Trésors du patrimoine de la commune d'Abbaretz

1 Église St Pierre, 2 Croix et Calvaires, 1 Chapelle de la Rivière

3 La Vieille Cure, 4 Logis de Bourg (La Barre), 2 Manoir de Villeneuve, 3 Manoir de la Jahotière, 4 Château de Beautraye

5 Le Bois-Vert mine d’étain, 6 Cité Hector Pétin, 7 Anciens Moulins à Vent, 5 La Jahotière (Minerai de fer), 6 La Jahotière Bâtiments industriels, 7 Anciennes Mines de fer (Houx), 8 Gisement Ampélite (Houx)

8 Fours à pain, Puits, ..., 9 Hangars, Granges, Palis, 11 Musée Agri-Rétro

10 Terril de la Mine, 11 Etang de la Mine, 12 Etang communal, 12 Forêts et Bois, 13 Châtaignier des Nonneries, 14 Point Culminant

13 Tombe de Guillotin de Corson, 14 Chapelle funéraire, 15 Outils de Mine antiques, 15 Vestiges Gallo-Romains.

Patrimoine d'Abbaretz (Terril de la Mine)

Patrimoine religieux

1 Église St Pierre, 2 Croix et Calvaires, 1 Chapelle de la Rivière

1 Église St Pierre

 

Les seigneurs de Châteaubriant fondent la paroisse au XIe ou au XIIe siècle .     En 1123, le duc Conan confirme à l’église de Nantes la possession de l’église d’Abbaretz.

Au XIVe siècle, Jean Bénigaud, curé de la paroisse, est trésorier du duc Jean II de Bretagne.

La nouvelle église est construite, dès 1862, d’après les plans de M. Liberge (architecte à Nantes) sur les ruines de l’ancien édifice religieux rasé.  L’édifice actuel est de style ogival primitif, avec un double transept, une riche abside et deux absidioles. Elle est bénite le 22 juin 1866 .

 L’ancien édifice se composait d’une simple nef, communiquant par une arcade romane avec un choeur à chevet droit construit au XIVème siècle. Une singularité de l’église d’Abbaretz, c’est qu’il s’y trouvait un puits rempli de pierre, découvert quand on démolit l’édifice. Les possesseurs de terres nobles en Abbaretz jouissaient de quelques prééminences dans cette même église, telles que bancs, enfeus et armoiries : les seigneurs de la Rivière s’y faisaient inhumer dans le choeur, ceux de la Villeneuve devant l’autel de Notre-Dame, et les possesseurs de la Jahotière au pied de l’autel de saint Jean-Baptiste.

A signaler que lorsqu’on reconstruisit l’église, on trouva de nombreux tombeaux mérovingiens en pierre d’ardoise.

 

2 Croix et Calvaires

 

Les croix rustiques érigées le long des chemins, soit aux carrefours, soit dans les cimetières et qui portent, sculptée en relief l’effigie du  Christ, peuvent être classées en plusieurs catégories, en se basant sur les diverses formes de croix.

Le Christ crucifié est placé sur la croix de diverses façons, car en Bretagne, une assez grande fantaisie règne dans les représentations religieuses sculptées et peintes.

A part quelques rares monuments typiques des XIVe et XVe siècles, presque toutes les croix bretonnes appartiennent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe , voire au XIXe siècle.

Néanmoins les sculpteurs de ces croix ont puisé suivant leur idée, goût, inspiration ou convenances personnelles dans le vaste répertoire iconographique des XIIIe et XIVe siècle, si bien qu’un christ ayant toutes les caractéristiques d’un christ roman peut très bien être reproduit sur une croix érigée à la fin du XVIIIe siècle.

 La sculpture bretonne est surtout populaire et par conséquent rustique et naïve; elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

 

1 Chapelle de la Rivière

 

L'ancienne chapelle du manoir de la Rivière est édifiée dans la cour du manoir. Cette chapelle est reconstruite peu de temps avant la Révolution, par Pierre Richard de la Pervanchère, dernier seigneur de la Rivière. Elle est bénite le 5 novembre 1788 sous l'invocation de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Elle est restaurée en 1820 et placée alors sous le patronage de sainte Anne. La chapelle est abandonnée suite à l'incendie du manoir qui ne sera pas relevé . Quelques  seigneurs de la Rivière :

