Patrimoine du Pays de Guémené-Penfao

Chapelle du Grand Pont-Veix (Conquereuil), Grand Pont-Veix (Domaine), Moulin sur le Don (Grand-Pont-Veix), Allée de Chênes du Grand-Pont-Veix, Etang de Coisma (Pêche).

Chapelle Ste Anne de Lessaint (Guémené-Penfao), Chapelle St Georges, Château de Juzet, Moulin sur le Don (Juzet), Rochers de la Vallée du Don, Vallée du Don.

Eglise St Martin (Marsac-sur-Don), Châteaux et Manoirs (Marsac/Don), Carrière de schiste, Moulin du Don, Voie Romaine (sentier pédestre), Etang de la Roche.

« L’Abbaye » (Massérac), « Chapelle St Benoît », Eglise de Massérac, Oratoire St Benoît, Lac de Murin (Marais).

Patrimoine du Pays de Guémené-Penfao (Guémené-Penfao).

Chapelle du Grand Pont-Veix (Conquereuil), Grand Pont-Veix (Domaine), Moulin sur le Don (Grand-Pont-Veix), Allée de Chênes du Grand-Pont-Veix, Etang de Coisma (Pêche).

Chapelle du Grand Pont-Veix (Conquereuil)

 

Sur le site du Domaine du Grand Pont-Veix, , s’élève une chapelle, bâtie en schiste ardoisier et surmontée d’un lanternon. Les habitants du domaine, ainsi que ceux du village, pouvaient seuls entrer dans ce modeste sanctuaire; serviteurs, voyageurs ou pèlerins en route pour St Jacques de Compostelle suivaient , quant à eux, les offices depuis l’extérieur.

La chapelle (XVème siècle) du Grand-Pont-Veix ou Pontveix, dépendait jadis du domaine et aurait été construite par les aïeux de Maximilien de La Chênaie, au retour de la septième croisade avec Saint Louis. Mais en quelle année est partie cette croisade:

1095, 1248, 1270?

 

Huit croisades eurent lieu entre 1095 et 1270 pour conquérir ou de défendre les lieux saints.

La septième croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction du roi Louis IX de France (appelé plus tard « Saint Louis »). Décidée par le roi en 1244, elle quitte le royaume de France en 1248 et aborde l’Égypte en 1249. Vaincue par les maladies, l’armée ne retrouve sa liberté qu’en 1250, et le roi de France passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks.

Les renforts sur lesquels il comptait ne venant pas, il finit par rentrer en France, en 1254. C'est également la mort de sa mère, Blanche de Castille, qui assurait la régence, qui a décidé Louis à rentrer après six années d'absence. ...Au milieu du XIIIe siècle, la France de Blanche de Castille et de Louis IX jouissait d'une incontestable prospérité. Les ressources de son agriculture lui permettaient d'ignorer la famine.

 

Grand Pont-Veix (Domaine)

 

La seigneurie de Pontveix était située à mi chemin entre Nantes et Rennes, à une journée de cheval de chacune des deux villes, en suivant l’ancienne voie romaine ...Le chemin était fréquenté par tous les cavaliers voulant relier les deux villes. Ils trouvaient à Pontveix sur les bords du Don, une hospitalité confortable dans l’hôtellerie datant du XVe siècle,

Au XIXe siècle, un comte Porzon de Martel remplace le vieux manoir par un château moderne, mais conserve l'hostellerie, la chapelle, la fuie et la vieille avenue. Porzon de Martel avait été préfet de Napoléon III.

Mais quand celui-ci a-t-il été sacré empereur :en 1848, en 1852, en 1870?

Un an après un coup d’Etat , le 2 décembre 1852, Louis-Napoléon est sacré Empereur sous le nom de Napoléon III.

Fort de sa légitimité auprès des classes populaires, Louis-Napoléon avait dissout l’Assemblée le 2 décembre 1851, et annoncé le rétablissement du suffrage universel et un plébiscite.

Lors de la Révolution de février 1848, il avait quitté Londres pour rejoindre Paris. Candidat aux présidentielles de décembres, il s’était fait élire avec 74% des suffrages.

Dès le moyen âge, un château occupait le site et le domaine devint une étape d’accueil sur la route de Rennes à Nantes. Derrière l’actuel château, on peut admirer l’hôtellerie. Elle date du XVe siècle et permettait aux voyageurs et aux pèlerins de s’abriter et de se restaurer. En 1482, le propriétaire, Maximilien de la Chênaie avait invité la duchesse Anne de Bretagne pour déguster le cerf attrapé la veille lors d’une chasse à courre.

Visite guidée des extérieurs du château et des dépendances, lors des journées du patrimoine.

 

Moulin sur le Don (Grand-Pont-Veix)

 

Au niveau de l’ancien moulin à eau, on arrive au domaine du grand PontVeix en traversant le gué gaulois, .

Dès le moyen âge, un château occupe le site et le domaine devient une étape d’accueil sur la route de Rennes à Nantes. Derrière l’actuel château, on peut admirer l’hôtellerie. Elle date du XVe siècle et permettait aux voyageurs et aux pèlerins de s’abriter et de se restaurer. En effet, elle fut construite par les moines du prieuré de Marsac sur Don, notamment pour accueillir les pèlerins en route vers St Jacques de Compostelle.

