Trésors du Patrimoine A,B,C : Commune de Nozay 44

1 Croix du Marché, 2 Chapelle Louis Guerry, 9 Aumônerie St Jean, 10 Eglise St Pierre, 11 Croix d’Ebeaupin, 13 Fontaine St Joseph, 17 Fontaine St Pierre, 18 Enclos du Vieux-Bourg.

10 Chapelle de Limerdin, 5 Calvaire de Créviac, 8 Croix du Maire, 5 Croix de Ligou, Coisbrac,

3 Château de la Pinsonnais, 5 Mairie, 8 Pharmacie, 15 Château de la Touche , 19 Manoirs de Campagne.

1 Cardunel, 5 Rosabonnet, 7 L’Angle, 3 Château de Créviac, 4 Manoir de Créviac, 9 Manoir du Maire, 3 Manoir de Villatte, 4 Manoir des Grées, 11 Manoir du Coudray.

4 Ancienne Gare, 20 Voie ferrée, 23 Carrière du Parc, 4 Moulin de Beaujouet, 9 Voie ancienne, 7 Anciennes Mines d’étain, 2 Ancien Moulin à Eau de Villatte, 6 Ancien Moulin à Vent., 10 Carrières de Schiste.

Patrimoine de la commune de Nozay (Bourg de Nozay : Chapelle Guerry)

Patrimoine religieux du bourg de Nozay

1 Croix du Marché, 2 Chapelle Louis Guerry, 9 Aumônerie St Jean, 10 Eglise St Pierre, 11 Croix d’Ebeaupin, 13 Fontaine St Joseph, 17 Fontaine St Pierre, 18 Enclos du Vieux-Bourg.

1 Croix du Marché

 

.La croix du Marché est la seule croix de Nozay en granit, cependant le socle qui comprend plusieurs niveaux est en schiste.

Il s’agit bien d’une croix bien que ses dimensions soient imposantes.

En effet on parle de calvaire quand au moins trois personnages sont présents sur la croix (Jésus, La Vierge et St Jean généralement).

On compte une quarantaine de croix sur la commune de Nozay, 19 sont en schiste et 11 croix supplémentaires possède une effigie du christ sculptée en schiste.

 

2 Chapelle Louis Guerry

 

Petit édifice érigé en bordure du chemin vers Nantes  cet oratoire, est sans doute du XVIIe siècle,.

Il abritait plusieurs statues dont celle de la Vierge à l’Enfant et deux saints ruraux, Saint Maimboeuf et Saint Fiacre.

Il semble qu’en 1806 Louis Guerry entreprenne de restaurer, peut-être de reconstruire, l’édifice avec l’idée de s’y faire enterrer.

Louis  Guerry était un personnage important lors de la révolution et bien introduit dans les familles dont les noms comptent au pays

Il était notaire de profession et a choisi de reposer à proximité de l’ancienne route de Nantes à Rennes.

Louis Guérry naît à Nozay le 19 décembre 1745 dans une famille de petits marchands. Il acquiert sa propre charge de notaire à Saffré, à trente-deux ans.

Il aurait laissé un testament pittoresque au regard de  ses obsèques. Il aurait souhaité que soient déposés en sa bière cinq louis d’or et que son corps soit porté en son enfeu par cinq hommes prénommés louis.

Ce testament fantaisiste fut-il exécuté à la lettre ? Une chose est certaine, les pièces d’or-si elles furent jamais- ne sont plus dans la tombe depuis belle lurette. .

 

 

9 Aumônerie St Jean

 

.La chapelle qui a donné son nom à la rue St Jean a été détruite pendant la Révolution et l’aumônerie fût alors divisée en de nombreuses parties.

Autrefois aumônerie fondée au XIIe siècle à l’époque des croisades par l’ordres des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, elle était destinée à accueillir des pèlerins, des voyageurs et des pauvres.

Pourvue de lits et de paillasses, elle pouvait recevoir 15 à 20 personnes.

A la suite des hospitaliers, le clergé a continué à entretenir cette aumônerie jusqu’à la Révolution.

A la Révolution l’aumônerie a été vendue en plusieurs parties et un étage supplémentaire a été réalisé.

On observe les anciennes arcatures en plein cintre  surmontant autrefois des ouvertures aujourd’hui bouchées et qui témoignent de l’ancienneté du bâtiment

 

10 Eglise St Pierre

 

.Construite en schiste et tuffeau en 1869 à l’emplacement de marais, l’église St Pierre aux liens est de style roman. (en témoigne les ouvertures étroites).

L’église du Vieux-bourg était devenue trop étroite face à l’accroissement de la population au milieu du XIX siècle.

Un projet de reconstruction est repris en 1862, mais les habitants du Vieux-bourg et du Haut-Nozay refusent que la nouvelle église soit construite hors du vieux-bourg.

