Patrimoine du Pays de Blain

Chapelle St Roch, Château de la Groulaie, Cœur de ville (Blain), Port de Blain, Musée des Arts et Traditions, Canal de Nantes à Brest.

Chapelle St André, Chapelle St Julien (Bouvron), Manoirs et Châteaux (Bouvron), Espace Horizinc, Monument de la Reddition.

Eglise ND de Bonne Nouvelle, Fontaine ND de Bonne Nouvelle, Canal de Nantes à Brest, L'Isac (Rivière).

Etangs de la Madeleine, Chapelle de la Magdeleine (Le Gâvre), Eglise Notre Dame, Forêt domaniale du Gâvre, Croix des Quatre contrées.

Patrimoine du Pays de Blain (Blain).

Chapelle St Roch, Château de la Groulaie, Cœur de ville (Blain), Port de Blain, Musée des Arts et Traditions, Canal de Nantes à Brest.

Chapelle St Roch

 

La chapelle St Roch fut construite en 1450 par Alain IX de Rohan sur une butte mégalithique (le petit Roc Fou). Comme la plupart des lieux saints bretons, elle christianisa un site sacré druidique.

Après avoir été le siège de la frairie du château, elle subit des remaniements et des adjonctions au cours du siècle dernier, époque où on lui ajoute notamment une chapelle servant d’enfeu aux donateurs des restaurations.et où on la surmonte d’un clocheton.

C’est pour conjurer une maladie qu’Alain de Rohan fit élever la chapelle St Roch. De quelle maladie s’agissait-il :

     Le Typhus       La peste      Le Choléra ?

 

Construite en 1450, pour conjurer la peste noire qui ravageait la population, puis fortement remaniée au XIXe siècle, elle est un petit joyau de la campagne blinoise, abritant, sous sa charpente en bois, une des plus grandes fresques du XXe siècle en France.

Cette grande fresque a été réalisée à l’initiative de l'association « Château et Essor blinois » de 1990 à 1993 dans la technique « a fresco ». C’est une œuvre de plus de 100 m2, avec l'une des rares représentations de la Danse Macabre et d'autres scènes de la vie chrétienne.

Le Centre de la Fresque de Blain s'est attaché à redonner des couleurs et de la vie en réalisant :en 1991, la Vierge Portière, l'Apocalypse et les Saints, en 1992, une parabole de Saint-Marc concernant le Royaume de Dieu, et en 1993, la Danse Macabre et des scènes de la vie de St Roch.

La chapelle est restée un lieu de pèlerinage, notamment pour se préserver des épizooties ou des épidémies, jusqu'en 1969, avec des processions jusqu'en 1966. L'édifice est la propriété de la commune depuis 1870.

 

Château de la Groulaie

 

L’origine de ce vaste édifice remonte à 1108, lorsque le Duc de Bretagne, Alain Fergent, demande au seigneur Guégon de faire construire une place fortifiée pour défendre la région contre la menace française

Deux grandes familles vont se succéder à sa tête : les Clisson, dont le célèbre Olivier, connétable de France et les Rohan, notamment Henri Ier, chef des calvinistes après Henri IV. Dominant les berges de l’Isac dont il surveillait les abords, le château est constitué de deux enceintes concentriques, La Grande enceinte encerclant le Petit Chastel.

Le château comptait, à une époque, jusqu'à douze tours. Combien en reste -il aujourd’hui : 5 7 9?

Aujourd'hui, le château de Blain comprend neuf tours, plus ou moins entières. Le Petit Chastel en comporte trois, la Grande Enceinte en a six. Elle s'étale sur une superficie de 4,4 hectares, incluant douves et fossés.

Du château d’Alain Fergent, il ne reste que les fondations. Un second bâtiment l’a remplacé à la fin du XIIIe siècle, considérablement agrandi par Olivier de Clisson au XIVe siècle.

La Grande enceinte comporte la Tour du Pont-levis (Très belle charpente en coupole), flanquée de murailles qui la relie à la tour sud et à la tour des prisons.

Le Petit Chastel comprend la tour du connétable, bel exemple d’architecture gothique militaire du XIVe siècle. Le Logis du Roi (plusieurs rois de France y ont séjourné), remanié au XIXe siècle, étire sa belle façade le long du canal.

Aujourd’hui, le Logis du Roi est converti en hôtellerie. Les parties du XIVe siècle  classées « Monuments Historiques » dans les années 70, accueillent diverses expositions et un atelier de fresques.

