Trésors du Patrimoine : commune de La Grigonnais

1 Eglise Saint-Victor Architecture, 2 Eglise St Victor Mobilier, 3 Eglise St Victor Mobilier, 4 Croix remarquables.

5 Ancien Presbytère Mairie, 6 Maison de Caractère (Bédodu), 2 Maison de Caractère (Cran)

3 Moulin de Beautrait, 4 Sites métallurgiques, 5 Carrières Sable rouge, 6 Ancienne Voie romaine.

7 Fours à pain, Puits,..., 8 Hangars, Grange, Palis.

7 Ruisseaux (Grigonnais), 8 Zones humides à Fritillaires, 9 Zones Humides à Lathrées, 9 Étang communal, 10 Relief de la Commune.

10 Butte du Souchais , 11 Seigneuries (Grigonnais) .

Patrimoine de La Grigonnais (Eglise de La Grigonnais)

Patrimoine religieux

1 Eglise Saint-Victor Architecture, 2 Eglise St Victor Mobilier, 3 Eglise St Victor Mobilier, 4 Croix remarquables.

1 Eglise Saint-Victor Architecture

 

L’église St Victor a été construite en pierre de Nozay et tuffeau de 1859 à 1876 avec comme entrepreneur Monsieur Gilard.

De style néogothique, cette église en forme de croix latine possède des harpes de murs et des entourages d’ouvertures en tuffeau.

Du fait de l’absence initiale de cloches, les offices étaient annoncés par une clochette que l’on agitait à la main.

Le 9 juin 1876, le Conseil Paroissial décide de la construction du clocher. La cloche, appelée communément la grosse cloche, a pour nom Victoire. Elle pèse 600 Kg et a pours parrains les soldats de la Grigonnais morts pendant la Première Guerre Mondiale

 

2 Eglise St Victor Mobilier

 

Les six vitraux de la nef réalisés en 1890 par le Maître-Verrier Meuret,  évoquent 42 scènes de l’Ancien Testament. Cette iconographie reprend, notamment, des thèmes directement liés à la libération d’Israël par le roi perse Cyrus.(20) (64)

Le Christ , sculpté en 1946 par Henri Wagner, de Nozay, pour la famille Malo de la Grigonnais, était initialement placé sur un calvaire.

Les intempéries l’ayant abîmé, il a été réparé et abrité dans l’église.

Le maître autel est orné de cinq statues en bois polychrome, sculptées par J.-P. Fréour, représentant les saints patrons des cinq frairies de la Grigonnais, parmi lesquels saint Victor, patron de la paroisse et ermite de Campbon au VIe siècle, St Ruellin, patron de la frairie de Licouët, et évêque de Tréguier et Saint Bily, patron de la frairie de Carheil, martyrisé par les Normands dans la première moitié du Xe siècle. (20) (64)

Visite sur autorisation de la cure. (64)

 

3 Eglise St Victor Mobilier

 

Cette église abrite une galerie de statuettes de saints, classée le 26 août 1962 à l’Inventaire des Monuments Historiques. (64)

Posées sur les boiseries de chêne du cœur de style néogothique, ces statues représentent notamment St Vincent de Paul, Saint Rogatien et Donatien, .Saint Clair et Saint Félix de Nantes, Saint François d' Assise …(20)(53)

Les 28 statues, en plâtre polychrome, posées sur les boiseries du chœur, datent de 1879  (50)

De style néogothique, classée également, la chaire à prêcher, œuvre en chêne des établissements Barranger, est ornée de seize statues polychrome, réalisées par les établissements Barbier de Nantes. (20) (64) (voir photo)

Elles représentent, notamment, les apôtres et les évangélistes. (20)

 

4 Croix remarquables

 

Sur le socle de cette croix pattée, de schiste, réalisée en 1864, un cadre vitré contient des photographies en médaillon des soldats de la commune morts lors de la Première Guerre mondiale.

 

Le Sculpteur de cette autre croix en schiste  de 1843 est Jean Perraud. Ouvragée, avec une petite niche dans le fût pour recevoir une statue, cette croix est ornée d’un Christ sculpté dans la masse.

Elle est l’une des 35 croix réparties sur le territoire de la commune.

 

Maisons et châteaux

5 Ancien Presbytère Mairie, 6 Maison de Caractère (Bédodu), 2 Maison de Caractère (Cran)

5 Ancien Presbytère Mairie

 

 

6 Maison de Caractère (Bédodu)

 

Le Manoir de Bédodu remonterait au début du XVIe siècle, il était construit en quartz et schiste.

Un acte notarié du 28 novembre 1686 mentionne les propriétaires de l’époque : Anne Mérel veuve de François Fresche sieur de Bedodu. La découverte d’ossements humains par un cultivateur dans les années 1930 confirme la thèse selon laquelle des émigrés se seraient fait tuer à cet endroit en voulant fuir  pendant la Révolution.

Deux supports de cheminée sculptés en têtes de bélier et des entrées voutées, désormais bouchées subsistent de l’ancien manoir.

 

 

2 Maison de Caractère (Cran)

 

Cette maison à étage a été construite par la famille Henriet, de religion protestante, alliée aux Rohan du château de Blain.

