Patrimoine du Pays de Nozay

Terril de la Mine, Musée Agri-Rétro 44, Châtaignier des Nonneries, Eglise St Victor.

Chapelle Louis Guerry, Enclos du Vieux-Bourg, Fontaine St Pierre, Château de la Touche, Balade au cœur de Nozay, Carrière du Parc, Menhir de Coisbrac.

Fontaine St Clair, Etang de la Rinais, Château de Saffré, Etang de Bout de Bois, Monument du Maquis de Saffré, Oratoire des Brées.

Etang de Gruellau, Chapelle St Germain, Etang de Clégreuc, Menhir de la Drouetterie.

Patrimoine du Pays de Nozay (Nozay)

Terril de la Mine, Musée Agri-Rétro 44, Châtaignier des Nonneries, Eglise St Victor.

Terril de la Mine

 

La petite montagne de 70 m qui se dresse sur la route de Nozay au-dessus de la campagne abbaroise n'a rien de naturel. (2)

Le terril et l'étang sont les marques laissées par l'extraction de l’étain par la Société Nantaise des Minerais de l’Ouest qui a employé, de 1952 à 1957, jusqu’à 350 mineurs ; un lotissement de pavillons individuels a même été construit à proximité; la cité "Hector Pétin", pour les héberger. (104)

Les 209 marches à gravir pour atteindre le sommet mènent à une vue imprenable sur la Région de Nozay. (2)

Mais, à quelle altitude culmine le terril :

95 115 121 m ?

Le terril des roches d'extraction atteint 121 m au dessus du niveau de la mer, soit plus de 5 mètres au dessus de la colline de la Bretèche, point culminant de Loire-Atlantique : 116 m sur la commune de Fercé. (103)

Ce terril a été formé par l’accumulation de déchets stériles sortis de la mine d’étain. (16)

Sur Abbaretz, on pratiquait déjà l’extraction de la cassitérite, le minerai d’étain, il y a 2500 ans. (1)

Après avoir creusé des tranchées qui pouvaient atteindre 100 mètres de long et 18 mètres de profondeur, on dégageait le quartz stannifère du schiste. (1)

Une fois cette séparation obtenue, le quartz, attaqué par le feu et l’eau, éclatait sous l’action de coins de bois. Il était ensuite concassé à l’aide de masses de fer puis lavé. (1)

On a estimé que cette méthode, pour rudimentaire qu’elle nous paraisse aujourd’hui, aurait permis l’extraction de 900 tonnes d’étain et, par conséquent, la possibilité d’obtenir 9000 tonnes de bronze antique. (1)

 

Musée Agri-Rétro 44

 

Agri Rétro est un musée créé en 1994, et géré depuis 1997 par l’Association La Goutte d’huile, dont le président est Rogatien Mortier. (62)

En montrant une large gamme de matériels agricoles utilisés dans la région depuis un siècle., le Musée Agri Rétro donne une bonne idée de l’histoire de la mécanisation dans les campagnes du Pays de Châteaubriant. (62)(59)

Il possède notamment une large collection de tracteurs dont le nombre d’unités s’élève à : 120

170

220

 

 Même si l’intérêt du musée ne se limite pas à celle-ci , sa collection de tracteurs, comprend plus de 220 spécimens. (59)

Quatre-vingt-dix pour cent de ses tracteurs sont en état de marche. (61)

Sont visibles également machines à vapeur, moteurs industriels, tour à sabots, trieurs, batteurs, batteuses, moissonneuses batteuses, scie forestière, outils de forgeron, matériels de traite, et de très nombreux outils en usage dans nos campagnes autrefois…(60)

 Le but de cette association est de montrer à toutes les personnes intéressées par la vie paysanne et la vie des campagnes d’hier et d’aujourd’hui, une collection également très locale : la plupart de ses protégés ont œuvré dans les champs du département. (60)(61)

 

En 2007, le musée s'est enrichi d'un deuxième hangar qui accueille une exposition sur la constructeur Huard, avec notamment 66 charrues de 1905 à 1975. (61)

 

Châtaignier des Nonneries

 

Le Châtaignier des Nonneries à Abbaretz en Loire-Atlantique est un arbre millénaire.

