Patrimoine du Pays de Nort-sur-Erdre

Chapelle ND de Recouvrance (Casson), Chapelle Ste Anne, Eglise St Louis, Châteaux (Casson),

Eglise St Christophe (Nort-sur-Erdre), Canal de Nantes à Brest (Nort), La Rigole alimentaire (Arcades), Le Pont St Georges, Le Port de Plaisance, L’Erdre à Port Mulon (Rivière), Marais de Blanche-Noë, L’Erdre à Vault (rivière), Plaines de la Poupinière

Maisons de caractère (Les Touches), Le Moulin des Buttes, Etang de la Martelière, Le Mont Juillet, Canal de Nantes à Brest (Héric), Etang de Bout de Bois (Héric).

L’Erdre (Petit-Mars), Eglise St Médard (Saint-Mars-du-Désert), Grand Moulin des Places, Marais de Mazerolles.

Patrimoine du Pays de Nort-sur-Erdre (Nort-sur-Erdre)

Chapelle ND de Recouvrance (Casson), Chapelle Ste Anne, Eglise St Louis, Châteaux (Casson),

Chapelle ND de Recouvrance (Casson)

 

La chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance est une reconstruction datant de 1860, comme on peut le voir au-dessus de la porte.

Un petit colporteur, nommé Savary, se serait endormi au soleil. Pressé très fortement contre terre, il aurait failli mourir, mais la vierge l’aurait délivré de l’oppression. En remerciement, Savary aurait construit un oratoire. Situé sur la route d'Héric, près de la carrière, celui-ci est cité dès 1649 et c’est alors un lieu de procession à qui l’on confiait la guérison des enfants malades.

Il portait alors un autre nom, mais lequel:

Chapelle des Sabotiers,

Chapelle de Bergers,

Chapelle des Carriers?

Les origines de la chapelle sont antérieures à 1649. Elle est alors nommée chapelle des Bergers, car les dons effectués, particulièrement abondants le jour de mardi gras, jour où le recteur de la paroisse y dit la messe, sont essentiellement constitués de laine de mouton. Une triple industrie (Moulins à foulons, marchands sergers, peigneurs de laine) dérivée de l'élevage des moutons de bruyère était très florissante depuis le début du XVIIe siècle dans le pays de Châteaubriant, c'était la plus grosse industrie à Châteaubriant avant le Révolution.

En effet, on élevait beaucoup de petits moutons noirs qui pacageaient dans les landes. Une confrérie de peigneurs de laine fut créée à Châteaubriant en 1678, avec pour patron Saint-Blaise dont la représentation du martyr figure dans la vieille église de Nozay

La vente et le partage des terrains communs ou vagues, le défrichement des landes et l'introduction du coton dans la confection des tissus vinrent successivement porter des coups mortels à cette industrie.

 

Chapelle Ste Anne

 

Située à l'entrée Sud du bourg, près du château du Plessis, la chapelle Ste Anne date de 1849 et fut construite avec les pierres d'origine de l'ancienne chapelle dévastée durant la Révolution.

Le 26 juillet, jour de la fête de Sainte Anne, était un jour de rassemblement à Casson où une grande foire était organisée pour compléter la fête religieuse. Celle-ci fut doublée d’une fête profane avec manèges, loteries, marchands de bonbons…Le culte de Sainte Anne à Casson est une tradition très ancienne. On trouve les traces de la première chapelle qui lui est dédiée vers l’an mil au village de Sainte Anne. Mais où est situé ce village : au nord de la commune ou au sud?

La chapelle est alors située, au nord de la commune, au village sainte Anne, près de celui de la Fresnais et de l'Hivernière, sur un coteau non loin du château de la Barillère, alors résidence des seigneurs de Casson.

La chapelle servait d'église paroissiale jusqu'à la fin du XVème siècle et était le lieu de nombreux pèlerinages. Les eaux de sa fontaine étaient dites miraculeuses.

Parmi les miracles évoqués de génération en génération, celui de ce vieillard, tisserand du bas village de la Fresnais, qui marchait tout courbé avec des béquilles et qui après avoir prié sainte Anne se redressa et jetant ses bâtons s'en retourna librement chez lui.

La statue de sainte Anne a été sculptée dans un bloc de tuf. Elle date du XVIIIème ou du XVIIème siècle. Originale, elle est composée d'un groupe de trois personnages: sainte Anne, la Sainte Vierge et l'Enfant Jésus. On voit la bonne sainte Anne présenter un objet à son divin petit-fils. Scène pas bien en accord avec l'histoire, puisque, suivant une tradition, sainte Anne serait morte avant la naissance de Jésus.

 

Eglise St Louis

 

Œuvre de l’architecte Chenantais, l’église St Louis fut édifiée en 1841 en remplacement de  l'ancienne église, devenue bien trop petite et trop vétuste.

Depuis 1992, le clocher est classé ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique). En effet, en octobre 1992, un naturaliste en explorant les combles de l’église. fait la découverte impressionnante de 32 individus d’une espèce rare. Les travaux pouvaient anéantir ou éloigner cette colonie, il décide d’en avertir le Préfet qui inscrit peu de temps après le clocher à l’inventaire du patrimoine naturel. A quelle classe appartiennent ces animaux insectivores : reptiles, mammifères, oiseaux?

