Patrimoine du Pays de Derval

Eglise St Pierre et St Paul, Chapelle St Marcellin, Eglise Notre Dame, La Hunaudière (Chapelle St Eloi)

Maisons de caractère du bourg, Ruines du Château de Derval, La Hunaudière(Maison de Maître), Anciennes forges de la Hunaudière, La Hunaudière(Maisons d’Ouvriers), Moulin du Pont Godalin

L’île du Gué (rivière du Don), Forêt de Domnaiche, Berges de la Chère, Etang de la Hunaudière, Stèle de la Brosse.

Patrimoine du Pays de Derval (Derval)

Eglise St Pierre et St Paul, Chapelle St Marcellin, Eglise Notre Dame, La Hunaudière (Chapelle St Eloi).

Eglise St Pierre et St Paul

 

L’église actuelle a été construite en 1846 et agrandie un siècle plus tard en 1939. (25)             En entrant dans l’église, nous sommes frappés par la grandeur de l’édifice et la beauté de ses vitraux.  (25)

Quatre verrières réalisées pendant la seconde guerre mondiale sont l’œuvre du peintre verrier Albert Gsell (auteur des vitraux de la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre), alors réfugié à Guémené-Penfao. (25)

L’une d’elles représente un pardon avec une scène typique de Bretagne avec ses costumes, la mer et les barques de pêcheurs :25

de quel pardon célèbre s’agit-il ?

Ste Anne d’Auray

Ste Anne-la-Palud ?

Tourné vers l’ouest, le vitrail représente le pardon de Ste Anne-la-Palud (Finistère sud). Le pèlerinage quitte la chapelle en direction du rivage. En tête, de jeunes bretonnes costumées portent la bannière et la statue de la sainte. (25)

Tournée vers l’est, un autre vitrail offert par une famille d’origine alsacienne montre Ste Odile.  Des groupes de pèlerins, en costumes alsaciens font l’ascension du mont où se trouve la basilique qui lui est dédiée. (25)

La verrière dédiée à Jeanne d’arc la représente entourée de rois, de reines et d’évêques, tandis que le Christ baise le drapeau français, sur la place de la cathédrale de Reims. (25)

Dans une autre verrière, le curé d’Ars bénit la procession qui vient de quitter la basilique. Le clergé a pris le visage des trois prêtres desservant la paroisse de Derval. (25)

Parmi les plus beaux du 20ème siècle dans la région, ces vitraux ont été inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. (25)

 

Chapelle St Marcellin

 

Située en bordure de la Chère, la Chapelle est un des témoins de l'histoire de la plus petite commune de Loire-Atlantique dont les origines remonteraient au IXe siècle. (2)

Elle a été reconstruite à l'emplacement d'une fontaine dédiée à Sainte Apolline.  (2)

 

Les eaux de cette fontaine avaient des vertus curatives .

Mais quels maux guérissait-elle ?

Les maladies des yeux

Le mal de dents

Fièvres et maladies de peau.

 

La chapelle Saint-Marcellin est une des rares chapelles de France édifiées sur l’endroit même d’une fontaine, miraculeuse, dédiée à Sainte Apolline, la sainte qui guérit le mal de dents. (62)

Cette chapelle aurait été édifiée au IXème siècle par les moines bénédictins de l’abbaye de Redon fuyant les invasions normandes.(16)

On y trouve les statues de saint Marcellin, saint Fiacre et sainte Apolline. (66)

Les reliques de saint Marcellin (pape de 296 à 304 et martyr) auraient été rapportées de Rome par l'abbé Convoyon ou Conwoïon de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon et déposées dans l'église du monastère de Mouais. (66)

C'est le pape Léon IV qui les donna aux moines de Redon venus en visite à Rome vers les années 847-848.  (66)

"La Chapelle se raconte" grâce à une bande son et un document de visite sur place. (2)

 

Eglise Notre Dame

 

Cette église de style roman aurait été agrandie au 16ème siècle, avant un remaniement et une diminution dans la seconde moitié du 20ème siècle. (20)

Le chœur de l’église a conservé sa configuration d’origine, exceptée la poutre de gloire, qui date du 20ème siècle. (20)

Il abrite un christ du 15ème siècle et une vierge de l’assomption en bois polychrome très ancienne. (20)

L’église possède une cloche en Fa , portant une inscription : « Saint Julien de la Moaye M CCCC XX II Jubier nous fist ». (20)

Que signifie cette inscription ?