Etaisse de la Rivière, fille de Briant de la Rivière épouse en 1280 Geoffroy de Montfort, fils de Raoul V, sire de Montfort et de Gaël. . La  nièce de Charles de Montfort, un des descendants épouse  Thébaud du Matz, qualifié en 1485 de seigneur de la Rivière d'Abbaretz. Gabrielle de la Roche -Saint -André, héritière du domaine, par sa grand-mère,  épousa, en 1604, Georges de Neuville d'Abbaretz, gouverneur de Châteaubriant, fils légitimé de Georges de Montmorency d'Aumont ;

En 1745, La Rivière  dépendait ainsi de la Maison montmorency depuis 1604 . Après 3 ventes, elle appartient en 1780 à Pierre Richard de la Pervanchère (Conseiller du roi, lieutenant civil et criminel honoraire en la sénéchaussée et siège présidial de Nantes) dont l’arrière petite file est Céline de GOUYON-MATIGNON de MARCÉ.

 

Maisons et châteaux

3 La Vieille Cure, 4 Logis de Bourg (La Barre), 2 Manoir de Villeneuve, 3 Manoir de la Jahotière, 4 Château de Beautraye

3 La Vieille Cure

 

Avec son  vieux porche en plein cintre, ses portes gothiques et ses fenêtres d’étage à meneaux en schiste travaillé, cette demeure est un des exemples caractéristiques de l’architecture médiévale civile du canton.

Longtemps réservée aux seigneurs de châteaubriant, la présentation de la cure est, par la suite , à l’ordinaire, après avoir donné la meilleure de ses dîmes à l’Abbaye de Melleray.

Elle abrite au XVIe siècle les recteurs Jean Barbe, Julien Piace et les frères Guillaume et Bertrand de Listré, qui l’aménagent et sont à l’origine du bâtiment actuel.

Au sommet du portail cintré est gravé sur le schiste "un croissant accompagné en chef de 2 bottines et en pointe d’une houssette" (il s’agit des armoiries du recteur de Listré)

Les fenêtres portaient des sculptures qui ont été martelées, mais les houppes et les guirlandes démontrent que les recteurs de Listré se considéraient plus comme des nobles que comme de simples bourgadins.

 

4 Logis de Bourg (La Barre)

 

Demeure, à l’origine, des XVe siècle ou XVIe siècle,  située à l'angle du principal carrefour dont subsistent les fenêtres à meneaux et la tourelle octogonale.

Elle fut vassale de la seigneurie de la Rivière.

La demeure a appartenu à la famille Boutard, vieille famille bourgeoise et cultivée, alliée aux Heureux, maîtres de Poste à Nozay, et aux Athénas, riches bourgeois nantais.

En 1789, M. Boutard, avocat, est l’un des tous premiers membres de la toute jeune municipalité.

Vassal de la Seigneurie de La Rivière, le propriétaire de la Barre, par un antique droit féodal, devait conduire à Noël, au Château de la Rivière, à son suzerain, quatre œufs en bon état, dans une charrette à bœufs.

Il s’agissait de l’un de ces droits féodaux dénoncés par Abbaretz dans son Cahier de Doléances.

 

2 Manoir de Villeneuve

 

Le manoir de Villeneuve (XVIème siècle) possédait jadis une chapelle privée et deux moulins à vent : celui de Grand-Lande en Abbaretz et celui de Jahan en Puceul.

En 1634, cette seigneurie dépend de la châtellenie de Nozay et a pour suzerain le prince de Condé.

La terre revient ensuite à Pierre François du Matz qui la possède jusqu'à la Révolution.

Pierre François du Matz est le dernier seigneur de Villeneuve. Reçu sous Louis XVI conseiller au Parlement de Bretagne, il épouse une Locquet de Granville dont il n'eut pas d'enfants.

Les de Berthou-Barrin de La Galissonnière, héritiers, vendent le domaine à la famille Marion.

Propriété de la famille Marion (en 1832) et de la famille Leroux (en 1855).

C'est en ce manoir à Tourelles et grand porche d'entrée que se déroule un drame en 1832 : des chouans attaquent le propriétaire d'alors, le citoyen Marion qui meurt tué d'un coup de feu.

