Trésors du Patrimoine : commune de Jans

1 Eglise Saints Dulien et Dulcien, 2 Croix du bourg, 2 Calvaire de Mission, 1 Chapelle du Trépas, 2 Croix Petra.

3 Logis du bourg (Romefort), 3 Châteaux et Manoirs, 4 Maisons de Caractère.

5 Ponts sur le Don , 5 Ponts sur le Don , 6 Moulins sur le Don , 6 Moulins sur le Don , 7 Barrage des Thénaudais.

7 Galotière (relais de Poste), 8 Fours à Pain, Puits, ..., 9 Hangars, Grange, Palis.

10 Le Don (rivière), 11 Végétation des berges du Don, 11 Île du Gué, 12 Relief de la commune.

12 Monument aux morts , 13 Légende de la Chapelle du Trépas.

Patrimoine de Jans (Bourg de Jans)

Patrimoine religieux

1 Eglise Saints Dulien et Dulcien, 2 Croix du bourg, 2 Calvaire de Mission, 1 Chapelle du Trépas, 2 Croix Petra.

1 Eglise Saints Dulien et Dulcien

 

L’église paroissiale est construite près du lieu où se trouvait l’église romane, devenue trop exigüe. Elle avait la particularité d’avoir un clocher avec flèche en aiguille.

Elle abrite dans la chapelle des fonds baptismaux, trois statues anciennes :

L’église abrite une statue en bois du XVe siècle provenant de la Chapelle du Trépas, probablement celle de Saint Mathieu.

Une autre statue du XVIIe, en bois polychrome provenant de la Chapelle du Trépas est celle de Saint Barthélémy qui en était le protecteur.

Il fut dépouillé vivant de sa peau et est invoqué, en raison de la nature de son martyre, contre la « râche » ou impétigo des enfants.

Une statue du XVIIIe siècle, en bois polychrome de Saint Mathurin provient également de l’église du Trépas.

Saint Mathurin, ou « Mathaud », est invoqué contre les orages.

 

2 Croix du bourg

 

La croix Morel est érigé par la famille Morel. Comme la plupart des croix et calvaires de la région, elle est le plus souvent honorée à l’occasion des Rogations, c’est-à-dire les trois jours précédant l’Ascension.

Chaque matin, durant ces trois jours, une procession part de l’église, bannières en tête, pour un parcours à travers les routes de campagne, et s’arrête à chaque croix, décorée pour la circonstance.

Le but de ce pèlerinage est d’obtenir un temps favorable aux cultures. Chaque famille a alors cœur d’y être représentée.

 

2 Calvaire de Mission

 

Le Calvaire de Mission (1895-1947) est construit lors de la Mission de 1895, il ,est restauré à l’occasion de celle de 1947. Les missions, sauf en cas de guerre, ont lieu tous les dix ans au cours de l’hiver et durent trois semaines. Une équipe de missionnaires spécialisés en assure l ‘animation. Pendant cette période ont lieu des prédications et des conférences pour tous d’une part, et par catégories de fidèles d’autre part.

Des fêtes où le côté spectacle nest pas absent remplissent l’église malgré le froid et la pluie.

La Mission se termine toujours le dimanche par une grande cérémonie à l’occasion de laquelle le sanctuaire est décoré, et le parcours, conduisant au lieu d’un monument ou calvaire inauguré en cette circonstance, orné de guirlandes.

 

1 Chapelle du Trépas

 

Cette chapelle est reconstruite sur les ruines d’un premier édifice dédié à Saint Barthélémy.

Les jumeaux Dulien et Dulcien seraient, si l’on en croit la tradition, les évangélisateurs de Jans.

Ils seraient venus s’établir sur les bords du Cosne, dans un asile qui serait devenu la chapelle.

Ils auraient été décapités en raison de leur fidélité au christianisme.

Une fontaine située à proximité passe pour avoir des vertus curatives.

La chapelle, tombée en ruines, est reconstruite par des bénévoles de l’A.D.E.J. (Association de Défense de l’Environnement Janséen).

Les travaux sont effectués de 1994 à 2001.

 

2 Croix Petra

 

L’origine de la Croix Petra reste inconnue.

La croix Pétra se trouvait à l’origine au carrefour de plusieurs sentiers et chemins, au lieu-dit de la «Croix Pétrais».