Le Moulin du Grand Pontveix appartenait au seigneur du domaine du même nom. Comment appelait-on ce genre de moulin?

Le Moulin à eau de Pontveix était un moulin dit banal. (tout le blé récolté dans un certain périmètre du moulin, doit y être amené et moulu contre redevance). Cette redevance s'appelle le droit de banalité, reversée d'une part au maître de l'eau, le seigneur et au maître des meules, le meunier.

Au Moyen Age, la plupart des moulins à eau sont d'origine seigneuriale ou dépendent de monastères. En effet, il faut disposer juridiquement du cours d'eau et pouvoir faire face aux frais de construction et d'entretien.

A partir du Xe siècle, les seigneurs, usant de leurs pouvoirs de commandement (appelés le ban), instaurent à leur profit certains monopoles. Le plus ancien et le plus répandu de tous est celui du moulin banal.

C'est la Révolution de 1789 qui abolit ces privilèges seigneuriaux.

Il restait encore 50 000 moulins à eau au début du XXe siècle, mais la plupart ont été abandonnés dans les années 1950-1960.

Peu à peu, les meuniers ont disparu faute de successeur et par manque de travail.

 

Allée de Chênes du Grand-Pont-Veix

 

Présents depuis 600 ans, les arbres de cette allée sont les témoins historiques de la vie du domaine du Grand-Pont-Veix situé en limite des communes de Conquereuil et Marsac/Don.

Elle mène à l’hôtellerie qui date également du XVe siècle et permettait aux voyageurs et aux pèlerins en route vers St Jacques de Compostelle de s’abriter et de se restaurer. Dans la tradition populaire, le chêne symbolise la force et la majesté, notamment liées à la justice de Saint-Louis rendue sous un chêne.

Si le chêne pédonculé (Quercus robur) et le chêne sessile (Quercus petraea) sont souvent confondus, comment se différencient-ils?

Chêne pédonculé et chêne sessile se différencient grâce à leurs glands. En effet, ceux du pédonculé sont portés par une longue tige ou pédoncule tandis que ceux du sessile sont directement accrochés au rameau.

Le chêne pédonculé ou rouvre recouvre 40 % des forêts françaises. Sa bonne résistance à l'eau lui a valu une grande utilisation en construction navale. C'est même pour cette raison qu'en 1670 Colbert décide de réaménager la forêt de Tronçais (Allier) afin de produire du bois de marine sur un cycle de 200 ans.

Plus près d’ici, la forêt du Gâvre fut également exploitée au XVIIe s, sous l’impulsion de Colbert, pour approvisionner les chantiers navals.

Le Chêne peut atteindre 40 mètres de haut et peut vivre jusqu'à 1 100 ans.

Le plus vieux chêne de France est celui d'Allouville-Bellefosse dans le Pays de Caux (Seine-Maritime) et est âgé de plus de 800 ans. Classé « naturel » depuis 1932 , il comportant deux étonnantes chapelles recouvertes de bardages en bois.

 

Etang de Coisma (Pêche)

 

Cet étang d’une superficie de 3 ha est un  lieu encore très préservé qui a su conserver son aspect sauvage. Un sentier de terre ceinture l’étang, des futaies de saules et de bouleaux apportent leur ombre. Une aire de pique-nique est à la disposition des randonneurs et touristes. Les pêcheurs trouvent ici des eaux poissonneuses (alevinage annuel). Ce petit étang dont les abords sont occupés par une mosaïque de pelouses, de fourrés et de boisements, présente une intéressante flore calcicole, avec entre autre quelques plantes d'intérêt patrimonial, rare ou peu communes dans notre département comme l'Ophrys abeille

A quelle famille appartient cette plante :

Graminacées,    orchidacées,    liliacées ?

L'Ophrys abeille (Ophrys apifera) est une orchidée terrestre européenne. Contrairement à ce qu'indique son nom, l'Ophrys apifera est pollinisée par l'Eucère à longues antennes, et non par l'abeille domestique. Le pétale supérieur se comporte comme un leurre, que l'eucère mâle confond avec une femelle. Le transfert de pollen se produit pendant la pseudocopulation qui s'ensuit.

Cette espèce se rencontre en pleine lumière ou à mi-ombre, sur sols surtout calcaires, dans les pelouses, les broussailles, les bois clairs, les prés ras, talus.

Cette ancienne carrière de gravois et quartz roulés, aujourd’hui devenue l’étang de Coisma abrite une flore calcicole. C’est une des enclaves de roches sédimentaires calcaires qui se retrouvent de manière exceptionnelle à l’intérieur du Massif armoricain (ex de petits bassins sédimentaires déposés par transgression marine partielle à l'ère secondaire et surtout au Tertiaire).

Elles sont une source importante de diversité pour la flore armoricaine en l’enrichissant de nombreuses espèces calcicoles

 

 

 

Chapelle Ste Anne de Lessaint (Guémené-Penfao), Chapelle St Georges, Château de Juzet, Moulin sur le Don (Juzet), Rochers de la Vallée du Don, Vallée du Don.