 

Cœur de ville (Blain)

 

A l’ombre du château de Blain, s’élèvent plusieurs manoirs. Deux d’entre eux, ceux de la Cour-Mortier et du Pordo, sont édifiés au XVe siècle tandis que c’est deux siècles plus tard qu’est entreprise la constructions des manoirs de la Gracinais et du Vigneau.

Le Manoir de la Cour Mortier appartenait en 1472 à Jehan Mortier, châtelain de Blain.

Ce manoir fut construit avec de la pierre calcaire et de la pierre de Nozay.

En 1794, le maire de Blain dont le prénom est Pierre-Jacques porte son patronyme associé à la Cour-Mortier. A quel autre nom était  associé ce patronyme : De La Haye

De Lestoc

De Clerville

En 1625, Jacques Jollan de Clerville épousa en secondes noces une demoiselle Marie de Lestoc, protestante.

Au décès de Diane de Lestoc, propriétaire de la Cour Mortier en 1671, cette huguenotière revint aux Jollan de Clerville, qui au XVIIIe siècle devinrent Jollan de la Cour-Mortier.

Le dernier descendant de cette branche, le commandant Simon, fut maire de Blain et mourut en 1966.

La partie est du bâtiment a été rachetée et restaurée par la commune. Elle abrite désormais des salles de réunion pour la municipalité ou des associations.

Autre demeure remarquable du cœur de ville de Blain, l’hôtel de la Gerbe de Blé (XVIe et XVIIe siècle) est le dernier conservé sur les quatre hôtels qui existaient autrefois autour de la Place de l’église.

L’hôtel du Lion d’Or mentionné en 1684 comme cabaret, l’hôtel de la Boule d’Or et l’hôtel du Pélican ont disparu. Le bâtiment a conservé son aspect d’origine.

 

Port de Blain

 

Au Port de Blain, au début du siècle dernier, on déchargeait des denrées alimentaires (café,sucre ...), des barriques de vin, du blé, du sable de Loire, des engrais…Et les péniches, initialement traînées par des chevaux sur les chemins de halage, puis à moteur repartaient avec un fret de pommes à cidre, de troncs de chêne, de sabots du Gâvre, de charbon de bois

La création du canal, initialement prévue pour des raisons militaires se révéla bénéfique au commerce, et contribua à l'essor de l'agriculture et de l'industrie bretonnes.

 Le trafic étant de 10 000 tonnes en 1859, à combien s’élevait-il en 1911, au plus fort de l’activité sur le canal?

 

Le trafic, a progressé sur le canal de Nantes à Brest de 10 000 tonnes en 1859 à 174 000 tonnes en 1911, il a ensuite décliné.

Très rapidement concurrencé par le chemin de fer, le canal de Nantes à Brest eut, du point de vue économique, une existence des plus brèves. En effet, si, au cours de la seule année 1838, près de 6000 navires franchirent l’écluse de Nantes, la navigation commerciale ne cessa par la suite de diminuer et cessa progressivement dans les années 1960 pour faire place au tourisme fluvial qui connaît aujourd’hui un grand développement.

Aujourd’hui, les chevaux de halage ont laissé place aux pêcheurs, promeneurs et sportifs. Gabares et chalands disparus, le canal n’ouvre plus ses écluses qu’aux plaisanciers sur péniches, ou bateaux motorisés, l'outil industriel et commercial s’est mué en axe touristique. Depuis les années 1960, des péniches de plaisance, ont remplacé les bateaux marchands. A Blain, Guenrouët, et St Nicolas-de-Redon, des quais spacieux aux maçonneries bien ordonnées rappellent cette époque prospère

 

Musée des Arts et Traditions

 

Le musée des Arts et Traditions du pays blinois retrace la vie locale depuis l’époque gallo-romaine. Poteries, monnaies, statuettes y sont exposées. De nombreux vestiges dont la statue du dieu Cernunos témoignent du riche passé de la ville de Blain.

Plusieurs reconstitutions présentent les métiers et la vie d’autrefois : chambre d’une lingère, boutiques anciennes, place de village…, et de nombreux objets comme un cahier d’écolier de 1643, des pipes et des tabatières, des coiffes, des jeux de société …

S’ajoute une collection unique en France de crèches venues des quatre coins du monde.

Mais combien sont-elles : 100, 200, 300?

Environ 300 crèches sont rassemblées au musée de Blain, dont 40 sont exposées au public. Cette émouvante collection de crèches rassemble des exemplaires anciens ou originaux, chinés dans plus de quarante pays.

Toutes ces crèches sont uniques, de part leurs origines géographiques, leurs matériaux de fabrication ou de leurs dates de création.

Le musée de Blain reste également le seul et unique musée de la fève en France avec une collection regroupant plus de 20 000 fèves.