Casson à une particularité étonnante, les combles de son église abritent une colonie rare de chauve-souris (Grand Murin) et sont classés Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique.

Une visite de l’église de Casson dans la journée du 16/07/2010 a permis de dénombrer au moins 50 individus de cette colonie de chiroptères (chauves-souris).

Fragiles et menacées, certaines de ces colonies de mise bas ont connu des déclins importants ces 20 dernières années (la colonie de Jans est passée de 150 individus dans les années 1990 à 50 en 2012). Suite à un long travail de sensibilisation et de communication avec les élus, 6 communes possédant une colonie de chiroptères ont donné un avis positif de classement de leur édifice. Ces arrêtés concernent les communes de Cordemais, Jans, Sion-les-Mines, Casson, Le Cellier et Orvault .

L’église St Louis renferme également un bas relief en albâtre, classé depuis le 28 juin 1962 et datant du 15e siècle (« l'adoration des mages entre deux saints »).

 

Châteaux (Casson)

 

Casson possède deux demeures remarquables, le château de la Pervenchère, vaste manoir du XVe magnifiquement restauré et le Château du Plessis, remanié aux XVIIIe et XIXe, qui a été la demeure de François Dollier de Casson.

Né en l'an 1636, au Grand-Fougeray), François Dollier de Casson, à peine débarqué à Québec en 1666, est choisi comme l'un des quatre aumôniers de l'expédition du marquis de Tracy contre les Iroquois .

Ce personnage haut en couleur fut aumônier, militaire, missionnaire, explorateur, administrateur, architecte, ingénieur. A Montréal , une plaque commémore son action, pour quelle raison?

 

Le Château du Plessis, a été la demeure de François Dollier de Casson. Né en 1636, militaire, puis explorateur et prêtre chargé d'établir des missions en "Nouvelle France", il est l'un des fondateurs de la ville de Montréal dont il aurait même dessiné des plans.

La façade actuelle du château du Plessis est due à Ceineray, l'architecte de l'hôtel qui accueille la Préfecture de Nantes. Le Château est aujourd'hui classé pour ses lions en pierre et son perron avec escalier d’honneur auquel on accède par une belle allée de magnolias (le domaine est privé).

Le château de la Pervenchère, vaste manoir du XVe magnifiquement restauré, a été fréquenté par Napoléon III qui aimait y chasser. Dans les années 1960, le parc abritait une réserve de bisons, en 1983 il accueillait un concours international de vol en ballon.

Aujourd'hui ouvert à des réceptions ou des séminaires, le château propose des activités extérieures de détente sur un cadre naturel préservé de 40 hectares avec son prestigieux château du XVè siècle, nouvellement décoré

 

 

Eglise St Christophe (Nort-sur-Erdre), Canal de Nantes à Brest (Nort), La Rigole alimentaire (Arcades), Le Pont St Georges, Le Port de Plaisance, L’Erdre à Port Mulon (Rivière), Marais de Blanche-Noë, L’Erdre à Vault (rivière), Plaines de la Poupinière

Eglise St Christophe (Nort-sur-Erdre)

 

L'église Saint-Christophe de Nort-sur-Erdre, une des plus vastes du département, construite entre 1898 et 1902 est de style néogothique. Elle remplace l'ancienne église Saint-Georges construite en 1833 dont -il ne reste que le clocher (ou campanile) édifié vers 1840.

Il fut conservé pour raisons budgétaires lors de la construction du nouvel édifice. L'église est actuellement ouverte.

L'édifice est fort élevé, lumineux, ce qui permet de profiter pleinement d'une intéressante collection de vitraux, de grande qualité en particulier ceux du chœur, mais de quelle année datent-ils :

1902 1912 1922?

 

Les vitraux du chœur ont été posés dès 1902, par la Manufacture Saint Clément de Nantes. Ceux-ci se rattachent à un style imitant celui du Moyen Âge, période phare de l'art du vitrail.

Les scènes représentées sur les 11 verrières du choeur se rapportent à Saint Christophe, patron de l'église, ainsi qu'à certains saints locaux ou régionaux.

Les vitraux du transept exaltent eux, le patriotisme avec : d'un côté les durs combats de la Grande guerre et ses maréchaux victorieux, tel Joffre et Foch ; de l'autre la France chrétienne à travers les âges et notamment Sainte Jeanne d'Arc, symbole d'une France qui se bat et ne renonce pas dans les moments difficiles

Les 12 verrières des retours de transept , de facture plus récente, voient débuter une série consacrée aux grands saints et saintes de France, série qui se poursuit dans la nef.

De facture plus récente, ces vitraux font montre d'un renouvellement du vitrail avec l'utilisation accentuée de couleurs chatoyantes, contrastant avec les tons bleutés du chœur

 

Canal de Nantes à Brest (Nort)

 

Le canal a une longueur de 364 kilomètres. Le cinquième de cette longueur est canalisée, le reste est composé de huit rivières canalisées. Il s'agit de l'Erdre, l'Isac, l'Oust, le Blavet, le Doré, le Kergoat, l'Hyères et l'Aulne. . Le canal de jonction entre les rivières qui nous concernent est le Bief du bout du bois qui relie l'Erdre à l'Isac et qui est alimenté par l'étang de Vioreau,

L’ embouchure du canal sur l'Erdre se situe à Quiheix, à 6 km du centre ville.