 

L’inscription figurant sur la cloche de l’Eglise Notre Dame de la Trinité  indique qu’elle fut réalisée par le fondeur G Jubier en 1422.

Elle est la plus ancienne du département.(20)

 

La voute lambrissée est ornée de fresques de Joël Dabin. (19)(20)

 

Le tableau « la Vierge aux cerises » réalisée au 18ème siècle par le peintre Langier  comprend une représentation inhabituelle de la vierge dans un style pastoral. (20)

 

L’église abrite également une statue du 16ème siècle de St julien de Brioude en bois polychrome. (20)

 

Lors de la restauration de l’église, des vitraux ont été réalisés, l’un aux armes de Sion les mines et un autre à celles de Mouais. (20)

 

La Hunaudière (Chapelle St Eloi)

 

 

Sur le site de la Hunaudière, dans le bois qui borde l’étang, la chapelle St Eloi en grès armoricain et enduit gratté, date de la fin du 18ème siècle. (20) (4)

Cette chapelle a été bâtie sur l’emplacement d’un édifice plus ancien en réutilisant certains éléments, les entraits notamment, d’une charpente semblant remonter au 17ème siècle. Jusqu’à la Révolution, elle est desservie par un chapelain résidant sur le site. (20)

St Eloi était le patron des :

Forgerons

Charpentiers

Charbonniers?

Né près de Limoges vers 588, Saint Eloi fut orfèvre et maître de la monnaie du roi Clotaire II puis trésorier et conseiller de Dagobert 1er. (75)

En 632, il est ordonné prêtre et fonde un premier monastère. Il devient ensuite évêque et à la mort de Dagobert quitte la cour et se consacre à sa charge ecclésiastique. (75)

Il meurt à Noyon le 1er décembre 659. (75)

Il est le patron de nombreuses corporations liées au travail des métaux comme les orfèvres ou les forgerons.  (76)

La tradition veut même qu'avant d'être maître orfèvre, il aurait été un maréchal ferrant. Un jour, afin de ferrer plus à l'aise le sabot d'un cheval rétif, il lui aurait coupé la patte, l'aurait placée sur son enclume et l'aurait rajustée sans difficulté ! (76)

Peu de saints sont plus populaires que Saint-Eloi. Sa fête se célébrait deux fois par an :

- La Saint-Eloi d'hiver le 1er décembre

- La Saint-Eloi d'été le 21 juin . (76)

 

 

Maisons de caractère du bourg, Ruines du Château de Derval, La Hunaudière(Maison de Maître), Anciennes forges de la Hunaudière, La Hunaudière(Maisons d’Ouvriers), Moulin du Pont Godalin.

Maisons de caractère du bourg (Derval)

 

Le bourg de Derval ,notamment sur la place de l’église, possède quelques maisons anciennes dont l’origine remonte aux 16ème, 17ème et 18ème siècle . (18)

Elles ont été construites en pierre du pays-et certaines font alterner horizontalement grès ocre et schiste bleu sombre du plus bel effet

L’une d’elles possède un pavillon abritant une porte charretière et une porte piétonne à encadrement de schiste du 17ème siècle . (18)

Comment s’appelle-t-elle ?

Le relais de la Poste.

Le Manoir de Bon Accueil.

