Photos Patrimoine Commune de Saffré Nord Loire-Atlantique

Partie la plus ancienne (XVIIe siècle) du Château de Saffré.

Pont sur l'Isac, affluent de la Vilaine qui draine la campagne saffréenne.

Pont sur le canal de Nantes à Brest.

Aperçu d'un des étangs de Bout-de-Bois en lisière sud de la commune de Saffré.

Le canal de Nantes à Brest au Pommain à Saffré.

L'étang de Bout-de-Bois en lisière des communes de Saffré et Héric.

Monument du Pas-du-Houx au Maquis de Saffré en l'honneur des maquisards tombés lors de l'attaque allemande de juin 1941.

Tourelle du Manoir de "Bois Allard" au bourg de Saffré.

Pieta de la ferme des Brées en l'honneur des mères des maquisards tombés au combat.

Laisser dérouler le diaporama sur les photos du patrimoine de Saffré!
Ou pour plus de lisibilité, cliquer individuellement sur les Photos qui suivent!
Penser à utiliser le mode Plein-écran !
N'hésitez pas à revenir à l'index!


Découvrez les photos du Patrimoine de la commune de Saffré décliné en 34 fiches dans six thèmes : Patrimoine religieux; Maisons et Châteaux;   Industrie,voie de communication; Agriculture et artisanat; Environnement, Funéraire et Archéologie.


Consulter la rubrique "Magie de la Pierre bleue" pour découvrir le jeu sur le Patrimoine du Pays de Nozay, voir : http://www.tresorsdupaysdechateaubriant.fr/349158113



Le patrimoine de la commune de Saffré se décline en 34 fiches :


1 Église St Pierre et Paul .

2 Croix remarquables

3 Mairie (ancien presbytère)

4 Logis de bourg (Montnoël)

5 Château de Saffré

6 Auditoire de justice

7 Anciens Fours à Chaux

8 Nappe Phréatique

9 Gouffre Vallée de l’Isac

10 Fontaine

11 L’Isac (Rivière)

12 Le Frêne de Saffré

13 Orchidées des Perrières

14 Dial de Saffré

15 Inscriptions du Château

16 Objets néolithiques

17 Vestiges Gallo-romains

18 Les Mares du Château

1 Oratoire des Brées

2 Manoirs de campagne

3 Ancienne voie romaine

4 Canal de Nantes à Brest

5 Anciens Moulins à vent

6 Fours à Pain, Puits, …

7 Hangars, Grange, Palis

8 Étang de Bout de Bois

9 L’Isac (Rivière)

10 Canal de Nantes à Brest

11 Forêt de Saffré

12 Point Culminant ( Praie)

13 Monument du Maquis de Saffré

14 Dépôt haches Jossaie

15 Haches en pierre polie

16 Croix remarquables



Le Frêne de Saffré

Arbre remarquable de Loire-Atlantique, rien de moins.

Vous imaginez bien que je suis pour le moins un vénérable centenaire mais vous aurez du mal à deviner mon âge précis, car je suis un arbre de croissance rapide.

En quoi suis-je donc « remarquable » ? D’abord par ma forme, que vous aurez remarquée de loin. Par mon implantation aussi, car je suis un arbre de l’espace rural : on aurait dû me trouver dans une haie, au bord d’une rivière et pas dans le parc du château où je trône encore aujourd'hui…

On aurait pu utiliser mon bois dur pour fabriquer des manches d’outils ou venir « cueillir des branches », récupérer du petit bois, comme on le faisait autrefois pour se chauffer. Mes feuilles, également reconnues pour leurs vertus anti-inflammatoires et diurétiques ont peut-être servi à faire retomber la fièvre ou à soulager les rhumatismes de nombre de Saffréens, comme le voulait la tradition.

Mais ce n’est pas cela qui explique ma présence ici, ni ma longévité. J’ai sans doute une valeur particulière, mais mon secret est bien gardé. Une tradition, un événement précis, une légende constituent-ils la clé du mystère ? Je vous laisse à vos suppositions ou à vos rêves...


Château de Saffré

Subsistait encore en 1494, le château fort, démoli au XVIIème siècle et remplacé par un manoir. On accédait jadis au château entouré de douves, par un pont-levis.

Au XVIe siècle, les d’Avaugour, descendant du dernier duc de Bretagne François II et de sa maîtresse Antoinette de Villequier, deviennent les propriétaires du château de Saffré. René épousa en 1553 Renée de Plouer, fille de haut et puissant Pierre, seigneur du Bois-Rouault et La Cruaudaye en Frossay et la Bastardière en Pornic.

Au XIXe siècle, Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine fait disparaître, vers 1840, tout ce qui conférait à la construction l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, ).

Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». En 1850, un commerçant nantais, achète le château, qui devient une demeure à un seul étage

Alexis Ricordeau, célèbre avocat nantais, acquiert la propriété en 1895. Il fit abattre l’aile ouest et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque.

La commune a acquis le château en 1990, elle en a fait une bibliothèque et un pole multiculturel.


Inscriptions du Château

À l’automne 2014, à l’occasion de travaux destinés à installer une médiathèque dans le château de Saffré, sont révélées de curieuses inscriptions en écriture gothique.

En août 2015, les inscriptions sont restaurées par Brice Moulinier, conservateur restaurateur de peintures.

En août 2016, Jean-Yves Carluer, maître de conférences honoraire en histoire à l’Université de Brest, diffuse un article dont le sujet porte sur le texte figurant sur les murs de Saffré, maintenant peut-être identifié : Il s’agirait de textes bibliques, des psaumes et proverbes « transcrits d’anciennes versions protestantes ».

L’identification de l’origine protestante des inscriptions est rendue possible par leur datation précise : 1570 « les archives du château, le fameux Dial de Saffré, en conservent la trace en comptabilité » et la dame du château, Renée de Plouer, épouse du seigneur protestant de Saffré René d’Avaugour fait figure de commanditaire.

Aux châteaux de Saffré et de Vay, peu avant que la paix de Saint-Germain (1570) n’amène quelque répit, Renée de Plouer exprime à sa façon une sensibilité religieuse toute imprégnée d’une morale faite de sagesse et de raison, mais non exempte d’une vision de femme.


Vestiges Gallo-romains

Au lieu-dit La Fuie, à 80 m du château, à 50 m de la rivière Isac, fût découverte une petite nécropole à incinération de la première moitié du IVe s après JC.