Cette exposition des fèves vous permettra de découvrir, en plus des créations artisanales et industrielles, le processus de fabrication d'une fève, les fèves d'autrefois, et bien sûr, les collections dédiées à la ville de Blain.

Cette collection de fèves des rois retrace l’histoire complète de cette tradition, depuis sa création vers les années 1880, jusqu’à nos jours. La collection s’est enrichie en 2008 du don de 2000 fèves anciennes fait au Musée par Madame Nicole Riffet. Elle attire de nombreux visiteurs passionnés et collectionneurs.

 

Canal de Nantes à Brest

 

La réalisation du Canal de Nantes à Brest devait s’écouler sur une trentaine d’années. Elle trouve son origine dans les guerres napoléoniennes. En effet, il s’agissait non seulement d’ouvrir une nouvelle voie navigable à l’intérieur des terres mais encore de contourner le blocus maritime imposé par l’Angleterre  afin d’assurer l’approvisionnement du plus vaste de nos arsenaux.

Près de 360 kilomètres jalonnés de 238 écluses, telle est la distance parcourue par le canal de Nantes à Brest au travers des quatre départements de la Loire-Atlantique, du Morbihan, des Côtes d’Armor et du Finistère.

Combien d’écluses comporte la partie du canal située en Loire-Atlantique : 18, 23, 31?

La Loire-Atlantique comporte 18 écluses sur environ 74 km. L'écluse no 1 de Saint-Félix délimite le début du canal entre la Loire et l'Erdre. Sur les communes de Blain et La Chevallerais, on parcourt 9 écluses

Les travaux commencèrent en 1806. On y employa notamment 400 prisonniers de guerre espagnols, logés pour la circonstance au château de Blain. Achevée la première, la portion du canal située en Loire-Atlantique fut inaugurée en janvier 1834.

Le 1er janvier 1842, la totalité de la voie d'eau entre Nantes et Brest de 360 km est ouverte à la navigation. En 1858, le canal est inauguré par Napoléon III et l’Impératrice Eugénie

A partir de 1923, avec la construction du barrage de Guerlédan et les progrès du chemin de fer, le Canal perd peu à peu sa vocation commerciale de transport de marchandises en Bretagne intérieure.

Il semblait condamné, mais sa vocation touristique le remet au cœur d’une dynamique économique, touristique et environnementale.

 

 

Chapelle St André, Chapelle St Julien (Bouvron), Manoirs et Châteaux (Bouvron), Espace Horizinc, Monument de la Reddition.

Chapelle St André (Bouvron)

 

On trouve, au village du Châtel, au sud-ouest du bourg de Bouvron, en bordure d'un petit ruisseau. la chapelle Saint-André, patron de la paroisse dès le Xe siècle.

Au Moyen Âge, les lépreux trouvaient refuge dans les maladreries érigées autour de cette chapelle. Cet édifice appartenait à un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de St Gildas-des-Bois. Le prieuré, attesté à partir de 1382, subsista jusqu'à la Révolution

Cette chapelle remplaça un oratoire édifié en 1895 sur les restes d’une chapelle primitive avec des pierres de l'ancienne église paroissiale que l'on venait de démolir.

Mais de quelle année date l’édification de cette nouvelle chapelle : 1932, 1952, 1962?

En 1962 une généreuse donatrice offrit de rebâtir une chapelle plus grande qui fut édifiée un peu en retrait du chemin devenu route. La bénédiction eut lieu le 30 septembre 1962

Elle a été édifiée non loin d'une motte féodale, des vestiges de cette motte se voyaient encore au XIXe siècle. Le prieuré Saint-André avec sa chapelle était sous la protection du château médiéval, qui a donné son nom au village du Châtel.

Une statue de la sainte Vierge se trouve à gauche en entrant et l'autel est séparé de la nef par un bas jubé en fer forgé. La statue de Saint-André en bois polychrome et datée du XVIIIème siècle a fait l’objet d’une restauration par la mairie et sera remise dans l'église paroissiale

Au XIIIe siècle, le prieuré Saint-André du Châtel, comme l’église paroissiale ne dépendaient plus désormais de Redon mais de l'abbaye bénédictine de Saint-Gildas.

Une importante foire aux bestiaux se tenait le jour de la St André auprès de la chapelle.