Le Maire (S. Blanchet) et le curé de l’époque (Hillereau) feront preuve de ténacité, mais le curé Hillereau meurt en 1868 sans en voir l’achèvement.

 

 

11 Croix d’Ebeaupin

 

Croix implantée sur le chemin du cimetière.

De grosses épines sont sculptées dans la pierre.

Vers sa base le fût ( Le fût d'une croix est la colonne située entre le piédestal et la croix elle-même ) est orné d’un disque sculpté agrémenté d’une croix maltée ou d’une rosace.

La Croix est montée sur un cube de pierres maçonnées.

Celui-ci est orné d’une niche et d’un entablement à moulures.

L’ensemble a bel aspect devant l’aubépine.

Autrefois de nombreuses croix étaient déposées dans la niche ou sur l’entablement.

En souvenir des morts passés devant la croix pour aller à leur dernière demeure, au cimetière du Vieux-Bourg.

 

13 Fontaine St Joseph

 

Par les années de sécheresse, on venait de très loin pour puiser à cette fontaine qui ne tarit pas.

Elle donne toujours de l’eau.

En 1921, au cours d’un été brûlant, on y vint de la Ville-au-Chef pour s’approvisionner en eau.

Elle alimenta les fermes privées d’eau par la sécheresse.

Elle possède un linteau  de pierre de Nozay évidé en anse de panier (arc au sommet aplati)  qui sert de fronton.

(Le linteau est un élément architectural qui sert à soutenir les matériaux du mur au-dessus d'une ouverture, d'une porte ou d'une fenêtre )

Il est orné de belles moulures (éléments d’ornementation permettant d’arrondir un angle).

De beaux palis recouvrent l’ensemble et forment la toiture.

Chaque côté est éclairé par des ouvertures rectangulaires dans la maçonnerie.

 

17 Fontaine St Pierre

 

Près de cette fontaine, au VIème siècle, un ermite serait venu évangéliser Nozay.

Il y a 1500 ans. C’est le berceau de Nozay.

La fontaine est surmontée par une statue, du XIXème, de Saint Pierre aux Liens, patron de la paroisse de Nozay. (50)

La source est aujourd’hui enfermée dans une tourelle fermée par une porte de bois en ogive. (81)

Un lavoir proche est alimenté par cette fontaine. (54)

Les fontaines étaient souvent à l’origine de l’installation des premières communautés. (81)

A Nozay la première communauté chrétienne se serait ainsi formée aux abords de la fontaine qui est placée depuis sous la protection de Saint Pierre-aux-Liens. (55)

Par la suite, une chapelle aurait été fondée à l’abri des zones marécageuses. Nous sommes là face à l’origine de l’enclos du Vieux Bourg. (55)

 

18 Enclos du Vieux-Bourg

 

Autour de la fontaine St Pierre s’installe la première communauté.  Un édifice religieux, sans doute modeste, est construit à proximité d’un cimetière. (mise à jour de sarcophages mérovingiens, au XIXe siècle lors de terrassement).

Après l’installation d’un prieuré à Nozay par l’Abbaye St Florent de Saumur, aux XIe et XIIIe  siècle, l’église paroissiale prolonge ses maçonneries carolingiennes en épi par des éléments de style Roman (Il en reste une petite fenêtre étroite en grès Roussard).

A l’approche du XVe siècle, l’église est considérablement agrandie (empiétant sur le cimetière).

Le transept nord est sculpté dans le schiste bleu dans un style gothique flamboyant (chapelle seigneuriale des seigneurs de Nozay). Un Presbytère est construit à côté de l’église.

Quelques décennies plus tard, au XVI siècle, des peintures murales (représentant les martyres de St Blaise et St Etienne avec des personnages en costume d’époque) enrichissent ce transept.

En 1828, on agrandit l’édifice avec un  vaste chevet circulaire. Mais encore trop exigüe pour la nouvelle population de Nozay qui s’accroît,  elle est abandonnée après 1870  (1869 :  achèvement  de la nouvelle église ).

 

Patrimoine religieux hors bourg de Nozay

10 Chapelle de Limerdin, 5 Calvaire de Créviac, 8 Croix du Maire, 5 Croix de Ligou, Coisbrac,

10 Chapelle de Limerdin

 

La chapelle de Limerdin fut bénite le 2 décembre 1841. Elle était destinée d'abord à être une simple chapelle funéraire, les Rieffel ayant perdu deux jeunes fils qui y furent enterrés.

Elle fut peu après, agrandie pour servir de lieu de culte. Les ouvriers défricheurs, qui étaient nombreux, désirant entendre la messe le dimanche.

