Trésors du Patrimoine : commune de Marsac/Don

1 Eglise St Martin, 1 Croix remarquables, 2 Croix remarquables, 2 Calvaire de la Riallais,

3 Château (Herbretais), 3 Château (Riallais), 4 Manoirs de campagne , 4 Logis de bourg , 4 Manoirs de campagne , 5 Maisons de Caractère,

6 Anciennes Exploitations de Minerai de Fer, 7 Carrières de schiste, 7 Ancienne Voie romaine, 8 Moulin sur le Don, 9 Anciens Moulins,

8 Fours à Pain, Puits, ... , 9 Hangars, Grange, Palis, 11 Hangars, Grange, Palis.

10 Le Don (rivière) , 11 Faune et Flore du Don, 12 Relief de la commune, 12 Etang de la Roche,

13 Prieuré St Martin , 14 Fundus de Marcius, 15 Légende de St Martin, 16 Outils silex poli, 17 Enclos quadrangulaires.

Patrimoine de Marsac-sur-Don (Eglise de Marsac/Don).

Patrimoine religieux

1 Eglise St Martin, 1 Croix remarquables, 2 Croix remarquables, 2 Calvaire de la Riallais,

1 Eglise St Martin

 

Une chapelle primitive dédiée à saint Léger, évêque d'Autun au VIIème siècle, aurait été édifiée dans un vallon à une centaine de mètres du village, à l’emplacement du bourg primitif de Marsac.

En 888, Alain le Grand, roi de Bretagne, fonde un prieuré à Marsac et le donne, en même temps que celui de Massérac, à l'abbaye bénédictine St-Sauveur de Redon.

Une première église est construite à Marsac au XIe siècle par les moines bénédictins du prieuré.

L'église actuelle est consacrée à Saint Martin, qui serait passé, dit-on, dans le village en 390. L’église précédente, quoique agrandie en 1694, ne suffisait plus à contenir la masse des fidèles-

Elle est donc démolie et remplacée par cette nouvelle église de style néogothique qui surprend par ses dimensions. La première pierre du sanctuaire est bénie le 6 décembre 1874, l’église est consacrée le 18 décembre 1877, mais le clocher ajouté seulement en 1931.

La statue de la Vierge à l'Enfant, en bois, date du XVIème siècle. Le léger déhanchement de la Vierge est en effet caractéristique de la Renaissance. Les deux angelots, en pierre, de part et d’autre du maître-autel datent du XVIème siècle.

 

1 Croix remarquables

 

La Croix Pivard (1850-1870) est située au carrefour du chemin dit du Pâtis-aux-Oiseaux (ancienne voie romaine de Nantes à Rennes par Blain) et de la route de Guénouvry (grand chemin de Nozay à Guémené) .

Un Christ naïvement sculpté en relief à même la pierre apparaît entre les branches ancrées de la croix, aux extrémités élargies.

La sculpture bretonne est surtout populaire, rustique et naïve; elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

Dans le répertoire des christs sculptés sur les croix bretonnes, on rencontre les plus extraordinaires et les plus déconcertantes images que l’on puisse concevoir.

On y voit des têtes énormes, circulaires, inexpressives, des corps courts et trapus ou longs et maigres, des bras réduits sans muscles avec des mains étalées, des jambes démesurées et des pieds énormes disposés de toutes les façons. Les contours des bras et des jambes sont simplement exprimés par deux traits parallèles.

 

 

 

2 Croix remarquables

 

Jean Baptiste Supiot, dans son ouvrage « Marsac, Marsacais, Marsacaise que c’est ? » publié en 1988,  recense 35 croix et calvaires sur Marsac-sur-Don dont la moitié dans la partie Est de la commune.

Pour lui, la croix du cimetière (Photo) serait une croix Julienne et la hauteur de son fût représente huit fois celle du bras du croisillon.

Il distingue les croix palis, de schiste monolithes, fixées sur un soubassement de schiste en maçonnerie surmontée d’une dalle de schiste;  les croix pattées aux extrémités élargies; les croix maltées (croix grecques pattées, ancrées issues de l’imbrication de la croix latine et de la croix de Malte) où dans le style gothique, la réunion des bras et du fût se fait par une courbe concave donnant ainsi plus d’élégance à la croix.

Il évoque les croix à fût octogonal par l’abattement des angles d’un fût de section quadrangulaire, les croix historiées avec la représentation du Christ en relief.