Henri Henriet, seigneur de Cran, est maître particulier du Gâvre en 1657. Pierre Henriet, seigneur de la Chesnaie de Cran était premier capitaine au régiment de Montaigu.

 

 

 

Industries, Voies de communication

3 Moulin de Beautrait, 4 Sites métallurgiques, 5 Carrières Sable rouge, 6 Ancienne Voie romaine.

3   Moulin de Beautrait

 

Sur le territoire de la commune de la Grigonnais, on recensait  en 1857 un moulin à vent, le Moulin Bautré qui appartenait à Monsieur Luce.

Une ancienne minoterie de la seconde moitié du XIXe siècle et du XXe siècle, en quartz et schiste a été démolie sur le site de Beautrait.

Succédant à un moulin, cette minoterie a été construite sur un tertre qui portait un nom d’origine bretonne, Bot Rieul, bot signifiant tertre, Rieul étant le saint protecteur de la frairie dont la chapelle se trouvait sur les landes à proximité.

La minoterie a appartenu à la famille Luce, dont l’un des membres, Henri, a été Directeur d’école et commandant dans la Résistance.

Francis Luce fut l’un des acteurs de la transformation de La Grigonnais en commune.

 

4 Sites métallurgiques

 

Près des fermes de Boisdun et du Fayel, les paysans ont détruits de « petites constructions circulaires » (diam. 1,50 m) en briques dans lesquelles L. Maître  en 1893 voit des fours pour traiter le minerai de fer (non datés).

« Les cultivateurs de Boisdun et du Fayel se rappellent parfaitement qu'en défrichant leurs landes, ils ont démoli de petites constructions circulaires de 1 m. 30 de diamètre, si remplies de briques bordées et brûlées, qu'ils sont convaincus d'avoir découvert des fours.

Leur impression se traduit de la même manière partout où ils renversent des creusets ou des forges ; ils répètent également la même formule : « Nous avons démoli deux ou trois fours. »

Dès la fin du XIXe siècle, donc, l’historien Léon Maître et l’ingénieur des mines Louis Davy furent les premiers à s’intéresser à la longue histoire de la métallurgie du fer en Bretagne. Les anciennes mentions de vestiges de fours attribués à l’époque gallo-romaine sont nombreuses, et Léon Maître a en outre avancé l’hypothèse que beaucoup de ces ateliers étaient sommairement fortifiés.

Cependant rien n’indique que les Châtelliers, s’ils ont effectivement été des ateliers fortifiés n’aient pas été utilisés après le Ve siècle.

 

5 Carrières Sable rouge

 

Les sables rouges pliocènes sont des sables marins homogènes et  de grains de même taille, fins à moyens, contenant une proportion notable de grains émoussés luisant, souvent mal ou pas stratifiés : leur teinte est normalement jaune, mais ils sont fréquemment rubéfiés à leur partie supérieure. (6)

La puissance des dépôts pliocènes est variable et liée à l’irrégularité naturelle de la série aussi bien qu’à l’érosion : de moins d’un mètre à 15 m à la butte de Cran. (6)

Un faciès sablo-graveleux correspond le plus souvent à la parie inférieure des « Sables rouges » : cependant, il pourrait également s’agir d’un faciès latéral de ces sables. On observe en effet localement un enrichissement des sables rouges en éléments grossiers de quartz, de  grès ou de quartzites altérés et roulés. Dans ce cas les lentilles sableuses s’intercalent dans ces cailloutis. (6)

Les gisements du Pliocène graveleux, notamment les gisements situés entre Vay et le Gâvre font l’objet d’importantes exploitations. L’épaisseur de la formation varie de 2 à 6 m, en fonction, en particulier, d’accidents tectoniques du substrat. (6)

 

6 Ancienne Voie romaine

 

Léon Maître en 1886 évoque cette voie romaine :  « Sur la lande de Clangaran, elle fait séparation entre les paroisses de Vay et de Puceul, et se voyait si distinctement il y a 50 ans, que M. Bizeul a pu mesurer sa largeur, qui n’était pas moindre de 12 m dans l’empierrement, et de 20 m , avec les accotements entre les contre-fossés, largeur exceptionnelle qui la classe dans la catégorie des voies militaires, dites consulaires ou impériales, et qui se retrouve uniquement sur la voie de Blain à Port-Navalo par St Gildas des bois et Férel » 

Des voies romaines sortant de Blain par Louis bizeul, Nantes 1845 :

« Ce qui m’a fait croire que la voie, depuis la fontaine Preslan, servait de limites aux communes de Vay et de Puceul, c’est qu’elle va passer en sortant de la lande de Clan-Garan, entre les villages du Fayet ou Foyet en Vay et l’Hôtel-Ferrant en Puceul.

