentaient près de 90% de la consommation française (150 Kt /an)

 

6 Ancienne Voie romaine

 

« Une voie romaine connue dans le pays sous le nom de levée de Saumur, traverse le territoire de Puceul, à 1500 m environ au sud du bourg; je l’ai suivie entre la route de Saffré et les nouvelles constructions du Tertre. Sur le chemin du Rôs qu’elle traverse, elle forme un bourrelet pierreux que le passage des charrettes n’a pu détruire; de ce point, elle se dirige à l’ouest vers le moulin de la Rouaudière en servant de chemin sur une partie de ce parcours. On parle d’un trésor caché sous les grosses pierres de cette voie et contenant près d’une barrique d’argent renfermée dans un vase entouré de cercles d’argent. A l’est, la levée se dirige vers le Pont de pierre où elle est encore assez visible ».  Pitre de Lisle du Dréneuc  Dictionnaire Archéologique de la Loire-inférieure 1880

Entre  Vay et de Puceul, elle se voyait si distinctement il y a 50 ans, que M. Bizeul a pu mesurer sa largeur, qui n’était pas moindre de 12 m dans l’empierrement, et de 20 m , avec les accotements entre les contre-fossés, largeur exceptionnelle qui la classe dans la catégorie des voies militaires, dites consulaires ou impériales, [telle la voie Vannes-Angers ] Compte tenu de l'emprise au sol, on peut conclure qu'il s'agissait d'un axe important, s'apparentant à une «autoroute» de l'époque.

«Une voie prioritaire pour la poste, le commerce»

 

 

15 Anciens Moulins à Vent

 

Dès 1931, il n’y avait plus aucun moulin à Puceul. Le dernier moulin à vent en activité se situait au Moulin-neuf. Il a disparu entre 1911 et 1931.

En 1951, encore, lorsqu’Annick Ballu est arrivée au Moulin-neuf, des pierres de l’ancien moulin étaient encore visibles dans le champ qui fait face à la maison d’habitation.  Annick nous indique :

« Alfred Ballu, né en 1896, le père de mon mari, nous disait qu’en venant de l’Hôtel-Ferrand chez son grand-père, un jour, il a vu le moulin en feu. Le dernier meunier était un Josse. Ils étaient meuniers de génération en génération. La maison qui borde la nôtre était une minoterie ».

D’après les listes nominatives des recensements de la population, il restait seulement un moulin à vent au Moulin-neuf à Puceul en 1911 avec 2 meuniers.

Alors qu’ils étaient encore trois en 1876 pour quatre meuniers (Moulin-neuf) (Rouaudière) (Moulin de Bohallard). Et en 1846 on en comptabilisait six et 7 meuniers (Moulin-neuf) (Rouaudière) (Moulin de Bohallard)(Moulin Hamon) (Moulin du Bois Jahan) (Moulin Mortrais) .

Peut-être même 7 si l’on comptabilise deux moulins à Jahan comme l’indique la carte de l’atlas de Tollenare en 1855.

 

Agriculture, Artisanat, Commerce, Vie publique

7 Fours à pain, Puits ..., 8 Puits de la Mairie, 9 Porte piétonne cimetière, 8 Hangars, Granges, Palis.

8 Puits de la Mairie

 

Puceul vient du latin :  puteolum c'est à dire un petits puits. Du latin puteus (=puits) + suffixe diminutif – eolum.

La localité apparaît sous le nom de Puceol (forme intermédiaire entre Puteolum et Puceul) dans un écrit du XIIIe siècle.

Le puits de la Mairie, composition décorative réalisée en l’honneur de l’étymologie du nom de Puceul, n’a pas toujours été situé à cet emplacement.

Il se trouvait avant le réaménagement du bourg en 2013 sur la place de l’église.