Sachant que le canal s’étale sur plus de 10 km sur la commune de Nort/Erdre, combien d’écluses comporte la commune sur son territoire : 4 6 10 ?

Le canal de Nantes à Brest possède 237 écluses pour une dénivellation totale de 555 mètres et la commune de Nort/Erdre compte 6 écluses sur son territoire : Quiheix, La Tindière, La Rabinière, La Haie Pacoret, Cramezeul, Le Pas d'Héric.

La construction du canal a commencé en 1804 par les deux extrémités en Loire Inférieure (Loire Atlantique) et dans le Finistère. Il faudra 38 ans pour terminer les travaux et après de longs travaux difficiles, dont certains furent réalisés par des prisonniers espagnols (entre autre sur le bief de Bout de Bois),. le canal fut livré à la navigation sur toute sa longueur (385 km avec l’Erdre canalisée) le 1er janvier 1842. Le canal connut un trafic important. notamment grâce aux péniches. Il ne conserve aujourd'hui qu'une seule vocation: le tourisme fluvial.

L'arrivée du chemin de fer et de l'automobile fera qu'après la "grande guerre" le canal tombera peu à peu en désuétude. La construction en 1923 du barrage de Guerlédan achèvera l'ère du transport maritime entre Nantes et Brest.

 

La Rigole alimentaire (Arcades)

 

Le bief de partage de Bout de Bois entre L’Erdre et l’Isac, est le premier et le plus long de tout le canal. C’est là qu’aboutit la rigole alimentaire, conduisant les eaux captées, 20km plus haut, sur le réservoir de Vioreau.

La Rigole Alimentaire est d'une longueur de 21,3 Km, elle fut construite de 1833 à 1836 pour maintenir le niveau d'eau du canal.

De nombreux petits ponts de pierre enjambent celle-ci.

Les bords du petit canal accueillent des sentiers ombragés, de magnifiques arbres et une flore très variée.

La rigole alimentaire relie le lac de Vioreau au Canal de Nantes à Brest, mais au niveau de quelle écluse?

 

Également prénommée "Petit Canal", la rigole relie le Lac de Vioreau au Canal de Nantes à Brest, après l'écluse du "Pas d'Héric".

Elle permet l'alimentation en eau de la première section du canal pour compenser la baisse de niveau due aux éclusages et à l'évaporation durant l'été. Sa construction est un chef-d’œuvre technique!

Pour assurer une pente constante à cette rigole (14 cm par km), il a fallu lui faire franchir les vallons au moyen de quatre aqueducs de huit à dix arches chacun (Nochère, Pré-Bourcier, Gué de la Roche et les Essarts (ou Mesnil) ) et un souterrain de 600 m ! L’Aqueduc du Pré-Bourcier, par exemple est haut de 11,40m et long de 76m, il possède 12 arches.

La rigole longue de 21,3km, atteint 1 mètre de profondeur et déverse un courant d'eau d'un kilomètre par heure.

Le « parcours des Arcades »  une boucle au départ du parking de la Belletière soit 7.7 km , est sans doute l’une des plus belles balades de Loire-Atlantique.

 

Le Pont St Georges

 

Depuis l’été 2012, les piétons longent, en toute sécurité, le pont Saint-Georges par une passerelle. Celui-ci a été construit à la fin du règne de Louis XV, entre 1755 et 1774, à l’emplacement d’un ancien pont complètement délabré et qui n'avait que deux arches.

Il a fallu un volume considérable de bois pour assurer la solidité de la construction fondée sur des pilotis et sur des grillages de madriers.

Le rocher est à 8 m de profondeur sous le fond de la rivière et chaque pile de pont prend appui sur 56 pilotis de même longueur, chaque culée sur 70 pieux.

Combien de chênes ont-ils été nécessaires : 201, 301, 401?

 

Ce sont au total 401 pieux, de 8 mètres de long et 35 centimètres de diamètre tirés de 401 chênes provenant, essentiellement, de la forêt de Vioreau, qui soutiennent la masse du pont.

Les caractéristiques de l'ouvrage ont été âprement disputées entre deux ingénieurs des Ponts et Chaussée. En fait les querelles d'expert ont fait perdre beaucoup de temps.

Le nouveau pont possède trois arches marinières pour la navigation et en outre, du côté de Nort, trois arches de décharge pour l'écoulement des eaux en cas de crues. Le Pont se développe sur une longueur de 320 m environ reliant à travers les marais , le bourg de Nort et le faubourg de St Georges

En 1996 une restauration du pont a été effectuée.

Actuellement, aux jours de pointe, 12à 15 000 véhicules transitent par ce pont.

Après plus de deux siècles de service, cet ouvrage d'art supporte encore allégrement les contraintes de la circulation actuelle

 

 

Le Port de Plaisance

 

Le Port, dit aussi <le Bassin> fut construit en 1840 sur l'Erdre et a contribué au développement commercial de Nort sur Erdre.

Après avoir connu un trafic important pendant plus d'un siècle, l'activité a cessé vers 1970. Désormais, grâce à des aménagements adaptés à l'accueil des plaisanciers (pontons équipés en eau et électricité, halte nautique - wc, lavabos, douches - cale de mise à l'eau et capitainerie), le Port de Plaisance connaît une nouvelle vocation.