Il a été classé neuvième plus vieil arbre de France sur la liste des Arbres Remarquables inscrits au Patrimoine Français. (62)

Jadis sa hauteur était de 20 mètres et sa frondaison couvrait près de 1 500 mètres carrés. (62)

L'arbre est mort foudroyé le 31 juillet 1985.

Sa circonférence est de 8 mètres à 1 mètre du sol et de 10,60 mètres au maximum. (90)

Pour en faire le tour, combien d’enfants doivent faire une ronde ? ( 6, 12, 18, )

 

Une ronde de douze enfants est nécessaire pour faire le tour du châtaignier des Nonneries. (1)

La particularité de cet arbre est le marcotage naturel, rare et exceptionnel, qui s'est produit.

Cinq branches fortement recourbées se sont enracinées à 7 et 8 mètres de distance du tronc, et ont ainsi donné naissance à de nouveaux arbres. (64)

L'arbre principal est mort le 31 juillet 1985 mais des travaux de sauvegarde et de conservation ont été réalisés en Mai 1995 : tiges métalliques à l'intérieur du tronc creux et chevilles de bois dans l'écorce. Quatre arbres issus du marcotage sont également morts, un d'eux a dû être coupé en 2003. Le cinquième arbre issu du marcotage est toujours vivant et productif..(90)

En octobre 2000, 3 arbres ont été labellisés «Arbres Remarquables» en Loire-Atlantique : le châtaignier des Nonneries à Abbaretz, celui de l’Eraudière à Nantes, et le chêne Louis XIII de Corcoué-sur-Logne.. (118)

 

Eglise St Victor

 

L’église St Victor (1859-1876) est en pierre de Nozay et tuffeau. De style néogothique, cette église en forme de croix latine possède des harpes de murs et des entourages d’ouvertures en tuffeau. (20)

Cette église abrite une galerie de statuettes de saints, classée le 26 août 1962 à l’Inventaire des Monuments Historiques. (64)

Posées sur les boiseries de chêne du cœur de style néogothique, ces statues représentent notamment St Vincent de Paul, Saint Rogatien et Donatien, .Saint Clair et Saint Félix de Nantes, Saint François d' Assise …(20)(53)

Mais combien sont-elles ? :

14, 19, 28

Les 28 statues, en plâtre polychrome, posées sur les boiseries du chœur, datent de 1879  (50)

De style néogothique, classée également, la chaire à prêcher, œuvre en chêne des établissements Barranger, est ornée de seize statues polychrome, réalisées par les établissements Barbier de Nantes. (20) (64) (voir photo)

Elles représentent, notamment, les apôtres et les évangélistes. (20)

Les six vitraux de la nef  évoquent 42 scènes de l’Ancien Testament. Cette iconographie reprend, notamment, des thèmes directement liés à la libération d’Israël par le roi perse Cyrus.(20) (64)

 

Le maître autel est orné de cinq statues Orné de statues en bois polychrome, sculptées par J.-P. Fréour, représentant les saints patrons des cinq frairies de la Grigonnais, parmi lesquels saint Victor, patron de la paroisse et ermite de Campbon au VIe siècle. (20) (64)

Visite sur autorisation de la cure. (64)

 

Chapelle Louis Guerry, Enclos du Vieux-Bourg, Fontaine St Pierre, Château de la Touche, Balade au cœur de Nozay, Carrière du Parc, Menhir de Coisbrac.

Chapelle Louis Guerry

 

Petit édifice érigé en bordure du chemin vers Nantes  cet oratoire, sans doute du XVIIe siècle, était sous le vocable de N.-D. de toutes-Aides. (31)

Il abritait plusieurs statues dont celle de la Vierge à l’Enfant et deux saints ruraux, Saint Maimboeuf et Saint Fiacre. (55)

Il semble qu’en 1806 Louis Guerry entreprenne de restaurer, peut-être de reconstruire, l’édifice avec l’idée de s’y faire enterrer. (31)

Louis  Guerry était un personnage important lors de la révolution et bien introduit dans les familles dont les noms comptent au pays.(31) Mais, quelle était sa profession ?