Pour sa construction  qui fait la part belle à la pierre de Nozay, schiste local, un linteau de pierre bleue provenant des carrières de Nozay a été réutilisé. Gravée dans le schiste l’inscription suivante est lisible :

MAITRE MARTIN PLESSIX NOTAIRE ARPANTEUR

…... ET FAIT BATIR CETTE MAISON EN L’AN 1758

…A ETE DONNEE PAR Me Y PLESSIX N re ….

 

9 Porte piétonne cimetière

 

Le cimetière de Puceul possède de beaux exemples de l’utilisation de la pierre de Nozay.

Son mur d’enceinte est entièrement constitué d’un petit appareillage en pierre bleue.

L’entrée du cimetière est ornée d’une porte piétonne possédant un encadrement en pierre taillée.

Celle-ci est surmontée de chaque côté de pierres sculptées représentant des volutes.

Une superbe croix pattée sculptée avec un fut monolithe de plus de quatre mètres de haut orne le fond du cimetière.

Plusieurs tombeaux présentent de beaux exemples de dalles monolithes surmontant un socle en petit appareillage de pierres taillées dans le schiste de Nozay. 

Ils sont quelquefois surmontés de belles croix sculptées dans le schiste.

D’autres croix pattées surmontent le mur d’enceinte du cimetière.

 

7 Fours à pain, Puits ...

 

Dans le village  de la Mélatais, un puits commun au village subsiste avec une margelle en moellons de schiste recouvert de dalles du même matériau.

 

Le village de la Bourdinière a eu jusqu’à onze exploitations agricoles dans le village. 3 fours à pain étaient en activité.

 Un a disparu, un autre subsiste à l’état de ruines avec une boulangerie en pisé et le dernier est en état  à l’intérieur d’un bâtiment auquel il est accolé.

Plusieurs palissades en schiste agrémente le village qui possède également un puits à margelle d’appareillage en schiste surmontée de dalles du même matériau.

Un autre puits subsiste dans une des propriétés du village.

Le Village de La Rinais laisse entrevoir plusieurs maisons ou bâtiments où le schiste est largement employé et un ensemble constitué d’un ancien four à pain et d’un puits à l’état de ruine subsiste également.

 

8 Hangars, Granges, Palis

 

Le village de la Bourdinière possède plusieurs maisons en appareillage de schiste encore visible. Plusieurs bâtiments : hangars, granges, anciennes exploitations agricoles montrent les possibilités de construction de l’époque (dimensions standard des bâtiments de 6m50 sur 12 m, charpente en chêne).

L’un deux, un hangar de 6 mètres de long sur 4 mètres de large abritant du bois de chauffage laisse les plus hauts palis de 4 mètres  de haut soutenir une charpente en chêne couverte d’ardoises avec un bardage de planches de Châtaignier prolongeant les palis les plus courts jusqu’à la toiture.

La grange proche de la maison à encadrements de briques a été reconstruite dans les année 1890 en conservant la charpente en chêne suspendue grâce à des étais, mais en raccourcissant les dimensions d’un mètre.

Le Village de La Rinais laisse entrevoir plusieurs maisons ou bâtiments où le schiste est largement employé sois sous forme de moellons soit sous forme de long palis fichés verticalement pour soutenir la charpente en chêne d’un hangar.

 

Environnement

9 Etangs communaux, 10 Jahan : Point culminant, 10 Bois de la Savinais, 11 Etang de la Rinais, 12 Séquoia du bourg, 14 Autres Bois, 16 Ruisseaux de Puceul.

9 Etangs communaux

 

Les étangs communaux de Puceul, comme celui des Prés Flippes et celui du  Sauzay (en bordure de la RD 121 Nort-sur-Erdre-Nozay) sont  gérés par l’Association de Pêche Communale Puceuloise .

Ces sites ne sont pas affiliés à l’Association Agréée pour la Pêche et le Milieu Aquatique et l’ on peut y pêcher avec des cartes à la journée (tout public) pour quelques euros.