A. Leroux en 1874 a recueilli dans plusieurs fosses, régulièrement espacées, une quarantaine de vases, dont une quinzaine en verre, des clous en fer et une lame en fer :

[Les ] vases étaient tous brisés, à l’exception d’une petite coupe de couleur vert-clair, d’un travail peu achevé mais portant quelques détails d’ornementation très simple, tels que des rayures verticales sur le contour de la partie supérieure et de petites facettes sur la partie convexe. Elle pouvait à peine tenir debout sur une surface plane.

Sur des dessins publiés en 1875 par A. Leroux, P. Galliou a reconnu en 1978 la petite coupe de couleur vert-clair comme une coupe de forme Isings 106b avec décoration du type Isings 107 (datée des années 300 à 375), un bracelet en verre bleu, un bol en céramique décorée « à l’éponge », type V de Raimbault (daté du IVe siècle) et sans doute un vase du type chenet 320.


Auditoire de justice

1544 est l'époque de la construction de l'Auditoire de Justice par les d'Avaugour. Louis d'Avaugour aura un fils René. C'est René d'Avaugour qui deviendra protestant et représentera souvent la Bretagne aux états généraux.

Il épousera Renée de Plouër (dame de Kergrois, de Saffré, de Vay, du Bouays, de Mauves, de Frossay, de Crossac).

1566-1572. Les lieux du Culte Protestants

Les pasteurs et plusieurs familles de Nantes , mais aussi des églises voisines se sont réfugiés à Blain. Pas moins de quinze à seize pasteurs résidaient au Château de Blain grâce à la large hospitalité des Rohan.

Il fallait pour tant de pasteurs, pour une population si nombreuse et pour des assemblées si fréquentes, beaucoup de lieux de culte.

On se réunissait aussi, bien souvent, à deux lieues de distance, comme à Fresnay, au château de Plessé, de la maison de Rohan ; dans l’auditoire de Saffré, bourgade et château appartenant à René d’Avaugour, sieur de Kergrois.


Les Mares du Château

Les mares du château : site original, très riche écologiquement.

En lien avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), une zone humide et de prairies à proximité immédiate du château a été remise en valeur dans les années 2000, notamment dans un objectif de préservation de la biodiversité.

Au 18ème siècle, un étang recouvrait les sept hectares du site actuel, il a disparu, remplacé par des prairies bocagères.

Maintenant, autour d’un réseau de mares de taille et de profondeur différentes, ce lieu de balade et de détente d’intérêt écologique (espèces protégées, tant pour la faune que la flore) et paysager (sentier de promenade, théâtre de verdure) vaut le détour.

Vous pourrez y découvrir plusieurs espèces végétales et protégées, de nombreuses libellules, une plante carnivore, des dizaines d’oiseaux, des batraciens...


Point Culminant ( Praie)


L’altitude augmente d’une manière générale d’Ouest en Est : elle est de 25 m à la Blandinais et atteint 50 m dans la forêt de Saffré.

Elle culmine cependant à 77 m au hameau de la Praie.

Ce promontoire mis à part, le territoire communal se caractérise par un paysage de plaine à l’Ouest (Vallée de l’Isac) et de plateau à l’Est (forêt de Saffré).

La différence d’altitude atteinte entre le hameau de la Praie et l’Isac atteint 47 m sur une distance de 2 kms seulement.

Le bourg est traversé par l’Isac qui creuse une légère vallée vers laquelle s’écoulent les eaux de ruissellement.

L’Isac constitue le cours d’eau principal de la commune, rejoint par l’Apsiguais et le Pas-Sicard à l’aval du bourg.

Dans sa partie aval, l’Isac est doublé du Canal de Nantes à Brest dans lequel il se jette à 5 Km environ plus à l’Ouest. Le canal constitue la limite communale méridionale de la commune.


Anciens Moulins à vent

Sur la commune de Saffré en 1856, d’après le dictionnaire des lieux habités de la Loire-Inférieure (Pinson 1857 ), on comptait deux moulins à vent : le Moulin de la Mortraie en limite de la commune de Puceul et le Moulin de la Praie appartenant à Monsieur Gaultier.

Aujourd’hui subsiste un seul moulin, le Moulin Rôty, construit à la fin du XIXe siècle. Celui de la Praie a brulé à la fin du XXe siècle.



Canal de Nantes à Brest

Le canal de Nantes à Brest traverse la Bretagne et emprunte successivement les cours de l’Erdre, l’Isac, de l’Oust et de l’Aulne sur 385 km de long. Les travaux ont été amorcés en 1811 sous Napoléon, afin de relier la Loire aux arsenaux brestois et déjouer ainsi le blocus naval anglais. Le canal et ses 238 écluses n’ont été livrés à la navigation que le 1er janvier 1842.

Le canal de Nantes à Brest comporte trois biefs de partage: le premier se trouve à Bout-de-Bois (altitude 20 mètres), long de 8 km, entre les vallées de l'Erdre et de l'Isac. 1812-1814 : construction du "bief des Bouts-de-Bois", par des Espagnols prisonniers de guerre ; ces forçats, logés dans le camp des Jarriais, près de Saffré, connaissent des conditions très dures ; libérés en 1814.

Les ouvriers, parfois des paysans , rarement des mendiants , souvent des bagnards ou des prisonniers de guerre ( prisonniers espagnols dans les landes des Jarriais en Loire-Inférieure, payés 30 centimes puis un franc par jour mais une bonne part du salaire est retenu pour la nourriture, l'habillement, le logement et les soins, ce qui provoque révoltes et désertions, poussant les attributaires des adjudications à les payer au volume déblayé).


L’Isac (Rivière)

L'Isac est un affluent en rive gauche de la Vilaine, d'une longueur de 78.7 km traversant 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, Fay-de-Bretagne, Guenrouët, Plessé, Séverac, Fégréac en Loire-Atlantique, et Théhillac en Morbihan)

Son cours est en grande partie emprunté par le Canal de Nantes à Brest.

L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.

l’Isac présente un degré d’artificialisation avancé, du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

A partir de la confluence, le canal emprunte le lit mineur de l’Isac qui a donc fait l’objet de nombreux travaux de recalibrage pour être rendu navigable.


Canal de Nantes à Brest

Cette voie d'eau joua alors un rôle de tout premier ordre pour désenclaver la Bretagne et permettre ainsi son essor économique. Les péniches apportaient en Bretagne les engrais et les amendements destinés à enrichir des terres jusque-là très ingrates, véritable révolution agricole.