 

Chapelle St Julien (Bouvron)

 

Cette chapelle (XVe, XIXe, XXe siècles) est dédiée à Saint-Julien l'Hospitalier. Elle est située à coté du village des Aulnais, près de l'unique maison du hameau de Saint-Julien, sur la route de Malville à Quilly,. À l'origine, elle était la chapelle seigneuriale du manoir de Ville-Frégon (Villefresgon) qui a disparu aujourd'hui et dont il restait des ruines au début du XXème siècle

La chapelle actuelle a été rebâtie vers l'année 1963, après s’être effondrée une nuit de 1915. Construit à l'emplacement exact du précédent, le nouvel édifice est sur le même plan mais à l'orientation inverse.

Mais de quand datait l’édifice précédent :

1839, 1859, 1879

À la révolution, le toit en fut enlevé pour éviter que la chapelle ne soit brûlée, elle était en piteux état jusqu'en 1829. Commencèrent alors les réparations quand le propriétaire de Villefrégon l'eut donnée à la Fabrique de Bouvron le 6 novembre 1836. Elle ne fut rouverte et bénie solennellement que le 20 mai 1839.

A la chapelle était adjoint un petit ermitage servant à la fois de sacristie et de lieu d'accueil pour les voyageurs pauvres et les pèlerins, puisque la chapelle est placée sous la protection de St Julien l'Hospitalier.

Un ermite, Guillaume Lacour, a vécu dans cette petite pièce accolée à l'édifice, qui servit plus tard de sacristie, il fut arrêté en juillet 1791.

Les pierres qui encadrent la porte principale, la porte latérale sud et la fenêtre du chœur sont celles de l'édifice disparu, elles dateraient du XVe siècle,. On y a ajouté une porte latérale nord venant d’un manoir en ruine à la Guichardais. Le pignon de façade est plus élevé et est surmonté de la croix de la première chapelle.

 

Manoirs et Châteaux (Bouvron)

 

Bouvron possède plusieurs belles demeures:

L'ancien manoir du Verger (XVIIème siècle) était l'oeuvre d'un aïeul du comte de Serrant (ou Sérant), époux d'une Quéhillac. Le manoir actuel date de 1912.

Le manoir de Vilhouin (1950) était le siège d'une seigneurie de haute, moyenne et basse justice s'étendant sur Bouvron, Fay et Campbon.

Le château de Quéhillac (XVIe-XVIIe siècle), édifié pour Jean Fourché, maire de Nantes en 1597 et maître à la Chambre des Comptes de Bretagne ensuite.

La petite-fille de Jean Fourché, Louise Fourché, épousera à Nantes, en janvier 1640 un homme célèbre, qui était-ce?

Louise Fourché, petite-fille de Jean Fourché, dame de Quéhillac, née en 1620, épouse en 1640 Nicolas Fouquet, surintendant des Finances

Le 5 septembre 1661, Louis XIV fait arrêter, par d'Artagnan, son surintendant Nicolas Foucquet. Après un procès, celui-ci est condamné à la prison à vie.

60 ans plus tôt Henri IV ayant été satisfait des talents de Jean Fourché comme diplomate dans la reddition de Mercoeur, avait accordé à celui-ci, pour compenser la perte de sa charge de maire de Nantes, celle de maître des Comptes de Bretagne.

Jean Fourché, seigneur de la Courousserie, avait alors fait édifier ou remanier le château de Quéhillac, de style Henri IV, que l'on peut admirer encore aujourd'hui

Le Château de Quéhillac et ses dépendances (chapelle, logis du chapelain, écuries, fuie, potager clos de murs, pont, douves) composent un ensemble architectural des 16e et 17e siècles. inscrit aux monuments historiques par arrêté du 22 Novembre 2002

 

Espace Horizinc

 

En 2008, la Commune de Bouvron a décidé de construire un équipement culturel avec pour ambition de promouvoir l’accès à des spectacles culturels et de dynamiser la politique culturelle à une échelle intercommunale.

Baptisé « Horizinc », cet espace culturel réalisé sous maîtrise d’ouvrage communale occupe seul sur une vaste parcelle une surface totale de 1 800 m². Revêtu de zinc de trois teintes de gris, il en est d’autant plus présent dans le paysage. Il intègre une salle de spectacle et une salle multifonctions destinée à des conférences et festivités diverses.

Combien de personnes assises peut réunir la salle de spectacle : 145 245 345 ?

La salle culturelle comporte 245 places, avec son bar et son hall. La programmation culturelle municipale l’occupe pour cinq spectacles par an, choisis par une commission extra municipale culturelle.

La salle est traitée architecturalement et acoustiquement, grâce notamment au revêtement en bois des parois. Les équipements scénographiques donnent à cette scène de 100 m2 de grandes possibilités de programmation.