Jules Rieffel, décédé en 1886, y fut inhumé ainsi que sa femme, son gendre, leurs enfants et petits enfants

La chapelle de Limerdin renferme une statue de Notre-Dame-de-Pitié, Pieta du 17ème siècle à l'expression émouvante.

Elle est en bois polychrome, d'un seul tenant, bien qu'elle mesure près d'un mètre de haut. Le Christ a été déposé sur ses genoux, après la descente de la Croix. Elle élève le regard et les mains en un geste d'offrande.

Elle était vénérée à la chapelle de Beaulieu. Quand cette chapelle fut démolie en 1837, la statue fut reléguée. Jules Rieffel, qui était en train d 'élever la chapelle de Limerdin, acquit la statue et la plaça dans cette nouvelle chapelle.

 

5 Calvaire de Créviac

 

 Le calvaire était à la bifurcation des routes de Blain et de Nantes. C'est une très belle œuvre, riche en personnages. Au sommet : le Christ, la Vierge et Saint-Jean.

Au dessous, une descente de croix, avec Madeleine tenant la main du Seigneur.

Plus bas, c'est la vie du Christ : les rois mages, l'atelier du Charpentier … Sainte Anne, la mère de la vierge en sa compagnie, jeune fille avec des nattes.

Puis un Saint Hubert ; un saint Michel terrassant un démon coiffé d'un casque allemand ! À  la fin de la seconde guerre mondiale, l'artiste J.P. Fréour  fait allusion à un événement qui faillit être tragique pour la famille . En effet, aux jours terribles du « Maquis de Saffré », les Allemands perquisitionnaient partout, pour saisir ceux qu'ils appelaient des terroristes . Six maquisards dormaient au manoir lorsque Mme Récipon, née Félicie Létourneau, fut brutalement sommée d'ouvrir. Elle fit un vœu, puis avec Sang-froid, elle parlementa avec la troupe casquée. Les jeunes Français eurent le temps de s'enfuir et l'on fut quitte pour la peur.

C'est en souvenir de cet événement et de ce vœu qu'a été érigé ce calvaire à Créviac même. 

 

8 Croix du Maire

 

A l’angle de la route du Maire, une croix simple , à première vue, est riche de détails.

Montée sur un socle de maçonnerie précédé de rustiques marches, le pied émerge de l’entablement et porte deux petits bras au croisillon, avec au centre un christ, grossièrement taillé, mais très expressif.

Au dessus d’une niche bordée en relief, puis sur le pied, vers la base, un motif rectangulaire orné d’une rosace.

Le pied est entièrement biseauté au dessous de la rosace.

 

5 Croix de Ligou, Coisbrac

 

Le Christ crucifié est placé sur la croix de diverses façons, car en Bretagne, les règles iconographiques sont très peu observées et une assez grande fantaisie règne dans les représentations religieuses sculptées et peintes.

A part quelques rares monuments typiques des XIVe et XVe siècles, presque toutes les croix bretonnes appartiennent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles.

Néanmoins les sculpteurs de ces croix ont puisé suivant leur idée, goût, inspiration ou convenances personnelles dans le vaste répertoire iconographique des XIIIe et XIVe siècle, si bien qu’un christ ayant toutes les caractéristiques d’un christ roman peut très bien être reproduit sur une croix érigée à la fin du XVIIIe siècle.

Enfin, il ne faut pas s’attendre à trouver en Bretagne des pièces sculpturale de premier ordre, une production raffinée et savante; la sculpture bretonne est surtout populaire et par conséquent rustique et naïve;

Elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

 

 

Maisons et châteaux de la ville de Nozay

3 Château de la Pinsonnais, 5 Mairie, 8 Pharmacie, 15 Château de la Touche , 19 Manoirs de Campagne.

3 Château de la Pinsonnais

 

Comme de nombreuses demeures nobles de la commune, l’entrée du Château de la Pinsonnais est flanquée de deux grands piliers en Pierre bleue.

Le Château de la Pinsonnais est un édifice de tuffeau, d’inspiration vaguement néo-gothique, notamment dans le traitement des lucarnes.

Le château est augmenté d’un pavillon carré , lui-même décoré d’une échauguette.

 

5 Mairie

 

Reconstruite en 1852 en schiste et Tuffeau, cette mairie remplace un ensemble de bâtiments qui abritaient autrefois la mairie, mais aussi les halles et la prison seigneuriale.

Les ouvertures en arc brisé confère au monument un caractère religieux dont il est pourtant dépourvu.

Le haut de la tour d’escalier abrite une cloche datée de 1820.

Elle a été achetée par la ville à la suite d’un don des habitants, refusant de garder l’argent gagné par le dédommagement du séjour des régiments prussiens en 1815..

Elle possède un blason en schiste sculpté par Pierre Labarre en 1994 et représentant les armoiries de la ville.