Chapelle Ste Anne de Lessaint (Guémené-Penfao)

 

La Chapelle de Lessaint est située entre Marsac/Don et le village de Guénouvry.

Edifiée à l’emplacement d’une ancienne léproserie, elle surplombe la vallée du Don.

Elle était nommée autrefois chapelle des Sept-Saints qui est devenu par corruption de Lessaint (les Saints).

On voyait autrefois dans la chapelle sept statuettes en bois, très anciennes, occupant sept niches distinctes représentant sept saints avec leurs attributs. A cette époque, vers 1852, la chapelle fut reconstruite  et les sept niches furent supprimées. Six statuettes furent remisées, la septième, moins vermoulue fut placée dans le choeur de la chapelle où elle figure encore. Mais sous quel nom ?

La statue figure encore sous le nom de saint Méen. Cette chapelle, comme tout lieu de culte de maladrerie (léproserie), est dédié à Sainte Anne. Elle aurait été fondée par les moines du prieuré de Redon. Autre explication avancée, on raconte qu’un vieillard, retiré dans une grotte, invita la duchesse à lui rendre visite alors qu’elle séjournait au château de Pont-Veix sur l’autre rive.

En effet, en 1482, elle était invitée à Pontveix en Conquereuil par le Seigneur Maxi­milien de La Chenaie. à l'occasion d'une chasse ducale dans la forêt du Gâvre. Le Solitaire demanda  de faire en sorte que les landes qui entourent la chapelle y restent attenantes et n'en puissent être distraites, ni modifiées pour conserver intact le paysage à travers les siècles.

Désirant dédier sa grotte à Ste Anne, la duchesse lui donna l’argent nécessaire et la Chapelle , depuis lors, rassemble les pèlerins tous les ans, le quatrième dimanche de juillet.

Sur le mur sud de la chapelle deux grandes fresques sont consacrées à Anne de Bretagne et à la légende qui habite le lieu.

 

Chapelle St Georges

 

La chapelle St Georges, dépendant du prieuré de Penfao est inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 23 février 2004. C’est un exemple, rare en Loire-Atlantique, d'édifice cultuel rural datant de la seconde moitié du 17e siècle.

Le prieuré bénédictin de Penfao dépendait de l'abbaye augustine N-D de Paimpont

La chapelle du prieuré était dédiée à Saint-Georges et servait à la fois de chapelle priorale et de chapelle frairienne . Lors de la création de la paroisse de Guénouvry disparut la vieille et importante frairie de Penfao regroupant les habitants des villages environnants. En quelle année était-ce :

1846 1881 1946?

La paroisse de Guénouvry a été créée en 1846. et la reconstruction de l'église voisine de Guénouvry la même année a permis à la chapelle St Georges d’être « négligée » des restaurateurs des 19e et 20e siècles.

Cette chapelle garde une homogénéité et une authenticité désormais exceptionnelle en Loire-Atlantique.

Elle est construite suivant un plan très simple: rectangle orienté, avec choeur à trois pans latéralement percé d'une baie en plein cintre. De la toiture à croupes s'élève une chambre de cloches en charpente protégée d'ardoises.

Le portail principal ouvre à l'ouest sur le chemin de Bruc et une porte étroite sur le flanc Sud donne sur la parcelle de l'ancien cimetière . La nef est éclairée par deux baies percées symétriquement dans l'axe des deux murs goutterots. Les encadrements de baies sont constitués de pierres de schiste bleu de Nozay de grande taille.

Le retable du fond de choeur, à panneaux de bois moulurés XVIIIe portait la toile peinte de Saint Georges terrassant le dragon.

 

Château de Juzet

 

Magnifique château néo-Renaissance bâti à flanc de côteau sur les plans de l'architecte rennais Jacques Mellet, Juzet domine du haut de ses élégantes tourelles, l’ancien moulin à roue du Tenou.

Les œuvres de cet architecte  sont essentiellement cantonnées à la Bretagne, et particulièrement l'Ille-et-Vilaine. Jacques Mellet semble avoir une prédilection pour les églises et les grandes demeures (autre ex. : château de la Lysardais sur le Grand-Fougeray. (35))

Le château  a été construit au XIXe siècle, mais sous quelle période : - la Monarchie de Juillet (1830-1848)?

- la Deuxième République (1848-1852)?

- le Second Empire (1852-1870)?

Construit sous le second Empire, en 1854, sur les ruines d’un ancien manoir, le château de Juzet forme une demeure coquettement épinglée sur le flanc du coteau du Don.