Comme dans les autres régions françaises, l'avènement du chemin de fer devait être fatal au rôle économique du canal, d'autant plus que celui-ci était d'un gabarit trop faible.

Aujourd'hui, les plaisanciers ont remplacé les mariniers, et font revivre le canal d'où l'on peur découvrir au fil des écluses une succession de paysages champêtres, de bois et de villages paisibles et accueillants.

Le canal de Nantes à Brest est un espace naturel sensible. En effet, préservé de l'urbanisation (à l'exception des maisons éclusières) et des voies de circulations routières et ferrées, le canal traverse de larges étendues colonisées par une multitude d'espèces faunistiques et floristiques croissant à l'abri des contraintes rencontrées par ailleurs.

Il constitue par conséquent un formidable corridor biologique.


Étang de Bout de Bois

Cet étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, l’Isac, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables possède d’intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial.

L’étang de Bout de Bois, lieu de détente et de loisirs, à proximité du Canal de Nantes à Brest, est un endroit plaisant oú les promeneurs sont nombreux les dimanches ensoleillés.

Ce site, aménagé aux abords du canal de Nantes à Brest, offre de nombreuses activités de loisirs : pêche, promenades, baignade, mini-golf, parcours de santé, aires de pique-nique.

Espace éminemment écologique, il propose également des réserves botanique et ornithologique, une frayère et une hutte d’observation de la faune aquatique.



Anciens Fours à Chaux

L’exploitation de la chaux fut l’objet d’une industrie considérable à Saffré, dès le XVIe siècle elle était en pleine activité. La chaux était encore exploitée à Saffré au début du XIXe siècle comme en témoigne Alcide Leroux en 1920 : Au commencement du siècle, une vingtaine de fours à chaux existaient et fonctionnaient encore.

Ils étaient répartis entre le bourg et les villages du Jarrier, de la Marquerais, des Ormes, de la Morhonais, de la Chutenais, etc.

Leur forme était celle d’un fût ayant plus de 2 à 3 mètres de largeur et 4 à 5 mètres de hauteur. Le dernier qui a fonctionné était celui de la Pécotais.

Ils étaient construits en pierre et briques. En 1860 on pouvait en voir un tout à fait abandonné, mais à peu près intact, celui de la Chutenais.

La pierre employée à la fabrication de la chaux était extraite sur place. On la trouvait en blocs ou en rognons disséminés à quelques pieds de profondeur et à intervalles réguliers. . La présence de l’argile jointe au calcaire lui donnait les propriétés de la chaux hydraulique et la rendait propre à toute sorte de construction.


Nappe Phréatique

Parmi les richesses figure l’eau, sous la forme d’une nappe phréatique, qui est exploitée depuis le milieu des années 50 dans le bassin tertiaire de Saffré.

La première station de pompage a été installée ici vers 1954, à la Chutenaie. Un nouvel ouvrage de production, qui l’a remplacée, est exploité depuis 1980.

Par la suite, un second forage d’exploitation a été réalisé non loin du précédent en 1990 pour sécuriser l’alimentation en eau potable et accroître la production sur le site.

Ainsi l’aquifère des calcaires oligocènes est actuellement exploité à proximité du lieudit la Chutenaie au Sud-Ouest du bourg de Saffré, au moyen de deux forages de 120 m de profondeur capables de fournir chacun un débit instantané de 250 m3/h.

Le débit maximal total de prélèvement autorisé est de 500 m3/h. La capacité nominale de la station de traitement associée est de 10 000 m3/j. Les installations de captage et de traitement sont la propriété du SIAEP de Nort-sur-Erdre qui en a confié l’exploitation à la SAUR. La station de Saffré alimente en eau une trentaine de communes du nord du département.


Orchidées des Perrières

Cette zone calcaire fait partie des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Des espèces parfois rares et menacées souffrent d’une forte compétition végétale et risquent de disparaître lorsque les milieux évoluent. La gestion de ce site protégé est indispensable pour fournir chaque année des conditions favorables à leur développement.

Cette prairie est gérée par « Bretagne Vivante », qui est l’une des principales associations régionales de protection de la nature en France.

L'intérêt du site réside principalement en la présence actuelle ou passée de 12 orchidées dont 3 sont rares à l'échelle du département de Loire-Atlantique (Dactylorhiza incarnata, Epipactis palustris, Platanthera chlorantha) et 3 assez rares (Dactylorhiza fuchsii, Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera), une espèce est considérée comme disparue du site (Ophrys insectifera).

Entre prunelliers, fourrés à ajoncs, aubépines et noisetiers, c'est sur la prairie herbacée que se développent la majorité de ces espèces.


Fontaine

Nous disposons de peu de traces écrites sur l’histoire de la Fontaine de Saffré, en dehors de cet article d’Alcide Leroux, publié en 1921.

"La Fontaine Saint-Pierre est un monument rustique quoique d’une certaine importance. Les murs bâtis en moellons de poudingue forment un puits carré ayant à peine deux mètres de côté et trois mètres de hauteur. Le niveau de l’eau dans la fontaine se trouve à deux mètres en contrebas et on descend, pour puiser, par des marches grossières établies dans la paroi. L’eau est d’une limpidité parfaite et d’un goût excellent, avec sensiblement la même température en toute saison. L’eau se dirigeait vers l’est et pénétrait au moyen d’une vanne dans un lavoir de 12 mètres de côté situé en aval, pavé avec des dalles de schiste. Le lavoir et la fontaine étaient des dépendances ou des ornements du château.

La Fontaine Saint-Pierre fut probablement pendant longtemps l’objet d’un culte. Ces fontaines étaient autrefois le but de processions ou de pèlerinages fréquentés et l’on y venait demander la guérison de certaines maladies ou la protection du saint contre les accidents.

1 Église St Pierre et Paul 

 

Trop petite, et malgré des aménagements au cours des siècles, l’ancienne église,  construite en 1662, trop petite, fut rasée en 1854.

Le nouvel édifice, de style néo-gothique, dont la construction s’étale sur vingt ans (1854-1874), a comme modèle l’église St Nicolas de Nantes, œuvre de l’architecte Lassus en 1844.

Il comprend un cloché unique en façade. Le portail ouest est surmonté d’une statue de la Vierge, située sur le trumeau.

Les trois curés qui ont œuvrés à la réalisation de l’église, Jacques Bidaud, François Brunet et Joseph Revest sont représentés sur les trois vitraux du Chœur.