En 1835, Prosper Leroux épouse Estelle Marion, née à Saint-Denis de l'Ile Bourbon ;

 

 

3 Manoir de la Jahotière

 

La maison de maître : La maison de maître est constituée de l'ancien corps de logis rectangulaire avec toit à croupes, flanqué de part et d'autre d'une tourelle demi-hors-oeuvre, construit dans la seconde moitié du XVIe siècle ou dans la 1ère moitié du XVII siècle. Ce bâtiment a été agrandi au milieu du XIXe siècle suivant un parti architectural différent de celui des communs et de la forge dont la construction est antérieure. Il fut probablement reconstruit vers 1845.

Le Manoir de la Jahotière, ancienne demeure de maîtres de forge est indissociable du souvenir du comte Jouffroy d’Abbans.

Outre le haut-fourneau, celui-ci a créé sur les terres de la Jahotière une exploitation qui entendait rivaliser avec celle des moines de la Meilleraye .

Le système dont l’idéal est inspiré de Charles Fourier et de son Phalanstère, une cité idéale où l’homme devait s’épanouir dans son travail entendait rompre avec l’archaïsme agricole de la région.

Il a laissé sa marque dans l’agriculture avec l’introduction du ray-grass et d’un nouveau modèle de charrue.

Le comte est mort ruiné et l’exploitation non rentable dut fermer  cinq ans après sa vente en 1850.

 

4 Château de Beautraye

 

L'ancien manoir de la Beautraye était la propriété, jadis, de la famille de La Roche-Saint-André, famille d'officiers de marine.

Cette famille s'est unie ensuite aux Leborgne, membres de la Chambre des Comptes. En 1750, l'acquéreur est Louis Hochedé de La Pinsonnais.

Peu après, on trouve : Louis Lafond (négociant à Nantes), époux de Mathurine Bruère. Jean Baptiste Lafond, fils des précédents, maire de Châteaubriant, maria sa fille aînée à Joseph Guillotin de Corson.

A la fin du XIXème siècle, on y ajouta le nouveau logis et une chapelle, bénite par le chanoine Guillotin de Corson ;

 

 

Industries, Voies de communication

5 Le Bois-Vert mine d’étain, 6 Cité Hector Pétin, 7 Anciens Moulins à Vent, 5 La Jahotière (Minerai de fer), 6 La Jahotière Bâtiments industriels, 7 Anciennes Mines de fer (Houx), 8 Gisement Ampélite (Houx)

5 Le Bois-Vert mine d’étain

 

On pratiquait sur le territoire d’Abbaretz l’extraction de la cassitérite, le minerai d’étain, depuis 2500 ans.

Sans doute Gaulois et Romains exploitaient-ils cette richesse de la même manière. Après avoir creusé des tranchées qui pouvaient atteindre 100 mètres de long et 18 mètres de profondeur, ils dégageaient le quartz du schiste.

Une fois cette séparation obtenue, le quartz, attaqué par le feu et l’eau, éclatait sous l’action de coins de bois.

Il était ensuite concassé à l’aide de masses de fer puis lavé.

On a estimé que cette méthode, pour rudimentaire qu’elle nous paraisse aujourd’hui, aurait permis l’extraction  sur le site de 900 tonnes d’étain et, par conséquent, la possibilité d’obtenir 6 à 9000 tonnes de bronze antique.

De 1952 à 1957, l’exploitation a repris à l’échelle industrielle; 350 employés ont extrait, à ciel ouvert , 4000 tonnes d'étain de la mine, qui s'étend alors sur 1 km de long, environ 250 m de large et 70 m de profondeur.

Le terril des roches d'extraction atteint 121 m au dessus du niveau de la mer.

En 1957, non rentable par rapport aux importations , la mine est fermée.

 

6 Cité Hector Pétin

 

C’est en 1882 que Louis Davy (1842-1926) découvre la cassitéride (oxyde d’étain) dans la région d’Abbaretz.

Ce n’est qu’en 1920 que la Société Nantaise des Minerais de l’Ouest (SNMO) ouvre un puits qu’elle ferme six ans plus tard.

Elle en reprend l’exploitation en 1952.

Pendant six ans (1952-1957), elle emploiera jusqu’à 350 mineurs ; un lotissement de pavillons individuels a même été construit à proximité, la cité "Hector Pétin", pour les héberger.

La cité ouvrière Hector Pétin, du nom d'un des administrateurs de la Société nantaise des minerais de l'ouest (SNMO), a été construite en 1951 par la SNMO pour les ouvriers travaillant dans la mine d'étain.