En 1645, la châtellenie de Juzet était passée de la famille d'Aiguillon aux Poulpiquet du Halgouët par le mariage de Bernard de Poulpiquet et de Françoise d'Aiguillon. A la réformation de 1668, on reconnait aux Poulpiquet du Halgouët une ancienne extraction chevaleresque de 9 générations. Le Poulpiquet était un château aujourd'hui démoli, dans le Finistère-Nord. D'après Pol Potier de Courcy, ce mot viendrait de deux mots bretons : « POUL » qui signifie « MARE » et « PIQUET » qui signifie "DES PIES". Les armoiries sont les suivantes : D'azur à trois pallerons (pies de mer) d'argent, becquées et membrées de gueules. Elles désignent une Pie huitrière (pattes et bec rouges). Dans la région, les Poulpiquet du Halgouët  furent seigneurs de Juzet, d'Anguignac (en Conquereuil) et de Montnoël (en Guémené-Penfao). Le château ne se visite pas.

 

Moulin sur le Don (Juzet)

 

Le moulin du Tenou a été bâti en 1854 près du Château de Juzet.

Selon le site « infobretagne.com », Guémené-Penfao a compté jusqu’à 12 moulins et possédait déjà un moulin à juzet dont l’origine remonterait au XVIIIe siècle. Or au XVIIIe siècle, la plupart des moulins étaient des moulins banaux. Ils étaient construits et entretenus par le seigneur et les habitants étaient contraints de les utiliser, contre paiement de surcroît.

Ils devaient s’acquitter d’un droit de Mouture, une sorte d’impôt pour l'utilisation du moulin. A combien s’élevait celui-ci en France au Moyen-Age : 1/16, 1/24, ou 1/32 du grain porté à moudre

Les revenus des meuniers ne sont pas très bien connus, en revanche on connaît bien les droits de mouture qu'ils prélevaient. En 1152, à Toulouse les meuniers prélevaient environ 1/16 du grain porté à moudre. Ce taux est très fréquent en France, on trouve aussi des taux de 1/24 ou 1/32.

Le meunier ne possède pas le moulin qui appartient au seigneur, mais il est tenu de tout le service qui incombe au moulin : entretien du canal, du bâtiment et des meules qui doivent être piquées régulièrement.

Celles-ci sont entrainées par des roues le plus souvent verticales (recevant l’eau au-dessous ou au-dessus).

La variété des aménagements hydrauliques qui sont associés aux moulins n’a cessé de croître. Le moulin a évolué considérablement durant le Moyen Âge.

En effet, dès le Haut Moyen Âge et très nettement à partir du XIIe siècle, on assiste en Europe à une multiplication des moulins à eau. Aujourd’hui à Juzet la roue du moulin est endommagée et seul le moyeu subsiste.

Une crêperie s’y est installée.

 

Rochers de la Vallée du Don

 

Après le moulin de la Vallée, il faut s’amuser à retrouver, parmi la succession de rochers de schiste aux formes étranges, la Roche à la Gente, le rocher de la fée Carabosse ou celui des amoureux.

Un jour d’orage des chasseurs du Gâvre foncèrent à cheval sur des biches. La fée provoqua un éclair qui tua les chasseurs mais elle fut elle-même pétrifiée. D’aucun affirment que le grand menhir qualifié de Carabosse s’anime encore toutes les nuits.

Le rocher de le Fée Carabosse fait allusion à une légende née de l’imaginaire de Monsieur Tuard, curé chansonnier, à la fin du XIXe siècle.  De quelle plante est-il question dans celle-ci?

 

Ne cherchez pas un champ de lin dans la vallée de Juzet … Cela fait bien longtemps qu’il n’y pousse plus, depuis le jour où des habitants de la vallée de Juzet, en semant du lin, se moquèrent d’une vieille femme maigre et bossue. C’était en fait la fée Carabosse. Pour se venger de leurs railleries, elle leur jeta une malédiction: « Ecoutez-moi insolents, rappelez-vous quel jour et quelle heure vous avez ri de moi, car si dorénavant vous semez du lin un autre jour et à une autre heure, jamais il ne poussera et jamais vous n’en récolterez ». Mais les paysans n’en tinrent pas compte et la malédiction se réalisa.

Près du bois du Juzet, l’affleurement de schiste associé par la tradition populaire à la fée Carabosse est un point culminant en rebord de plateau, dominant le fond de vallée.

Non loin du rocher de la fée Carabosse se trouve la Roche à la Gente, piton naturel surplombant le Don, associée à la fée Joyance

Le dernier rocher domine également le Don et porte le doux nom de Rocher des Amoureux

 

Vallée du Don

 

La vallée du Don s’étend notamment de Marsac/Don à Guémené-Penfao et abrite des milieux variés, boisements de feuillus et de conifères, landes, escarpements rocheux…

Au centre, le Don s’est frayé un chemin sinueux dans les crêtes rocheuses de Guémené-Penfao. Il se jette, après quelques kilomètres plus loin, dans la vilaine, près de Murin, jonction que l’on peut admirer depuis le rocher du Veau à Avessac.

Son nom serait en rapport avec la déesse mère irlandaise, incarnant la fertilité et la richesse de la nature. Cette déesse était honorée plus particulièrement dans les régions marécageuses : comment s’appelle-t-elle :

Dagda,       Dana        Diancecht ?

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Celle-ci présente un ensemble de milieu riche et diversifié du fait du relief marqué et de la présence contiguë de secteurs humides de fonds de vallées, de zones xérophiles (landes sèches, bois de résineux) et de parties rocheuses. L’intérêt botanique est remarquable avec la présence de groupements végétaux typiques des milieux représentés.