 

2 Croix remarquables

 

Plus de 60 croix sont dénombrées sur la commune. La plupart sont en schiste (pierre de Nozay). Certaines ont été érigées à la suite d’un voeu ou en reconnaissance, souvent pour perpétrer le souvenir des familles qui les ont fait élever.  Certaines ont été sculptées dans le schiste.

Mais, la sculpture bretonne est surtout populaire, rustique et naïve; elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.

Dans le répertoire des christs sculptés sur les croix bretonnes, on rencontre les plus extraordinaires et les plus déconcertantes images que l’on puisse concevoir.

On y voit des têtes énormes, circulaires, inexpressives, des corps courts et trapus ou longs et maigres, des bras réduits sans muscles avec des mains étalées, des jambes démesurées et des pieds énormes disposés de toutes les façons. Les contours des bras et des jambes sont simplement exprimés par deux traits parallèles.

Le plus souvent, seuls figurent quelques détails anatomiques : l’arcature du Thorax, les séparations parallèles et rectilignes des côtes et le nombril.

 

1 Oratoire des Brées

 

Haut lieu du souvenir de la Seconde Guerre Mondiale, le mémorial du Maquis de Saffré témoigne de l’épisode douloureux du 28 juin 1944 où, vers 5h00 du matin, la forêt de Saffré est encerclée par plus de 2000 Allemands et miliciens.

A la veille du 28 juin, le maquis de Saffré comprend environ 310 hommes; Seulement 60 hommes sont armés

Les jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais préparent notamment une piste destinée aux parachutage d’armes et de vivres.

Après une résistance courageuse contre plusieurs milliers d’Allemands et de miliciens venus de Nantes, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes. Treize d’entre eux sont finalement tués ou blessés sur place, 27 sont fusillés le 29 juin à la Bouvardière, deux sont exécutés par les miliciens le 13 juillet et vingt neuf personnes arrêtées et déportées ne reviendront pas des camps de la mort.

Cet oratoire est aménagé dans les dépendances de la ferme des Brées, quartier général du Maquis de Saffré incendié pendant l’attaque. Il témoigne de la violence de cette bataille.

 

 

16 Croix remarquables

 

Le Christ crucifié est placé sur la croix de diverses façons, car en Bretagne, les règles iconographiques sont très peu observées et une assez grande fantaisie règne dans les représentations religieuses sculptées et peintes.

A part quelques rares monuments typiques des XIVe et XVe siècles, presque toutes les croix bretonnes appartiennent aux XVIe, XVIIe et XVIIIe, voire XIXe siècle.

Néanmoins les sculpteurs de ces croix ont puisé suivant leur idée, goût, inspiration ou convenances personnelles dans le vaste répertoire iconographique des XIIIe et XIVe siècle, si bien qu’un christ ayant toutes les caractéristiques d’un christ roman peut très bien être reproduit sur une croix érigée à la fin du XVIIIe siècle.

Enfin, il ne faut pas s’attendre à trouver en Bretagne des pièces sculpturale de premier ordre, une production raffinée et savante; la sculpture bretonne est surtout populaire et par conséquent rustique et naïve;

Elle a été conçue et exécutée, non par des sculpteurs de profession, mais par des artisans locaux, simples tailleurs de pierre, qui a l’occasion se sont essayés dans la représentation de la figure humaine.


2 Manoirs de campagne

 

Autour des seigneurs de Saffré, les d’Avaugour, gravitent de nombreuses familles mi-bourgeoises, mi-nobles, attachées au service de la seigneurie ou à la province de Bretagne.

Ils sont conseillers, procureurs fiscaux ou sénéchaux. Par faveur de leur suzerain, ils obtiennent le droit d’élever des gentilhommières, bien souvent à tourelle.

En dehors de Mont-Noël dans le bourg, Grémil, Le Houssaye et la Bottinière sont alors construites.

À la Bottinière, la façade sud, avec ses tourelles, ses décrochements, ses ouvertures disparates, sans aucun soucis d’équlibre et de symétrie, conserve un aspect féodal, contrairement à la façade nord.

Au XIXe siècle, son propriétaire, M. Gauthier, alors Maire de Saffré, refusa le passage de la ligne de chemin de fer, de Nantes à Châteaubriant, sur ses terres, et la Halte de Saffré fut placée sur la commune de Joué-sur-Erdre.

 

3 Mairie (ancien presbytère)

 

Abrité par une toiture à la Mansard, ce bâtiment possède cinq fenêtres ouvrant sur des combles à la puissante charpente.

La façade encadre une vaste cour fermée par une enceinte en moellons de schiste.

Les dépendances ouest ont été transformées en bibliothèque municipale puis en salles pour les associations.

Le Séquoia du Presbytère de Saffré, dont il reste une sculpture comme témoignage, aurait été planté à la même époque que celui du Château de  Bohallard et que celui du presbytère sur Puceul (Celui de Bohallard mesure 7,35 m de circonférence à un mètre du sol).

Le  Séquoia du Presbytère de Puceul est l’un des plus gros sujets de Loire-Atlantique, mais pas le plus haut, sa hauteur est de 28 mètres.

 

4 Logis de bourg (Montnoël)

 

Des tuiles romaines, des fondations et des artéfacts, découverts au début du XXe siècle, laissent à penser qu’à l’époque gallo-romaine une villa rustica se dresse à cet emplacement.

Le dominus; le maître de maison est peut-être Saffria, à l’origine du nom de la Commune.

Le Pavillon central donnant sur la cour, d’inspiration Renaissance date de 1853

Plus ancienne que le pavillon central, elle porte la date de 1583, cette tourelle garde un aspect féodal et possèdes meurtrières et arquebusades. La façade côté rue est composite.

Sur la Hotte d’une cheminée, sculptée dans le tuffeau, un blason à trois têtes d’épagneuls garde le souvenir de la famille de Lespaigneul, membre de la Chambre des comptes de Bretagne au XVIe siècle.

Les Fours de Vaudricourt, les Pineau, conseillers et secrétaires du roi au XVIIIe siècle, puis les Saulnier de la Prévalaye leur succèdent.

 

5 Château de Saffré

 

 

 

Subsistait encore en 1494, le château fort, démoli au XVIIème siècle et remplacé par un manoir. On accédait jadis au château entouré de douves, par un pont-levis.

 Au XVIe siècle, les d’Avaugour, descendant du dernier duc de Bretagne François II et de sa maîtresse Antoinette de Villequier, deviennent les propriétaires du château de Saffré. René épousa en 1553 Renée de Plouer, fille de haut et puissant Pierre, seigneur du Bois-Rouault et La Cruaudaye en Frossay et la Bastardière en Pornic.