Les lions figurant sur le blason sont l’emblème de la famille de Nozay, qui n’est cependant pas originaire de la région.

 

 

6 Grand-Monarque

 

.Comme les nombreux petits manoirs de la région, l’ancien Hôtel du Grand-Monarque, aujourd’hui siège d’un restaurant : le Tostato, possède une tour d’escalier permettant d’accéder aux étages.

Celle-ci est hexagonale (6 côtés), mais les tours, ailleurs peuvent également être rondes ou carrées.

Le Grand-Monarque est construit en schiste, bien que sa façade soit percée d’ouvertures ouvragées et décoré d’accolades en tuffeau.

Une restauration de cette façade a eu lieu : une date indique l’année de restauration : 2013.

La tradition rapporte qu’Anne de Bretagne, à son époque, puis François Ier ensuite seraient venus au Grand-Monarque : le domaine était digne de les recevoir.

Une pierre sculptée à l’effigie d’Anne de Bretagne, ainsi qu’une autre représentant un soldat casqué figurent au pignon du restaurant.

Elles ont été réalisée par un sculpteur local qui les offertes à Pierre Bizeul, ancien Propriétaire des lieux.

 

8 Pharmacie

 

.Pour se faire une idée de l’importance des bâtiments, il faut faire abstraction de la route de Marsac-sur-Don qui n’existait pas alors.

Les bâtiments, avec la porte cochère et la porte piétonne ne faisaient qu’un avec l’Hôtellerie du Grand-Monarque qui était alors digne de recevoir François Ier ou Anne de Bretagne.

Les voitures à cheval pouvait séjourner dans la cour autrefois ouverte avant les travaux de  modification de la pharmacie.

A côté de la Pharmacie, une motte de Beurre sculptée en schiste repose sur un piédestal lui-même en schiste et témoigne du rôle autrefois dévolu à cet endroit pour la vente  de cet aliment produit localement par les agriculteurs du coin et vendu  ainsi sur cette « Place de la Beurrerie ».

 

15 Château de la Touche

 

Les communs du château de la Touche, servaient à loger l'importante domesticité des propriétaires. (57)

Ces dépendances possèdent une magnifique charpente qui a justifié l’inscription de cet ensemble à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. (1)

Le château actuel est plus récent, bâti en tuffeau, en 1827, sous la Restauration, (1814-1830),

 Le Château de la Touche est accessible par deux  portails de construction plus ancienne. (64)

La porte d'entrée monumentale est faite pour frapper le visiteur qui la franchit. (54)

Elle est surmontée par une rangée de faux mâchicoulis uniquement ornementaux, qui symbolisent la puissance du seigneur des lieux. (54)

Le portail est construit en tuffeau, matériau traditionnellement utilisé dans le Val de Loire. (54) (voir photo)

L'ornementation est sobre et inspirée de l'antiquité. De fausses colonnes qui sont posées en légère saillie et le fronton décoré qui est surmonté d'une niche de faîtage, rappellent le pouvoir religieux comme le blason seigneurial rappelle le pouvoir aristocratique. (54)

Les dépendances sont ouvertes à la visite en juillet et en septembre et en particulier pendant les journées du patrimoine. (54)

 

19 Manoirs de Campagne

 

A l’image des nombreux petits manoirs de la région de Nozay, la Naulière possède une tour qui abrite l’escalier permettant d’accéder aux étages.

Comme ici elle peut-être ronde (idem au Coudray)

Ou carrée (Manoirs de Créviac et du Maire)

Ou hexagonale (Les Grées, Le Grand-Monarque).

Le matériau le plus souvent employé  pour la construction est ici le schiste.

Tous ces manoirs ont été édifiés ou agrandis au XVIe siècle (âge de prospérité pour la pierre bleue).

Le schiste bleu local a été utilisé à l’extérieur pour les encadrements des ouvertures, comme à l’intérieur pour les cheminées et les escaliers en colimaçon.

Cette forte concentration de manoirs et de logis nobles en schiste peut s’expliquer par la présence sur place de l’ancien rendez-vous de chasse de la famille des Laval, les garennes de la Ville-au-Chef.. Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant, gouverneur de Bretagne, en fait une maison de plaisance, au temps de François Ier. (20)

La cour y séjourne en 1532 pendant un mois, de grandes chasses à courre et des fêtes diverses y sont données. Toutes les Gentilhommières de la périphérie sont alors occupées par les courtisanes et les courtisans. (20)

 

 

 

Maisons et châteaux de la campagne de Nozay

1 Cardunel, 5 Rosabonnet, 7 L’Angle, 3 Château de Créviac, 4 Manoir de Créviac, 9 Manoir du Maire, 3 Manoir de Villatte, 4 Manoir des Grées, 11 Manoir du Coudray.