 

Cette chapelle abrite depuis 1809 la sépulture de Louis Guerry, notaire de profession qui a choisi de reposer à proximité de l’ancienne route de Nantes à Rennes. (64)

Louis Guérry naît à Nozay le 19 décembre 1745 dans une famille de petits marchands. Il acquiert sa propre charge de notaire à Saffré, à trente-deux ans. (31) Il y exerce pendant 26 ans où le notaire se trouve mêlé à la vie de toutes les couches sociales. (31)

De retour au pays après s’être refugié sur Nantes pendant la Révolution, Louis Guerry meurt le 21 novembre 1809 dans sa maison de la rue du château à Nozay. (31) Il aurait laissé un testament pittoresque au regard de  ses obsèques. Il aurait souhaité que soient déposés en sa bière cinq louis d’or et que son corps soit porté en son enfeu par cinq hommes prénommés louis. (31) Ce testament fantaisiste fut-il exécuté à la lettre ? Une chose est certaine, les pièces d’or-si elles furent jamais- ne sont plus dans la tombe depuis belle lurette. (31)

 

Enclos du Vieux-Bourg

 

Ancien enclos paroissial d’architecture médiévale en schiste comprenant une cure du XVIème siècle et une église du XIIème, XVème et XIXème siècles. (64)

Classée Monument Historique depuis 1989, l’église possède des peintures murales de la Renaissance. (64)

L’une d’elles est la représentation du martyre de Saint Etienne. Les bourreaux lapident le Saint, ils sont en pourpoint et chapeau caractéristique du siècle de François 1er.(51) (voir photo)

Mais quel était ce siècle :

Le 15ème

Le 16ème

Le 17ème

 

L’église telle que nous la voyons aujourd’hui date pour la plus grande partie du début du XIIème. Elle est de style gothique dépouillé, hormis le transept nord qui est gothique flamboyant. (51)

Ce transept refait au 15ème siècle abrite des peintures murales réalisées par la suite au 16ème siècle à l’époque où François Ier était l’invité du baron de Châteaubriant alors gouverneur de Bretagne. (51) (20)

En effet, en 1532, le roi de France a passé un mois dans la région de Châteaubriant. Il est notamment venu chasser dans les garennes de la résidence d’été de  la Ville au Chef , sur la commune de Nozay. possédée alors par Jean de Laval. (20)

La peinture murale de droite présente, elle, le martyre de Saint Blaise. A sa droite, le bourreau le déchire avec un peigne de fer. Il porte un pourpoint à larges manches, serré à la taille et des bas rayés (habits caractéristiques du 16ème siècle.). (51)

 

Fontaine St Pierre

 

 

Près de cette fontaine, au VIème siècle, un ermite serait venu évangéliser Nozay. Elle est surmontée par une statue, du XIXème, de Saint Pierre aux Liens, patron de la paroisse de Nozay. (50)

La source est aujourd’hui enfermée dans une tourelle fermée par une porte de bois en ogive. (81)

Le linteau en anse de panier est orné de fines sculptures . (54)

Les fontaines étaient souvent à l’origine de l’installation des premières communautés. (81)

Citer deux autres fontaines de la région de Nozay aux abords desquels se seraient formées les premières communautés chrétiennes.

 

Dans les environs de Nozay, plusieurs communautés chrétiennes se sont constituées aux abords de fontaines comme : (55)

à Puceul autour de  la fontaine St Clair

À Vay autour de la fontaine de la chapelle St Germain.

Les eaux de ces deux fontaines avaient des vertus curatives (celles de St Clair à Puceul étaient réputées soigner les maladies des Yeux et celles de St Germain à Vay avaient la réputation de guérir les enfants des coliques, des fièvres et des maladies de la peau ). (64)(50)

A Nozay la première communauté chrétienne se serait ainsi formée aux abords de la fontaine qui est placée depuis sous la protection de Saint Pierre-aux-Liens. (55)

Par la suite, une chapelle aurait été fondée à l’abri des zones marécageuses. Nous sommes là face à l’origine de l’enclos du Vieux Bourg. (55)

Un lavoir proche est alimenté par cette fontaine. (54)

 

Château de la Touche

 

Les communs du château de la Touche, servaient à loger l'importante domesticité des propriétaires. (57)

Ces dépendances possèdent une magnifique charpente qui a justifié l’inscription de cet ensemble à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. (1)

 

Le château actuel est plus récent, mais sous quelle période a t-il été construit :

- la Restauration (1814-1830)?

- la Monarchie de Juillet (1830-1848)?

