Balade Vallée du Don Guémené-Penfao Nord Loire-Atlantique

Départ de la Balade : L'étang de la Vallée.

Genêt sur rochers de schiste (étang de la Vallée)

Rochers surmontant le Moulin de l'étang de la Vallée.

Rochers surmontant le Moulin de l'étang de la Vallée (Pins et genêts en fleur).

Cascade du déversoir de l'étang de la Vallée.

Rochers surmontant le Moulin de l'étang de la Vallée (Pins et genêts en fleur).

Passerelle piétonne enjambant le Don à la Vallée.

Hauteurs boisées de pins du rocher des amoureux surmontant les feuillus de la Vallée.

Fleur d'asphodèle

Le sentier du rocher des amoureux dans le bas de la vallée.

Chêne centenaire surmontant le rocher de la vierge et ses offrandes.

En haut sur la crête, genêts en fleur et bois de résineux.

Asphodèle : vue d'ensemble de la plante.

Végétation de landes du haut du rocher des amoureux.

Le schiste affleure au rocher des amoureux.

Ajoncs fleuris sur le schiste en surplomb du château de Juzet.

Du quartz blanc affleure au rocher des amoureux : il a donné son nom à la commune.

En aval du rocher des amoureux, les tons sombres des résineux contrastent avec le vert tendre des feuillus de la vallée.

En aval du rocher des amoureux, les tons sombres des résineux contrastent avec le vert tendre des feuillus de la vallée.

A flanc de rocher en surplomb de la vallée du Don.

Au pied du rocher la vallée serpente jusqu'au Château de Juzet.

Dans les cimes le château de Juzet zoommé depuis le rocher des amoureux.

La vallée du Don s'étale au pied du côteau et la rivière serpente dans celle-ci.

Le rocher des amoureux surplombant le Don et sa vallée.

Sur les crêtes les bois de pins dominent, après l'incendie de 1976 la végétation a repris ses droits.

Le Don vers Juzet à l'amont de la passerelle piétonne de l'hippodrome.

En remontant vers le bourg de Guémené-Penfao les berges du Don arborent des dégradés de vert.

En remontant vers le bourg de Guémené-Penfao les berges du Don arborent des dégradés de vert.

En remontant vers le bourg de Guémené-Penfao les berges du Don arborent des dégradés de vert.

En remontant vers le bourg de Guémené-Penfao les berges du Don arborent des dégradés de vert.

Cascade aux abords du Moulin de Guémené-Penfao (bourg).

Arrivée au bourg de Guémené-Penfao par la passerelle piétonne enjambant le Don.

Retour par le sentier au pieds du côteau

Retour par le sentier au pieds du côteau

Retour par le sentier au pieds du côteau

Retour par le sentier au pieds du côteau

On aperçoit le château de Juzet de la passerelle enjambant le Don à la Vallée.

Maison en ruine à proximité du Moulin de l'étang de la Vallée.

Fin de la balade : L'étang de la Vallée!

Photos Guémené-Penfao : Photographies de la Balade de la Vallée du Don à Guémené-Penfao au Nord de la Loire-Atlantique.

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Chapelle Ste Anne de Lessaint (Guémené-Penfao), Chapelle St Georges, Château de Juzet, Moulin sur le Don (Juzet), Rochers de la Vallée du Don, Vallée du Don.

Chapelle Ste Anne de Lessaint (Guémené-Penfao)

 

La Chapelle de Lessaint est située entre Marsac/Don et le village de Guénouvry.

Edifiée à l’emplacement d’une ancienne léproserie, elle surplombe la vallée du Don.

Elle était nommée autrefois chapelle des Sept-Saints qui est devenu par corruption de Lessaint (les Saints).

On voyait autrefois dans la chapelle sept statuettes en bois, très anciennes, occupant sept niches distinctes représentant sept saints avec leurs attributs. A cette époque, vers 1852, la chapelle fut reconstruite  et les sept niches furent supprimées. Six statuettes furent remisées, la septième, moins vermoulue fut placée dans le choeur de la chapelle où elle figure encore. Mais sous quel nom ?

La statue figure encore sous le nom de saint Méen. Cette chapelle, comme tout lieu de culte de maladrerie (léproserie), est dédié à Sainte Anne. Elle aurait été fondée par les moines du prieuré de Redon. Autre explication avancée, on raconte qu’un vieillard, retiré dans une grotte, invita la duchesse à lui rendre visite alors qu’elle séjournait au château de Pont-Veix sur l’autre rive.

En effet, en 1482, elle était invitée à Pontveix en Conquereuil par le Seigneur Maxi­milien de La Chenaie. à l'occasion d'une chasse ducale dans la forêt du Gâvre. Le Solitaire demanda  de faire en sorte que les landes qui entourent la chapelle y restent attenantes et n'en puissent être distraites, ni modifiées pour conserver intact le paysage à travers les siècles.