Au pied d’un pont qui délimite l'Erdre sauvage et l'Erdre navigable, le port de plaisance de Nort-sur-Erdre est aujourd'hui un lieu de promenade et de pêche très apprécié, comment s’appelle ce pont.

L'Erdre navigable commence donc en aval du Pont St Georges avec le port, aujourd'hui de plaisance, autrefois de commerce. Des péniches venaient accoster au pied de la minoterie, d'autres apportaient du sable dragué en Loire, des passagers embarquaient ou débarquaient.

Appelé aussi le bassin, il a contribué au développement de Nort-sur-Erdre. Aujourd'hui il accueille les plaisanciers, grâce à des aménagements adaptés ( pontons équipés en eau et électricité, lavabos, wc et douche ) . On y retrouve aussi une base nautique équipé en canoës, kayaks, optimistes, ainsi que des bateaux électriques. Depuis quelques années, une société de location de bateaux s'est installée à Nort-sur-Erdre juste devant l'office du tourisme.

Pendant des siècles, l'Erdre connut un trafic important. Elle apportait à Nantes le bois de chauffage, le fer des forges de Riaillé pour des ateliers nantais de clouterie, notamment, des matériaux de construction; les paysans descendaient, vers les marchés de la ville, les produits de leurs récoltes

 

L’Erdre à Port Mulon (Rivière)

 

L'Erdre, petite rivière qui naît à La Pouèze près de Candé, ne prit l'aspect qu'on lui voit en aval de Nort-sur-Erdre que par suite de son barrage à Nantes par la chaussée de Barbin, construite au VIe siècle par l'évêque Saint-Félix.

La vallée de l’Erdre offre une remarquable diversité de milieux humides : Le site Natura 2000 des marais de l’Erdre est un ensemble de zones humides situées de part et d’autre de la partie navigable de la rivière Erdre, depuis la Chapelle/Erdre (rive droite) et Carquefou (rive gauche), en aval, jusqu’à la commune de Nort/Erdre, en amont.

Sur combien d’hectares s’étend cette zone de protection : 700, 1200 ou 2500 ?

Le site Natura 2000 des marais de l’Erdre s’étend sur 2 565 ha .Il se compose de vastes marais plus ou moins entretenus par l’agriculture et d’un ensemble de petites zones humides, souvent situées dans les bas fonds de vallons ou le long des affluents de l’Erdre et des douves. Ce classement concerne de nombreuses espèces animales et végétales : loutre, nombreuses variétés de chauve-souris (grands rhinolophes, murins, oreillards, pipistrelles), amphibiens dont le triton crêté, insectes comme la lucane cerf-volant, et oiseaux nichant en grand nombre dans les marais et sur les rives, et une abondante flore

La rivière coule sur une longueur de 30 km en voie navigable, dont environ 15 km en zone Natura 2000.

Elle traverse successivement deux unités paysagères distinctes : une vaste dépression marécageuse entre Nort-sur-Erdre et Sucé délimitée par des collines, puis sur les derniers kilomètres, un plateau homogène qui délimite le val de Loire.

Sa largeur maximale est de 1 km sur les plaines de Mazerolles.

 

Marais de Blanche-Noë

 

Les marais de Blanche Noë (195 ha), localisés sur la rive droite de l’Erdre, sont situés dans une cuvette en pente douce.

A l’origine, ils sont à classer dans les tourbières de types infra-aquatique (tourbe noire formée sous l’eau par accumulation de débris de plantes aquatiques). Cependant, les stations de tourbe ont aujourd’hui disparu suite à l’abaissement de la nappe d’eau.

Ces marais sont connectés à l'Erdre au droit de la plaine de la Poupinière, par la Grande Douve passant au sud du marais.

Citez l’une des trois espèces emblématiques des marais de Blanche Noë, l’une est une plante aquatique, l’autre est un amphibien et la dernière est un mammifère peu visible.

Les trois espèces  emblématiques des marais de Blanche Noë sont entre autres le Flûteau nageant (Luronium natans), le Triton crêté (Triturus cristatus), et la Loutre d’Europe (Lutra lutra).

Le Flûteau nageant, plante aquatique protégée, a été certifiée dans les douves des marais de Blanche-Noë. L’eutrophisation récente des eaux par un fort développement de lentilles, a fait régresser cette espèce, qui a peut être même disparu d’un certain nombre de stations.

Le Triton crêté, amphibien fréquentant habituellement les mares du bocage jouxtant les marais a été observé dans les marais de Mazerolles et de Blanche-Noë. La population de Triton crêté est fortement menacée sur le site, essentiellement en raison du comblement des milieux aquatiques (fossés et mares surtout), nécessaires à sa reproduction.

La loutre d’Europe connaît actuellement en Loire-Atlantique une période de reconquête, encore timide, de ces bastions originels dont l’Erdre a fait partie et qui est réinvestie par l’espèce seulement depuis quelques années.

 

L’Erdre à Vault (rivière)

 

L'Erdre sauvage, serpentant entre campagne et sous-bois, permet la pratique du canoë. Le site de Vault, aménagé en gîtes ruraux, gîte d'étape et aire de pique-nique, est un point de départ de randonnées en direction des arcades (le départ n’est pas loin à la Belletière).