L’Hôtel des trois Marchands

 

Le Manoir de bon accueil est un ancien logis  restauré et agrandi. Il possède vers le nord-est une tourelle cylindrique avec toiture pyramidale. (29)

Mais surtout, attenant au manoir vers sud-est, son pavillon d’entrée est percé d’un haut cintre à claveaux de schiste et d’une porte piétonne plein cintre. (29)

Ils ouvrent tous les deux sur un porche dans lequel reste un escalier hélicoïdal à degrés de schiste. (29)

La façade ouest de la maison a quelques baies ornées d’une double accolade du 16ème siècle . (29)

Autre logis remarquable, la «maison Deluen» , à l’ouest de l’église,  construite sur la pierre, est la partie restante d’un manoir du 16ème siècle. (29)

A noter également l’ancien « Hôtel Provost » qui était également autrefois un manoir avec une tourelle cylindrique au nord. (29)

 

Ruines du Château de Derval

 

A 2 kilomètres nord du bourg, se trouvent les ruines du château fort seigneurial, du 13ème siècle, qui était considéré comme une des principales places fortes de Bretagne. (13)

En 1341, à la mort de Jean III, Jean de Montfort, son demi-frère et Jeanne de Penthièvre, sa nièce, épouse de Charles de Blois, rivalisent pour la succession du duché.de Bretagne. C’est la Guerre de Succession. (4)

Montfort obtient l’aide du roi d’Angleterre, Edouard III, déjà engagé dans la Guerre de Cent Ans. (4)

Il fait don de Derval à son allié robert Knolles, chef des armées anglaises et le château va subir les assauts d’un certain … ? (1)

 

En 1373, Du Guesclin termine la reconquête des places fortes détenues par les Anglais et, avec 400 gentil-hommes bretons, il vient faire le siège de Derval, seule forteresse avec Brest à résister encore. (1)

Derval est défendu par un lieutenant de Knolles, celui-ci étant retenu à Brest. Après de violents assauts et le siège trainant en longueur, on arrive finalement à un accord : un délai de 40 jours est accordé aux assiégés pour fortifier leur défense; en contrepartie, ils livrent 3 otages comme preuve de leur bonne foi. (1)

Le terme arrivé, Knolles, revenu de Brest, désavoue le traité, ce qui entraine l’exécution des otages. En réponse, il fait décapiter quatre prisonniers et contraint ainsi Duguesclin à lever le siège. (1)

Deux siècles plus tard, en 1593, Henri IV fit démanteler le château. (13)

Aujourd’hui, il n’en reste plus que le donjon entouré par une douve profonde. (21)

 

La Hunaudière(Maison de Maître)

 

Les maisons de maître constituent les bâtiments qui dominent les grandes forges au bois du pays castelbriantais.

Sur le site de La Hunaudière subsistent trois maisons principales des 18ème et 19ème siècles. La plus importante est datée de 1825. (18)

Bâtie sous la Restauration par François Demangeat, celle-ci est destinée à loger le personnel de direction. Elle comporte deux niveaux d’habitation comprenant chacun deux appartements. (20)

L’emploi d’une pierre noble pour les parements, la corniche et les chaînes d’angle dénote une certaine volonté ostentatoire de la part du constructeur. (20)

Quelle est cette pierre?

La pierre utilisée pour les encadrements de baies, les chaînages et la corniche de la maison de maître de 1825 est du tuffeau blanc.

Le tuffeau est une sorte de craie couleur laiteuse ou blonde qui s’est formée il y a 90 millions d’années (Crétacé supérieur) dans les sédiments déposés au fond de la mer. (57)

Il a été massivement exploité dans la vallée de la Loire, en Touraine et en Anjou du XVIIe au XIXe siècle. (77)

Façonné en moellons ou en pierre de taille, il a été utilisé pour la construction, dans l’habitat rural comme dans les plus riches demeures. (77)

Pierre d’œuvre noble, le tuffeau blanc, plus particulièrement, a servi à bâtir des châteaux (dont les célèbres châteaux de la Loire …) et des demeures bourgeoises. (77)

La restauration des façades et couvertures de cette maison de maître des forges réalisée au début des années 1990 a permis de retrouver la splendeur de l’ouvrage.

 

Anciennes forges de la Hunaudière

 

La sidérurgie au bois marque le Pays de Châteaubriant au XVIIe siècle. Les grands propriétaires de forêts trouve là le moyen de valoriser leur patrimoine grâce à la présence sur place de minerai de fer.