Au XIXe siècle, Hubert Le Loup de Beaulieu, nouveau propriétaire du domaine fait disparaître, vers 1840, tout ce qui conférait à la construction l’aspect d’une forteresse (douves, pont-levis, ).

Le château de Saffré devient à cette époque une habitation « moderne ». En 1850, un commerçant nantais, achète le château, qui devient une demeure à un seul étage

Alexis Ricordeau, célèbre avocat nantais, acquiert la propriété en 1895. Il fit abattre l’aile ouest et réaménagea le bâtiment selon les goûts de l’époque.

La commune a acquis le château en 1990, elle en a fait  une bibliothèque et un pole multiculturel.


8 Étang de Bout de Bois

 

Cet étang artificiel situé sur le cours d'une petite rivière, l’Isac, avec ses ceintures de végétations constituées de roselières et de cariçaies bordées de prairies humides inondables possède d’intéressantes végétations aquatiques et amphibies, avec notamment certaines plantes d'intérêt patrimonial.

L’étang de Bout de Bois, lieu de détente et de loisirs, à proximité du Canal de Nantes à Brest, est un endroit plaisant oú les promeneurs sont nombreux les dimanches ensoleillés.

Ce site, aménagé aux abords du canal de Nantes à Brest, offre de nombreuses activités de loisirs : pêche, promenades, baignade, mini-golf, parcours de santé, aires de pique-nique.

Espace éminemment écologique, il propose également des réserves botanique et ornithologique, une frayère et une hutte d’observation de la faune aquatique.

 

9 L’Isac (Rivière)

 

L'Isac est un affluent en rive gauche de la Vilaine, d'une longueur de 78.7 km traversant 2 départements et 11 communes (Abbaretz, Saffré, Héric, La Chevallerais, Blain, Fay-de-Bretagne, Guenrouët, Plessé, Séverac, Fégréac en Loire-Atlantique, et Théhillac en Morbihan)

Son cours est en grande partie emprunté par le Canal de Nantes à Brest.

L’Isac prend sa source à 45 m d’altitude sur la commune d’Abbaretz et se déverse dans la Vilaine 79 km plus loin à Théhillac face à la ville de Rieux qui se situe aussi dans le département du Morbihan.

l’Isac présente un degré d’artificialisation avancé, du fait de la réutilisation de la majeure partie de son cours (35 km) par le canal de Nantes à Brest, construit en 1833. Celui-ci rejoint la vallée de l’Isac à Bout-de-Bois, pour le longer sur sa rive droite pendant 5.6 km avec de confluer avec lui en aval de l’écluse du Gué de l’Atelier, sur la commune de Blain.

A partir de la confluence, le canal emprunte le lit mineur de l’Isac qui a donc fait l’objet de nombreux travaux de recalibrage pour être rendu navigable.

 

9 Gouffre Vallée de l’Isac

 

Le Gouffre de la Chutenaie était situé  à quelques centaines de mètres au sud des bâtiments de la ferme du même nom.     Le Gouffre consistait en un résevoir creusé presque à pic dans une prairie assez fertile.

L’eau arrivait presque jusqu’au bord, même en été et elle était si limpide qu’on apercevait le fond tout autour, jusqu’à une distance de cinq à six mètres.

La forme du fond était celle d’un entonnoir et on perdait vite de vue les parois inclinées, faites d’une argile grisâtre mêlée de coquilles d’eau douce et de débris calcaires.

Le diamètre était d’environ quarante mètres.

En hiver, l’eau arrivait jusqu’au niveau du sol et se déversait vers l’ouest par un canal assez régulier, de 3 à 4 mètres de largeur, lequel rejoignait le cours de l’Isac, à 200 m environ en aval.

Dans les années de sécheresse, l’eau ne s’écoulait plus par le canal alors que la rivière Isac était elle même à sec à cet endroit pendant deux à trois mois l’été.

Le cours de la rivière a depuis été rectifié et le cours de l’Isac passe maintenant au travers du gouffre en contribuant à son colmatage.

 

10 Canal de Nantes à Brest

 

Cette voie d'eau joua alors un rôle de tout premier ordre pour désenclaver la Bretagne et permettre ainsi son essor économique. Les péniches apportaient en Bretagne les engrais et les amendements destinés à enrichir des terres jusque-là très ingrates, véritable révolution agricole.

Comme dans les autres régions françaises, l'avènement du chemin de fer devait être fatal au rôle économique du canal, d'autant plus que celui-ci était d'un gabarit trop faible.

Aujourd'hui, les plaisanciers ont remplacé les mariniers, et font revivre le canal d'où l'on peur découvrir au fil des écluses une succession de paysages champêtres, de bois et de villages paisibles et accueillants.

Le canal de Nantes à Brest est un espace naturel sensible. En effet, préservé de l'urbanisation (à l'exception des maisons éclusières) et des voies de circulations routières et ferrées, le canal traverse de larges étendues colonisées par une multitude d'espèces faunistiques et floristiques croissant à l'abri des contraintes rencontrées par ailleurs.

Il constitue par conséquent un formidable corridor biologique.

 

11 Forêt de Saffré

 

L’espace boisé représente une superficie importante sur la commune (570 hectares). Il est présent dans quatre secteurs :

Le secteur boisé en bordure du Canal de Nantes à Brest, de nouveaux boisements classés pour leur intérêt paysager, et divers autres espaces boisés plus ou moins restreints disséminés sur presque toute la commune.

Et surtout la forêt de Saffré, qui constitue à elle seule 65 % de la surface boisée communale.

C’est un massif forestier mixte et ses lisières comprenant d'intéressants secteurs de landes, avec une flore diversifiée et une avifaune nicheuse typique comprenant un certains nombre d'oiseaux intéressants ( rapaces, pics et passereaux sylvicoles).

Parmi les espèces d’oiseaux déterminantes on peut citer  : Autour des palombes, Engoulevent d'Europe , Busard Saint-Martin , Pic mar , Faucon hobereau , Pouillot de Bonelli et Pouillot fitis.

Parmi la flore déterminante on peut citer : Muguet , Peucédan de France,  Potentille des montagnes,  Serratule des teinturiers .

 

12 Point Culminant ( Praie)

 

L’altitude augmente d’une manière générale d’Ouest en Est : elle est de 25 m à la Blandinais et atteint 50 m dans la forêt de Saffré.