 

2 Calvaire de la Riallais

 

Ce Calvaire contraste avec le style des 35 autres croix de la commune. Il fut en effet acheté dans le Finistère au début du XXe siècle par le maire du village Emerand Bardoul et remonté sur les terres de l’ancien Domaine de La Riallais.

En effet,  on parle de calvaire quand au moins trois personnages sont présents sur la croix (Jésus, La Vierge et St Jean généralement.

La posture des personnages répond aux règles traditionnelle de la sculpture finistérienne.

La Vierge, à gauche, a les mains jointe et le visage tourné vers son fils.

St Jean tient un pan de son manteau au bas de la croix.

Des anges recueillent le sang qui coule des plaies du crucifié dans des vases sacrés au bas de la croix. Leurs deux corps ébauchent un mouvement d’arabesque, afin de simuler le vol.

À quelques distance le manoir de la Riallais, édifié au XXe siècle dans le style baroque, à proximité de l’ancien manoir qui datait de 1425.

 

 

Patrimoine de la commune de Marsac-sur-Don (Croix du cimetière)

Maisons et châteaux

3 Château (Herbretais), 3 Château (Riallais), 4 Manoirs de campagne , 4 Logis de bourg , 4 Manoirs de campagne , 5 Maisons de Caractère,

3 Château (Herbretais)

 

Le patrimoine architectural est riche à Marsac sur Don, vos promenades vous amèneront à apprécier ses seigneuries, manoirs et ses châteaux.

En effet, de nombreuses seigneuries sont édifiées sur la commune de Marsac à partir du XVe siècle, mais aucune n’atteint l’opulence de l’ancien prieuré dont il reste certains bâtiments sur la place centrale du bourg.

Le château de la Herbretais est la plus importante et la plus belle des propriétés anciennes de Marsac sur Don.

Le château de la Herbretais est de la fin du XVe et du début du XVIe siècle.

Des visites des extérieurs sont possibles l’été et lors des journées du patrimoine en septembre.

Ce château a été habité par des alliés des armateurs nantais Montaudouin : les Morand du Déron et les Guériff de Launay. Cette dernière famille est parente des Guillotin de Corson, des Bouvais de La Fleuriais et de Fréminville .

 

3 Château (Riallais)

 

Le patrimoine architectural est riche à Marsac sur Don, vos promenades vous amèneront à apprécier ses seigneuries, manoirs et ses châteaux.

En effet, de nombreuses seigneuries sont édifiées sur la commune de Marsac à partir du XVe siècle, mais aucune n’atteint l’opulence de l’ancien prieuré dont il reste certains bâtiments sur la place centrale du bourg.

La Riallais présente un château construit au début du XXe siècle, vers 1910,  de style baroque.

Il a été édifié à proximité d'un ancien manoir daté de 1425. On ne se rend plus compte de l’importance de l’ancien manoir, une partie notable ayant été démolie au moment de la construction du château actuel.

Il a été la propriété de la famille Leroux et reste aujourd’hui dans la famille Bardoul.

Les Chomart, premiers seigneurs de la Riallais étaient « écuyers ». Leurs descendant furent reconnus comme nobles d’ancienne extraction.

Les Bouvais de la Fleurais leur succédèrent.

Alcide Leroux, écrivain et poète, a chanté ce manoir.

 

 

4 Manoirs de campagne

 

Le patrimoine architectural est riche à Marsac sur Don, vos promenades vous amèneront à apprécier ses seigneuries, manoirs et ses châteaux.

Certains manoirs se signalent par leurs murs épais, leurs vastes cheminées, leurs hautes fenêtres aux encadrements de pierres de taille.

D’autres sont même dotés d’une tour hors d’œuvre, d’époque Renaissance où monte un escalier à vis.

Le Logis de la Réauté, remonte au XVe siècle, il a longtemps été habité par la famille Fresche.

La famille Fresche possédait également le Manoir de la Provôté du XVe siècle également, peut-être même plus ancien si l’on se réfère à ses encadrements de porte et fenêtre en grès roussard (voir photo), témoignage du XIIIe siècle pour les édifices religieux de la région.

Ce manoir était le lieu d’habitation des Prévosts, doù son nom( officiers chargés de juridiction ou de surveillance).