La cité est composée de 14 pavillons simples et 4 pavillons doubles soit 22 logements.

Les formes sont similaires : maison avec un niveau coiffé d'une toiture à longs pans en tuiles. La construction semble être en parpaing recouvert d'un enduit ciment. L'originalité du lotissement vient de la disposition des maisons qui forme trois espaces concentriques.

 

7 Anciens Moulins à Vent

 

Au XIXe siècle, le meunier est un personnage important. Il compte dans le paysage social par son rôle vital de fournisseur de farine, le pain étant jusqu'au XXe siècle l'aliment de base.

« Sa compétence technique joue aussi un grand rôle. Sachant que la meunerie est une technologie élaborée par des mécanismes, des engrenages, des meules à entretenir... », 

« Et le savoir-faire implique une certaine acrobatie quand il faut monter aux ailes pour accrocher les voiles ! » 

Le meunier avait fière allure avec ses amples vêtements blancs et son bonnet. « Le folklore a d'ailleurs popularisé son image. »

 

Dans le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure en 1857, Pinson recense trois moulins à vent et un moulin à eau (Paradel) sur la commune d’Abbaretz.

 

Le Moulin à vent de Paradel est détenu par M. Richard de la Rivière, le Moulin de Grand’Lande, par M. Perrinel et le Moulin de l’Antilloux par  M. Crahé (Craheix?).

 

5 La Jahotière (Minerai de fer)

 

C’est en 1827 que le comte Geoffroy d’Abbans ouvre le Haut-Fourneau de la Jahotière, le second de France après celui du Creusot. Immensément riche et visionnaire, d’Abbans est convaincu que la Jahotière peut devenir le cœur de l’industrie du fer en France. Il prévoit d’édifier quatre hauts-fourneaux. Le comte voit grand et malgré l’aide du technicien anglais Walford, la production reste bien en deça des objectifs nécessaires.

Le fer local, très cher et rare, doit finalement être remplacé par du minerai de l’est de la France.

L’exploitation, qui employait 200 personnes et produisait 350 000 francs de fontes par an au plus fort de son activité, est rachetée en 1850, mais les derniers foyers s’éteignent vers 1855.

Du vaste projet de 1826, ne furent construits que quelques bâtiments. L'ensemble réalisé ne comprend qu'une unité de production de fonte avec la chaudière, la cheminée, le bâtiment contenant les machines à vapeur et une grande partie de la halle de coulée.

Une cheminée de briques, de section carrée et s'appuyant sur la base du fourneau, servait peut-être à la récupération des gaz chauds par le gueulard.

 

6 La Jahotière Bâtiments industriels

 

Les magasins bâtiments annexes de la maison de maître  ont pu servir d'ateliers, de magasins ou de logements. Leur architecture soignée surprend par son caractère original. Chaque ensemble, élevé sur deux niveaux, s'organise autour d'une cour centrale parallélépipédique. Le rez-de-chaussée devait être occupé par les ateliers et les magasins, le premier étage par des logements d'ouvriers.

On retrouve un certain nombre de caractères architecturaux communs à la forge : grands arcs en plein cintre et gros oeuvre en dalles de schistes appareillées et enduites, baies géminées avec encadrement de briques.  Le traitement privilégié des baies (baies géminées aux arcs de briques avec pilier en tuffeau et piédroits en bois peint au goudron, portes ou fenêtres cintrées, doubles ou triples, inscrites dans des arcs en plein cintre) anime les élévations. Les effets de polychromie obtenus par l'emploi de la brique, du tuffeau du bois peint au goudron produisent un heureux contraste avec le gros oeuvre en maçonnerie de schiste recouverte d'enduit. L'impression d'ensemble fait penser à des modèles architecturaux anglais et les grands arcs brisés des façades sud des bâtiments ne sont pas sans rappeler l'esprit du « gothic revival ».

 

7 Anciennes Mines de fer (Houx)

 

La commune d'Abbaretz possède dans son sous-sol un gisement de minerai de fer formant une lentille de 30 à 50 mètres de large sur 5 à 6 kilomètres de long. Plusieurs sites d'extraction ont été identifiés : La Jahotière, Les Nonneries, Le Houx, La Placière, La Duchetais, La Lirais, La Chevrolière.