- la Deuxième République (1848-1852)?

 

Bâti en tuffeau, en 1827, sous la Restauration, le Château de la Touche est accessible par deux  portails de construction plus ancienne. (64)

La porte d'entrée monumentale est faite pour frapper le visiteur qui la franchit. (54)

Elle est surmontée par une rangée de faux mâchicoulis uniquement ornementaux, qui symbolisent la puissance du seigneur des lieux. (54)

Le portail est construit en tuffeau, matériau traditionnellement utilisé dans le Val de Loire. (54) (voir photo)

L'ornementation est sobre et inspirée de l'antiquité. De fausses colonnes qui sont posées en légère saillie et le fronton décoré qui est surmonté d'une niche de faîtage, rappellent le pouvoir religieux comme le blason seigneurial rappelle le pouvoir aristocratique. (54)

Les dépendances sont ouvertes à la visite en juillet et en septembre et en particulier pendant les journées du patrimoine. (54)

 

Balade au cœur de Nozay

 

Une balade au cœur de la ville, entre l’enclos primitif du vieux-bourg et l’hôtel du Grand Monarque (voir photo), permet d’apprécier les richesses architecturales et historiques de Nozay : berceau de la pierre bleue. (2)

Les nombreux petits manoirs de cette région témoignent également de cette manière de bâtir qui caractérise le pays de la Mée.(4)

Le matériau le plus souvent employé pour leur construction est le schiste, et, dans la plupart des cas, une tour, ronde, carrée ou rectangulaire, abrite l’escalier permettant d’accéder aux étages. (20)

Quel a été l’âge d’or pour ces constructions :

XVIe , XVIIe, ou XVIIIe siècle ?

 

Qu’il s’agisse de l’hôtel du Grand Monarque, du Prieuré St Saturnin, des manoirs du Coudray, des Grées, de la Naulière ou de Rosabonnet, toutes ces demeures ont été édifiées ou agrandies au XVIe siècle. (20)

La pierre bleue a été utilisée à l’extérieur, pour les encadrements des ouvertures, comme à l’intérieur pour les cheminées et les escaliers à vis. (4)

Cette forte concentration de manoirs et de logis nobles en schiste peut s’expliquer par la présence sur place de l’ancien rendez-vous de chasse de la famille des Laval, les garennes de la Ville-au-Chef.. Jean de Laval, seigneur de Châteaubriant, gouverneur de Bretagne, en fait une maison de plaisance, au temps de François Ier. (20)

La cour y séjourne en 1532 pendant un mois, de grandes chasses à courre et des fêtes diverses y sont données. Toutes les Gentilhommières de la périphérie sont alors occupées par les courtisanes et les courtisans. (20)

 

Carrière du Parc

 

La carrière du parc , à côté des étangs de loisirs, est un ancien site d'exploitation du schiste, aménagé afin d’ apprécier le savoir-faire des carriers qui ont extrait à Nozay, depuis plusieurs siècles, cette pierre. (2)

L’activité industrielle a été si florissante dans la région, notamment au début du XXe siècle, qu’on dit encore « pierre de Nozay » à la place de « schiste ». (67)

Mais, au fait, combien de personnes vivaient de l’exploitation de cette « pierre de Nozay »  à cette époque :

80 120 300

 

Plus de 300 personnes vivaient, avant la première guerre mondiale, de l’exploitation de la pierre bleue sur la commune de Nozay. (67)

 

Aujourd’hui cette activité a presque totalement disparu. Il ne reste plus qu’une seule carrière en activité où les carriers ont totalement changé de méthode d’extraction. (67)

La carrière du parc qui longe le parc du château de la Touche, a été fermée voilà 50 ans et achetée par la commune en 1999. (67)

 

Animée depuis par l’Association de Sauvegarde du Patrimoine Historique et Artistique de Nozay et sa région (ASPHAN), celle-ci constitue avec l'enclos paroissial du Vieux Bourg de Nozay, le centre d'interprétation du patrimoine en schiste de la région. (63)

Lors de votre visite, vous découvrirez également une végétation riche et surprenante typique des landes schisteuses. (64)

 

Menhir de Coisbrac

 

 

Plus diffus par rapport au littoral ou au pourtour de la Brière, les menhirs présents dans la région témoignent d’une occupation humaine dès le Néolithique. (64)

Le Néolithique « nouvel âge de la pierre ». se caractérise surtout par un changement économique radical : la chasse et la cueillette cèdent la place à l’agriculture et à l’élevage, et la civilisation mégalithique apparaît. (72)

En témoigne ce gros bloc de de 2m80, classé Monument Historique, dressé au milieu de la lande sur un promontoire de schiste. (64)

Mais, au fait, de quelle roche est constitué le menhir de Coisbrac (schiste, granit, quartz, ou grès) ?