Le Manoir de la Pihourdais est du XV e siècle et celui du Plessis, tel qu’il existe actuellement, serait du XVIIe siècle.

 

4 Logis de bourg

 

De nombreuses seigneuries sont édifiées sur la commune de Marsac à partir du XVe siècle, mais aucune n’atteint l’opulence de l’ancien prieuré dont il reste certains bâtiments sur la place centrale du bourg.

On notait en 1988, les emplacements de l’ancien couvent des moines avec, le logement des moines (du bureau de tabac au boulanger), la cuisine (épicerie), la salle des chapitres ou salle à manger (au café-tabac), le jardin des moines (de l’ancienne cure jusqu’à la charcuterie), un logement (à droite de la Charcuterie), les cuisines du couvent (au sous-sol du menuisier) et l’ancienne église du couvent à la place de l’église actuelle.

Aussi, auprès de la pharmacie, existait la cour du couvent du Prieuré, qui occupait l’emplacement de la place actuelle.

La demeure à tour carrée, datait du  XIIe siècle. Elle a dû servir d’école au XIXe siècle et elle accostait la porte du couvent aujourd’hui démolie.

La demeure du Martray (photo), plus sobre, s’ouvre par une porte surmontée d’un fronton triangulaire italianisant.

 

4 Manoirs de campagne

 

Le patrimoine architectural est riche à Marsac sur Don, vos promenades vous amèneront à apprécier ses seigneuries, manoirs et ses châteaux.

Ces manoirs se signalent par leurs murs épais, leurs vastes cheminées, leurs hautes fenêtres aux encadrements de pierres de taille.

Certains sont même dotés d’une tour hors d’œuvre, d’époque Renaissance où monte un escalier à vis.

L'ancienne terre noble de Tréveleuc était la propriété successive des familles Gaultier de Beauvallon, Frémont de La Merveillère.

La gentilhommière de Tréveleuc est bien conservée.

Le corps du bâtiment est du XVe siècle et l’on pense que la tour serait même antérieure à cette date.

Elle abrite un grand escalier en schiste, montée en spirale et coiffée d’une charpente en forme de roue. Les premiers seigneurs connus de ce domaine sont les Devay.

La propriété de Tréveleuc passa ensuite aux Fresche puis aux Gauthier de Beauvallon puis par mariage en 1826 à la famille Frémont.

 

 

5 Maisons de Caractère

 

La ferme de La Ville-Gouée suit les modèles architecturaux propre à l’habitat rural des environs.

Les murs, dénués de fondations, s’enfoncent directement dans le sol; cette particularité est autorisée par la nature rocheuse des sols de la commune.

Il n’y a donc pas de caves, et les différentes remises ou réserves sont disposées dans la longueur du bâtiment.

Les murs de schiste sont montés en pierre plate, mesurant environ 40 cm de largeur, et les interstices sont remplis avec des petites pierres plates ou comblés avec un mortier de glaise ou de chaux.

Les ouvertures et les angles sont renforcés par de bandeaux de pierre bleue. Peu de fenêtres sont ménagées, mais les portes, à double battant permettaient d’ouvrir la partie haute telle une fenêtre, tout en laissant fermé le volet du bas afin d’empêcher les animaux d’entrer dans la maison.

 

 

Industries, Voies de communication

6 Anciennes Exploitations de Minerai de Fer, 7 Carrières de schiste, 7 Ancienne Voie romaine, 8 Moulin sur le Don, 9 Anciens Moulins,

6 Anciennes Exploitations de Minerai de Fer

 

Le fer sous toutes ses formes a été exploité depuis au moins l'époque gallo-romaine. Le fer des cuirasses latéritiques a été largement exploité; on peut citer, parmi les minières les plus importantes, celles du Houx-en Abbaretz. 6

Aux lieux-dits, la Barre d’a-Gué, la Rimbaudais (le long de la route de Marsac à Guénouvry), existait toute une série de structures en terre en liaison avec l’exploitation du minerai de fer (aucune datation ne peut-être proposée) selon P. de Lisle du Tréneuc en 1883.

À la Barre-d’a-Gué, elles formaient deux buttes entourées de douves et de très fort talus sur une longueur de plus de 200m. L’une d’elles avait un peu plus de 20 m de diamètre avec des douves régulièrement tracées, fortifiées, de plus par un second talus.