L'exploitation s'est faite par tranches depuis le début du XIXe siècle jusqu'en 1931 avec deux phases importantes entre 1913 et 1922 et 1928 et 1930. Plusieurs sociétés ont exploité les sites : Mines de fer de l'Anjou et des forges de Saint-Nazaire (1882, Le Houx) Mines de fer de Segré (1913, Le Houx, La Duchetais, Les Placières)  Société métallurgique de Basse-Loire (1920, Le Houx, Les Placières) ; Château-Rouge (1927, Le Houx, Les Nonneries, La Duchetais)

 La minière du Houx : En 1920, 40 ouvriers travaillent en moyenne sur le site. La production journalière est de 35 tonnes exportée par une voie étroite de 5 kilomètres jusqu'à la gare d'Issé. En 1929, l'évacuation se fait par des camions jusqu'à la minière des Nonneries puis par voie decauville jusqu'à la gare d'Abbaretz .

 L'abandon des minières s'explique par le taux en silice peu stable pouvant parfois dépasser les 20 à 25% et le coût de transport trop important

 

8 Gisement Ampélite (Houx)

 

Certains schistes, noirs et tachant les doigts, très répandus dans l’étage Silurien, sont totalement inutilisables pour le bâti (ampélites, riches en matière carbonée, du Houx près d’Abbaretz en Loire-Atlantique, naguère exploitées pour l’industrie des colorants).

Les "ampélites" graphitiques du Houx ont été exploitées jusque vers 1959 pour l'industrie des colorants (V. Charrin).

Les ampélites sont des roches à grain fin, noires, riches en matière organique et en sulfures de fer. Elles sont issues de la consolidation de sédiments argileux déposés dans une mer calme anoxique. La pauvreté du milieu en oxygène a favorisé la conservation de la matière organique qui donne à la roche sa couleur noire.

Le synclinal du Houx, en Abbaretz, contient des schistes ampéliteux sans fossiles auxquels sont associés quelques rares lits de phthanites.

Ces ampélite s sont des roches en plaquettes, friables, charbonneuses. Elles forment une longue bande étroite que l'on peut suivre, sans discontinuité , sur une longueur de 25 kilomètres entre le Hou x et Freigné .

Les ampélites du Houx n'ont jamais livré de fossiles. Un âge Wenlockien leur est attribué .

 

 

Agriculture, Artisanat, Commerce, Vie publique

8 Fours à pain, Puits, ..., 9 Hangars, Granges, Palis, 11 Musée Agri-Rétro

8 Fours à pain, Puits, ...

 

 Les fours à pain , éléments quasiment incontournables d’un village ou d’une propriété, ont malheureusement été pour beaucoup délaissés ou détruits depuis de nombreuses décennies. Ces fours sont très souvent isolés, et sans cheminée. Plus rarement des fours accolés à un fournil ou à une habitation.

On dit souvent que l’habitat traditionnel est, par ses matériaux de construction, le reflet de la géologie locale.

Il en est de même pour les fours à pain. Les pierres utilisées dans la maçonnerie sont celles disponibles localement.

Ainsi, la maçonnerie sera composée généralement de schiste, mais aussi parfois de grès.

 

Dans la région de Nozay, s'il existe quelques puits ronds, on retrouve le plus souvent des puits carrés à couverture à un seul versant tout à fait typique de ce pays.

. Ils ont une architecture simple et rustique qui utilise le schiste local. C'est une petite construction avec une couverture à un seul versant descendant vers l'arrière du puits. Le toit, qui est composé de quelques grandes dalles de schiste appelées aussi palis, a pour rôle de protéger la pureté de l'eau.

 

9 Hangars, Granges, Palis

 

Dans le milieu rural, le logis familial est souvent accompagné d’un certain nombre d’annexes, nombre d’autant plus important que la richesse des propriétaires est conséquente.

Les bâtiments regroupés sous cette dénomination de dépendances comprennent, entre autres, les remises, hangars et granges qui servaient au rangement des charrettes et des outils agricoles.

La commune d’Abbaretz présente de beaux exemples d’architecture en pierre de Nozay, ce schiste local utilisé dans les fermes et  les manoirs.

Mais ce matériau est aussi utilisé pour des constructions moins imposantes, comme les fours à pain, les fontaines et puits de village, mais aussi les hangars, les granges.

Pour les Hangars, des palis de taille plus moins importante servent alors  pour habiller les murs.

Les plus grand palis (longs de plusieurs mètres) servent également de piliers pour soutenir la charpente.