 

Le menhir de Coisbrac , bel exemple d’architecture mégalithique est un menhir de quartz blanc. (64)

Avec des conditions climatiques plus favorables, des agriculteurs et des éleveurs rompent, peu à peu, l’équilibre entre les chasseurs et leur territoire, en déboisant pour créer des pâturages et des champs. (72)

 Entre 3000 et 1800 av. J.C., la chasse et la cueillette cèdent la place à l’agriculture et à l’élevage. La civilisation mégalithique apparaît. (4)

Ses populations, organisées à l’abri de camps fortifiés, donnent naissance à l’art des pierres levées, qui s’accompagne d’un extraordinaire culte des morts. (4)

Ces puissantes constructions ont nécessité une population nombreuse, fortement hiérarchisée et organisée, la connaissance des matériaux et la maîtrise de la manipulation des charges lourdes. (72)

 

Fontaine St Clair, Etang de la Rinais, Château de Saffré, Etang de Bout de Bois, Monument du Maquis de Saffré, Oratoire des Brées.

Fontaine St Clair

 

Les fontaines étaient souvent à l’origine de l’installation des premières communautés (St Pierre à Nozay, St Clair à Puceul). Les eaux de certaines de ces fontaines avaient des vertus curatives (celles de St Clair à Puceul étaient réputées soigner les maladies des Yeux)

La paroisse de Puceul existe dès le XIIème siècle. Elle se serait constituée près d'une source renommée (la fontaine saint Clair) où saint Clair, premier évêque de Nantes, se serait, selon la légende, arrêté pour faire boire son cheval.

Mais à quelle époque a vécu St Clair :

Au IIIe, au Ve, ou au VIIe siècle ?

 

Le diocèse de Nantes fut fondé par Saint Clair, premier évêque de Nantes au IIIe siècle arrivé par la Loire, qui joua un rôle important dans l'évangélisation de la Haute-Bretagne.

La cathédrale de Nantes et l'église de Réguiny (commune du canton de Rohan, entre Pontivy et Josselin)  s'honorent de devoir leur fondation au même missionnaire.  …

Réguiny montre le tombeau et aussi, comme à Puceul, la fontaine de saint Clair ; le village de Kerbellec (mot à mot : la maison du prêtre) est encore indiqué comme le lieu où il résida dans cette commune.

A Puceul, la fontaine actuelle n’est construite qu’au XIXe siècle avec, dressée sur un monticule de pierre, une statue de St Clair de pierre blanche surplombant une autre statue, plus petite.

Dans le jardin d’herbes médicinales, proches de la source sacrée, on retrouve la mémoire des plantes de légende et l’énergie des cultes anciens.

 

Etang de la Rinais

 

L’étang de la Rinais, comme celui des Prés Flippes et celui du  Sauzay (en bordure de la RD 121 Nort-sur-Erdre-Nozay) est géré par l’Association de Pêche Communale Puceuloise .

C’est un site non affilié à l’Association Agréée pour la Pêche et le Milieu Aquatique sur lequel on peut pêcher avec des cartes à la journée (tout public) pour 3 euros.

Pour y accéder : dans le bourg de Puceul, prenez la direction de Nozay. Au calvaire (à 50 m), tournez à gauche. L’étang est à 100 m sur la gauche.

Citer deux poissons que l’on peut pêcher dans l’étang.

 

Dans l’étang de la Rinais, on peut pêcher plusieurs types de poissons : Tanches, sandres, gardons.

Le sandre doré européen, communément appelé sandre, est une espèce de poisson carnassier qui vit en eau douce et dont la taille peut dépasser les 100 cm.

Les adultes mangent surtout d'autres poissons, mais contrairement au brochet ils doivent se limiter à ceux de petite taille : leur gueule est large, mais leur gosier étroit.