Ainsi se croisaient la voie qui allait de Ploërmel à Ancenis, en passant par l’île du Gué de la Longueville, et le chemin qui allait de Beaujouet à Treffieux en passant par les landes de Quillevrant et Sauzignac, à 200 mètres du moulin à vent de la Croix Pétrais.

En 1946 le Père Naud, curé de Jans, décida de rapatrier la croix dans le village de la Longueville, pour pouvoir la bénir lors des rogations.

En 1947 ou 1948, M. Gousset, maçon, réalisa un massif en pierre et la Croix y fut érigée.

Cette croix possède plusieurs trous d’origine inconnue, selon la légende, chaque trou correspondrait à une personne qui aurait été tuée.

 

 

Maisons et châteaux

3 Logis du bourg (Romefort), 3 Châteaux et Manoirs, 4 Maisons de Caractère.

3 Logis du bourg (Romefort)

 

Le Logis Romefort est situé près de l’église, c’est la seule maison noble du bourg. Il est peut-être la demeure d’un recteur ou d’un chapelain, mais plus probablement une dépendance de la Châtellenie qui, au XVIe siècle, appartient à Anne de Montmorency.

A l’origine, la niche abrite peut-être la statue de Saint Jean.

 

3 Châteaux et Manoirs

 

En 1427, la petite seigneurie de la Musse appartient à Jean Gauchelaye, écuyer.

Au XVIIIe siècle, le propriétaire du manoir est Jean Maignan, qui devient colonel de l’Armée  Vendéenne. Il milite également en 1815, puis en 1832, avec le Duchesse de Berry.

Le Chevalier Le Maignan d’Heurtebise était un chef chouan de la région de Derval

Contraint de se cacher, il serait rentré chez lui dans un tonneau, dans la voiture de son meunier du Pont de Jans.

Il est décédé le 13 mars 1840.

Le passé de cette famille se rattache à celle des Legrand de Créneue ainsi qu’à celle des Castellan.

Sa descendance s’est prolongée par les dames Boussinot au Châtenay, puis Geffroy de Villeblanche au manoir du Plessis.

Aux Thénaudais, un élément d’encadrement de porte du XVe siècle, est peut-être un remploi du manoir des Thénaudais, qui appartient au XVe siècle à Gilles Prévost.

 

4 Maisons de Caractère

 

.Aux Thénaudais, un élément d’encadrement de porte du XVe siècle, est peut-être un remploi du manoir des Thénaudais, qui appartient au XVe siècle à Gilles Prévost.

 

Industries, Voies de communication

5 Ponts sur le Don , 5 Ponts sur le Don , 6 Moulins sur le Don , 6 Moulins sur le Don , 7 Barrage des Thénaudais.

5 Ponts sur le Don

 

Reconstruit au XIXe siècle, ce pont existe avant la Révolution. Le 2 août 1787, les propriétaires usagers du pont sont assignés et convoqués sur l’exécution de l’arrêt de la Cour daté du 27 juillet. L’Assemblée, présidée par Potiron, Sénéchal de la Baronnie de Derval, doit procéder à l’adjudication de la reconstruction du Pont de Jans et fixer la taxation  de chacun des propriétaires qui utilisent le passage pour se rendre à leur domicile ou au moulin.

Certains d’entre eux refusent de se présenter.

Le 20 avril, les propriétaires intéressés par la reconstruction se réunissent en assemblée. Le Sénéchal donne défaut à l’encontre des récalcitrants et fait nommer trois égailleurs dans le but de répartir entre tous les contribuables pour la remise en état du pont.

Désormais, le pont est de toutes les fêtes : kermesses, pastourelle et 14 juillet.

 

5 Ponts sur le Don

 

 

6 Moulins sur le Don

 

Le Moulin du Pont dépend probablement de la seigneurie de la Musse. Il serait le troisième construit à cet emplacement. Un canal de dérivation y amène l’eau. Jusqu’en 1945, le meunnier fait quinze tournées en campagne pour y chercher les grains à moudre, mais, à son retour de captivité, Jean Verron, pour une raison de coût, abandonne les tournées pour ne garder que les clients amenant leurs grains au moulin, et se met à moudre des farines qu’il expédie dans les Pyrénées orientales.

En 1887, le moulin comprend  une machine à vapeur et ses accessoires. En 1895, il est équipé d’un broyeur, et la locomobile est remplacée par un moteur fonctionnant au coke. En 1921, une génératrice est montée sur la roue, et un moteur diesel est installé.