L’étang des prés Flippe a la réputation de disposer d’une eau en abondance même dans les périodes les plus chaudes des années de sécheresse et les agriculteurs des alentours viennent y remplir leur tonneau à eau pour abreuver leur bêtes.

Des nénuphars aux fleurs blanc-rosé donnent une touche de couleur sur les eaux souvent limpides de cet étang aux eaux relativement profondes, mais malheureusement sujettes à des plantes aquatiques plutôt envahissantes au grand dam des pêcheurs.

La carrière du Sauzay est occupée par un étang bordé de saules et de toute une série d’arbustes et arbres hygrophiles dont les eaux sont peuplées notamment de tanches et autres gardons.

 

10 Jahan : Point culminant

 

Sur les hauteurs de Jahan proches du point indiqué par une borne géodésique utile pour le repérage sur les cartes IGN, on aperçoit un panorama sur la dorsale topographique d’Abbaretz qui sert de limite de Bassin versant entre Le Don et l’Isac.

Il s’agit du point le plus haut de la commune qui culmine à 81m sur le plateau . Le point le plus bas se situe en limite sud de commune, à proximité d'un ruisseau temporaire affluent  de l’Isac, à l’ouest de Bel-Air.

 Sur le plateau de Nozay dont les hauteurs s’étendent sur Puceul entre Jahan et la Grimaudière, les altitudes relevées sont respectivement de 81 m et 68 m.

Le Plateau comporte un plan sommital étroit entaillé par l’érosion linéaire depuis le début de son soulèvement.

Cette dissection, guidée ponctuellement par des fractures, se dessine aujourd’hui par des modelés de vallons : ruisseau de la Blandinais en limite  de la Grigonnais, ruisseaux de Mélatais, de Rinais, de la Savinais et du Moulin-Eve, plus à l’est.

L'agglomération de Puceul s'est développée au pied du plateau, en bordure de la plaine de Saffré.

Plus au sud, la plaine de Saffré descend lentement vers le sud-est dans le prolongement des ruisseaux de l’Isac et du Pas-Sicard.

 

10 Bois de la Savinais

 

 

 

11 Etang de la Rinais

 

L’étang de la Rinais, comme celui des Prés Flippes et celui du  Sauzay (en bordure de la RD 121 Nort-sur-Erdre-Nozay) est géré par l’Association de Pêche Communale Puceuloise .

C’est un site non affilié à l’Association Agréée pour la Pêche et le Milieu Aquatique sur lequel on peut pêcher avec des cartes à la journée (tout public) pour quelques  euros.

Pour y accéder : dans le bourg de Puceul, prenez la direction de Nozay. Au calvaire (à 50 m), tournez à gauche. L’étang est à 100 m sur la gauche.

Dans l’étang de la Rinais, on peut pêcher plusieurs types de poissons : Tanches, sandres, gardons.

Le sandre doré européen, communément appelé sandre, est une espèce de poisson carnassier qui vit en eau douce et dont la taille peut dépasser les 100 cm.

Les adultes mangent surtout d'autres poissons, mais contrairement au brochet ils doivent se limiter à ceux de petite taille : leur gueule est large, mais leur gosier étroit.

Leurs proies favorites sont des ablettes, goujons, petits gardons de deux ou trois ans, ainsi que des écrevisses.

 

12 Séquoia du bourg

 

Origine du nom : le nom séquoia a été donné à cet arbre pour honorer la mémoire du chef amérindien SEE-QUAYAH ou SEQUOYAH, métis de la tribu des Cheerokees qui  joua un rôle important dans la coopération entre les Cheerokees et les blancs.

 Ces arbres sont originaires de Californie, dans une région située à 180 km de San Francisco

A l’état naturel, les séquoias géants ne poussent que sur les versants ouest de la Sierra Nevada, dans des forêts de montagne.

Les séquoias les plus hauts mesurent plus de 90 mètres et la circonférence des plus gros dépassent 24 mètres .