Leurs proies favorites sont des ablettes, goujons, petits gardons de deux ou trois ans, ainsi que des écrevisses.

Cette espèce a été introduite dans de nombreuses régions d'Europe, parfois au détriment d'espèces autochtones.

Il faut dire qu'en dépit de sa combativité plutôt médiocre, le sandre a des qualités indéniables : croissance rapide, fertilité importante, chair très savoureuse, et il s'accommode bien des eaux eutrophisées

 

 

Château de Saffré

 

Venez admirer le château et son cadre verdoyant de 30 ha. Maison bourgeoise, autrefois château fort entouré de douves et conservant un pavillon du XVIIè siècle. Accès libre au parc.

Au XVe siècle, les d’Avaugour, descendants des Ducs de Bretagne par la branche maternelle, deviennent les propriétaires du château de Saffré. Par l’étendue de leurs biens, ils sont immensément riches et en vue à la Cour de Bretagne, puis à la cour de Louis XII

A l’époque, une parente célèbre des d’avaugour leur rend fréquemment visite par un chemin qui porte son nom : Qui était-ce?

 

Anne de Bretagne, la cousine des d’Avaugour, fait de fréquentes visites au château.

A l’emplacement du château actuel se dresse alors un véritable château-fort avec des tours entourées de douves. accessibles par un pont-levis.

Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine fait disparaître, vers 1840, tout ce qui conférait à la construction l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, ). Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». En 1850, un commerçant nantais, achète le château, qui devient une demeure à un seul étage

Alexis Ricordeau, célèbre avocat nantais, acquiert la propriété en 1895. Il fit abattre l’aile ouest et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque.

Pendant la seconde guerre mondiale, devenue siège de la Kommandantur, cette demeure est pillée et saccagée. La commune a acquis le château en 1990, elle en a fait  une bibliothèque et un pole multiculturel.

 

Etang de Bout de Bois

 

Cet étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, l’Isac, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables possède d’intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial.

L’étang de Bout de Bois, lieu de détente et de loisirs, à proximité du Canal de Nantes à Brest, a accueilli en 2011, la fête de la Pêche, organisée par la Fédération départementale, entièrement dédiée à ce loisir nature .

Mais combien de pêcheurs étaient adhérents de  la Fédération de pêche de Loire-Atlantique en 2010 : 17 000, 21 000, 29 000?

 

La Loire-Atlantique comptait 29198 adhérents pêcheurs en 2010 ce qui la positionne dans les 5 premiers départements français en nombre de pêcheurs .

Près d’une centaine de bénévoles des associations de pêche du département ont été mobilisés pour satisfaire la foule des curieux à travers un nombre varié d’animations ludiques, afin de faire découvrir la pêche en eau douce sous toutes ses formes.

Le site de Bout de Bois est un endroit plaisant oú les promeneurs sont nombreux les dimanches ensoleillés.

Ce site, aménagé aux abords du canal de Nantes à Brest, offre de nombreuses activités de loisirs : pêche, promenades, baignade, mini-golf, parcours de santé, aires de pique-nique.

Espace éminemment écologique, il propose également des réserves botanique et ornithologique, une frayère et une hutte d’observation de la faune aquatique.

 

Monument du Maquis de Saffré

 

Au lendemain du débarquement des Alliés en Normandie, le 6 juin 1944, la Résistance décide de constituer un maquis.

C’est la vaste forêt de Saffré qui est choisie. Le 18 juin 1944, ce maquis compte plus de  300 jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais. Ils préparent notamment une piste destinée aux parachutage d’armes et de vivres

Le 28 juin 1944, vers 5 heures du matin, plus de 2.000 Allemands et miliciens équipés d’armes automatiques et de canons légers attaque le Maquis de Saffré. Combien y aura-t-il de victimes : 13 , 27, 71 ?

 

Après une résistance courageuse, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes : l’attaque fera 71 victimes.

Treize d’entre eux sont tués ou blessés sur place, 27 sont fusillés le 29 juin à la Bouvardière, deux sont exécutés par les miliciens le 13 juillet et vingt neuf personnes arrêtées et déportées ne reviendront pas des camps de la mort.