Une ligne de talus était également visible sur une assez grande longueur, des deux côtés de la route de Marsac à Guénouvry, passant au nord du village de la Rimbaudais, puis traversant le chemin vicinal N°2, à un endroit élevé dominant le village de la Basse-Roche . …

Ces talus étaient connus des gens du pays, ils se dirigeaient vers les grands fossés de Conquereuil.

 

7 Carrières de schiste

 

Plusieurs carrières sont exploitées à Marsac entre le XVIIIe siècle et le début du XXe siècle. Elles appartenaient toutes à Pierre Doucet, au milieu du XXe siècle un propriétaire d’autres carrières de pierre bleue de Nozay.

Elles sont principalement extraites pour servir à la maçonnerie et fabriquer des poteaux de vigne et des parcs à huitres. Les piquets de schiste extraite étaient principalement destinés aux vignerons qui y taillaient leur poteaux à vigne avant l’arrivée des poteaux en ciment au XXe siècle. La reconstruction du vignoble détruit par le phylloxéra nécessita l'ouverture de nouvelles carrières dans les landes désertes de Marsac.

Le déclin de l’activité s’amorce dès les années 1930, avec l’arrivée du béton détrônant progressivement les matériaux traditionnels. Le besoin existe toujours pour les ostréiculteurs et les viticulteurs, mais le progrès et le mauvais sort font que là aussi les débouchés se réduisent comme une peau de chagrin.

Le remplacement des huîtres bretonnes malades par une variété importée du Japon, plus productive et nécessitant des installations moins importantes, la mécanisation des vendanges, ont porté un coup de grâce aux collecteurs et piquets de pierre bleue.

 Et les carrières se sont arrêtées.

 

7 Ancienne Voie romaine

 

L’ancienne voie romaine se découvre , telle un chemin creux, au départ de la Croix des 4 Contrées, depuis l'extrémité de la Forêt domaniale du Gâvre, jusqu'au gué  de Pont-Veix à Conquereuil, où elle atteint et traverse le Don.

A l'aide du carnet de la Fée Joyance, parcourez l'ancien chemin celte devenue voie romaine. Ce sentier est à l'initiative des communes traversées.

À l'époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes, la voie romaine Nantes(Condevincum)-Rennes (Condate) traversait l'actuel territoire de Blain d'où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don.

En provenance de Vay, après la Croix des Quatre Contrées, Bizeul en 1845 décrit la voie, avec toute sa puissance ici,  avec ses 24 mètres entre contre-fossés sur la lande de l'Epine des Haies,

Sur le cadastre napoléonien de Marsac,  la route actuelle porte le nom d'Ancienne Route de Rennes à Nantes entre la Croix des Quatre Contrées et celle de La Plantard près des terres du Trié.

Ce carrefour était important avec le  croisement du  Grand Chemin de Guéméné à Nozay qui vient de l'Est.

 

8 Moulin sur le Don

 

Des moulins qui occupaient la vallée du Don, le moulin du Don est le plus ancien et le mieux conservé. On connait son propriétaire en 1870, il appartient à la famille de la Haye-Jousselin, originaire de Derval.

La famille Gautier lui succède dès 1887 et le garde ensuite tout au long du XXe siècle et même jusqu’à nos jours .En 1960, il dut cesser ses activités.

La plupart des moulins à eau ont été abandonnés dans les années cinquante-soixante; très peu ont été conservés en état de marche par manque d'entretien et de rénovation.

Au commencement du XIXe siècle, il y avait en France plus de 75 000 moulins et usines hydrauliques fonctionnant avec des roues traditionnelles et il en restait encore 50 000 au début du XXe siècle.

Le moulin du Don à Marsac produisait toutes sortes de farines et moulait les céréales destinées à l’alimentation des animaux. Ses meules étaient complétés par un moteur à vapeur, électrifié à partir de 1948.

Outre ses roues à aubes et le complexe cheminement de ses conduites en bois, le moulin a conservé son architecture classique.

 

9 Anciens Moulins

 

 Selon Jean Baptiste Supiot Marsac comportait jadis 7 moulins.

Sur les hauteurs dominant l’étang de la Roche, deux moulins étaient présents, l’un, le moulin à Tenin, le commandeur, a servi à construire une maison, l’autre, le moulin « Georges » est devenu belvédère.

Près de l’étang, un moulin à eau est devenu l’auberge de la Roche.