C’est une zone présentant une mosaïque de milieux variés abritant une flore et une faune riche et diversifiée comprenant en particulier de nombreuses espèces végétales et animales d'intérêt patrimonial.

On y observe notamment la fritillaire pintade, plante des milieux humides, la Bergeronnette des ruisseaux le Martin-pêcheur d'Europe qui s’y reproduit et même la loutre d’Europe y est présente. Sur les landes sèches plusieurs espèces rares ou peu communes dont certaines méridionales en limite nord de répartition sont localement abondantes comme l’Hélianthème en ombelle

 

Eglise St Martin (Marsac-sur-Don), Châteaux et Manoirs (Marsac/Don), Carrière de schiste, Moulin du Don, Voie Romaine (sentier pédestre), Etang de la Roche.

Eglise St Martin (Marsac-sur-Don)

 

Une chapelle primitive dédiée à saint Léger, évêque d'Autun au VIIème siècle, aurait été édifiée dans un vallon à une centaine de mètres du village, à l’emplacement du bourg primitif de Marsac.

En 888, Alain le Grand, roi de Bretagne, fonde un prieuré à Marsac et le donne, en même temps que celui de Massérac, à l'abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Redon.

Une première église est construite à Marsac au XIe siècle par les moines bénédictins du prieuré. Elle est consacrée, tout comme l’abbaye, à St Martin de Tours qui, selon la légende locale, serait passé dans le village , Mais en quelle année :

390 590 790?

L'église actuelle est consacrée à Saint Martin, qui serait passé, dit-on, dans le village en 390. L’église précédente, quoique agrandie en 1694, ne suffisait plus à contenir la masse des fidèles-

Elle est donc démolie et remplacée par cette nouvelle église de style néogothique qui surprend par ses dimensions. Une forte émulation existait entre les différentes paroisses du diocèse. C’était à qui posséderait la plus haute et la plus majestueuse église.

La première pierre du sanctuaire est bénie le 6 décembre 1874, l’église est consacrée le 18 décembre 1877, mais le clocher ajouté seulement en 1931.

La statue de la Vierge à l'Enfant, en bois, date du XVIème siècle. Le léger déhanchement de la Vierge est en effet caractéristique de la Renaissance. Les deux angelots, en pierre, de part et d’autre du maître-autel datent du XVIème siècle.

Au pied de plusieurs vitraux, on retrouve souvent parmi les écussons, les trois feuilles de houx de la famille de Guériff du château de la Herbretais

 

Châteaux et Manoirs (Marsac/Don)

 

Le patrimoine architectural est riche à Marsac sur Don, vos promenades vous amèneront à apprécier ses seigneuries, manoirs et ses châteaux.

En effet, de nombreuses seigneuries sont édifiées sur la commune de Marsac à partir du XVe siècle, mais aucune n’atteint l’opulence de l’ancien prieuré dont il reste certains bâtiments sur la place centrale du bourg.

Ainsi, à l’emplacement de la pharmacie, existait la cour du couvent du Prieuré.

Le château de la Herbretais est la plus importante et la plus belle des propriétés anciennes de Marsac sur Don. Mais à quel siècle s’est-elle achevée : XVIe XVIIe XVIIIe ?

Le château de la Herbretais est de la fin du XVè et du début du XVIè siècle.

Des visites des extérieurs sont possibles l’été et lors des journées du patrimoine en septembre. Ce château a été habité par des alliés des armateurs nantais Montaudouin : les Morand du Déron et les Guériff de Launay. Cette dernière famille est parente des Guillotin de Corson, des Bouvais de La Fleuriais et de Fréminville .

Le manoir de la Riallais présente une partie reconstruite au début du XXe siècle de style baroque. Elle a été édifié à l'emplacement d'un ancien manoir daté de 1425. Il a été la propriété de la famille Leroux et reste aujourd’hui dans la famille Bardoul. Alcide Leroux, écrivain et poète, a chanté ce manoir.

D’autres manoirs sont même dotés d’une tour en hors d’œuvre d’époque Renaissance où monte un escalier à vis. La demeure du Martray, plus sobre, s’ouvre par une porte surmontée d’un fronton triangulaire italianisant. La mairie est un ancien presbytère  construit en 1605.

 

Carrière de schiste

 

Plusieurs carrières sont exploitées à Marsac entre le XVIIIe siècle et le début du XXe siècle. Elles appartenaient toutes à Pierre Doucet, un propriétaire d’autres carrières de pierre bleue de Nozay.

Elles sont principalement extraites pour servir à la maçonnerie et fabriquer des poteaux de vigne et des parcs à huitres.

Les plaques de schiste extraites étaient principalement destinées aux vignerons qui y taillaient leur poteaux à vigne avant l’arrivée des poteaux en ciment au XXe siècle.

La reconstruction du vignoble nécessita même l'ouverture de nouvelles carrières dans les landes désertes de Marsac, mais pourquoi a-t-il fallu reconstruire le vignoble?