La fonte est produite dans le haut fourneau alimenté en charbon de bois et en minerai de fer notamment. Elle est ensuite affinée dans la forge hydraulique pour produire du fer.(15)

Subsistent à la Hunaudière les ruines de l’atelier d’affinage avec une cheminée d’affinerie et les vestiges de l’atelier de fenderie. (18)

Ce site est le dernier de la région à éteindre ses fourneaux : en quelle année était-ce ?

1740 1829 1853 1884

 

L’établissement de la Hunaudière était composé d’un haut fourneau de forge et fenderie, il est né dans la première moitié du 17ème siècle grâce à l’initiative de la famille La Chapelle qui possédait  les seigneuries de Sion et de Fougeray. (4)

Ce fut le dernier fourneau du Pays de Châteaubriant à cesser son activité au début de l’année 1884. (67)

Les bâtiments industriels ont été en grande partie détruits: seule une cheminée d’affinage, construite en 1785 et les vestiges de la fenderie et de la clouterie sont encore visibles. (62)

On peut observer également les canaux qui alimentaient en eau les mécanismes de l’usine et le pont en pierre à double arche dit des bourbiers du 18ème siècle. (21) (117)

L’atelier fournissait des fontes moulées, allant des marmites aux canons, en passant par les chenets et les poêlons. (4)

Des clous, du lest pour les bateaux ou encore des barres de fer pour les maréchaux ferrant y furent également réalisés. (16)

 

La Hunaudière(Maisons d’Ouvriers)

 

Dans le village subsistent des maisons d’ouvriers alignées le long de la rue principale. (32)

C'est au travers de ces longères qui abritent alors les ouvriers de La Hunaudière que transparaît le mieux la dimension humaine. (78)

Chaque forge emploie 150 à 300 ouvriers dont seulement une trentaine dans les trois ateliers : le haut fourneau, l’affinerie et la fenderie. Ces techniciens du fer perpétuent sur des générations la tradition du métier, en allant de forge en forge. Chaque famille a sa spécialité. Par exemple, les aïeux de Sophie Trébuchet sont des fondeurs de père en fils.

(67) Mais qui était Sophie Trébuchet?

Sophie Trébuchet, est née le 19 juin 1772 à Nantes et morte le 27 juin 1821 à Paris.

Elle est connue pour avoir été la femme de Joseph Léopold Sigisbert Hugo et surtout la mère de Victor Hugo. (58)

Ses ancêtres paternels étaient des maîtres-fondeurs . Ils jouissaient à l'époque d'un certain prestige dans cette partie de la Bretagne. (58)

Chargés de l’élaboration de la fonte dans le haut fourneau, ils jugeaient la qualité du minerai et dosaient les matières premières. (67)

Les savoir-faire se transmettaient souvent de père en fils, créant de véritables dynastie de forgerons ou d’ouvriers.  (5)

Un des soucis permanents de la direction était de conserver sur place  ces ouvriers qualifiés. (20)

On leur fournit le logement et ils perçoivent un salaire, à la différence des fermiers qui n’ont que très peu d’argent liquide. Ils investissent alors dans la terre et finissent par former une petite bourgeoisie prospère. (5)

 

 Moulin du Pont Godalin

 

Dernier moulin muni d’une roue à aube en état de marche, en Loire-Atlantique, le moulin du Pont témoigne du riche passé agricole de la région. (66) (16)

La roue hydraulique et les meules en état de fonctionnement permettent encore de nos jours, de produire farine de froment et de blé noir. (15)

Les eaux de la rivière de la Chère, avec une chute de 1,50 m, font tourner cette roue à aubes dont le diamètre est de :  (62)

3,45 mètres,

4,55 mètres,

5,65 mètres

 

L’ensemble de la roue à aube dont le diamètre est de 5,65 mètres, et ses engrenages ont été changés en 2004 par l’association de sauvegarde du moulin créée en 1996 .(62) (66)

Ces travaux permettent de présenter aux visiteurs un moulin pleinement en état de marche avec :

- Le rez-de-chaussée, coeur du moulin, siège des engrenages qui transmettent l' énergie hydraulique produite par la roue ;