Les moulins de la roche ont cessé leur activités vers 1937. Ils appartenaient à la famille Baudouin Baptiste.

Le moulin de la Bellinais figurait sur le cadastre de 1836.

Le Moulin de Bel-Air appartenait à MJ Gautier depuis 1914. Depuis un incendie il ne fonctionne plus.

Le Moulin de Chie Naille servait, comme son nom l’indique, uniquement à la farine de blé noir. En limite de Derval, il a servi à construire une petite maison en bordure de la route menant à Derval.

Le Moulin du Don est le plus ancien de la rivière du Don.

 

 

 

Agriculture, Artisanat, Commerce, Vie publique

8 Fours à Pain, Puits, ... , 9 Hangars, Grange, Palis, 11 Hangars, Grange, Palis.

8 Fours à Pain, Puits, ...

 

Il existait auparavant 60 à 70 fours disséminés sur la commune de Marsac-sur-Don.

Tous étaient plus ou moins semblable à celui-ci, constitués d’une voûte arrondie en brique de terre cuite, coiffée d’un toit de schiste ardoisier.
L’usage du four, autrefois collectif, se particularise durant le XIXe siècle.

Le four servait à la cuisson du pain, mais aussi à la confection d’autres plats. Il est parfois précédé d’un petit appentis couvert, le fournil, réservé au rangement du bois, où des bancs étaient aménagés pour la causerie.

Il subsiste 70 puits du type « Puits à Vire » sur le territoire de la commune. Ce type est d’origine très ancienne et obéit à un fonctionnement primitif. Le cylindre est monté sur deux axes, qui actionnent deux barres opposées et font monter et descendre la chaîne.

L’usage du puits s’est éteint dans les années 1950, avec l’installation de l’eau courante

 

9 Hangars, Grange, Palis

 

L’architecture de la grange figurant sur la photo est exemplaire des modes de construction en vigueur dans l’habitat rural des environs.

Elle est édifiée en trois parties : un soubassement en schiste, une partie haute charpentée et un toit de tôle.

Il n’était pas d’usage en effet de poser de lourdes fondations pour les bâtiments des dépendances.

Les granges ou étables étaient souvent constituées d’un simple pisé, mélange d’argile séchée et de paille, reposant sur quelques pierres.

Ou bien elles étaient soutenues, comme ici, sur des « palis », série de grandes dalles de schiste ardoisier plantées profondément dans le sol et supportant une charpente légère, en bois donc. Le schiste, matériau friable, ne résistant pas aux trop lourdes charges.

Les toits étaient à l’origine recouverts de bardeaux de bois de châtaignier, de roseaux ou de chaume. L’ardoise, puis la tôle vers les années 1940 et 1950, a progressivement remplacé ces matériaux traditionnels.

 

11 Hangars, Grange, Palis

 

La commune de Marsac-sur-Don présente  de beaux exemples d’architecture en pierre de Nozay, ce schiste local utilisé dans les fermes et  les manoirs.

Mais ce matériau est aussi utilisé pour des constructions moins imposantes, comme les fours à pain, les fontaines et puits de village, mais aussi les hangars, les granges.

Pour les Hangars, des palis de taille plus moins importante servent alors  pour habiller les murs.

Les plus grand palis (longs de plusieurs mètres) servent également de piliers pour soutenir la charpente.

La partie haute des murs est  souvent bardée de lattes de Bois de châtaignier.

La charpente, quant à elle, est souvent en bois de chêne.

 

 

 

Environnement

10 Le Don (rivière) , 11 Faune et Flore du Don, 12 Relief de la commune, 12 Etang de la Roche,

10 Le Don (rivière)

 

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Cette déesse était honorée dans les régions marécageuses et proche des sources (en vieux celtique, Anam signifie marécage). La déesse mère représente donc le cycle de la vie, où s’alternent continuellement mort et renaissance, plus tard, elle fut christianisée en Sainte Anne et devint la patronne des bretons.

Le Don traverse le nord de la Loire-Atlantique sur une longueur de 90 km. Il prend sa source dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire.

Il rejoint la Vilaine à hauteur des Marais de Murin sur la commune de Massérac en Loire-Atlantique en limite de l’Ille-et-Vilaine.

Le Don s'est frayé un chemin au milieu des schistes ardoisiers, créant une vallée sauvage et escarpée. Après Guémené Penfao, il élargit son lit pour venir se jeter dans la Vilaine dans une vaste zone de marais.