 

A la fin du XIXème siècle, le vignoble nantais connaît une crise terrible, comme les autres vignobles français : la crise dite « du phylloxéra » La reconstruction du vignoble détruit par le phylloxéra nécessita l'ouverture de nouvelles carrières car les piquets de vigne étaient souvent en pierre de Nozay.

Mais déjà dans les années 1930, avec l'apparition du béton. la production décline.

Le déclin de l’activité s’amorce dès les années 1930, avec l’arrivée du béton détrônant progressivement les matériaux traditionnels.

Le besoin existe toujours pour les ostréiculteurs et les viticulteurs, mais le progrès et le mauvais sort font que là aussi les débouchés se réduisent comme une peau de chagrin.

Le remplacement des huîtres bretonnes malades par une variété importée du Japon, plus productive et nécessitant des installations moins importantes, la mécanisation des vendanges, ont porté un coup de grâce aux collecteurs et piquets de pierre bleue. Et les carrières se sont arrêtées.

 

Moulin du Don

 

Des sept moulins qui occupaient autrefois la commune, le moulin du Don est le plus ancien et le mieux conservé. On connait son propriétaire en 1870, il appartient à la famille de la Haye-Jousselin, originaire de Derval.

La famille Gautier lui succède dès 1887 et le garde ensuite tout au long du XXe siècle et même jusqu’à nos jours .En 1960, il dut cesser ses activités.

La plupart des moulins à eau ont été abandonnés dans les années cinquante-soixante; très peu ont été conservés en état de marche par manque d'entretien et de rénovation.

Combien en restait-il encore en France au début du du XXe siècle : 10 000 20 000 50 000?

 

Au commencement du XIXe siècle, il y avait en France plus de 75 000 moulins et usines hydrauliques fonctionnant avec des roues traditionnelles et il en restait encore 50 000 au début du XXe siècle.

La fin de la première guerre mondiale voit le début de l'exode rural, les enfants du monde rural partant à la ville profiter du travail dû à l'essor industriel. Peu à peu, les meuniers disparaissent faute de successeur pour reprendre le moulin et par manque de travail. .

La génération suivante préfère investir dans des techniques nouvelles plutôt que rénover des machines obsolètes et peu rentables.

D'autres moulins ont été vendus par leurs propriétaires.

Le moulin du Don à Marsac produisait toutes sortes de farines et moulait les céréales destinées à l’alimentation des animaux. Ses meules étaient complétés par un moteur à vapeur, électrifié à partir de 1948. Outre ses roues à aubes et le complexe cheminement de ses conduites en bois, le moulin a conservé son architecture classique.

 

Voie Romaine (sentier pédestre)

 

Pont Veix est un lieu de fréquentation très ancien, puisque là, l'ancienne voie romaine passe le Don.

Récemment mise en valeur, la voie romaine  en approchant le site de Pont-Veix laisse découvrir toute une portion encore pavée

A l'aide du carnet de la Fée Joyance, parcourez l'ancien chemin celte devenue voie romaine. Ce sentier est à l'initiative des communes de Conquereuil, Guémené Penfao, Le Gâvre, Marsac sur Don et Vay.

Souvenir concret des chemins gaulois puis romains. Venant de la forêt du Gâvre, l'ancienne voie romaine atteint et traverse le Don au gué de Pont Veix.

Mais quelles villes reliait-elle?

À l'époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes, la voie romaine Nantes(Condevincum)-Rennes (Condate) traversait l'actuel territoire de Blain d'où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don.

La voie, unique depuis Blain, se divisait alors en deux branches, dont l'une prenait la direction nord , allant à Rennes, et l'autre commençant à Pontveix, passait au village de Couaveix. Elle se dirigeait ensuite vers le village du chêne Rouaud. La voie traversait ensuite des villages de la commune de Derval, et se dirigeait vers Châteaubriant en passant par la forêt de Domnaiche et St Aubin-des-Châteaux notamment.

Aujourd'hui, elle se découvre , telle un chemin creux, au départ de la Croix des 4 Contrées, depuis l'extrémité de la Forêt domaniale du Gâvre, jusqu'au site de Pont-Veix à Conquereuil.

Cette chaussée de fondation fort ancienne, est formée de larges dalles de schiste ardoisier tabulaire placées sur chant.

 

Etang de la Roche

 

On trouve le Domaine de la Roche à l'ouest de la commune avec l'étang de la Roche et son ruisseau de la Roche qui rejoint ensuite le Don.

Véritable richesse de la commune sur le plan touristique, ce site verdoyant de 22 ha acheté par la commune en 1976, propose aux amoureux de la nature, diverses activités avec un intérêt différent à chaque saison.

On y trouve un parcours de santé, des sentiers pédestres, équestres et VTT, une aire de pique nique, une aire de jeux d’enfants et des terrains de boules.

La pêche y est gérée par l’association de pêche « Le Pêcheur du Don », mais quelle est la superficie du Plan d’eau : 3, 6, 9 hectares?

 

Le Domaine de la Roche à Marsac sur Don est un domaine vert et boisé de 22 hectares dont 9 de plan d’eau.