La salle festive s’ouvre sur la campagne et le patio, et bénéficie d’un éclairement zénithal. Ici aussi, ainsi que dans son espace d’accueil, un bardage en planches de bois joue son rôle esthétique et acoustique. L’aménagement des stationnements a été réalisé en matériaux naturels et l’éclairage public fonctionne uniquement avec des énergies renouvelables (mini-éoliennes).

Horizinc comporte ainsi une « magnifique salle de spectacles avec une qualité sonore et un équipement lumière qui ferait rougir de plus grandes villes » dit un blogueur sur son site.

 

Monument de la Reddition

 

Le 6 juin 1944, c'est le débarquement en Normandie. Au début du mois d'août les troupes alliées libèrent le nord du département. À ce moment les Allemands se regroupent vers la poche de Saint-Nazaire. Elle permet aux allemands d'interdire l'utilisation de l’estuaire de la Loire et des ports de Nantes et de Saint-Nazaire par les alliés.

Sur la prairie du Grand Clos, à l’ouest du bourg, la reddition officielle et définitive des troupes allemandes. En mémoire de cet événement qui met fin à la deuxième guerre mondiale en Europe, et à l’endroit même où a eu lieu l’acte de reddition, une croix de Lorraine a été érigée. Mais quand a eu lieu cette reddition : Le 8, le 11 ou le 15 mai 1945?

La guerre en Europe s'est achevée le 11 mai 1945, il y a 67 ans, par la reddition solennelle de la Poche de Saint-Nazaire, un réduit de résistance allemand qui comprenait le tiers ouest de la Loire-Atlantique, au nord et au sud de la Loire. Le front s'étendait à l'est à plus de 60 km de Saint-Nazaire, partant de la Roche-Bernard jusqu'à Cordemais, puis de la commune de Frossay à Pornic, alors que le reste de la Loire-Atlantique était libéré de début août à fin septembre 1944. Tenu par des FFI et des résistants pour la plupart locaux, issus souvent des « empochés », habitants qui dans le réduit allemand connurent neuf mois d'occupation supplémentaires, de début août 1944 au 11 mai 1945.

120 000 civils restèrent sous la domination de soldats allemands. Aujourd'hui, les églises abattues de la Poche, les bourgs rasés pendant les combats, de part et d'autre de la ligne de front, ont été reconstruits. Allez voir le monument de la reddition, grande croix de Lorraine frappée d'un glaive à l'ouest du bourg de Bouvron. Là s'est finie la guerre en Europe, c'était le 11 mai 1945.

 

 

 

Eglise ND de Bonne Nouvelle (la Chevallerais), Fontaine ND de Bonne Nouvelle, Canal de Nantes à Brest, L'Isac (Rivière).

Eglise ND de Bonne Nouvelle (La Chevallerais)

 

Cet édifice religieux construit en 1853 remplace l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle érigée en 1620, brûlée en 1794, lors de la débâcle des armées de Vendée.           Reconstruite à la Restauration, mais trop petite pour le bourg alors en expansion, elle est remplacée en 1853 par cette église , qui à pour modèle l’ancienne église de ST Jacques de Nantes. La Corniche est en pierre bleue de Nozay.

Au fond du transept nord, une cloche est fixée au mur. issue de l’ancienne abbaye de Bout de Bois, une des plus anciennes dans le département,

Mais en quelle année a-t-elle été fabriquée : 1454,1554, ou 1654

 

Dans l’église de La Chevallerais, au clocher d’ardoise si caractéristique, on trouve une cloche du XVe siècle. C’est la cloche de Dame Olive de lacci qui, comme l’indique la légende en lettre gothiques gravées sur le Bronze, l’avait offerte à l’abbaye de Bout-de-Bois, en MCCCCXLIIII.

Son poids est de 53 KG.

La chaire, qui appartenait primitivement à l'église abbatiale de Paimpont, date du XIII-XIVème siècle. Elle a été réalisée par un moine Bénédictin. C’est le docteur Foulon, Frère du Curé de la Chevallerais, qui la retrouve, vers 1860 dans les combles de l’abbaye. Elle est alors restaurée par un ouvrier Nantais et vernie au tampon

L’église abrite aussi la statuette polychrome de « Notre Dame de Bonne Nouvelle ». Lors d’épisodes tragiques de la révolution, la chapelle construite à l’emplacement actuel de l’église a été brûlée, et la statuette aurait été sauvée de l’incendie par un soldat qui l’aurait confiée à une fillette de 13ans.A l’arrivée de M. FOULON Curé vers 1860 elle est restauré et polychromée

 

Fontaine ND de Bonne Nouvelle

 

Proche de l’actuelle église et située derrière la mairie, qui était une ancienne école., cette fontaine est liée au culte de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.