Elle culmine cependant à 77 m au hameau de la Praie.

Ce promontoire mis à part, le territoire communal se caractérise par un paysage de plaine à l’Ouest (Vallée de l’Isac) et de plateau à l’Est (forêt de Saffré).

La différence d’altitude atteinte entre le hameau de la Praie et l’Isac atteint 47 m sur une distance de 2 kms seulement.

Le bourg est traversé par l’Isac qui creuse une légère vallée vers laquelle s’écoulent les eaux de ruissellement.

L’Isac constitue le cours d’eau principal de la commune, rejoint par l’Apsiguais et le Pas-Sicard à l’aval du bourg.

Dans sa partie aval, l’Isac est doublé du Canal de Nantes à Brest dans lequel il se jette à 5 Km environ plus à l’Ouest. Le canal constitue la limite communale méridionale  de la commune.


13 Orchidées des Perrières

 

 Cette zone calcaire fait partie des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

Des espèces parfois rares et menacées souffrent d’une forte compétition végétale et risquent de disparaître lorsque les milieux évoluent. La gestion de ce site protégé est indispensable pour fournir chaque année des conditions favorables à leur développement.

Cette prairie est gérée par « Bretagne Vivante », qui est l’une des principales associations régionales de protection de la nature en France.

L'intérêt du site réside principalement en la présence actuelle ou passée de 12 orchidées dont 3 sont rares à l'échelle du département de Loire-Atlantique (Dactylorhiza incarnata, Epipactis palustris, Platanthera chlorantha) et 3 assez rares (Dactylorhiza fuchsii, Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera), une espèce est considérée comme disparue du site (Ophrys insectifera).

Entre prunelliers, fourrés à ajoncs, aubépines et noisetiers, c'est sur la prairie herbacée que se développent la majorité de ces espèces.

 

18 Les Mares du Château

 

Les mares du château : site original, très riche écologiquement. 
En lien avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), une zone humide et de prairies à proximité immédiate du château a été remise en valeur dans les années 2000, notamment dans un objectif de préservation de la biodiversité.

Au 18ème siècle, un étang recouvrait les sept hectares du site actuel, il a disparu, remplacé par des prairies bocagères.

Maintenant, autour d’un réseau de mares de taille et de profondeur différentes, ce lieu de balade et de détente d’intérêt écologique (espèces protégées, tant pour la faune que la flore) et paysager (sentier de promenade, théâtre de verdure) vaut le détour.

Vous pourrez y découvrir plusieurs espèces végétales et protégées, de nombreuses libellules, une plante carnivore, des dizaines d’oiseaux, des batraciens...


13 Monument du Maquis de Saffré

 

Au lendemain du débarquement des Alliés en Normandie, le 6 juin 1944, la Résistance décide de constituer un maquis. C’est la vaste forêt de Saffré qui est choisie. Le 18 juin 1944, ce maquis compte plus de  300 jeunes gens venus de la commune et de ses environs, ainsi que des Nantais.

Le 28 juin 1944, vers 5 heures du matin, plus de 2.000 Allemands et miliciens équipés d’armes automatiques et de canons légers attaque le Maquis de Saffré.

Après une résistance courageuse, les maquisards parviennent à se replier au prix de lourdes pertes : l’attaque fera 71 victimes.

D’une hauteur de huit mètres, le monument, construit grâce à la collecte d’un comité local, représente la France, enchaînée sur la croix de Lorraine, délivrée par les maquisards qui la débarrassent de ses chaînes l’arment d’une épée et d’un bouclier . A ses pieds gît un jeune Nantais, le plus jeune des maquisards, Robert Geffriaud, dix-sept ans, pupille de la nation.

Cette sculpture monumentale, signée des Seiz Breur, a été érigée pour maintenir le souvenir du sacrifice des résistants face aux nazis, elle a été inauguré par le général de Gaulle le 11juin 1950.

 

14 Dépôt de haches de la Jossaie

 

Dépôt de haches à talon (bronze) Saffré, La Jossaie, vers 1450-1250 av. J.-C.

Dans un vase de terre, ce dépôt comprenait initialement trente haches dont vingt-huit sont conservées. La plupart sont de type breton, mais deux viennent du Centre-Ouest, une de Normandie et une dernière de l’Est. . D’autres ont été ébarbées, martelées, polies et affûtées : il s’agit donc sans doute du dépôt d’un bronzier ou d’un marchand du Bronze moyen.

A la fin du Bronze moyen armoricain se produit un phénomène particulier, la fabrication en grandes quantités de haches du même type, les haches à talon avec ou sans anneau latéral, qui sont stockées en "dépôts de marchands" qui peuvent atteindre le millier d'exemplaires.

Cette fabrication intensive est due à une évolution dans la métallurgie armoricaine. Elle doit être basée sur une exploitation intensive des gisements d'étain de la péninsule armoricaine, ceux de Nord Finistère exploités dans le Bronze moyen et ceux de la Loire-Atlantique et du Morbihan qui semblent avoir été reconnus à cette époque

 

14 Dial de Saffré

 

Renée de Plouer, dame de Kergrois, de Saffré, de Vay, du Bouays, de Mauves, de Frossay, de Crossac et autres terres, est une figure locale du Pays nantais de la seconde moitié du XVIe siècle.

Le peu que nous savons d’elle provient d'une seule source: le dial de Saffré, un livre de compte de la seigneurie de Saffré (1570-1631)

Le dial de Saffré montre Renée de Plouer sur ses terres pour visiter ses gens et remplir son rôle de «mesnagere», que l'on peut traduire par «habile gestionnaire des biens économiques (et des valeurs morales) de sa maisonnée».

Les quatre registres du Dial de Saffré[2] sont rédigés de 1570 à 1630 par les notaires de la châtellenie : « Le manuscrit abonde en renseignements sur la bibliothèque du château, dont il donne le catalogue, les réceptions des châtelains, l’éducation de leurs enfants, les aménagements de la maison et ses richesses, la valeur des terres et de leurs produits, le prix des denrées, les foires du pays et son commerce, les évènements politiques de l’époque et enfin les nombreux indigents que secouraient les seigneurs de Saffré ».

 

15 Haches en pierre polie

 

Les plus anciens vestiges d’une présence humaine sur le site de Saffré, telles les haches polies découvertes sur la commune, remontent au néolithique. On peut rattacher à la même époque néolithique la lame de silex trouvée près du gouffre de la Chutenais, la hache-marteau de Marignac et le disque en phtanite recueilli au Jarrier.