Ce plan d’eau ceinturé de châtaigniers off re des rives fraîches et boisées. Sa faible profondeur dominante (en moyenne 1,20  m) fait de lui un milieu riche en végétaux aquatiques, ce qui permet aux poissons de grossir très rapidement ! Peuplé de brochets, sandres, perches, gardons, il ravira toute la famille.

C’est un lieu idéal de détente et de loisirs avec tout un panel d’activités nature : randonnées pédestres, équestres, pêche, parcours de santé, VTT,… L’association de pêche « Le Pêcheur du Don » affiliée à la Fédération Départementale de Pêche de Loire-Atlantique gère ce site de pêche comme les autres sites de pêche du Bassin versant du Don tels que les Etangs de Nozay, la Rivière "Le Don" à Nozay (Beaujouet) et la Rivière "Le Don", de St Vincent à Guénouvry. Ce site exceptionnel accueillait un camping sur une partie du domaine qui ne sera bientôt plus accessible au public.

 

 

« L’Abbaye » (Massérac), « Chapelle St Benoît », Eglise de Massérac, Oratoire St Benoît, Lac de Murin (Marais).

« L’Abbaye » (Massérac)

 

Selon la légende, Massérac serait né d'un monastère fondé au IXème siècle par saint Benoît, sur les rives du lac de Murin (à l'emplacement de l'actuel village de Paimbu).

Après la mort de Benoît, le 1er octobre 845, son corps est enterré dans l'oratoire et la paroisse de Massérac demeure indépendante jusqu'en 897, date à laquelle elle est offerte par Alain le Grand, roi de Bretagne, aux moines de l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon en remerciement de leurs prières pour la guérison de son fils. Le bourg de Massérac se détache de Paimbu, pour s'installer dans un endroit plus élevé.

L’abbaye ou prieuré n’est plus ce qu’elle fut jadis, mais où se situe-t-elle aujourd’hui?

Les bâtiments du prieuré où demeurèrent les moines jusqu’au XVIe ou XVIIe siècle devaient se situer aux alentours de l’église.

Car le bâtiment situé au nord de l’église s’appelle toujours « l’abbaye ». Il a l’aspect d’une habitation bourgeoise ou seigneuriale, plus que d’un monastère, dont la construction fut relativement soignée.

Il est vraisemblable que dans la construction de l’édifice actuel furent réemployés des éléments de l’ancien prieuré, comme le laissent supposer les belles pierres d’angle et ce qui semble être des éléments d’anciennes fenêtres à meneaux.

Disparition de l’ancien prieuré et construction de cette nouvelle demeure correspondent-elles à l’époque où le prieur ne régit plus la paroisse (1531) et où, resté Seigneur de Massérac, il construisit cette nouvelle résidence, car elle semble bien être des XVIe ou XVIIe siècles. Les bénédictins étaient les seigneurs de la paroisse et leur prieuré-cure leur permettait d’exercer les droits de haute justice.

Depuis la Révolution, l’abbaye est propriété de particuliers.

 

« Chapelle St Benoît »

 

Au fond du cimetière s’élève la chapelle saint Benoît, construction de schiste et de grès .

A l’origine ne possédant qu’une nef unique, l’église, menaçant ruine, fut reconstruite presque toute entière, au début du XVIIe siècle, une pierre gravée 1601, à l’angle extérieur du chœur en fait foi. Le chœur est alors allongé; deux chapelles latérales sont aménagées et un clocher surmonte l’édifice. Devenue trop petite à la fin du siècle dernier, l’église est définitivement abandonnée et en partie détruite tandis qu’un nouveau sanctuaire est édifié en 1872.

La chapelle a suivi la venue d'une communauté de moines de l'abbaye de Redon, mais de quand date-t-elle : XIe, XIIe, XIIIe siècle?

L’ancienne église dut être construite au plus tard au XIe siècle. En effet, l’origine de Massérac est probablement carolingienne (IXe, Xe ou XIe siècles au plus tard).

A la base du mur de la nef nord et du mur sud du chœur, seuls restes de la partie la plus ancienne, on retrouve le petit appareil, semblant d’époque carolingienne, de grès mêlé au quartz, taillé en forme presque régulière cubique et établi par assises à peu près horizontales, avec un mortier de sable d’un jaune très prononcé.

Cet appareil semble bien cadré avec l’époque indiquée. Et il est plus soigné que celui des murs modernes, construits au XVIIe siècle, où l’on retrouve le schiste du pays, lié par de la terre. Délabrée, la chapelle est abandonnée en 1870, elle fut démolie en grande partie, mais reste conservé de l’ancien chœur, le retable, avec ses deux colonnes, ses boiseries, ses peintures, probablement du XVIIe siècle. Le sarcophage de granit, tombeau de St Benoît, a été transporté de la nef dans le chœur.. Une restauration a été faite fin XXe-début XXIe siècle.

 

Eglise de Massérac

 

Eglise Saint-Benoît : Edifiée entre 1862 et 1880, elle a trois nefs sans transept, avec un chevet à pans. Le clocher-porche, un peu avancé sur la façade est surmonté d'une chambre des cloches octogonale couverte d'un toit en pavillon, à la manière de l'église Saint-Etienne de Corcoué-sur-Logne.