L'édifice actuel qui protège la source date de 1889, il a été réalisé en brique et couvert d'un toit à double-bâtière, il a remplacé un édicule du XVIIème siècle. Au-dessus du portillon d'accès à la source se trouve un ex-voto qui remercie la Vierge d'avoir protégé la commune durant la dernière guerre.

On raconte que c’est près de cette source qu’un chevalier blessa son compagnon de chasse au XVIIe siècle.

Pourquoi la commune porte–elle le nom de La Chevallerais?

Le Chevalier implora Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de sauver l’ami qu’il avait blessé accidentellement lors de cette chasse et fit le vœu de construire une chapelle en ce lieu. Ces chasseurs appartenaient à la noblesse et se considéraient comme des chevaliers, d'où le nom donné au lieu de leurs rendez-vous : LA CHEVALLERAYE.

Cet espace était couvert d’une forêt qui rejoignait celles de la Groulais et de Saffré jusqu'en 1620, date à laquelle est érigée la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle

Et cette chapelle aurait donc été édifiée à la suite de cet accident de chasse dont l'auteur involontaire avait promis son érection, si sa victime guérissait de ses blessures.

De chaque côté du portillon sont apposés des ex-voto. Sur celui du centre est gravée la mention suivante : Reconnaissance à Notre-Dame de Bonnes Nouvelles 1939-1945. A l'intérieur de l'édifice sur le mur du fond l'épigraphe : "Notre Dame de Bonne Nouvelle priez Dieu pour nous" était accompagnée d'une statue représentant la Vierge l'enfant Jésus dans ses bras.

 

Canal de Nantes à Brest

 

La voie Verte du canal de Nantes à Brest en Loire-Atlantique est aménagée sur le chemin de halage du Nantes à Brest par le Conseil Général de Loire-Atlantique depuis 2007.

Elle s’étend sur 75 km entre l’Erdre et la Vilaine, de l’écluse de Quiheix à Nort-sur-Erdre à l’écluse de la Digue à St Nicolas-de-Redon. C’est un parcours très sûr (peu de traversées de routes), facile (plat, barrières non gênantes), et bucolique, avec des écluses fleuries et des paysages variés.

Sur cette portion, elle sert de cadre à une Véloroute qui emprunte des petites routes à faible circulation et, autant que possible, des pistes cyclables et autres voies vertes.

Comment s’appelle cette véloroute?

Entre Redon et Nantes, sur près de 110 km, une véloroute :la Vélodyssée chemine en Loire-Atlantique le long du canal de Nantes à Brest.

Se succèdent écluses, marais, forêts et ports sympathiques pour rejoindre l’Erdre sauvage.

L’étape « Blain / Nort-sur-Erdre », sur 27 km est la dernière étape très roulante et agréable de La Vélodyssée sur le canal de Nantes à Brest. L’étang de Bout-de-Bois ou le bois de la Chevallerais forment deux sites très propices à une halte réparatrice.

Le parcours le long du canal est sans dénivelé excepté au niveau des ponts et des écluses. Les voies vertes sont des voies réservées à la circulation non motorisée, destinées aux piétons, cyclistes, rollers et personnes à mobilité réduite… Elles sont aménagées sur les chemins de halage des canaux et rivières, d’anciennes voies ferrées, des promenades littorales, des routes forestières ou dans les parcs urbains. Les voies vertes sont particulièrement adaptées aux balades familiales.

 

L'Isac (Rivière)

 

L'Isac est un affluent en rive gauche de la Vilaine, d'une longueur de 78.7 km traversant 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, Fay-de-Bretagne, Guenrouët, Plessé, Séverac, Fégréac en Loire-Atlantique, et Théhillac en Morbihan)

Son cours est en grande partie emprunté par le Canal de Nantes à Brest.

L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.

Classer par longueur décroissante les trois rivières suivantes : La Chère, le Don, L’Isac

Le Don est la plus longue des trois rivières citées avec 92 km, l’Isac, avec 79 km est la  seconde et en dernier la Chère avec seulement 66 km termine la sélection.

Des 3 cours d’eau, l’Isac est celui qui présente le degré d’artificialisation le plus avancé, du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

Sur ces 5.6 km, le canal, encadré par de digues (chemins de halages) occupe une bonne partie de la plaine alluviale de l’Isac.

A partir de la confluence, le canal emprunte le lit mineur de l’Isac qui a donc fait l’objet de nombreux travaux de recalibrage pour être rendu navigable. Une succession de plusieurs écluses régulent le cours d’eau jusqu’à ce qu’il se sépare de nouveau du canal en aval de Guenrouët.