Le séquoia du bourg se dresse dans le jardin de l’ancien presbytère, juste à côté de l’église qu’il domine de sa hauteur. Il aurait été planté à la même époque que celui de Bohallard et que celui de la cure de Saffré (aujourd'hui abattu ). C’est l’un des plus gros sujets de Loire-Atlantique, mais pas le plus haut.  

Sa circonférence à un mètre du sol était de 6,30mètres, en 1990, elle est de 7,55m en 2014, sa hauteur est de 28 mètres. Ce séquoia a donc gagné 1,25 m de circonférence en 22 ans. Comme c'est une espèce qui aime bien l'eau, il se plaît bien là à proximité du puits de l'ancien presbytère.

 

 

14 Autres Bois

 

De nombreux bosquets et boisements sont disséminés sur le territoire.

Les boisements les plus importants sont :

  • Le Bois de la Savinais
  • Le Bois de la Grimaudière
  • Le Bois de la Tirlais
  • Le Bois des Binetières
  • Le Bois de Bohallard.

 

Des boisements d’emprise moins importante, plus lâches ou morcelés sont répartis sur le reste du territoire communal : les bois de Toubriant, à proximité de Bel-Air …

L’intérêt de ces boisements est reconnu car les principaux font l’objet d’une « servitude d’espaces boisés classés à conserver ou à créer »

 

16 Ruisseaux de Puceul

 

La commune de Puceul se situe en lisière sud du plateau nozéen qui se prolonge par la dorsale Abbaretz-La Meilleraye-de-Bretagne. Le territoire est partagé entre les hauteurs du plateau nozéen, qui s'étendent au nord-ouest de la commune et la plaine de Saffré au sud-est, occupée par la rivière Isac et ses affluents.

L'ensemble est situé entièrement dans le bassin versant de la rivière Isac, elle-même affluent de la Vilaine.

Plusieurs bassins versants secondaires viennent entailler le plateau de Nozay.

Ils sont tous drainés par des affluents de L'Isac.

On retrouve cinq bassins versant principaux :

Le bassin versant situé à l'ouest de la commune a pour exutoire le ruisseau de la Blandinais.

Celui, situé à l'est de la RN 137 est drainé par le ruisseau passant à proximité des villages de la Drugeonnais, du Champ battu, de la Ménerais et du Landreau.

Le bassin versant situé au centre de Puceul et à proximité de son centre bourg a pour exutoire, les ruisseaux de la Rinais, des Binetières et  [celui  comprenant le secteur drainé] par le ruisseau de la Savinais.

Celui situé au nord et à l'est comprenant la Moulin-Eve et le Sauzay qui est drainé par le ruisseau du Pas-Sicard.

 

Funéraire, Archéologie

11 Stèle du Grand-Chemin, 12 Légende du Serpent, 13 Monument aux morts, 14 Plessis Grimaud Juridiction

11 Stèle du Grand-Chemin

 

Cette stèle, installée sur la tombe d’un ancien prêtre réfractaire enterré, en ce lieu, avec son cheval, a été réalisée dans les années 1950 par Gilbert Massé, artisan local.

L’entourage de la stèle en tuffeau provient de l’ancien autel de l’église St Martin de Puceul mis à disposition par l’abbé Victor Guillé.

Le prêtre réfractaire enterré ici a semble-t-il été une des victimes de la Virée de Galerne.

La Virée de Galerne est une campagne militaire de la Guerre de Vendée pendant la Révolution française qui s'est déroulée dans le Maine, en Bretagne, en Normandie et en Anjou. Elle tire son nom de gwalarn, mot breton qui désigne le vent de noroît (nord-ouest).

Il s'agit de l'expédition effectuée par l'armée vendéenne qui, ayant traversé la Loire après la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, se rend à Granville dans l'espoir d'y trouver des renforts en provenance d'Angleterre.