La Rivière du Don  présente un ensemble de milieux riches et diversifiés du fait du relief marqué, notamment dans la partie de vallée située à l’amont de Guémené-Penfao.

 

11 Faune et Flore du Don

 

La vallée du Don s’étend notamment de Marsac/Don à Guémené-Penfao et abrite des milieux variés, boisements de feuillus et de conifères, landes, escarpements rocheux… Au centre, le Don s’est frayé un chemin sinueux dans les crêtes rocheuses de Guémené-Penfao.

 Il se jette, après quelques kilomètres plus loin, dans la Vilaine, près de Murin, jonction que l’on peut admirer depuis le rocher du Veau à Avessac.

Le Don présente un ensemble de milieu riche et diversifié du fait du relief marqué et de la présence contiguë de secteurs humides de fonds de vallées, de zones xérophiles et de parties rocheuses.

C’est une zone présentant une mosaïque de milieux variés abritant une flore et une faune riche et diversifiée comprenant en particulier de nombreuses espèces végétales et animales d'intérêt patrimonial.

On y observe notamment la fritillaire pintade, plante des milieux humides, la Bergeronnette des ruisseaux le Martin-pêcheur d'Europe qui s’y reproduit et même la loutre d’Europe y est présente dans certains secteurs.

 

12 Relief de la commune

 

C’est un territoire mouvementé, en grande partie, dans le bassin du Don, sauf une petite lisière dans le bassin de l’Isac sur la crête du plateau de Nozay-Abbaretz. Les points de vue sont remarquables.

L’altitude, à la Croix Poupard est de 90 m, tandis que le point culminant de la commune se trouve entre la Barre de Hingué et les carrières de Beausoleil à 95 m, par rapport au bourg et à l’église qui se situent à 50 m d’altitude.

La commune est arrosée au nord, par le Don, puis par ses tributaires de gauche : à l’Est, le petit ruisseau de la Herbretais, au Sud et à l’Ouest, celui de la Roche, qui traverse l’étang du même nom.

Le sol est, en général, assez mouvementé; on y trouve des points de vue remarquables, notamment à la Mérais et sur la route de Marsac à Guénouvry.

L’altitude atteint 90 m au Moulin de Bel-Air.

 

12 Etang de la Roche

 

On trouve le Domaine de la Roche à l'ouest de la commune avec l'étang de la Roche et son ruisseau de la Roche qui rejoint ensuite le Don.

Véritable richesse de la commune sur le plan touristique, ce site verdoyant de 22 ha acheté par la commune en 1976, propose aux amoureux de la nature, diverses activités avec un intérêt différent à chaque saison.

On y trouve un parcours de santé, des sentiers pédestres, équestres et VTT, une aire de pique nique, une aire de jeux d’enfants et des terrains de boules.

Le Domaine de la Roche à Marsac sur Don est un domaine vert et boisé de 22 hectares dont 9 de plan d’eau.

Ce plan d’eau ceinturé de châtaigniers off re des rives fraîches et boisées. Sa faible profondeur dominante (en moyenne 1,20  m) fait de lui un milieu riche en végétaux aquatiques, ce qui permet aux poissons de grossir très rapidement !

C’est un lieu idéal de détente et de loisirs avec tout un panel d’activités nature : randonnées pédestres, équestres, pêche, parcours de santé, VTT,…

Ce site exceptionnel accueillait un camping sur une partie du domaine qui ne sera bientôt plus accessible au public.

 

 

Funéraire, Archéologie

13 Prieuré St Martin , 14 Fundus de Marcius, 15 Légende de St Martin, 16 Outils silex poli, 17 Enclos quadrangulaires.

13 Prieuré St Martin

 

En l’an 888, un prieuré fut fondé à Marsac par Alain-le-Grand, Roi de Bretagne.

Son second fils ayant été très gravement malade, il pria les moines de l’abbaye St Sauveur de Redon, de demander à Dieu sa guérison.

Son fils guéri, le roi donna Marsac et Massérac à cette abbaye. Deux chartes conservées dans le capitulaire de l’Abbaye de Redon, rapportent cette donation et la circonstance dans laquelle elle fut faite.

Alain-le-Grand, en donnant Marsac, avec toute sa population, ses champs, bois , pâturages et cours d’eau,  aux moines de Redon en fait une seigneurie ecclésiastique dépendant de St Sauveur.