 

 

 

Etangs de la Madeleine, Chapelle de la Magdeleine (Le Gâvre), Eglise Notre Dame, Forêt domaniale du Gâvre, Croix des Quatre contrées.

Etangs de la Madeleine (Fay-de-Bretagne)

 

Le site de la Madeleine est un parc arboré, il a été créé sur le bord de la départementale 16. Il comprend deux étangs gérés par la société de pêche « la Gaulle blinoise », et un complexe culturel nommé « espace Madeleine ».

Ces deux étangs font partie des milieux variés que propose La Loire-Atlantique pour la pratique de la pêche amateur en eau douce .

La Gaule Blinoise est une Association Agréée pour la Pêche et Protection du milieu Aquatique . Elle  œuvre pour la pratique de la pêche amateur en eau douce, dans le respect de son environnement, et en participant à la protection du milieu aquatique .Citez deux des quatre lots de pêche de cette société.

La Gaule Blinoise possède quatre lots de pêche dans ce secteur : le Canal de Nantes à Brest sur les communes de Héric et Blain, le Plan d’eau communal de Blain, l’Etang du Gâvre à Blain et au Gâvre, et l’Etang de la Madeleine à Fay-de-Bretagne.

La pêche au coup, technique reine de la Loire-Atlantique ,est praticable sur les étangs de la madeleine.

Ces deux plans d'eau connectés entre eux offrent des postes dégagés et très faciles d'accès et sont donc des secteurs de pêche adaptés à la pêche au coup.

Cette technique est partagée par de nombreux passionnés dans notre département. Les pêcheurs se répartissent en deux catégories principales : les compétiteurs de pêche sportive au coup, et les pêcheurs de loisir qui aiment taquiner le gardon à l’ombre des frondaisons, seuls ou en famille..! Dans les deux cas, le matériel est lourd et conséquent et l’accès doit donc être des plus aisés.

Il existe 32 associations de pêche de loisir en Loire-Atlantique. Celles-ci sont affiliées à la Fédération départementale de Pêche.

 

 

Chapelle de la Magdeleine (Le Gâvre)

 

Cette chapelle, fondée par Pierre de Dreux en 1199, servait jadis de lieu de culte pour une léproserie administrée par un prieuré.

La léproserie (lieu d'isolement et de prise en charge des malades de la lèpre) est confiée à l’abbaye de Blanche-Couronne, elle-même fondée en 1160 sur le territoire de La Chapelle-Launay en Loire-Atlantique

La chapelle, qui assure le culte de la léproserie, reste le seul témoin de de la présence de cette communauté. Elle renferme une crédence d’origine et une statue polychrome en pierre tendre calcaire représentant la vierge de Notre-Dame-de-Grâce.

De quel siècle est cette statue :

XVe XVIe XVIIe

La chapelle abrite une statue polychrome en pierre tendre calcaire du XVe siècle représentant la Vierge allaitante. Celle-ci est protégée au titre des Monuments Historiques.

La Vierge est représentée debout, serrant sur sa poitrine l'enfant Jésus reposant sur son bras gauche, tandis qu'elle l'entoure de son bras droit. Le buste est entièrement dévié, attitude propre aux madones du XVème siècle

Des vitraux contemporains ont été réalisés

pour les six baies de l’édifice par Solène Daoudal. Celle-ci a proposé une création contemporaine inspirée de l’esprit des lieux.

Il s’agit de ceindre le bâtiment d’une “forêt vitrail” qui évoque les bois qui cernent le hameau & la chapelle de la Magdeleine.

Si la restauration effectuée à la fin du XIX e siècle a dénaturé une partie de l'édifice, la chapelle porte encore dans ses murs et sa charpente, les caractères de son époque. En particulier dans ses ouvertures romanes et gothiques et surtout son joyau : une magnifique piscine qui fait corps avec la maçonnerie, ainsi que le bénitier

 

Eglise Notre Dame

 

Il s'agit, à l'origine, de l'ancienne chapelle ducale, érigée par Pierre de Dreux en 1226. Il ne subsiste qu'une partie du chœur de l'ancienne chapelle

Au milieu du XVe siècle, le connétable Arthur de Richemont en agrandit la nef et la fait surmonter d'une voûte lambrissée.

La  charpente, réalisée à cette époque, comporte des poutres transversales engoulées par des chimères et des monstres à gueule ouverte.