Elle ne laisse le Fayet qu’à quelques centaines de mètres au nord puis traverse le bout septentrional du bois de Bot-Allard, et coupe aussitôt la grande route de Nantes à Rennes, à peu près à angle droit. »

 

7 Fours à pain, Puits,..., 8 Hangars, Grange, Palis.

7 Fours à pain, Puits,...

 

 

8 Hangars, Grange, Palis

 

 

 

Environnement

7 Ruisseaux (Grigonnais), 8 Zones humides à Fritillaires, 9 Zones Humides à Lathrées, 9 Étang communal, 10 Relief de la Commune.

7 Ruisseaux (Grigonnais)

 

La commune se présente comme un plan incliné qui descend de 80 mètres au Nord-Est (La Platrouais) à 24 mètres au Sud-Ouest (L’Etriché).

Le ruisseau du Pirudel traverse la commune en suivant cette pente pour atteindre la pointe Sud-Ouest de la commune (où il devient le ruisseau du Cep).

Le ruisseau de la Blandinais sert  de limite à l’Est vis-à-vis de Puceul, commune voisine. Sa vallée est plus encaissée

 

8 Zones humides à Fritillaires

 

La Fritillaire, parfois appelée "Gogane" ou "Œuf de pintade" est une tulipe sauvage typique des zones humides dont elle indique le caractère permanent (non semée ou retournée).

De floraison très précoce (mars et avril) et particulièrement éclatante, avec ses clochettes violines, elle se révèle être un très bon indicateur de la valeur floristique potentielle d'une prairie.

Elle se développe aussi très souvent dans des prairies qui ont un intérêt pour une espèce de faune rare ou menacée, comme le Râle des genêts ou le Tarier des prés. Ces espèces sont un enjeu majeur pour la région Pays de la Loire .

Le nom donné à cette fleur est descriptif puisque « Fritillaria » vient de « Fritillus », soit « cornet pour jeter les dés » en latin, et que « meleagris » signifie « pintade », les pétales tachetés de la Fritillaire rappelant le plumage de l’oiseau.

La floraison de la Fritillaire est précoce. Sous nos latitudes elle débute en moyenne mi-mars et dure environ un mois. Des variations peuvent cependant être observées selon la localisation et le caractère humide des stations.

 

9 Zones Humides à Lathrées

 

La Lathrée clandestine est une plante qui pousse de préférence dans les lieux humides, bords de ruisseaux, etc., où elle parasite divers arbres (peupliers, saules, aulnes, chênes ou noisetiers) aux dépens desquels elle se nourrit. Elle n'a ni feuilles ni chlorophylle, et puise sa nourriture dans les racines de ses hôtes grâce à des suçoirs.

L'absence totale de vert indique la nature parasite de l'espèce qui, dépourvue de chlorophylle, se fixe sur les racines de l'hôte pour prélever les nutriments nécessaires à sa croissance. Étant donné qu'elle fleurit et fructifie durant la montée de la sève au printemps, les hôtes ne souffrent que très peu de ce parasitisme.

 

9 Étang communal

 

 

10 Relief de la Commune

 

Le relief de la commune est peu marqué.

La commune se présente comme un plan incliné qui descend de 80 mètres au Nord-Est (La Platrouais) à 24 mètres au Sud-Ouest (L’Etriché).

Le ruisseau du Pirudel traverse la commune en suivant cette pente pour atteindre la pointe Sud-Ouest de la commune (où il devient le ruisseau du Cep).

Le ruisseau de la Blandinais délimite la commune à l’Est. Sa vallée est plus encaissée.

La Partie Sud-Est se présente comme un vaste plateau d’altitude comprise entre 40 et 50 mètres.

Géologiquement la partie Nord de la commune est constituée d’une barre de schistes et de quartzites . Les deux vallées Nord-Sud qui coupent cette barre sont encaissées.

Dans la partie Sud, le socle est recouvert de matériaux plus ou moins grossiers plioquaternaires et de limons éoliens.

Le dépôt de limons éoliens a donné naissance à des sols lourds et profonds, siège de landes défrichées tardivement.

 

 

 

Funéraire, Archéologie

10 Butte du Souchais , 11 Seigneuries (Grigonnais) .

10 Butte du Souchais

 

La butte du Souchay de Liscouet est un cône appelé le château de Liscouet ou  le château de Tillon. Cette butte principale en forme de cône tronqué mesure 15 m de haut et 36 m de diamètre.

Cela ne peut-être une motte féodale destinée à supporter un donjon en bois ou une tour en pierre, attendu que sa plateforme aujourd’hui nivelée se terminait en pointe.

Le cône est environné non pas d’une ceinture continue de fossés, capable de retenir l’eau à un certain niveau, mais de plusieurs talus très élevés taillés en demi-lune placés sur des cercles différents avec des interruptions.

L’eau n’était donc pas destinée à contribuer à la fortification, elle paraît plutôt avoir été employée pour former des courants et des chutes.

Comment expliquer la présence d’un foyer de 2 m de rayon près d’une rupture des douves, d’un tas de minerai plus loin et d’autres vestiges industriels groupés autour de ce mamelon.

Le fermier assure que sa charrue a découvert des monceaux de de cendre et de charbon en nivelant plusieurs petits tertres qui étaient près de sa maison. Les scories lui ont servi à empierrer les chemins d’accès au Souchay.

 

11 Seigneuries (Grigonnais)