En 1945, le moulin est équipé d’un moteur électrique de 20 chevaux, qui n’intervient qu’en complément de la force hydraulique. Le moulin cesse son activité en 1975.

Les meuniers disposaient d’un second moulin actionné par le vent : le moulin de Trénou qui a fonctionné jusqu’en 1914. (Les inondations ou l’assèchement de la rivière contraignaient les meuniers à utiliser ce moulin

 

6 Moulins sur le Don

 

 

7 Barrage des Thénaudais

 

 

Agriculture, Artisanat, Commerce, Vie publique

7 Galotière (relais de Poste), 8 Fours à Pain, Puits, ..., 9 Hangars, Grange, Palis.

7 Galotière (relais de Poste)

 

La maison de la Galotière aurait été un relais de poste.

Il est très probable qu’elle est fait partie de la Petite Seigneurie de Trenou, dont le manoir était proche.

En 1427, elle appartient à Jean Sorin, et sa juridiction s’étend à l’ouest de Jans jusqu’au sud de Derval.

Curieuse maison qui est peut-être du XVe siècle.

Les poutres de l’étage, dépassant de la muraille orientale d’environ 2m50, supportent des longrines, qui,elles-même portent le plancher d’un appentis fermé de poutrelles verticales et obliques, établi au niveau de l’étage supérieur de la maison et communiquant avec lui. La toiture est supportée par des chevrons dentés.

Une porte ogivale, en maçonnerie, ouvre dans le plain-pied. De chaque côté, deux petites fenêtres refaites, dont le linteau en schiste vert est creusé d’une accolade.

À l’intérieur, une belle cheminée en schiste, porte au milieu de son manteau un cartouche carré contenant un écu ogival sans meuble.

Porte de communication avec linteau mouluré.

 

 

8 Fours à Pain, Puits, ...

 

 Les fours à pain , éléments quasiment incontournables d’un village ou d’une propriété, ont malheureusement été pour beaucoup délaissés ou détruits depuis de nombreuses décennies. Ces fours sont très souvent isolés, et sans cheminée. Plus rarement des fours accolés à un fournil ou à une habitation.

On dit souvent que l’habitat traditionnel est, par ses matériaux de construction, le reflet de la géologie locale.

Il en est de même pour les fours à pain. Les pierres utilisées dans la maçonnerie sont celles disponibles localement. Ainsi, la maçonnerie sera composée généralement de schiste, mais aussi parfois de grès.

Dans la région de Nozay, s'il existe quelques puits ronds, on retrouve le plus souvent des puits carrés à couverture à un seul versant tout à fait typique de ce pays.

. Ils ont une architecture simple et rustique qui utilise le schiste local. C'est une petite construction avec une couverture à un seul versant descendant vers l'arrière du puits. Le toit, qui est composé de quelques grandes dalles de schiste appelées aussi palis, a pour rôle de protéger la pureté de l'eau.

 

 

9 Hangars, Grange, Palis

 

La commune de Jans  présente de beaux exemples d’architecture en pierre de Nozay, ce schiste local utilisé dans les fermes et  les manoirs.

Mais ce matériau est aussi utilisé pour des constructions moins imposantes, comme les fours à pain, les fontaines et puits de village, mais aussi les hangars, les granges.

Pour les Hangars, des palis de taille plus moins importante servent alors  pour habiller les murs.

Les plus grand palis (longs de plusieurs mètres) servent également de piliers pour soutenir la charpente.

La partie haute des murs est  souvent bardée de lattes de Bois de châtaignier.

La charpente, quant à elle, est souvent en bois de chêne.

 

Environnement

10 Le Don (rivière), 11 Végétation des berges du Don, 11 Île du Gué, 12 Relief de la commune.

10 Le Don (rivière)

 

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Cette déesse était honorée dans les régions marécageuses et proche des sources (en vieux celtique, Anam signifie marécage). La déesse mère représente donc le cycle de la vie, où s’alternent continuellement mort et renaissance, plus tard, elle fut christianisée en Sainte Anne et devint la patronne des bretons.

Le Don traverse le nord de la Loire-Atlantique sur une longueur de 90 km. Il prend sa source dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire.