1 Cardunel

 

 Affluent du Don sur Nozay, Le Sauzignac est appelé également ruisseau de Cardunel ou de Boschet.

Le Logis de Cardunel était autrefois la demeure des demoiselles Billot, petites filles d’un professeur de l’Ecole d’Agriculture de Grandjouan.

Elles se consacraient à l’élevage de moutons de race au joli confluent du Don et du ruisseau de Sauzignac.

Une race ovine introduite par Jules Rieffel, la race « South down » était l’objet d’un élevage important à Cardunel situé en limite de l’ancien domaine de Grandjouan.

 

5 Rosabonnet

 

Description de l’édifice par J Chapron en 1901 :

« Ancien manoir comprenant deux corps de logis bâtis en équerre, sans étage, avec tourelle octogonale à l’angle interne, mais engagée dans la construction.

A la base de cette tourelle, une large porte à chambranles et linteau monolithes en schiste, ouvre au pied de l’escalier hélicoïdal, très large, à noyau et degrés de schiste.

Deux autres portes accoladées faisaient communiquer cet escalier avec les appartements de chacune des deux ailes.

Dans la façade méridionale du  bâtiment Nord, large porte au linteau orné d’accolades, fenêtre autrefois à meneaux croisés.

Sur les corniches de schiste s’élèvent quatre lucarnes en schiste, avec appui mouluré, surmontées d’un fronton triangulaire avec épi terminal.. »

 

7 L’Angle

 

Ce château a été construit par le négociant Edouard de Mars, un des beaux-frères de Jules Rieffel, promoteur de Grandjouan.

Le 15 février 1834, de Mars est nommé trésorier de Grandjouan, domaine de 500 hectares, en remplacement de Haentjens, ancien propriétaire de ces terres.

Le domaine est alors divisé en quatre lots : Ducoudray-Burgault obtient la partie Sud avec l’école de Grandjouan, Rieffel, celle du Nord avec les bâtiments de Rieffeland, Billault prend la partie Est, et de Mars récupère l’Ouest avec le Château de l’Angle. Rieffel devient ainsi le fermier des autres propriétaires.

 

3 Château de Créviac

 

Durant le siècle dernier, Créviac a été habité par Mr Colas de la Noue, ancien sénateur et beau-frère du ministre de Napoléon III Adolphe Billault.        François-Colas de La Noue d'Orléans épouse ,en 1855, Marie-Billault, fille d'Adolphe Billault, ministre d'Etat sous le Second-Empire.

Cela doit être en cette année 1855 que le jeune couple achète le domaine de Créviac où par la suite, il abandonne le vieux manoir pour la maison de maître qu'il se fait construire. C'est cette demeure que l'on appelle actuellement le « château ».

François C.D.L.N.B n'a pas eut d'enfant de ses deux mariage. Il quitte Nozay pour Nice, où il meurt en 1899 à l'âge de 70 ans.

La propriété passa ensuite à Mr Alexis Letourneau, ami d’Aristide Briand et de plusieurs autres dignitaires de la IIIe république, puis à sa fille Mme Récipon. Une de ses descendants : Danielle Letourneau épousera Michel Germette, père des actuels propriétaires du Domaine.

C’est sur l’hippodrome de Créviac que se sont tenues pendant longtemps les courses hippiques, présidées par Mme Guy Récipon.

 

4 Manoir de Créviac

 

En 1557, Julien Symon, d’une famille originaire de Jans, rend aveu au seigneur de Toullan pour son manoir et métairie de Créviac. C’est la première mention du manoir.

De l’ancien manoir, il ne reste que la tourelle quadrangulaire qui contient un escalier droit en pierre du XVIIIe.

Si elle paraît si imposante, c’est que le manoir a été diminué en hauteur, puis transformé, agrandi en largeur à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe

Disposant de charges importantes à la cour de Nantes et siégeant aux Etats de Bretagne, les Symon y acquièrent fortune et pouvoir. Il ne leur manque plus qu’un domaine noble à leur nom.

Fin XVIe, la famille Symon a réussi à se faire allouer toutes les terres de Créviac. C’est alors que Mathurin Symon parvient à racheter au seigneur du Vauguillaume la partie de cette seigneurie s’étendant sur Créviac.

Il devient ainsi le premier vrai seigneur de Créviac, devant toujours toutefois rendre aveu aux seigneurs de Nozay et de Toullan.

Créviac, grand domaine de 165 ha, appartint toujours au XVIIe s. à la branche des Simon de Créviac, remplacée par Christophe Juchault en 1700, et désormais éteinte. 

 

9 Manoir du Maire

 

Le vieux Manoir du Maire est une maison construite ou agrandie  fin XVIe siècle comme le prouve la présence de meurtrières en schiste (qui apparaissent dans les constructions dans le dernier quart du XVIe siècle).