- La grande roue à aubes de 3,5 tonnes ;

- Le musée du moulin qui retrace son histoire et explique de manière ludique les différentes céréales, la production de l'énergie et le métier de meunier ;

- Le diaporama qui conte l'histoire de la famille des meuniers depuis le début du siècle ;

- L'exposition sur la seconde vie du moulin, théâtre de nombreuses manifestations festives et culturelles ;

- La pièce dédiée à la boulangerie, évocation du temps de la boulangerie artisanale. (62)

 

L’île du Gué (rivière du Don), Forêt de Domnaiche, Berges de la Chère, Etang de la Hunaudière, Stèle de la Brosse.

L’île du Gué (rivière du Don)

 

L' île du Gué (sur le Don) est un endroit calme et reposant dans le bourg de la commune de Jans.

 

Le Don est une rivière d'une longueur de 119 km qui coule avant tout dans le nord du département de la Loire-Atlantique. C'est un affluent de la Vilaine en rive gauche. (58)

 

Mais dans quel département prend-il sa source :

Le Maine-et-Loire ?

La Loire-Atlantique ?

L’Ille et Vilaine ?

Le Don prend sa source dans les Marches de Bretagne, dans la commune de Saint-Michel-et-Chanveaux dans le Maine-et-Loire. (58)

La rivière coule vers l'ouest en traversant le bourg de Saint-Julien-de-Vouvantes, le Petit-Auverné où il reçoit les eaux du Petit-Don.

(58)

Les deux rivières s’unissent et forme la rivière du Don pour traverser Moisdon-la-Rivière, puis les bourgs d'Issé, de Treffieux et de Jans, où elle trouve alors la rivière du Cône.  (58)

 

Après être passée sous la RN 137, elle continue vers Marsac-sur-Don, Guémené-Penfao, puis Massérac où elle se jette dans la Vilaine à la limite entre la Loire-Atlantique et l'Ille-et-Vilaine. (58)

Par endroits, le Don s’est frayé un passage au milieu des schistes créant un paysage sauvage et escarpé, recouvert de landes. Les crêtes schisteuses offrent des points de vues panoramiques sur la vallée. (97)

 

Forêt de Domnaiche

 

 

Les activités développées sur la forêt privée de Domnaiche sont principalement la sylviculture et l’exploitation forestière bien sûr, mais également la chasse, l’accueil du public et la valorisation du patrimoine. (86)

 

Sachant que la forêt domaniale du Gâvre comprend environ 4500 hectares et que la superficie de la forêt de Domnaiche, correspond seulement au sixième de cette surface, principalement sur la commune de Lusanger, sur combien d’hectares s’étend cette forêt :

650 750 850 ?

 

La forêt de Domnaiche s’étale sur 750 hectares avec 40 % de feuillus et 60 % de résineux. Ces derniers ont été plantés, en raison de leur croissance rapide, à la suite de l’incendie de 1976. (66)

La forêt comprend une série feuillue, de 276 ha (chêne principalement), une série résineuse en gestion directe, sur 268 ha (surtout pins maritimes , mais aussi sylvestres et laricios), et une surface résineuse sous contrat du Fonds Forestier National. (86)

 

Si les revenus sylvicoles constituent le premier poste des recettes du groupement forestier, ce ne sont pas pour autant les seuls.

La chasse est considérée comme un volet complémentaire et indissociable de la production forestière.

Traditionnellement très apprécié des bécassiers, ce massif affirme aussi désormais sa vocation pour le grand gibier, chevreuil et sanglier. (86)

 

Berges de la Chère

 

Mouais est situé au pied d'un d’un coteau boisé baigné par la Chère  qui traverse les terres de la commune au sud du bourg. (21)

Le promeneur qui longe ses berges, arrive ainsi devant un moulin à eau avec sa roue à aubes. (112)

 

La rivière prend sa source sur la commune de Soudan et se jette dans la Vilaine après un périple de :

66 kilomètres ?

87 kilomètres ?

119 kilomètres ?