La partie haute des murs est  souvent bardée de lattes de Bois de châtaignier.

La charpente quant à elle est souvent en bois de chêne.

 

 

 

11 Musée Agri-Rétro

 

Agri Rétro est un musée créé en 1994, et géré depuis 1997 par l’Association La Goutte d’huile, dont le président est Rogatien Mortier. (62)

En montrant une large gamme de matériels agricoles utilisés dans la région depuis un siècle., le Musée Agri Rétro donne une bonne idée de l’histoire de la mécanisation dans les campagnes du Pays de Châteaubriant. (62)(59)

 Même si l’intérêt du musée ne se limite pas à celle-ci , sa collection de tracteurs, comprend plus de 220 spécimens. (59) Quatre-vingt-dix pour cent de ses tracteurs sont en état de marche. (61)

Sont visibles également machines à vapeur, moteurs industriels, tour à sabots, trieurs, batteurs, batteuses, moissonneuses batteuses, scie forestière, outils de forgeron, matériels de traite, et de très nombreux outils en usage dans nos campagnes autrefois…(60)

 Le but de cette association est de montrer à toutes les personnes intéressées par la vie paysanne et la vie des campagnes d’hier et d’aujourd’hui, une collection également très locale : la plupart de ses protégés ont œuvré dans les champs du département. (60)(61)

En 2007, le musée s'est enrichi d'un deuxième hangar qui accueille une exposition sur la constructeur Huard, avec notamment 66 charrues de 1905 à 1975. (61)

 

 

Environnement

10 Terril de la Mine, 11 Etang de la Mine, 12 Etang communal, 12 Forêts et Bois, 13 Châtaignier des Nonneries, 14 Point Culminant

10 Terril de la Mine

 

Cette petite montagne blanche nommément désignée comme « Le Terril »,  est le point le plus haut de la Loire-Atlantique !

Elle se dresse au-dessus de la campagne abbaroise et culmine à près de 121 mètres au dessus du niveau de la mer et 80 au dessus du niveau du sol.

Mais elle n’a rien de naturel. Le terril, et l’étang qui le jouxte, sont les marques laissées par l’extraction de l’étain dont la dernière exploitation remonte aux années 1950. 

A l’époque de Jules César, ce site minier était l’une des plus importantes sources d’étain du monde antique. Jusqu’au IIIe siècle après JC, plus de 6000 tonnes de bronze auraient été fabriquées grâce au minerai extrait. 

Formé par l’accumulation des déchets stériles sortis de la mine (argile, schiste, quartz...), le terril vous offre, après une ascension de plus de 200 marches, une vue imprenable sur le pays de la Pierre Bleue.

Aujourd’hui reconverti en base de loisirs, ce site d’exception vous propose toute une palette d’activités à partager entre amis ou en famille : Tables d’orientation au sommet du terril , Sentiers de randonnée (VTT, pédestre), Parcours permanent d’orientation, Ski nautique, Tables de pique-nique à l’ombre .

 

11 Etang de la Mine

 

Dès l’Antiquité, la cassitérite, le minerai d’étain, notamment utilisé pour la fabrication du bronze, a été exploité à ciel ouvert dans la région d’Abbaretz-Nozay. (103)

Ici sur le site du Bois Vert , l’exploitation a repris de 1952 à 1957 et pas moins de 4000 tonnes d’un minerai riche en oxyde d’étain ont été extraites dans une carrière qui forme aujourd’hui un superbe étang. (103) (104)

Reconvertie en zone de loisirs, vous pourrez y pratiquer la randonnée et découvrir le ski nautique. (16)

A la fermeture de la mine du Bois Vert, en 1957, la carrière s'étendait alors sur 1 km de long, environ 250 m de large et 70 m de profondeur. (103)

Aujourd’hui envahie par l’eau, elle forme un étang de près de 15 hectares, propriété du Conseil Général de Loire-Atlantique depuis 1996. (1) (103)

Chaque été, en juillet et août, le ski nautique nantais y propose des journées d’initiation au ski nautique, wakeboard et baby-ski. (97)

 

Le wakeboard (de l'anglais wake, sillage, et board, planche) , créé au début des années 80, allie les techniques de ski nautique, de snowboard et de kite-surf. (105)

 

12 Etang communal

 

Situé près de la salle polyvalente, l’étang communal d’Abbaretz est géré par la Société de pêche  « la Gaule Abbaroise » . (36)

La pêche est ouverte toute l’année pour le poisson blanc à partir du 1er janvier et pour le carnassier à partir du 20 mai (sauf en période d’alevinage). (36)

On peut y pêcher gardons, anguilles, tanches, brochets, perches, black-bass. On y trouve également des carpes « amour blanc » qui doivent être remises à l’eau.