D’une hauteur de huit mètres, le monument, construit grâce à la collecte d’un comité local, représente la France, enchaînée sur la croix de Lorraine, délivrée par les maquisards qui la débarrassent de ses chaînes l’arment d’une épée et d’un bouclier .

A ses pieds gît un jeune Nantais, le plus jeune des maquisards, Robert Geffriaud, dix-sept ans, pupille de la nation.

Cette sculpture monumentale, signée des Seiz Breur, a été érigée pour maintenir le souvenir du sacrifice des résistants face aux nazis, elle a été inauguré par le général de Gaulle le 11juin 1950.

 

Oratoire des Brées

 

 

Haut lieu du souvenir de la Seconde Guerre Mondiale, le mémorial du Maquis de Saffré témoigne de l’épisode douloureux du 28 juin 1944 où, vers 5h00 du matin, la forêt de Saffré est encerclée par plus de 2000 Allemands et miliciens.

A la veille du 28 juin, le maquis de Saffré comprend environ 310 hommes : une compagnie de 160 hommes à la ferme des Brées, P.C. du maquis, une compagnie de 110 hommes au Pas du Houx, La Volante (20 hommes), l’état-major, l’intendance, et des aviateurs récupérés, 20 hommes.

Mais combien sont-ils à être armés :

60 120 180 ?

 

Du côté du maquis, seulement 60 hommes sont armés

Les 300 jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais préparent notamment une piste destinée aux parachutage d’armes et de vivres.

Après une résistance courageuse contre plusieurs milliers d’Allemands et de miliciens venus de Nantes, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes. Treize d’entre eux sont finalement tués ou blessés sur place, 27 sont fusillés le 29 juin à la Bouvardière, deux sont exécutés par les miliciens le 13 juillet et vingt neuf personnes arrêtées et déportées ne reviendront pas des camps de la mort.

Cet oratoire est aménagé dans les dépendances de la ferme des Brées, quartier général du Maquis de Saffré incendié pendant l’attaque. Il témoigne de la violence de cette bataille

 

 

Etang de Gruellau, Chapelle St Germain, Etang de Clégreuc, Menhir de la Drouetterie.

Etang de Gruellau

 

Cet étang artificiel ancien et  peu profond est bordé de boisements divers et de landes humides, présentant d'intéressantes formations végétales, (quelques plantes d'intérêt patrimonial.). (91)

Il possède une bonne diversité faunistique et avifaunistique en particulier avec divers oiseaux nicheurs peu communs.(91)

 C’est un site de stationnement d'intérêt départemental pour les oiseaux d'eau au cours des transits migratoires et durant l'hiver. (91)

Trente cinq hectares entourent ce plan d’eau dont la superficie est de :

15 ha 30 ha 50 ha

 

L’étang de Gruellau est un espace « naturel » constitué d'un plan d'eau de 30 hectares et de 35 hectares de bois et de prairies. (2)

Le site de Gruellau présente un intérêt patrimonial et écologique :

- Intérêt floristique  :

végétation riche et diversifiée comprenant diverses espèces végétales d’intérêt patrimonial telle que l’Osmonde royale ou le Piment royal. (92)

- Intérêt faunistique :

faune riche et diversifiée comprenant diverses espèces animales d’intérêt patrimonial telle que la Cordulie bronzée (libellule de coloration vert-métallique ). (92)

- Intérêt de l’avifaune :

Site d’intérêt départemental pour l’avifaune aquatique au cours de l’hiver et lors des transits migratoires. (92)

86 espèces d’oiseaux sont dénombrées dans l’inventaire ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique). (92)

 

Chapelle St Germain

 

Dépendant du prieuré St Germain fondé sur Vay au XIe siècle par les moines bénédictins de l’abbaye de St Gildas des bois pour soulager les lépreux, cette chapelle sans transept a gardé son chœur roman. (30)

La pierre utilisée pour les encadrements, et notamment pour la superbe baie séparant la nef du chœur, témoigne d’un édifice contemporain de l’Eglise de Béré ou de l’Abbaye de Melleraie. (30)

Quel était ce matériau ? : Du grès ocre

Du schiste pourpre

Du grès ferrugineux

 

Caractéristique de l’architecture locale, la chapelle arbore des encadrements de porte en grès ferrugineux ou encore grès roussard.