 

La Chère prend sa source sur la commune de Soudan et parcourt 66 km avant de se jeter, vers l’ouest, dans la Vilaine au niveau des marais de Sainte-Anne-sur- Vilaine. La superficie de son bassin versant est de 45 000 hectares sur 25 communes. (66) (113)

 

Ainsi, partie de Soudan, la Chère longe les remparts du Château de Châteaubriant, baigne le Bas du Tertre sous le charmant bourg de St Aubin des Châteaux, se repose dans l’étang de la Hunaudière, site des anciennes forges. (2)

 

Ensuite, elle anime le moulin du Pont encore en activité, traverse le bourg de Mouais, petite commune de 993 hectares, et poursuit son cours vers le Grand-Fougeray et plus loin vers sa confluence avec la Vilaine. (2)

 

Etang de la Hunaudière

 

Au début du 17ème siècle, une nouvelle technique de fabrication du fer est introduite dans le pays pour répondre aux besoins croissant de fer liés au développement économique. (109)

Cette technique Wallonne, nécessite de l'énergie, pour pouvoir atteindre les températures nécessaires dans le Haut fourneau pour une fusion complète du minerai. (109)

La seule source d'énergie importante et qui puisse être stockée, alors, est l'énergie hydraulique. D’où la création, sur la Chère, de l'étang de la Hunaudière. (109)

Mais avant d’alimenter cet étang quelles sont les communes traversées par ce cours d’eau?

L'étang de la Hunaudière, d'une superficie de 14ha, constitue la réserve d'eau assurant le fonctionnement des ateliers de forges , il est traversé par la Chère qui prend sa source dans la région de Soudan. Après Soudan elle traverse les communes de Châteaubriant , St Aubin des Châteaux, Sion les Mines avant d'arriver dans cet étang .(109)

Celui-ci possède de riches végétations aquatiques, il est bordé de ceintures d'hélophytes, de zones marécageuses localement étendues, de prairies inondables et d'un bosquet. (87)

C’est un site intéressant pour le stationnement de l'avifaune aquatique hivernante en complémentarité avec les autres étangs de la région (250 canards colverts en janvier 2011)

(87) (98)

On y trouve une avifaune nicheuse diversifiée avec 5 espèces aquatiques et palustres, dont un anatidé nicheur occasionnel, localisé et peu abondant dans notre région : le Fuligule milouin. (87)(98). Le Grèbe huppé y est aussi bien représenté avec 7 individus observés en janvier 2011.(98)

 

Stèle de la Brosse

 

Situé entre les Forges de la Hunaudière et le Moulin du pont, ce monument commémore la mort de jeunes résistants parvenus à s’échapper après l'attaque du Maquis de Saffré, le 28 juin 1944 et venus se dissimuler dans la forêt de Domnaiche. (20) (62)

 

Ils faisaient partie d’un petit groupe , venant coucher à la nuit tombée, dans le grenier à foin de la ferme de la Brosse à proximité de la forêt. (20)

Combien étaient-ils le nuit du 10 juillet 1944 à mourir sous les balles lors d’une embuscade tendue par les Allemands : (20)

2 4 8 ?

 

Lors de cette embuscade, la nuit du 10 au 11 juillet 1944, une quarantaine d’Allemands guettent la rentrée des Réfractaires, vers 4 heures du matin, à proximité de la ferme de la Brosse. Arrivés en camion, les Allemands se divisent en trois groupes. (20) (66)

Les jeunes maquisards, insouciants, ne se doutent de rien et, tout à coup, sont pris sous un feu croisé. Des centaines de douilles : les maquisards n’ont aucune chance d’échapper à ce guet-apens. (66)

Sept d’entre eux sont étendus dans le chemin.

Deux blessés, roués de coups sont jetés dans un camion (ils mourront en déportation) et les cinq autres sont laissés pour morts. (66)

L’un d’entre eux réussira à s’en sortir. (66)

Une cérémonie émouvante rassemblera les habitants des villages voisins pour une inhumation à La Brosse des quatre maquisards, sur les lieux mêmes du guet-apens et non pas dans une fosse commune comme l’avaient demandé les Allemands. (66)