C’est un Site d’exception avec une ancienne maison de minotier du XVIIIème siècle, en bordure de la rivière de l’Erdre. Avec des sentiers de randonnée à proximité.  De la Pouëze jusqu'à Candé, l'Erdre est un petit ruisseau. Puis elle s'élargit en petite rivière : c'est la Haute Vallée de l'Erdre mais jusqu’à quelle commune ?

 

L’Erdre amont, entre la source et Nort-sur-Erdre, se présente comme une petite rivière calme, coulant au fond d’une vallée faiblement encaissée et étroite. Après Nort-sur-Erdre, l'Erdre s'élargit à nouveau, devient navigable jusqu'à Nantes.

Auparavant, jusqu’à Nort/Erdre, c’est une vallée où coule une rivière lente bordée de versants boisés, de prairies bocagères, de peupleraies et d'un canal.

C’est une zone avec un certain intérêt floristique : On y trouve de riches végétations pré-vernales et vernales en sous bois et en bordure de l'Erdre avec entre autre trois espèces végétales rares, dont une protégée sur le plan régional.

A noter également l’intérêt entomologique : Ici la vallée de l'Erdre abrite une intéressante diversité d'odonates et de lépidoptères rhopalocères avec en particulier six espèces de libellules ou d'agrions comme l’agrion de Mercure ou le cordulégastre annelé et deux espèces de papillons rares en Pays de la Loire, dont deux protégées sur le plan national.

 

Plaines de la Poupinière

 

Les Plaines de la Poupinière appartiennent à une zone humide comprenant une rivière élargie en vaste plan d'eau (les plaines) et un ensemble de marais avec roselières, bois hygrophiles et tourbières.

Ce site d'une valeur exceptionnelle accueille en période de reproduction une avifaune nicheuse remarquable (Spatule blanche, Bihoreau gris, Sarcelle d'hiver et d'été, Canard souchet, Busard des roseaux, Gorgebleue, Locustelle luscinoïde, Panure à moustaches...).

Ces marais sont aussi un lieu d'étape migratoire, ainsi qu'un site d'hivernage important pour diverses espèces d'oiseaux.

Citez en  deux

Les marais de Mazerolles et Petit-Mars  auxquels appartiennent la zone sont donc un lieu d'étape migratoire, ainsi qu'un site d'hivernage important pour diverses espèces d'oiseaux (Grand cormoran, Butor étoilé, Canard souchet et pilet, Fuligule milouin, Combattant varié, Bécassine des marais...).

10 espèces déterminantes sont recensées dans la zone plus particulière des 254 ha de la  ZNIEFF de la Plaine de Mazerolles et de la Poupinière. On y rencontre notamment Anguille européenne, Brochet, Martin-pêcheur, Canard pilet, Canard souchet, Sarcelle d'hiver, Canard chipeau, Fuligule milouin, Fuligule morillon, et la loutre d’Europe.

Cette zone est constituée de vastes plans d'eau, les plaines, formées par l'élargissement de l'Erdre, bordée de marécages, peuplée localement d'herbiers aquatiques.

Elle est en relation étroite avec les marais de Mazerolles entre autre et constitue l'une des plus importantes remises (réserves de chasse fluviales) pour les anatidés en particulier, hivernant et migrateurs, en vallée de l'Erdre.

 

 

 

Maisons de caractère (Les Touches), Le Moulin des Buttes, Etang de la Martelière, Le Mont Juillet, Canal de Nantes à Brest (Héric), Etang de Bout de Bois (Héric).

Maisons de caractère (Les Touches)

 

L'association " Histoire & Patrimoine" s'intéresse à tout ce qui concerne le passé des Touches, et notamment au travers de ses monuments comme les maisons de caractère de la commune. La vieille cure est la plus vieille construction des Touches, ses fondations datent du 14ème siècle. Elle fut au cours du 15 et 16ème siècle un relais de chasse appartenant à la "maison" de Condé.

C'est à cette époque, 15ème ou 16ème siècle, que le volcan sur les flancs duquel elle est bâtie (le Mont Juillet) s'est affaissé et les glissements de terrain ont enseveli le rez-de-chaussée du logis. C'est aujourd'hui une cave.

Mais quand est elle véritablement devenue la Cure : au XVIIe, XVIIIe, ou XIXe siècle

C'est à partir du 18ème, 1745 plus précisément, que la propriété est devenue la maison presbytérale.

Puis vint la révolution. La République prend possession des biens de l'Eglise, la Vieille Cure revient donc à l'Etat. En l'an II (1800) le citoyen Jean Huet, Curé des Touches la rachète, c'est lui qui fit construire les écuries et les puits.

La "Vieille Cure" resta la propriété de la même famille de la Révolution jusqu'en 1983. Elle fut une exploitation viticole de plus de 30 hectares, produisant du Muscadet et du Gros Plant. La commune des Touches représentait l'îlot de production de Muscadet le plus au Nord de la Loire.

Le manoir du Bois-Souchard (XVI-XIX-XXème siècle) est aussi l'une des plus vieilles constructions des Touches.

Elle appartenait aux Le Petit qui était l'une des grandes familles de la commune. Cette famille fit ériger une chapelle privée sur le domaine entre le 16ème et 17ème siècle. Seule la tour cylindrique subsiste de la construction originelle.

 

Le Moulin des Buttes

 

Selon Christian Marchand, passionné d’histoire et président de l’association Histoire et patrimoine, le Moulin des Buttes : moulin banal de la Seigneurie du Pont-Hus en Petit-Mars est un des plus anciens de la commune.