Comme les autres manoirs de Nozay, il a connu de profondes modifications au cours des siècles.

Le Plan du Manoir est rectangulaire, avec un rez-de-chaussée divisé en deux par un corridor aboutissant à l’escalier droit en schiste, contenu dans un pavillon trapu, sur plan carré et éclairé de baies en schiste et meurtrières.

La tourelle dispose d’un important colombier dans sa partie supérieure.

L’intérêt du manoir réside dans sa richesse architecturale : porte en schiste à linteaux accoladés, porte extérieure ouvrant sur un corridor portant à son linteau un écu effacé par le temps (sur lequel reste visible un animal), une lucarne en schiste à fronton, des baies en schiste avec chambranles, chanfreins et meneaux croisés frustes en pierre de Nozay.

Au pignon Ouest, des latrines sur triple encorbellement.

A l’intérieur, grandes cheminées en schiste.

 

3 Manoir de Villatte

 

Le manoir de la Villatte pourrait remonter en partie au XVe, car il est désigné en 1429 comme l’hostel de Jean Guihenneuc, avec une métairie en dépendant.

Pierre Pirault le rachète en 1535 au sieur Jean Rocaz, et l’embellit.

C’est de cette période que datent les linteaux avec accolade.

Jean Rocaz, propriétaire foncier à Nozay, appartenait à une famille de négociants espagnols installés à Nantes.

Il est anobli à Nozay en 1444.

L’ancien propriétaire l’avait acquis en 1976 de la famille Romefort.

Il était également le propriétaire de la maison XVIe à côté, qui possède une très belle cheminée avec un blason gravé sur la tablette

 

4 Manoir des Grées

 

Le manoir des Grées était pendant la Renaissance le siège de la châtellenie de Nozay, qui fut administrée dans la première moitié du XVIe s. par Pierre Pirault, dit Jean des Grées.

Mort en 1541, il aura dirigé le centre local administratif et financier de la seigneurie de la Ville-au-chef, dont le siège se situait aux Grées. Il était originaire de Carquefou, issu d’une famille bourgeoise. Il est anobli en 1538. Entre temps, il aura eu le temps de s’enrichir au service de Jean de Laval de 1530 à 1534 comme secrétaire particulier, dont il jouissait de toute la confiance.

En 1534, il achète la Touche pour 400 écus d’or, dont il sera le seigneur de 1534 à 1541.

Le manoir de plan rectangulaire, restauré au XVIe, présente des additions du XVIIIe au nord. C’est sur cette façade que se situe la remarquable tourelle en avant corps du logis. Cette tourelle a un escalier hélicoïdal fort large, et porte une moulure sur la vis, appelée astragale. Les meurtrières disposent de sièges. Les ouvertures du manoir, disposées symétriquement, sont chanfreinées sur les chambranles, et les linteaux accoladés. Les fenêtres sont à meneaux chanfreinés.

 

11 Manoir du Coudray

 

Le manoir du Coudray est un ancien manoir du XVe, la plus ancienne mention du manoir se situant en 1426,  lors des actes de réformation de la noblesse. Il appartient alors à Dom Jean Gicquel prêtre, mais le manoir est inhabité.

Il appartient ensuite à BOUTIN, seigneur de la Cour, seigneur de Chambalan, paroisse de Doulon, …,  seigneur de Lériais, seigneur du Coudray, paroisse de Nozay.
Vient ensuite DU FRESCHE, seigneur dudit lieu et de Launay-Pinel, paroisse de Renac, …, seigneur du Perret, de Toulan, et du Coudray, paroisse de Nozay, seigneur du Foix-des-bois, paroisse de Derval, ...
Le manoir est presque entièrement démoli et reconstruit vers 1830. Seuls quelques éléments subsistent, comme un bout de la muraille primitive à l’est, ou la tourelle cylindrique du XVIe, terminée par un colombier, et portant une lucarne en chien assis sur le toit, et qui contient un escalier hélicoïdal en schiste.

Dans l’ancienne cuisine, accolé au pignon nord, existe dans l’angle nord-est une tourelle découronnée contenant un escalier hélicoïdal en schiste.
L’aire de la cour était pavée de palis de schiste sur champ.

 

Industries, Voies de communication autour de Nozay

4 Ancienne Gare, 20 Voie ferrée, 23 Carrière du Parc, 4 Moulin de Beaujouet, 9 Voie ancienne, 7 Anciennes Mines d’étain, 2 Ancien Moulin à Eau de Villatte, 6 Ancien Moulin à Vent., 10 Carrières de Schiste.