Il rejoint la Vilaine à hauteur des Marais de Murin sur la commune de Massérac en Loire-Atlantique en limite de l’Ille-et-Vilaine.

Le Don s'est frayé un chemin au milieu des schistes ardoisiers, créant une vallée sauvage et escarpée. Après Guémené Penfao, il élargit son lit pour venir se jeter dans la Vilaine dans une vaste zone de marais.

 

Le Don prend sa source dans la commune de Saint-Michel et Chanveaux dans le Maine et Loire, dans les Bois de Chanveaux à 100 m d’altitude. Deux petits ruisseaux alimentent l’étang de Maubusson, à cheval sur le Maine et Loire et la Loire-Atlantique. Il prend officiellement le nom de ‘’Don’’ à la sortie de ce ruisseau. Le Don a 90 km de longueur, se jette dans le lac de Murin avant de rejoindre la Vilaine.

Le Don traverse la commune de Jans

 

11 Végétation des berges du Don

 

Ce territoire, traversé par l’Isac et le Don (ces cours d’eau créant des zones humides), bénéficie d’une flore très diversifiée. Le long du Don, poussent nénuphars, lentilles d’eau, roseaux.

 

11 Île du Gué

 

L' île du Gué (sur le Don) est un endroit calme et reposant dans le bourg de la commune de Jans.

Le Don est une rivière d'une longueur de 119 km qui coule avant tout dans le nord du département de la Loire-Atlantique. C'est un affluent de la Vilaine en rive gauche. (58)

Le Don prend sa source dans les Marches de Bretagne, dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire. (58)

La rivière coule vers l'ouest en traversant le bourg de Saint-Julien-de-Vouvantes, le Petit-Auverné où il reçoit les eaux du Petit-Don. (58)

Les deux rivières s’unissent et forme la rivière du Don pour traverser Moisdon-la-Rivière, puis les bourgs d'Issé, de Treffieux et de Jans, où elle trouve alors la rivière du Cône.  (58)

Après être passée sous la RN 137, elle continue vers Marsac-sur-Don, Guémené-Penfao, puis Massérac où elle se jette dans la Vilaine à la limite entre la Loire-Atlantique et l'Ille-et-Vilaine. (58)

 

12 Relief de la commune

 

La commune est située au sud du canton de Derval, dans le bassin du Don. Elle est arrosée par le Don et par ses deux gros affluents, le Cosne, à droite, et le Paradel ou Ruisseau de Sauzignac, à gauche. Ceui-ci forme, avec une partie du Don, la limite sud de la commune.

La Vallée du Don, large et autrefois boisée renfermait environs 300 ha de prairies.

L’altitude atteint 50 m au village de Chanteloup et le bourg, situé près du Don est à 18 m d’altitude.

 

Funéraire, Archéologie

12 Monument aux morts , 13 Légende de la Chapelle du Trépas.

12 Monument aux morts

 

En 1914, Jans compte 1716 habitants.

Sur 450 hommes partis à la guerre, 74 Y laissent leur vie, soit 16,5%.

La Seconde Guerre Mondiale fait neuf morts parmi lesquels le soldat Jean Glémaux, écrasé comme d’autres  militaires ou civils, le 29 mai 1940, par un char ennemi dévalant une rue de la petite localité de Saint-Martin de Boulogne (Pas-de-Calais).
Les jésuites, dont la maison est proche, enterrent son corps dans leur jardin. Après la Libération, celui-ci est transféré au cimetière de St Martin de Boulogne. En 1955, il est réinhumé dans le cimetière national de la Targette, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais)

 

13 Légende de la Chapelle du Trépas

 

Légende de la chapelle du Trépas (Tradition orale)

« Durant l’invasion bretonne, les saints Dulcien et Dulien, diacres de la paroisse, conduisirent la population janséenne dans une forêt afin de se cacher.

Mais les deux saints furent découverts et furent décapités en raison de leur fidélité au christianisme.

Avant de mourir, les deux martyrs firent trois vœux :

Que le premier enfant de la paroisse, entrant dans la prêtrise, porte l’un de leurs noms. Ce premier prêtre porta, en effet, le nom de Dulien.

 

Que l’eau de la fontaine guérisse les enfants de la ‘’râche’’ -ou impétigo des enfants- ce qui, dit-on, s’avéra vrai.

 

Que l’herbe sèche à l’endroit où ils furent fouettés !... »