Ce dernier est un disque noir-verdâtre à peu près régulier, à bords arrondis et à surface très lisse. Le diamètre est de 4,7 cm et l’épaisseur 1,6 cm. L’aspect en est très joli et aucune brisure, aucun défaut n’en altère la régularité. Les haches polies découvertes sur l’extérieur de  la commune sont au nombre de  cinq, l’une à Caharel, une autre au village de la Hubertière en Puceul, une autre au village de la Marqueraie, une autre aux environs du village de la Gréhandais, la cinquième étant une hache marteau provenant du village de Marignac. 

Sur cette dernière une des extrémités est coupante, l’autre est contondante. Elle paraît être en grès commun. Très régulière, elle est très lourde de longueur 15,5 cm, de largeur : 8 cm, d’épaisseur 6 cm (diamètre de la douille : 2,8 cm).

 

15 Inscriptions du Château

 

À  l’automne 2014, à l’occasion de travaux destinés à installer une médiathèque dans le château de Saffré, sont révélées de curieuses inscriptions en écriture gothique.

En août 2015, les inscriptions sont restaurées par Brice Moulinier, conservateur restaurateur de peintures.

En août 2016, Jean-Yves Carluer, maître de conférences honoraire en histoire à l’Université de Brest, diffuse un article dont le sujet porte sur le texte figurant sur les murs de Saffré, maintenant peut-être identifié : Il s’agirait de textes bibliques, des psaumes et proverbes « transcrits d’anciennes versions protestantes ».

L’identification de l’origine protestante des inscriptions est rendue possible par leur datation précise : 1570 « les archives du château, le fameux Dial de Saffré, en conservent la trace en comptabilité » et la dame du château, Renée de Plouer, épouse du seigneur protestant de Saffré René d’Avaugour fait figure de commanditaire.

Aux châteaux de Saffré et de Vay, peu avant que la paix de Saint-Germain (1570) n’amène quelque répit, Renée de Plouer exprime à sa façon une sensibilité religieuse toute imprégnée d’une morale faite de sagesse et de raison, mais non exempte d’une vision de femme.

 

16 Objets néolithiques

 

Le premier de ces objets néolithiques découvert à proximité du gouffre de la Chutenais est une hache en pierre polie de très petite dimension, sans doute objet votif,  (Longueur : 5 cm, Largeur : 3,3 cm, épaisseur : 1 cm), d’une forme gracieuse, d’un travail très fini, bien que la pointe soit émoussée. La pierre, probablement de la fibrolithe, est d’un jaune brun tacheté et verdâtre; elle est très dure, le grain en est fin.

Le second est une hache, probablement en fibrolithe, mais beaucoup plus rugueuse et plus commune, s’apparentant à du granit (dimensions : Longueur : 9,6 cm, largeur 5,5 cm, épaisseur 4 cm).

Le troisième objet est un outil ou une arme en forme de lame ou grattoir, en silex taillé, de couleur brune; presque translucide. Il est très mince et légèrement courbé, de longueur 11 cm, de largeur 1,4 cm. La face concave est d’un seul éclat, l’autre porte 3 facettes se prolongeant dans toute la longueur. Les côtés sont très coupants, réguliers et à peine ébréchés.

Ces trois objets ont été découverts par le même fermier aux environs du gouffre de la Chutenais, au XIXe siècle.

 

17 Vestiges Gallo-romains

 

Au lieu-dit La Fuie, à 80 m du château, à 50 m de la rivière Isac, fût découverte une petite nécropole à incinération de la première moitié du IVe s après JC.

A. Leroux en 1874 a recueilli dans plusieurs fosses, régulièrement espacées, une quarantaine de vases, dont une quinzaine en verre, des clous en fer et une lame en fer :

[Les ] vases étaient tous brisés, à l’exception d’une petite coupe de couleur vert-clair, d’un travail peu achevé mais portant quelques détails d’ornementation très simple, tels que des rayures verticales sur le contour de la partie supérieure et de petites facettes sur la partie convexe. Elle pouvait à peine tenir debout sur une surface plane.

Sur des dessins publiés en 1875 par A. Leroux, P. Galliou a reconnu en 1978 la petite coupe de couleur vert-clair comme une coupe de forme Isings 106b avec décoration du type Isings 107 (datée des années 300 à 375), un bracelet en verre bleu,  un bol en céramique décorée « à l’éponge », type V de Raimbault (daté du IVe siècle)  et sans doute un vase du type chenet 320.


33 Manoirs de Campagne 2

Dans les archives de l’Ancien Régime, sur la seigneurie de Saffré sont présentes nombre de familles mi bourgeoises, mi nobles qui se marient entre elles. Ces familles occupaient les charges de procureur fiscal ou sénéchal grâce à leur instruction. Dans le bourg figurent les Pineau du Mont-Noël en charge de Conseiller secrétaire du roi. . Le Parrain de Marie Géraud, fille de Jacques Géraud, sieur du Houssay, en 1652, se nomme François Raguideau, sieur du Grémil, il est conseiller auditeur à la chambre des comptes, sa marraine est Marie Belluen. Marie Géraud épouse en seconde noce Jean Pigeaud sieur de la Bellière.

34 Logis de Bourg 2

Autre logis de bourg le manoir du Bois-Allard appartenait à Maître Jacques Ripaud (1721-1791), époux de Françoise Bernardeau et père de François Ripaud de Montaudevert (1755-1814) et Benjamin Ripaud de l’Ecotais (1754-1800). Les deux frères furent de fameux corsaires, mêlés à l’indépendance des Etats-Unis et ennemis jurés de l’Angleterre. François, acquis aux idées de la Révolution,  a montré une ardeur comparable à celle de Surcouf dans maints combats maritimes contre les Anglais. En 1814, il fut blessé lors d’un combat naval et mourut le lendemain à Bayonne, 14 ans après son frère, disparu en mer en 1800.

35 Le Moulin Rôty

Le Moulin du Rôti fait l'objet, pour sa construction en 1857-1858, d'un bel et rare acte notarié.

La famille Bodin améliore plusieurs fois les capacités de son moulin, et le refait en 1921. Dans les années 1930, et encore en 1950, toujours conduit par des Bodin, le « Rôti » est l'un des gros moulins du Pays de Châteaubriant. Entre temps, l'un des membres de la famille s'est lancé dans la construction d'un « moulin à vapeur », en 1881.