Exploité à partir de 1745 par la famille Abeline, il est racheté à la révolution par Louise Abeline, veuve Servant. Par héritage, il appartient à la famille Goupil depuis environ 1810.

C'est aujourd'hui le seul moulin qui subsiste aux Touches. On devine également la base de l’ancien moulin du Mont Juillet, transformé en calvaire. Mais combien de moulins ont existé sur la commune des Touches : 7, 9 ou 11?

La bourgade a connu jusqu’à 11 moulins (9 moulins à vent et 2 moulins à eau).

Au XVIII ème siècle, tous les moulins sur le territoire des Touches étaient des moulins banaux. On comptait 5 moulins à vent (Celui du Mont Jullet, le plus ancien, celui des Buttes et ceux des Rochettes, des Chesneaux, et de la Brunière) et 2 moulins à eau (Celui de la Chaussée et celui de Montigné).

Un moulin banal était attaché à une seigneurie, les vassaux du seigneur du lieu étaient obligés d'aller faire moudre leur grain dans ce moulin, moyennant une redevance.

La Révolution a supprimé tous les droits d'exclusivité des seigneurs, et c'est donc à partir de là qu'ont été construits 4  moulins à vent supplémentaires sur la Commune : 3 sur le Mont-Juillet, et celui de la Papionnière, dont il ne subsiste plus de traces.

Le Moulin des Buttes produisait de la farine blanche et écrasait également des céréales pour le bétail. Il devint ensuite une minoterie. La partie basse qui entoure le moulin constituait le magasin. Ce n'est qu'en 1991 que l'activité cessa complètement.

 

Etang de la Martelière

 

L’étang de la Martelière est un étang paisible situé, dans un des villages de la commune des Touches. L'endroit est calme et ombragé, idéal pour une partie de pêche

L'étang étant privé, des cartes de pêche sont en vente à la superette de la commune des Touches, soit à la journée, soit à l'année pour les plus assidus, pas besoin de carte nationale. La vente des cartes permet l'entretien et l'alevinage de l'étang géré par le Comité des fêtes de la Martelière.

D'une superficie d'un hectare et demi, l'étang est divisé en deux parties séparées par un pont. La pêche se fait soit dans l'un soit dans l'autre. Citer 4 espèces de poissons présents dans l ‘étang ?

De nombreuses espèces vivent dans cet étang, on trouve des poissons blancs: gardons, brèmes, tanches et pour les amateurs on trouve aussi des belles carpes communes ou miroir, et on trouve aussi des carnassiers: perches, black-bass, brochets ( pas de sandre, ni silure ni poisson chat )

La pêche aux poissons blancs est autorisé toute l'année sauf pendant les périodes d'alevinage. La pêche aux Brochets est interdite tous les ans du 1er janvier au 20 mai durant la période de reproduction .

D'une superficie d'un hectare et demi, l'étang est divisé en deux parties séparées par un pont. La pêche se fait soit dans l'un soit dans l'autre.

L'alevinage a été réparti de manière égal dans les deux parties pour toutes les catégories de poissons, blancs et carnassiers.

Des tables sont à votre disposition si vous voulez pique-niquer en famille. Une pause possible sur le Circuit de La Chauminette, une randonnée qui permet de découvrir le bocage "Touchois" et ses petits chemins creux.

 

Le Mont Juillet

 

Sur ce mamelon rocheux dressé à l'Ouest, d'une hauteur de 52 mètres (point culminant de la commune), se dresse un calvaire.

Le Mont est formé de rochers très durs. Au Sud-Ouest, une carrière ouverte avant 1900, et exploitée ensuite de 1949 à 1960 et de 1972 à 1985 l'a fortement entamé en s'avançant très près des maisons. On y extrayait de la pierre pour les routes, notamment.

Dès le Moyen Age, un moulin y fut dressé, puis 3 autres après la Révolution. Le plus ancien fut érigé en calvaire .Le dernier des autres cessa son exploitation en 1932-1933 et aujourd’hui ne subsiste que sa base.

Mais quand le moulin fut-il transformé en calvaire : 1911, 1925, 1931 ?

Le Moulin et la Maison ont été vendus à la Paroisse des Touches en 1924, et le Calvaire a été édifié courant 1925, pour être inauguré le 31 Janvier 1926.

Ce moulin était le Moulin Servant : moulin banal de la Seigneurie du Pont-Hus, c’est le plus ancien moulin de la commune, datant du Moyen-Âge.

Exploité par la famille Servant depuis le milieu du 18ème siècle, elle en devient propriétaire grâce à Louise Abeline, veuve Servant, qui le rachète durant la révolution (comme le moulin des Buttes).

La famille l’exploite durant tout le 19ème siècle, et le début 20ème jusque vers 1924. Il est alors vendu à la paroisse des Touches, qui le transforme en Calvaire en 1926... il domine le bourg depuis cette date.

Le Calvaire du Mont Juillet  est le point culminant de la commune, il est illuminé chaque soir. Profitez du parc du Mont Juillet, de ses aménagements (aire de pique-nique et de jeux pour enfants) et de son panorama situé au pied du calvaire.