La carpe amour (ou amour blanc) est originaire du fleuve Amour en Chine. Elle a été introduite en France, et notamment ici, pour lutter contre les plantes aquatiques envahissantes. Son solide appétit offre une solution écologique à l'envahissement des plans d'eau par les végétaux. (100)

Il existe une relation étroite entre la température de l'eau et son appétit : son rôle de faucardeur est encore plus efficace à des températures supérieures à 24°C. (101)

Le plan d’eau s’étend sur 0,8 hectares et sa profondeur atteint 1,80 mètres. (36)

 

12 Forêts et Bois

 

Les forêts et massifs boisés de la commune couvrent une superficie importante. La forêt de l’Arche est l’unité boisée la plus importante.      On observe également la partie occidentale de la Forêt de Vioreau, les Bois de la Rivière, de la Pourprince et des abords de l’ancienne mine d’étain. Les Forêt de l’Arche et de Vioreau sont des ZNIEFF de type 2.

La première est un massif forestier constitué principalement de peuplements de feuillus ou mixtes abritant une flore caractéristique intéressante, dont certaines plantes se situant en limite nord de leur aire de répartition dans la région. Diversité mycologique intéressante.

La seconde est  un massif forestier étendu constitué de futaies de feuillus ou mixtes, de zones de reboisement de conifères avec divers types de landes et plusieurs étangs.

Cette forêt abrite une avifaune nicheuse particulièrement intéressante avec certaines espèces d'oiseaux rares et localisés dans notre région( rapaces, pics, passereaux sylvicoles) et de végétations forestières typiques avec de belles zones de chênaies accompagnées d'une flore intéressante en sous bois. Des Zones de landes abritent une flore très intéressante, dont un certain nombre d'espèces végétales peu communes ou rares.

 

13 Châtaignier des Nonneries

 

Le Châtaignier des Nonneries a été classé neuvième plus vieil arbre de France sur la liste des Arbres Remarquables inscrits au Patrimoine Français. (62)

Jadis sa hauteur était de 20 mètres et sa frondaison couvrait près de 1 500 mètres carrés. (62)

L'arbre est mort foudroyé le 31 juillet 1985.

Sa circonférence est de 8 mètres à 1 mètre du sol et de 10,60 mètres au maximum. (90)

La particularité de cet arbre est le marcotage naturel, rare et exceptionnel, qui s'est produit.

Cinq branches fortement recourbées se sont enracinées à 7 et 8 mètres de distance du tronc, et ont ainsi donné naissance à de nouveaux arbres. (64)

L'arbre principal est mort le 31 juillet 1985 mais des travaux de sauvegarde et de conservation ont été réalisés en Mai 1995 : tiges métalliques à l'intérieur du tronc creux et chevilles de bois dans l'écorce. Quatre arbres issus du marcotage sont également morts, un d'eux a dû être coupé en 2003. Le cinquième arbre issu du marcotage est toujours vivant et productif..(90)

En octobre 2000, 3 arbres ont été labellisés «Arbres Remarquables» en Loire-Atlantique : le châtaignier des Nonneries à Abbaretz, celui de l’Eraudière à Nantes, et le chêne Louis XIII de Corcoué-sur-Logne.. (118)

 

14 Point Culminant

 

Le territoire de la commune se présente comme partie d’un plateau d’une altitude moyenne de 40 à 50 mètres, découpé par une série de lignes de crêtes d’orientation sensiblement Est-Ouest.

La plus importante ligne haute du relief « coupe » la commune en deux au niveau  de la RD2

Le point naturel culminant de la commune avec 83 m d’altitude occupe pour ainsi dire le centre géographique de son territoire.

La commune est parcourue par un ensemble de ruisseaux occupant le fond des talwegs qui découpent le plateau.

Au nord, les ruisseaux de Paradel, de la Deneuzerie rejoignent celui de Sauzignac.

À l’ouest le ruisseau de la Mare de l’aune est l’exutoire de l’ancienne mine d’étain.