Certains vitraux sont de Henri Usureau, de Nantes, et datent de 1930. Durant l’occupation, ils ont été recouverts d’une couche de peinture bleue, pourquoi?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on avait camouflé ces vitraux avec de la peinture car ces évocations de l’armée française mettant en déroute l’armée allemande avaient été jugées provocatrices durant l’occupation

Le vitrail du mur nord représente, en effet, la vierge de Lourdes accompagnant l’assaut des Français du 118e de Quimper et du 154e de Bar-le-Duc, drapeaux tricolores en tête, contre les Allemands avec leurs casques à pointe. La scène se passe à proximité d'un village en ruine.

Le vitrail du mur Sud représente, lui, le Christ assistant au départ d'un bataillon de soldats français s'apprêtant à monter au feu, drapeau en avant, et le général Foch en tête.

Les vitraux du chœur représentent Jeanne d'Arc, Arthur de Richemont, et le mariage de Françoise d'Amboise avec Pierre II, duc de Bretagne.

La partie droite de l'édifice est ajoutée en 1814 et le clocher latéral en 1911. Sa flèche reproduit celles du XVIIème : elle est haute et fine et se base sur un dôme à l'impériale en ardoises.

 

Forêt domaniale du Gâvre

 

Le nom de Gâvre est d’origine celtique : gavr désignerait une chèvre ou un chevreuil.

« Gavre » pourrait aussi définir un droit détenu par un seigneur sur son vassal. On sait d’autre part que la localité du Gâvre avait la particularité d’avoir des importants privilèges et exemptions, elle était une ville franche.

La plus importante forêt du département– et le plus grand massif forestier de Bretagne après Brocéliande– couvre près de 4500 ha.

Propriété des Ducs de Bretagne depuis le XIIIe siècle, elle fut exploitée au XVIIe s, sous l’impulsion de Colbert, pour approvisionner les chantiers navals.  Mais combien de chênes fallait-il pour construire un vaisseau ?: 500 1000 + de 2000

Il fallait à l’époque de Colbert entre 2000 et 4000 chênes pour construire un vaisseau! Très récemment, c'est encore dans les hautes futaies de la forêt du Gâvre qu'on est venu s'approvisionner pour la quille de la Recouvrance , goëlette construite par la ville de Brest pour "Brest 92"; pour le Clipper du Port-Musée de Douarnenez; et pour la construction de la réplique de la frégate de Lafayette "l'Hermione", à Rochefort sur Mer.

La forêt du Gâvre couvre 4457 hectares, elle est composée pour moitié de feuillus (chêne sessile, hêtre, alisier, merisier) et moitié de résineux (pin sylvestre, pin maritime et laricio).

Son exploitation poursuit un triple objectif : la protection d’un milieu naturel sensible et fragile, la production de bois d’œuvre de qualité et l'accueil du public

Le randonneur dispose de sentiers pédestres, équestres et deux sentiers pédagogiques sont balisés en forêt du Gâvre : l'un présente les divers stades de la chênaie, et l'autre les multiples végétaux présents en forêt

 

Croix des Quatre contrées

 

Les processions des Rogations se rejoignaient ici au pied de la Croix des Quatre Contrées. Les villageois viennent implorer le ciel pour les biens de la terre et les travaux des hommes.

Les Rogations (du latin rogare, demander) étaient un mélange de religion et de traditions païennes qui s’étendait aux trois jours précédant le jeudi de l’Ascension. Le premier jour était consacré au foin, le deuxième au blé et le troisième au sarrasin.

Les processions étaient conduites par les marguilliers, qui parcouraient la campagne, de calvaire en calvaire, pour attirer sur les champs, la bénédiction du Ciel.

Mais d’où vient le nom «Quatre contrées»?

Cette très grande croix en granit, de 1850 proche de l’ancienne voie romaine, porte ce nom car elle est érigée sur la commune de Vay à la limite du Gâvre ; de Guénouvry (sur Guémené Penfao) et de Marsac.

Son fût octogonal porte une croix latine. Elle repose sur un socle rectangulaire avec entablement de pierre bleue .

Axe de circulation très ancien, cette voie romaine reliait Nantes à Rennes par Blain  qui était un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes.

Aujourd'hui, elle se découvre, telle un chemin creux, du départ de la Croix des 4 Contrées, depuis l'extrémité de la Forêt domaniale du Gâvre, jusqu'au site de Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don à Conquereuil.

A l'aide du carnet de la Fée Joyance, découvrez ce sentier touristique d'une façon originale et très agréable ! Parcourez l'ancien chemin celte devenue voie romaine

Ce sentier d'interprétation de 2h, est situé au départ de la Croix des 4 Contrées près de la forêt du Gâvre (fléchage Voie Romaine).