Le nouveau moulin, nommé Pré Misère, vit deux décennies : ses portes sont fermées vers 1907, la famille préférant développer le site du « Rôty ».

36 Zone calcaire Ouest Saffré

Ensemble original et diversifié constitué de bosquets ,de prairies et de pelouses abritant une flore calcicole ,avec plusieurs espèces végétales d'intérêt patrimonial, du fait de la rareté de ce type d'habitats dans notre département, dont de belles populations d'orchidées en particulier

Treize espèces déterminantes : Laîche distante, Carex des renards, Chlore perfoliée, Colchique d'automne,  Orchis tacheté des bois,  Épipactis des marais,  Genévrier commun, Oreille-d'âne, Ophrys abeille,  Orchis incarnat,  Platanthère à fleurs verdâtres,  Lotier maritime, Ophioglosse Langue-de-serpent et 56 autres espèces.

 

37 Ponts du Coguet

Rares sont les ponts construits en Occident avant le XIe siècle, mais le Moyen Âge voit s'édifier un nombre considérable d'ouvrages aux formes variées et hardies. Ces ouvrages se composent d'arches souvent très inégales, dont les voûtes sont en arc peu surbaissé, en plein cintre ou en ogive, cette dernière forme permettant de diminuer les poussées ; ils reposent sur des piles épaisses aux extrémités très saillantes au moins en amont. Le Pont du Coguet, pont de pierre bleue sur l’Isac n’est pas aussi ancien, mais il permet de franchir la rivière, sur une belle largeur, grâce à des piles aux moellons joliment taillés.

38 Site du Bois-Gouët

Le dépôt éocène du Bois-Gouët, à Saffré, est parmi les plus célèbres avec plus de 1000 espèces appartenant essentiellement aux mollusques gastéropodes et bivalves. On doit la découverte du gisement de Bois-Gouët et la réputation de sa riche faune malacologique à Gaston Vasseur dès 1877.

Plus récemment, en 1989, Jean-Michel PACAUD, du Muséum National d’Histoire Naturelle,  avec une équipe de 7 personnes, à entrepris de nouvelles fouilles à grande échelle avec engins mécaniques. 1150 espèces de Gastropoda, de Bivalvia et de Scaphopoda ont été recensées avec de nombreuses nouvelles espèces découvertes.

39 Géologie de Saffré

Le sous-sol sédimentaire est composé au nord-est de la commune de schistes appartenant à la formation schisto-gréseuse de St Georges-sur-Loire.

Ces schistes constituent l’armature du Paysage avec notamment, les buttes de Caharel, Malville et La Guerlais.

Un vaste fossé d’effondrement, au niveau du bourg est comblé par des matériaux détritiques de l’Eocène et du Pliocène ou par des calcaires marins et lacustres de l’Oligocène. L’ensemble est recouvert de matériaux détritiques plus récents : limons, sables et argiles  plioquaternaires ou graviers quaternaires.

40 Effondrements karstiques

Manifestations de nature karstique, les pertes de cours d’eau, parfois diffuses, se dévoilent en d’autres endroits de façon plus spectaculaire par la formation de petits effondrements ou d’entonnoirs plus ou moins larges. Ici, le degré de karstification des calcaires oligocènes n’est pas très poussé et il n’a rien de comparable avec ce qui l’on observe dans les régions véritablement karstiques telles que les Grands Causses en Lozère.

Le phénomène de recharge très rapide de l’aquifère est à l’origine des effondrements. Il s’agit d’un phénomène naturel, amplifié par l’exploitation de la ressource en eau (Alimentation en Eau Potable).

 

41 Bassin calcaire

Le bassin sédimentaire d’âge tertiaire de Saffré, ellipse allongée Est-Ouest, contient des formations sédimentaires datées de l'Eocène au Plio-Quaternaire.

Le bassin est profondément effondré (Plus de 330 m ) dans sa partie centrale et présente une importante dissymétrie. Il est affecté par un réseau de failles.

Les calcaires oligocènes constituent l'aquifère le plus intéressant : il est exploité par les forages de la Chutenaie.  Le karst favorise le drainage du réservoir et de très bons débits peuvent être obtenus comme c'est le cas pour les forages AEP de la Chutenaie.

42 Ruisseaux

Sur la commune de Saffré le réseau hydrographique est composé de quatre cours d’eau :

- l’Isac, le cours d’eau principal qui traverse le bourg de Saffré ;Le lit mineur se présente jusqu’à Saffré comme un petit fossé agricole de faible section.

- Le Ruisseau de Puceul au Nord-Ouest

- et le Pas-Sicard et qui se rejoignent au Sud du village d’Augrain. Le Pas-Sicard se jette ensuite dans l’Isac à 2 km au Sud-Ouest du bourg, entre la Morhonnaie et la Saulzaie ;

- l’Apsiguais au Sud du bourg, qui rejoint l’Isac au niveau de l’ancienne station de pompage, 1 km au Sud du bourg.

43 Douves du Château

On accédait jadis au Château entouré de douves, par un pont-levis, détruit vers 1840 par Hubert Le Loup de Beaulieu (maire de Saffré de 1825-1830 et qui avait acquis le château en 1824).

L'aveu de 1679 précise "le chasteau de Saffré avec ses tours, cernoyé de ses douves et pontlevis, avec les bastiments en dehors de l'enceinte, fuie, estang, bois, vignes, près, etc.."

Ces tours, douves et pont-levis du château de Saffré prouvent que c'était une maison fortifiée. Subsistant encore en 1694, le château-fort de Saffré fut démoli au XVIIIème siècle et remplacé à cette époque par un manoir.

44 Châtellenie de Saffré

La châtellenie de Saffré (qui comprenait la paroisse entière de ce nom et s'étendait dans les paroisses voisines : Puceul, Nort-sur-Erdre et Joué) avait droit de haute justice avec l'auditoire et la prison. Au XIIème siècle, Alain de Saffré et Hamelin sont les premiers seigneurs de Saffré. Les familles Tournemine (en 1440), Laval, d'Avaugour (en 1542) et de Crux (en 1690) leurs succèdent aux siècles suivants. En 1752, la seigneurie est acquise par la famille O'Riordan (ou Oriordan), famille d'origine irlandaise (qui a construit en partie sa fortune sur le trafic d'esclaves). Le dernier seigneur du lieu est Jacques Edmé Cottin en 1785.



Un conseil : Cliquer sur les pages suivantes et les consulter en mode Plein-écran

N'hésitez-pas à revenir à l'index!