Au sud les ruisseaux de l’Estival et de l’Isac se rejoignent avant de poursuivre leur chemin vers la Vilaine.

À l’est le ruisseau de la Jahotière se jette dans celui de la Hazardière qui marque la limite avec la Meilleraye et alimente l’Etang de Vioreau.

 

 

 

Funéraire, Archéologie

13 Tombe de Guillotin de Corson, 14 Chapelle funéraire, 15 Outils de Mine antiques, 15 Vestiges Gallo-Romains.

13 Tombe de Guillotin de Corson

 

La tombe du chanoine Amédée Guillotin de Corson est
située au cimetière d’Abbaretz.

Amédée-Aimé Guillotin de Corson, né à Nozay (Loire-Atlantique) le 26 mai 1837 et mort à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) le 7 août 1905, est un historien français, spécialiste de l'histoire de la Bretagne.

Les Guillotin de Corson descendent d'une famille bourgeoise originaire du Morbihan. Son père était notaire à Varades puis à Nozay.

Après des études classiques au collège Saint-Vincent de Rennes, il entre en 1856 au grand séminaire. Il est ordonné prêtre le 7 juillet 1861 et devient vicaire à La Noë-Blanche la même année. En 1875, il est nommé chanoine honoraire de la métropole de Rennes.

Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages d'histoire locale dont le plus important est Le pouillé historique de l'archevêché de Rennes paru en six volumes entre 1880 et 1886. Ce reilgieux est l’initiateur de la construction de la Chapelle  du Château de la Beautrais

La famille Guillotin de Corson a également donné deux maires à la commune : Ferdinand, sous le second Empire et Pierre, allié aux Allard de Grand-Maison, qui le fut pendant 33 ans de 1904 à 1937.

 

14 Chapelle funéraire

 

Cette chapelle funéraire (XVII-XVIIIème siècle) est  située au cimetière ;

Elle possède des chapiteaux ouvragés et de longues colonnettes taillées et sculptées. Elle a été édifiées pour recueillir les tombeaux des successeurs des Montmorency, et notamment les famille Goyon de Marcé et Charrette.

 

En effet, l’ancienne seigneurie de la Rivière  autrefois propriété des seigneurs de Châteaubriant, passe en 1438 entre les mains de Charles de Montfort puis de la famille Montmorency.

Ces Montmorency, officiers dans les armées du roi, sont seigneurs de La Rivière, de Montjonnet et de la Touche.

Ils s’allieront aux de Cornulier, de Carcado et de Molac.

 

Le domaine est cédé plus tard au sieur Richard, lieutenant du présidial de Nantes (à la fin de l’Ancien Régime).

Cette ancienne châtellenie comportait jadis plusieurs métairies, un étang, un bois, une fuie et une chapelle privée.

 

15 Outils de Mine antiques

 

En 1952, La Société Nantaise des Minerais de l’Ouest a repris l’extraction du minerai d’étain identique dans son principe à l'exploitation ancienne et la tranchée d’alors n'est qu'un élargissement et approfondissement de la tranchée ancienne.

Trouvaille intéressante : des outils anciens ont été extraits du fond de la tranchée comblée par les mineurs depuis 1952.

Ont été trouvés 2 coins de bois notamment et une bonne douzaine de lames de bois qui pourraient être des houes dans un remarquable état de conservation.

Une demi-douzaine de masses de fer pouvaient servir à casser ou à concasser le quartz.

Un culot d'amphore retrouvé permet d'assurer que les mines de cassitérite d'Abbaretz-Nozay étaient encore en activité pendant la période romaine.

A l'époque romaine semble acquise la concentration des efforts sur les gisements les plus abondants de cassitérite et les plus rentables.

L'exploitation d'Abbaretz-Nozay a été en activité au cours des trois premiers siècles de l'ère chrétienne comme le suggèrent les monnaies, les outils et le culot d'amphore retrouvés dans la fouille antique.

 

15 Vestiges Gallo-Romains

 

Au lieu-dit les Vanneries des fragments de tegulae et des tessons de céramiques sans doute romaine vus au Musée de Châteaubriant en 1985 (collection Davy).

La revue Archéologique publiée en 1919 aux éditions Ernest Leroux indique : « Les découvertes de la Vannerie et du Bois-Vert sur Abbaretz ajoutent un élément de plus.

Elles font mention de tuiles à rebords …. »