4 Ancienne Gare

 

La création d’une ligne de chemin de fer à la fin du XIXe siècle (Ligne Sablé-sur-Sarthe, Château-Gontier, Segré, Châteaubriant, Nozay, Montoir-de-Bretagne inaugurée dans son ensemble en 1885) entraîne le développement des activités minières et au début du siècle, on dénombre pas moins de 300 personnes vivement directement des métiers de carriers.

Désaffectée depuis 1971, l’ancienne gare a longtemps été le siège du Centre Médico-Social, qui depuis s’est installé à la Maison de Santé.

Les locaux sont maintenant le siège d’une association.

 

20 Voie ferrée

 

 Voie ferrée Sablé-sur-Sarthe- Châteaubriant- Montoir-de-Bretagne.

La ligne de Sablé à Montoir-de-Bretagne est une ligne ferroviaire française, aujourd'hui fermée et déferrée entre Château-Gontier et Montoir-de-Bretagne. Il s'agissait d'un axe régional permettant de relier la région du Mans à la côte Atlantique, sans passer par Nantes.

La section Saint-Vincent-des-Landes à Montoir-de-Bretagne, partie d'un itinéraire de Châteaubriant à Saint-Nazaire, est déclarée d'utilité publique par une loi le 18 juillet 1879. concédée à titre définitif par l'État à la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest par une convention signée le 17 juillet 1883.. Le tronçon entre Saint-Vincent-des-Landes et Montoir-de-Bretagne est opérationnel le 18 mai 1885. L'ensemble de la ligne de Châteaubriant à Montoir-de-Bretagne est mise en service le 22 août 1885.

La ligne a voie unique sur une infrastructure prévue pour deux voies, permet la création de relations concurrentielles en offrant un trajet plus court, que l'existant, entre Paris et Nantes soit 397 km au lieu des 431 km qu'il faut parcourir sur la ligne de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Cette situation favorable rend rapidement possible la pose d'une deuxième voie; qui est opérationnelle sur l'ensemble de la ligne le 22 juin 1913.

 

23 Carrière du Parc

 

La carrière du parc , à côté des étangs de loisirs, est un ancien site d'exploitation du schiste, aménagé afin d’ apprécier le savoir-faire des carriers qui ont extrait à Nozay, depuis plusieurs siècles, cette pierre. (2)

L’activité industrielle a été si florissante dans la région, notamment au début du XXe siècle, qu’on dit encore « pierre de Nozay » à la place de « schiste ». (67)

Plus de 300 personnes vivaient, avant la première guerre mondiale, de l’exploitation de la pierre bleue sur la commune de Nozay.

Aujourd’hui cette activité a presque totalement disparu. Il ne reste plus qu’une seule carrière en activité où les carriers ont totalement changé de méthode d’extraction. (67)

La carrière du parc qui longe le parc du château de la Touche, a été fermée voilà 50 ans et achetée par la commune en 1999. (67)

Animée depuis par l’Association de Sauvegarde du Patrimoine Historique et Artistique de Nozay et sa région (ASPHAN), celle-ci constitue avec l'enclos paroissial du Vieux Bourg de Nozay, le centre d'interprétation du patrimoine en schiste de la région. (63)

Lors de votre visite, vous découvrirez également une végétation riche et surprenante typique des landes schisteuses. (64)

 

 

4 Moulin de Beaujouet

 

En 1535, Beaujouet apparaît dans un acte d'achat de Pierre Pirault, secrétaire de Jean de Laval, gouverneur de Bretagne sous François Ier.

La veuve de Pierre Pirault, remariée à Toussaint de Commailles, énumère dans une déclaration de ses biens au Connétable de Montmorency en 1545, sa propriété sur le manoir de Beaujouet, sa métairie, ses droits de pêche, et ses deux moulins : l’un d’eux servait à moudre le grain, et l’autre établi un peu au dessus du premier servait à fouler le drap . 
A la révolution, Beaujouet, bien d’émigré, fût acquis en l’an IV par la famille Heureux, dont Toussaint Heureux était maître de poste à Nozay.
En 1857, le moulin à eau de ‘‘Beaujoie’’ appartenait à Mr Heureux, et il n’y avait pas d’habitant .

 Actuellement, au niveau du moulin, un barrage retient l’eau. La rivière passe principalement au milieu du lit. Mais les équipements pour faire passer une partie du courant dans la mécanique du moulin semblent encore être à leur place.

 

9 Voie ancienne

 

Une voie romaine longe la route de Rennes à la hauteur du Moulin des Landes.

Dès la période Gallo-romaine, la pierre bleue est utilisée comme en témoignent la réalisation de chaussées de voies romaines avec des dalles de schiste placées sur chant dont la robustesse est attestée par leur présence vingt siècles plus tard. Des exemples de telles constructions sont en effet encore visibles au Grand-PontVeix sur Conquereuil mais également au Moulin de l’Angle en Nozay.