Devenue trop petite en 1870, l’ancienne église, située dans le cimetière, est abandonnée et remplacée en 1872 par l'église actuelle. Elle renferme des vitraux représentant en huit tableaux, les principaux faits de la vie de Saint Benoît et celle de sa soeur Sainte Avénie.

Mais dans quel pays est né St Benoît : en Irlande, en Italie ou en Grèce?

Benoît appartient à une famille illustre de Grèce, il est né à Patras vers 782. Il associe sa soeur Avénie à son pieux dessein et il quitte la Grèce en 812, entraînant avec lui neuf compagnons.

Ils abordent Nantes où l'évêque les présente au Duc de Bretagne qui leur concède le territoire de Massérac. Il fait édifier dix petites cellules pour lui et ses neuf compagnons à Massérac (prémices d'une abbaye et d'un oratoire). Après la mort de Benoît, le 1er octobre 845, son corps est enterré dans l'oratoire

Les habitants de Massérac obtinrent, en 1615, des moines de Redon qui possédaient les reliques de Saint-Benoît depuis le IXème siècle, des vertèbres et des côtes de Saint-Benoît et une portion du crâne de Sainte Avénie, sa soeur.

Les évêques de Nantes ont approuvé le culte de ces reliques en 1840 et 1855.

Le reliquaire de St Benoît , classé, contient ces reliques et les autres ossements de Benoît en l’abbaye de Redon furent dispersés à la Révolution.

 

Oratoire St Benoît

 

L’oratoire de St Benoît est un calvaire moderne en direction de sainte-Mélaine, sur les rochers de Penbu où les fidèles de saint Benoît se réunissent début septembre.

Il représente saint Benoît, moine originaire de Patras en Grèce, et fondateur de Massérac. Celui-ci créa une communauté au vieux village de Penbu. La chaire de Saint Benoît, monument érigé en 1859, en perpétue le souvenir.

Le site de Paimbu, où s’élevait le village d’origine, sur les bords du lac de Murin, est constitué de maisons en schiste ardoisier.

Saint Benoît mourut dans le hameau en octobre 845, mais en quelle année y fit il bâtir un ermitage, en 802, 812 ou 822?

 

Au nord de Massérac, au hameau de Paimbu se tiendraient les origines du village que Saint Benoît aurait fondée en 812 en y édifiant un ermitage. Chaque année, en septembre, un pèlerinage avait lieu à l’oratoire Saint Beboît, calvaire moderne adossé au coteau et tourné vers les marais.

L'oratoire est en fait un aménagement assez vaste qui s'appuie sur des rochers (les rochers de Paimbu ou Penbu), comprenant, en surplomb, un calvaire et une statue peinte de Saint-Benoît, et, en contrebas, un petit autel et une chaire avec une balustrade de fer peinte en blanc. Une grille blanche enclot le tout, au bord d'un chemin. Un escalier de grosses pierres permet d'accéder par les côtés à la partie supérieure.

L'ensemble, couronné de grands arbres, regarde et domine le marais qui vient mourir à ses pieds .

La composition, dans son état actuel, fut inaugurée le 4 septembre 1859 par l’Abbé Louvel. Une plaque métallique, fixée au pied de la chaire conserve le souvenir de cet évènement.

 

Lac de Murin (Marais)

 

Le Don se jette dans la Vilaine sur la commune de Massérac. A cet endroit, de vastes marécages se sont formés, on les appelle mer ou lac de Murin.

C’est un lieu propice aux légendes. On raconte ainsi qu’une ville y serait engloutie et que l’on y entendrait sonner les cloches de l’église Saint-Mélaine, qui furent arrachées au clocher par des pirates normands au IXe siècle. Une autre légende affirme, elle, que Dieu aurait puni les Normands du Nord, qui descendaient la Vilaine en faisant chavirer leurs embarcations chargées de butin.

Terres et eaux se mêlent sur la commune de Massérac, Quelle est la superficie de marais de la commune : 400, 600 ou 800 hectares?

Sur l’ensemble de la commune, les marais couvrent 800 hectares, soit 64 % du territoire de Massérac.

On y distingue les marais de Vilaine liés à la vallée de la Vilaine et la vallée du Don, limites naturelles de la commune où ses deux rivières serpentent doucement dans le paysage.

Au niveau de l'embouchure du Don dans la Vilaine se trouve notamment le lac de Murin.

C’est une vaste cuvette aquatique et marécageuse largement colonisée par des roselières, ou en bordure par les prairies-roselières, fauchées ou pâturées

On peut y observer une avifaune nicheuse caractéristique fort intéressante avec notamment des rapaces comme le Busard des roseaux, des rallidés, et des passereaux paludicoles comme la Rousserolle turdoïde et le Phragmite des joncs. Dans cette zone naturelle protégée, d’autres espèces particulières y sont présentes comme la Sarcelle d'été, La Cisticole des joncs, la Locustelle luscinioïde, ou la Gorgebleue à miroir.