Son dallage est en pierre de Nozay.(16)

Cette chapelle accueille de superbes fresques , réalisées par le centre de la fresque de Blain.

Neuf scènes peintes se déroulent sur les murs de cette chapelle dédiée à St Germain. (16)

Le mur sud conte l’histoire chrétienne du lieu et le mur nord la vie du saint :

Une scène de chasse seigneuriale alors qu’il était gouverneur d’Auxerre vers 400. Son baptême

Le saint apaisant la tempête lors d’un voyage en Angleterre. (16)

St Germain était considéré comme le guérisseur des enfants. La chapelle fut longtemps un lieu de pèlerinage très fréquenté. (16)

Les femmes trempaient les langes des enfants dans l’eau de sa fontaine qui avait la réputation de guérir coliques, fièvres et maladies de la peau. (16)

 

Etang de Clégreuc

 

Espace Naturel Sensible acquis en 1994 par le Conseil général, ce site, qui s’étend sur 102 ha, est composé de divers milieux naturels : étang, ceinture aquatique et marécageuse, prairies humides, zones boisées humides et inondables. (93) (62)

Il possède un intérêt floristique avec une végétation riche et diversifiée comprenant plusieurs espèces végétales d'intérêt patrimonial. (91)

C’est également un site d'intérêt départemental pour l'avifaune aquatique au cours de l'hiver et lors des transits migratoires. Il permet la nidification de divers oiseaux typiques des zones humides  (91) ( citez en 3 ? )

 

L'étang offre un spectacle permanent aux promeneurs et aux amateurs de belle nature. Il abrite une avifaune très diversifiée. (72)

On peut y apercevoir plus de 150 espèces d’oiseaux, soit la quasi-totalité des espèces de Loire-Atlantique, dont certaines, rarement observables, comme le Butor étoilé ! (116) (72)

Nichent ici divers oiseaux typiques des zones humides. (Héron cendré , Busard des roseaux, Râle d’eau, Martin-pêcheur, Grèbe huppé, Grèbe castagneux, fauvettes paludicoles, Bruant des roseaux...). (91) (98)

De nombreuses espèces de canards vont trouver ici nourriture et tranquillité : Canard colvert, Fuligule milouin, Fuligule morillon, Canard souchet, Canard pilet, Sarcelle d’été et Sarcelle d’hiver. (93)

Les Ardéidés (hérons) sont sans-doute la famille la plus remarquablement représentée sur le site : le héron cendré s’y reproduit tous les ans, l’Aigrette garzette y est commune alors que le très rare Butor étoilé est observé tous les hivers. (93)

 

Menhir de la Drouetterie

 

Le menhir de la Drouetterie, aussi appelé « menhir de la pierre qui tourne » est un monument historique classé depuis le 5 novembre 1928. (58)

Un menhir est une pierre dressée, plantée verticalement. (58)

A l'inverse des dolmens, les menhirs demeurent des monuments mégalithiques dont la signification profonde n'est pas identifiée. (82)

La culture populaire a souvent associé les menhirs aux Celtes, la vérité étant tout autre puisque les menhirs existaient plusieurs milliers d'années avant l'arrivée des Celtes en Europe.(58)

Mais, que signifie « menhir » en breton.

Menhir veut dire en breton ” pierre longue “. Men/maen = pierre, et hir = long. (83)

Il constitue l'une des formes caractéristique du mégalithisme en Europe au Néolithique. (58)

La plupart ont été érigés en Europe entre 4500 et 2500 ans avant notre ère. (58)

De nombreux préhistoriens s'accordent pour leur reconnaître une fonction cultuelle. (82)

Les menhirs sont de hauteur variable, allant de quelques centimètres à 20 mètres. (82)

Le Grand menhir brisé d'Er Grah, ou Men ar hroëc'h qui signifie « Pierre de la Fée » en Breton, , est un menhir de dimensions exceptionnelles, le plus grand d'Europe : 18,5 m de hauteur lorsqu'il était dressé, 3 m de largeur, masse estimée à 280 t. (58)

Ce menhir, dont l'érection remonterait au milieu du Ve millénaire av. J.‑C. est aujourd’hui à terre et brisé en quatre morceaux. (58)

Il est situé sur le territoire de la commune de Locmariaquer, dans le Morbihan. (58)