 

7 Anciennes Mines d’étain

 

La cassitérite ou l’étain est un minerai qui était utilisé dès l’époque celte pour la fabrication du bronze, alliage de cuivre et d’étain.    Durant l’Antiquité, des celtes aux gallo-romains, le minerai fut exploité. Le minerai noir et caillouteux se reconnaissait dans les filons de quartz qui étaient en saillie dans la roche schisteuse tendre de couleur gris clair .

Le matériel schisteux de remplissage était déblayé puis transporté sur les bords de la fosse. Une fois ce schiste enlevé (ce qui représente pour l'époque un travail considérable), les filons de quartz renfermant l’étain se trouvaient dégagés, ou mieux, déchaussés. Pour obtenir la cassitérite enfermée au sein de la roche, il fallait attaquer la roche par le feu et l'eau. Le quartz était chauffé au moyen de grands feux de bois brusquement par des jets d'eau grâce à quoi le quartz se fendait, et parfois même éclatait.

Une seconde opération consistait à introduire des coins de bois effilés et secs dans les fissures , et à les mouiller pour achever de détacher les blocs de quartz sous la pression due au gonflement de la fibre végétale.

Un travail de concassage à l'aide de masses de fer pouvait être effectué, et était quelquefois précédé d'un second traitement par le feu et l'eau.

 

2 Ancien Moulin à Eau de Villatte

 

L’étang de la Villatte alimentait un moulin à eau.

En 1857, Monsieur Claude est le propriétaire de ce moulin où personne ne réside.

Un incendie détruisit en 1910 celui qui existait alors, et fut reconstruit et mécanisé dans les années 1920-25, car l’étang était alors asséché.

Il brûla à nouveau le 8 mai 1936, réparé et rouvert le 18 décembre 1945.

Depuis 1973, la famille Bourseau, meuniers de père en fils depuis 1825, a repris ces bâtiments.

Utilisant des blés CRC (Cercle de Recherche des Céréales), des blés issus de l’Agriculture Biologique et des blés conventionnels,

Elle fabrique sur cylindres ou meules de pierre des farines Label Rouge, Biologiques et Conventionnelles.

Elle réalise également des farines de blé noir français sur meules de pierre.

Ses clients sont les artisans boulangers et les industries utilisatrices de farines.

 

6 Ancien  Moulin à Vent

 

Le Dictionnaire des lieux habités de Loire-inférieure indique en 1857, pour la commune de Nozay, quatre moulins à vent et deux moulins à eau.

Le Moulin à vent du Clairet à 2,75 km au SSE du bourg est la propriété de Monsieur Bricaud et aucun ménage n’y réside.

Le Moulin à vent de Grandjouan appartenant à M. Leroux abrite un ménage de 8 personnes.

Le moulin à vent de Toulon appartient à Monsieur Pauvert et personne n’y réside.

Un peu plus haut tournait le moulin à vent de la Villatte, propriété en 1857 de Mr Claude, et où personne ne résidait .

Le toit conique pivotait et entraînait dans son mouvement l’arbre autour duquel ont tourné les ailes. Elles ont été retirées au XIXe s. avec l’arrêt du moulin, pour économiser les taxes portant sur leurs ailes, soumises à l’impôt.

Seuls subsistent aujourd’hui le  Moulin décoiffé de Villatte et un nouveau venu de la fin du XIXe siècle qui lui aussi a perdu ses ailes, le Moulin à vent de la Croix Jarry (Photo)

 

10 Carrières de Schiste

 

En dépassant le Vieux-Bourg, en direction de la Ville-au-Chef, et même plus loin, on découvrait encore autrefois, à droite et à gauche, de profondes carrières remplies d’eau sombre.

C’est là que fut extraite la « Pierre de Nozay », avec ses grandes dalles robustes et faciles à travailler, très employées alors, dans les constructions et leur donnant un caractère très local.

La Pierre de Nozay se débite en blocs et est utilisée de diverses façons, tant dans l'architecture savante que populaire. Elle habille de bleu les nombreux manoirs, les demeures plus modestes, les fontaines, les clôtures de palis (dalles de schiste dressées), les ponts et les croix des chemins, caractéristiques du paysage rural.

Les principales carrières de Nozay étaient situées près des villages de la Villatte, des Grées et de la Ville-au-chef. Vers 1870, l’ingénieur lorrain Frank redynamise  l’extraction de schiste dans la commune.

 Mais elle a aujourd’hui presque totalement disparu. Il ne reste plus qu’une seule carrière en activité où les carriers ont totalement changé de méthode d’extraction.

 

Patrimoine de la commune de Nozay : Moulin de la Croix Jarry (campagne du Haut-Nozay)