Désirant dédier sa grotte à Ste Anne, la duchesse lui donna l’argent nécessaire et la Chapelle , depuis lors, rassemble les pèlerins tous les ans, le quatrième dimanche de juillet.

Sur le mur sud de la chapelle deux grandes fresques sont consacrées à Anne de Bretagne et à la légende qui habite le lieu.

 

Chapelle St Georges

 

La chapelle St Georges, dépendant du prieuré de Penfao est inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 23 février 2004. C’est un exemple, rare en Loire-Atlantique, d'édifice cultuel rural datant de la seconde moitié du 17e siècle.

Le prieuré bénédictin de Penfao dépendait de l'abbaye augustine N-D de Paimpont

La chapelle du prieuré était dédiée à Saint-Georges et servait à la fois de chapelle priorale et de chapelle frairienne . Lors de la création de la paroisse de Guénouvry disparut la vieille et importante frairie de Penfao regroupant les habitants des villages environnants. En quelle année était-ce :

1846 1881 1946?

La paroisse de Guénouvry a été créée en 1846. et la reconstruction de l'église voisine de Guénouvry la même année a permis à la chapelle St Georges d’être « négligée » des restaurateurs des 19e et 20e siècles.

Cette chapelle garde une homogénéité et une authenticité désormais exceptionnelle en Loire-Atlantique.

Elle est construite suivant un plan très simple: rectangle orienté, avec choeur à trois pans latéralement percé d'une baie en plein cintre. De la toiture à croupes s'élève une chambre de cloches en charpente protégée d'ardoises.

Le portail principal ouvre à l'ouest sur le chemin de Bruc et une porte étroite sur le flanc Sud donne sur la parcelle de l'ancien cimetière . La nef est éclairée par deux baies percées symétriquement dans l'axe des deux murs goutterots. Les encadrements de baies sont constitués de pierres de schiste bleu de Nozay de grande taille.

Le retable du fond de choeur, à panneaux de bois moulurés XVIIIe portait la toile peinte de Saint Georges terrassant le dragon.

 

Château de Juzet

 

Magnifique château néo-Renaissance bâti à flanc de côteau sur les plans de l'architecte rennais Jacques Mellet, Juzet domine du haut de ses élégantes tourelles, l’ancien moulin à roue du Tenou.

Les œuvres de cet architecte  sont essentiellement cantonnées à la Bretagne, et particulièrement l'Ille-et-Vilaine. Jacques Mellet semble avoir une prédilection pour les églises et les grandes demeures (autre ex. : château de la Lysardais sur le Grand-Fougeray. (35))

Le château  a été construit au XIXe siècle, mais sous quelle période : - la Monarchie de Juillet (1830-1848)?

- la Deuxième République (1848-1852)?

- le Second Empire (1852-1870)?

Construit sous le second Empire, en 1854, sur les ruines d’un ancien manoir, le château de Juzet forme une demeure coquettement épinglée sur le flanc du coteau du Don.

En 1645, la châtellenie de Juzet était passée de la famille d'Aiguillon aux Poulpiquet du Halgouët par le mariage de Bernard de Poulpiquet et de Françoise d'Aiguillon. A la réformation de 1668, on reconnait aux Poulpiquet du Halgouët une ancienne extraction chevaleresque de 9 générations. Le Poulpiquet était un château aujourd'hui démoli, dans le Finistère-Nord. D'après Pol Potier de Courcy, ce mot viendrait de deux mots bretons : « POUL » qui signifie « MARE » et « PIQUET » qui signifie "DES PIES". Les armoiries sont les suivantes : D'azur à trois pallerons (pies de mer) d'argent, becquées et membrées de gueules. Elles désignent une Pie huitrière (pattes et bec rouges). Dans la région, les Poulpiquet du Halgouët  furent seigneurs de Juzet, d'Anguignac (en Conquereuil) et de Montnoël (en Guémené-Penfao). Le château ne se visite pas.

 

Moulin sur le Don (Juzet)

 

Le moulin du Tenou a été bâti en 1854 près du Château de Juzet.

Selon le site « infobretagne.com », Guémené-Penfao a compté jusqu’à 12 moulins et possédait déjà un moulin à juzet dont l’origine remonterait au XVIIIe siècle. Or au XVIIIe siècle, la plupart des moulins étaient des moulins banaux. Ils étaient construits et entretenus par le seigneur et les habitants étaient contraints de les utiliser, contre paiement de surcroît.