A l’issue de la Virée de Galerne, l’armée vendéenne ayant échoué devant Granville en novembre 1793 puis au Mans le 10 décembre se replie vers Savenay (Loire Atlantique) où elle est anéantie par l’armée républicaine le 23 décembre 1793.

 

12 Légende du Serpent

 

Autrefois, les bois de la Croix-Merhan, entre Nozay et Marsac, étaient infestés de vipères.

Le fermier de la Croix Merhan étant un jour à chauffer son four, vit venir à lui un vieux mendiant inconnu, qui lui demanda si les reptiles l’incommodaient toujours.

Sur sa réponse affirmative, il lui dit qu’il connaissait un moyen de l’en débarrasser, mais que pour cela il fallait nommer les fiefs de la châtellenie sans en omettre un seul.

Il procéda donc à leur appel, en nommant tour à tour toutes les terres de la région et notamment le fief de la Savinaye. À chaque nom qu’il appelait, un certain nombre de reptiles venaient se précipiter dans le four embrasé, mais il eut la malchance d'en oublier une, où fréquentait un serpent gigantesque.

Ce serpent, pour venger la mort de ses congénères, poursuivit le mendiant  jusqu’au moulin à vent de Toulon.

Notre homme, consentit à laisser prendre à son ennemi quelques gouttes de son sang et le serpent put ainsi se gaver du sang du mendiant, qui resta presque mort.

Quand Pierre de Cornulier, seigneur de Toulon, reconstruisit au 16e le moulin seigneurial, il fit sculpter l'histoire au linteau de la porte.

 

13 Monument aux morts

 

Sur le monument aux morts de la commune de Puceul, installé au milieu du cimetière, sont inscrits les puceulois morts pour la France lors de la Première Guerre Mondiale, 14 en 1914, 25 en 1915, (26 en réalité)  8 en 1916 (9 en réalité),  6 en 1917, 6 en 1918 (8 en réalité), plus 1 en 1919 (non inscrit) et 1 en 1920 (non inscrit). Ont été rajouté les Puceulois morts lors de la seconde guerre mondiale et lors de la guerre d’Indochine.

Voici la liste de Puceulois morts lors de la Première Guerre mondiale :

ALIX Camille , BAGUET Louis, BALLU Jules, BARBIER Pierre, BLAIS Pierre, BOURIGAULT Jean Marie, BRICAUD Elie, BRICAUD François, BRICAUD Jean Marie, BRICAUD Théophile, BUREAU Joseph, BUREAU Léon, CAHAREL Pierre, CHARBONNIER Victor, COQUET Pierre, DELOUCHE Louis, DROUAUD François, DROUILLET Joseph, DUPONT Jean Marie, DURAND Emile, DURAND Jean Marie, DURAND Jean Marie, DURAND Paul, FERRAND Jean Louis, FRABOUL Jean Louis, FRUNEAU Marcel, GUILLET Pierre, GUINEL Georges, HAMON Pierre, HERBERT Elie, HERBERT Jean Marie, JUDALET Henri ,JULIENNE Jean-Baptiste, LEDOUX Jean Marie, LEFEUVRE Alexandre, LEFEUVRE Alfred, LEMAILLOUX Pitre, LEMASSON Jean Louis, LEMASSON Jean Marie, LEPAROUX Donatien, LEPAROUX Prosper, LERAT Donatien, LEROUX Emile, LEVESQUE Jean Louis, MAHE François, MAHE Paul, MEREL Clément , MONNIER Jean Marie, MONNIER Paul , MOULIN Pierre , PASGRIMAUD Adrien, POIREL Charles, RETIERE Alexandre, RETIERE François, ROBERT Clair, ROBERT Joseph, ROCHER François, SAFFRE Henri, SEBILE Pierre, SURGET Jean, SURGET Paul, TESSIER Eugène, TESSIER Jean, TOURILLON Frédéric, VERGER François.

 

 

 

14 Plessis Grimaud Juridiction