 

Canal de Nantes à Brest (Héric)

 

Le canal de Nantes à Brest traverse la Bretagne et emprunte successivement les cours de l’Erdre, l’Isac, de l’Oust et de l’Aulne sur 385 km de long. Les travaux ont été amorcés en 1811 sous Napoléon, afin de relier la Loire aux arsenaux brestois et déjouer ainsi le blocus naval anglais.

L'ouverture de ce canal a été un immense bienfait pour l’agriculture. Elle a établi des communications auparavant impraticables, facilité le défrichement d'une vaste étendue de landes et, par suite, elle a puissamment contribué au progrès agricole de la partie septentrionale du département Le canal de Nantes à Brest est livré à la navigation dans sa totalité : en 1833, 1842, ou 1851?

Le canal et ses 238 écluses n’ont été livrés à la navigation que le 1er janvier 1842.

Le canal de Nantes à Brest comporte trois biefs de partage: le premier se trouve à Bout-de-Bois (altitude 20 mètres), long de 8 km, entre les vallées de l'Erdre et de l'Isac. Le second bief se trouve à Hilvern (altitude 129 mètres), entre les vallées de l'Oust et du Blavet. Le troisième bief se trouve à Glomel (altitude 184 mètres), entre les vallées du Blavet et de l'Aulne

Le secteur voisin du canal de Nantes à Brest à l’ouest du Pas d’Héric est une zone très intéressante du point de vue floristique abritant diverses espèces végétales d'intérêt patrimonial (Plantes rares et protégées).

On y observe une intéressante diversité faunistique, avec entre autre la présence de plusieurs papillons diurnes,  lépidoptères rhopalocères rares et/ou menacés dans notre région. Dans cette Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF), on doit noter également la présence très régulière de la Loutre

 

Etang de Bout de Bois (Héric)

 

En Loire-Atlantique, 17 biefs et 16 écluses permettent aux plaisanciers de passer de l’Erdre à la Vilaine par le canal de Nantes à Brest. Pour compenser les pertes en eau engendrées par les éclusages et l’évaporation naturelle, le canal est alimenté par des réservoirs, des rigoles et des ouvrages hydrauliques.

L’étang de Bout de Bois (256 000 m3) est un des éléments du dispositif hydraulique et alimente en début de saison le bief de partage du même nom.

Classer par ordre de grandeurs 3 des 5 réservoirs principaux alimentant ce bief de partage : Etang de la Provostière, Etang de Vioreau, Etang de Bout de Bois

Les principaux réservoirs sont : L’étang du grand Vioreau (7 451 000 m3 d’eau), l’étang de la Provostière (1 311 000 m3), l’étang du Petit Vioreau (504 000 m3), l’étang de Bout de Bois (256 000 m3) et l’étang d’Aumée (1 400 000 m3).

A chaque fois qu'une péniche descend d'un côté ou de l'autre de la crête par une écluse, elle soustrait 300 mètres cubes d'eau au bief de partage.

L’étang de Bout-de-bois constitue une Zone Naturelle d'Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique. C’est un étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables. Intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial comme le Limnanthème faux nénuphar ou Petit nénuphar pelté et la Gratiole officinale ou Herbe au pauvre homme (protégée). Le Busard des roseaux s’y reproduisait déjà en 2003 et le Bruant des roseaux était de passage ou en migration, le Râle d'eau y hivernait également.

 

 

 

 

L’Erdre (Petit-Mars), Eglise St Médard (Saint-Mars-du-Désert), Grand Moulin des Places, Marais de Mazerolles.

L’Erdre (Petit-Mars)

 

Considérée comme la plus belle rivière de France par François 1er, l'Erdre se distingue par ses marais et tourbières qui jalonnent ses rives.

Son milieu aquatique remarquable vous offrira une multitude de roselières, de prairies humides, d'aulnaies et de landes tourbeuses.

Bordée notamment par les communes d’Héric, Les Touches, Nort-sur-Erdre, Petit Mars, St Mars du Désert et Sucé-sur-Erdre, la Vallée de l'Erdre détient un patrimoine architectural riche et varié

L’Erdre aval, de Nort-sur-Erdre à Nantes, peut faire figure de plan d’eau avec son niveau régulé par l’écluse de St Félix. Mais à partir de quel siècle :  6e, 8e, ou 10e siècle?

 

L'Erdre, petite rivière qui naît à La Pouëze près de Candé, ne prit l'aspect qu'on lui voit en aval de Nort-sur-Erdre que par suite de son barrage à Nantes par la chaussée de Barbin, construite au 6e siècle par l'évêque Saint-Félix.

Cette chaussée, aujourd'hui remplacée par une écluse au confluent avec la Loire à Malakoff, releva le niveau des eaux en amont ; ceci permit l'ennoiement des marais qui rendaient la vallée insalubre et la navigation possible jusqu'à Nort-sur-Erdre.

l’Edre aval est ainsi composé de :

De Nort-sur-Erdre à la Poupinière, un tronçon constitue la limite amont de l’Erdre navigable ; il assure la transition avec les marais. De la Poupinière à la Guillonière, l’Erdre traverse un large bassin occupé par des marais couvrant 2500 ha

De la Guillonière à la Beaujoire, la vallée se resserre et s’encaisse dans le plateau du pays nantais

De la Beaujoire à la confluence, l’Erdre traverse l’agglomération nantaise et ses abords deviennent très artificialisés.