Le Prieur du monastère qui va s’y établir sera le « Prieur-Curé » seigneur de la Paroisse, il y aura le droit de haute justice sur ses ressortissants.

La paroisse de Marsac restera fief de l’Abbaye de Redon jusqu’à la Révolution Française.

Le Prieuré, à l’arrivée des moines, fut construit là où s’élève le bourg actuel, dont il est l’embryon, et plusieurs maisons, au sud de la place, en ont fait partie.

 

14 Fundus de Marcius

 

Marsac-sur-Don vient de l'anthroponyme latin Marcius.

Lors de la conquête romaine en l'an 58 avant Jésus-Christ, le hameau devient le siège du fundus de Marcius, influent préfet romain.

Une agglomération devait s’y trouver lorsque le romain Marcius avait une résidence, au cours de la conquête de la Gaule par les armées de Rome

Marsac s’appela primitivement Marcicum le fundus, c’est-à-dire le domaine de Marcius

Ce marcius était certainement un personnage romain important. On peut, en effet, suivre la conquête de la Gaule en considérant les localités auxquelles il donna son nom : Marsac dans le Tarn-et-Garonne, un autre en Dordogne, puis en Auvergne, ensuite dans la Creuse, dans la Charente et  enfin Marsac/Don en Bretagne.

Un manuscrit révèle également l’existence d’un certain Crassius, un des premiers seigneurs du pays,  notable d’origine romaine, qui organisait dans les salles de son palais de véritables orgies auxquelles il faisait participer les plus belles filles de Marsac.

 

15 Légende de St Martin

 

Selon une légende locale, Saint Martin serait passé dans le bourg en 390 et y aurait fondé un monastère.

On prétend en effet qu’à la fi du IV e siècle, Saint Martin serait passé par le bourg et y aurait fondé un monastère dont aucune trace n’a pu être retrouvée.

L’évangélisation des lieux se poursuit par la suite et une chapelle de bois, dédiée à l’évêque d’Autun est construite.

Les grands s’associent à ce mouvement d’évangélisation et, en 888, le roi de Bretagne Alain le Grand fonde un prieuré à Marsac-sur-Don et en fait don à l’Abbaye Saint-Sauveur de Redon.

La seigneurie, avec les différents doits qui s’y rattachent, appartient donc au  prieur-curé du lieu, seigneur de la paroisse.

A l’époque de l’implantation du Christianisme à Marsac, une modeste chapelle en bois fut érigée sous le patronage de Saint Léger, évêque d’Autun, dans un vallon à quelques centaines de mètres du bourg actuel, près d’une fontaine avec une source jaillissante ferrugineuse, au milieu de quelques maisons qui formait l’agglomération, et  avec autour le premier cimetière.

 

16 Outils silex poli

 

Anciennement implantés sur ce site, les premiers habitants de Marsac, y ont laissé quelques outils de silex poli que l’on a retrouvés, enfouis dans les jardins.

À la Bellinais, M. Etienne a eu la chance de récupérer, dans ses champs, des outils en silex poli (haches), ainsi qu’une pierre à meuler.

 

17 Enclos quadrangulaires

 

Les enclos quadrangulaires emboîtés du Verger à Marsac-sur-Don s’étendent sur une superficie de 8460 m2 dont 40% ont fait l’objet d’une fouille.

La quasi absence de vestiges à l’intérieur de la partie fouillée laisse suggérer la possibilité d’une occupation plus densifiée dans la zone non fouillée.

Le mobilier recueilli dans les fossés de la façade sud-est au niveau des entrées, indique une occupation des lieux différenciée. Le mobilier concernant le comblement de l’enclos interne est attribuable à la fin de La Tène C2 et le début de La Tène D1 (150 av. J.-C.).

Le mobilier provenant du comblement de l’enclos externe est datable du début de la Tène D1 (150 – 100 av. J.-C.). Ce dernier comporte un nombre numériquement élevé d’amphores vinaires de transition.

Ce type de mobilier rare sur les sites d’occupation ruraux pourrait laisser suggérer l’hypothèse d’une activité cultuelle que l’on pourrait supposer plus ou moins épisodique.

Toutefois, la nature du vaisselier en céramique commune plaiderait plus dans celle d’une occupation de type rurale (ferme indigène).