Ils devaient s’acquitter d’un droit de Mouture, une sorte d’impôt pour l'utilisation du moulin. A combien s’élevait celui-ci en France au Moyen-Age : 1/16, 1/24, ou 1/32 du grain porté à moudre

Les revenus des meuniers ne sont pas très bien connus, en revanche on connaît bien les droits de mouture qu'ils prélevaient. En 1152, à Toulouse les meuniers prélevaient environ 1/16 du grain porté à moudre. Ce taux est très fréquent en France, on trouve aussi des taux de 1/24 ou 1/32.

Le meunier ne possède pas le moulin qui appartient au seigneur, mais il est tenu de tout le service qui incombe au moulin : entretien du canal, du bâtiment et des meules qui doivent être piquées régulièrement.

Celles-ci sont entrainées par des roues le plus souvent verticales (recevant l’eau au-dessous ou au-dessus).

La variété des aménagements hydrauliques qui sont associés aux moulins n’a cessé de croître. Le moulin a évolué considérablement durant le Moyen Âge.

En effet, dès le Haut Moyen Âge et très nettement à partir du XIIe siècle, on assiste en Europe à une multiplication des moulins à eau. Aujourd’hui à Juzet la roue du moulin est endommagée et seul le moyeu subsiste.

Une crêperie s’y est installée.

 

Rochers de la Vallée du Don

 

Après le moulin de la Vallée, il faut s’amuser à retrouver, parmi la succession de rochers de schiste aux formes étranges, la Roche à la Gente, le rocher de la fée Carabosse ou celui des amoureux.

Un jour d’orage des chasseurs du Gâvre foncèrent à cheval sur des biches. La fée provoqua un éclair qui tua les chasseurs mais elle fut elle-même pétrifiée. D’aucun affirment que le grand menhir qualifié de Carabosse s’anime encore toutes les nuits.

Le rocher de le Fée Carabosse fait allusion à une légende née de l’imaginaire de Monsieur Tuard, curé chansonnier, à la fin du XIXe siècle.  De quelle plante est-il question dans celle-ci?

 

Ne cherchez pas un champ de lin dans la vallée de Juzet … Cela fait bien longtemps qu’il n’y pousse plus, depuis le jour où des habitants de la vallée de Juzet, en semant du lin, se moquèrent d’une vieille femme maigre et bossue. C’était en fait la fée Carabosse. Pour se venger de leurs railleries, elle leur jeta une malédiction: « Ecoutez-moi insolents, rappelez-vous quel jour et quelle heure vous avez ri de moi, car si dorénavant vous semez du lin un autre jour et à une autre heure, jamais il ne poussera et jamais vous n’en récolterez ». Mais les paysans n’en tinrent pas compte et la malédiction se réalisa.

Près du bois du Juzet, l’affleurement de schiste associé par la tradition populaire à la fée Carabosse est un point culminant en rebord de plateau, dominant le fond de vallée.

Non loin du rocher de la fée Carabosse se trouve la Roche à la Gente, piton naturel surplombant le Don, associée à la fée Joyance

Le dernier rocher domine également le Don et porte le doux nom de Rocher des Amoureux

 

Vallée du Don

 

La vallée du Don s’étend notamment de Marsac/Don à Guémené-Penfao et abrite des milieux variés, boisements de feuillus et de conifères, landes, escarpements rocheux…

Au centre, le Don s’est frayé un chemin sinueux dans les crêtes rocheuses de Guémené-Penfao. Il se jette, après quelques kilomètres plus loin, dans la vilaine, près de Murin, jonction que l’on peut admirer depuis le rocher du Veau à Avessac.

Son nom serait en rapport avec la déesse mère irlandaise, incarnant la fertilité et la richesse de la nature. Cette déesse était honorée plus particulièrement dans les régions marécageuses : comment s’appelle-t-elle :

Dagda,       Dana        Diancecht ?

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Celle-ci présente un ensemble de milieu riche et diversifié du fait du relief marqué et de la présence contiguë de secteurs humides de fonds de vallées, de zones xérophiles (landes sèches, bois de résineux) et de parties rocheuses. L’intérêt botanique est remarquable avec la présence de groupements végétaux typiques des milieux représentés.

C’est une zone présentant une mosaïque de milieux variés abritant une flore et une faune riche et diversifiée comprenant en particulier de nombreuses espèces végétales et animales d'intérêt patrimonial.

On y observe notamment la fritillaire pintade, plante des milieux humides, la Bergeronnette des ruisseaux le Martin-pêcheur d'Europe qui s’y reproduit et même la loutre d’Europe y est présente. Sur les landes sèches plusieurs espèces rares ou peu communes dont certaines méridionales en limite nord de répartition sont localement abondantes comme l’Hélianthème en ombelle