 

Eglise St Médard (Saint-Mars-du-Désert)

 

La première église de la paroisse est vraisemblablement élevée sur l’île St Denis, dans les marais des bords de l’Erdre, où un cimetière mérovingien a été mis au jour.

Au 10ème siècle, une fondation religieuse a été élevée en l'honneur de Saint-Médard (évêque de Noyon) par l'abbaye de Soissons (un monastère bénédictin dont la fondation remontait au VIe siècle) et a donné naissance au bourg actuel.

L’ancienne église date de cette époque. Devenue trop petite, elle fut démolie. Une nouvelle fut reconstruite entre 1849 et 1877.

L’église St Médard abrite un cycle de fresques qui ornent les travées et relatent la vie du Christ. De quel siècle datent-elles?

Les fresques de l’église Saint Médard ornent les travées et relatent la vie du Christ.

Elles ont été réalisées au XXe siècle par deux frères; Paul et Albert LEMASSON, originaires de la commune .

L’église actuelle, de style ogival, comprend quatre pinacles en façade, disposés deux par deux, de part et d’autre de la tour –clocher.

A l’origine, le rôle des pinacles est d’éviter le glissement des pierres sous l’effet de la poussée oblique de l’arc-boutant.

L’église Saint-Médard fut édifiée de 1849 à 1877 à l’endroit même des ruines d’une chapelle datant du 11ème siècle, élevée en l'honneur de Saint-Médard (évêque de Noyon) par l'abbaye de Soissons et qui a donné naissance au bourg actuel. Elle est de style néogothique et possède une haute flèche.

Elle a fait l’objet de plusieurs phases de rénovation. D’ailleurs, à partir de janvier 2008, les façades latérales et les intérieurs ont été restaurée. Deux chantiers de restauration financés par la municipalité lui ont permis de retrouver une nouvelle jeunesse (clocher, murs, vitraux et fresques).

 

Grand Moulin des Places

 

Le Grand Moulin des Places est situé au cœur des pépinières du Val d’Erdre à Saint-Mars-du-Désert. Le moulin était un moulin farinier, dont l’origine remonte au 18e siècle. Le dernier meunier, François Bretagne, l’a exploité de 1930 à 1948.

A l’époque avec le vent comme force motrice, il pouvait moudre deux tonnes de blé chaque jour. Inexploité, il est tombé peu à peu en ruine, mais son propriétaire ne pouvait se résoudre à le laisser se délabrer. L’idée a été de concevoir un aérogénérateur tout en conservant l’architecture d’origine du moulin. En quelle année a eu l’inauguration de cette éolienne d’un nouveau genre :

2007 2009 2011?

Le 18 septembre 2009, Monsieur Jean-Marc AURAY procédait à l’inauguration de de ce premier moulin aérogénérateur

L’électricité produite est injectée sur le réseau EDF dès que la vitesse du vent permet une production significative.

Les ailes, d'un diamètre de 19,20 m, fonctionnent comme des pales d'éolienne et fabriquent de l'électricité qui est réinjectée dans le réseau EDF.

Avec une puissance de 35kW/h, la production d'énergie estimée est de 70 000 kWh/an, soit l'équivalent de la consommation moyenne annuelle de vingt maisons, hors chauffage !

La tour du moulin et le petit bâtiment attenant ont été restaurés avec soin (certaines pièces d’origine ont même été conservées mais tout le chapiteau et les ailes ont été refaits). Le projet a obtenu le label de la Fondation du patrimoine.

Vous pourrez admirer ce moulin sur le circuit pédestre de 12 km "Le détour des Moulins" - sur Saint-Mars-du-Désert

 

Marais de Mazerolles

 

Localisé en rive gauche de l’Erdre, les marais de Mazerolles constituent une immense tourbière plate infra-aquatique, s’étendant du Nord au Sud des plaines de la Poupinière jusqu’aux plaines de Mazerolles.

Le marais de Mazerolles, zone d’expansion des crues, représente une superficie de 1250 hectares dont la majeure partie est isolée par une digue de tourbe.

A partir de 1960, cette digue de 6 km a été construite le long de l’Erdre pour valoriser tant sur le plan agronomique qu’industriel (exploitation de tourbe) une partie du marais. Cette digue a donc scindé celui-ci en 2 entités distinctes : le marais endigué au nord .Comment s’appelle celle du sud?

Au sud le marais sauvage est une vaste tourbière infra-aquatique (bas-marais) peuplée de roselières, de cariçaies plus ou moins colonisées par les taillis marécageux, sillonné de douves et d'anciennes boires. Des végétations caractéristiques fort intéressantes comprenent tout un lot d'espèces végétales rares et protégées au niveau régional et national. Remarquable richesse et diversité faunistique, avec en particulier divers oiseaux nicheurs caractéristiques des milieux aquatiques et palustres intéressant (Passereaux , Rapaces, Rallidés, Anatidés).

Présence d'une remarquable diversité d'Odonates (Libellules, Agrions, Demoiselles) entre autre, avec plusieurs espèces plus ou moins rares et vulnérables. Réapparition récente de la Loutre d'Europe. La LPO Loire-Atlantique recherche à préserver les secteurs d’intérêt majeur pour l’avifaune (colonie de Spatules, halte migratoire anatidés et limicoles). Des outils de sensibilisation seront créés (Observatoire, brochures, expositions...) et de nombreuses actions seront menées (animations, sorties-découverte,...).