Patrimoine Architecture Secteur La Tréonnais-Le Bé Nozay

Balades Photographiques dans NOZAY Secteur 1 La Tréonnais Le Bé

Les matériaux, tel le schiste ou le grès, utilisés dans les constructions des maisons lient le patrimoine à son territoire.

Autrefois, on construisait avec les matériaux disponibles à proximité immédiate du lieu de construction.

Dans le milieu rural, le logis familial est souvent accompagné d'un certain nombre d'annexes qui servaient au rangement des charrettes et des outils agricoles.

Pour les hangars, des palis de schiste de taille plus ou moins importante servent alors pour habiller les murs.

Les plus grands palis servent de murs et de piliers pour soutenir la charpente.

La partie haute des hangars en palis est bardé de lattes de bois, le plus souvent en châtaignier.

Le Palis de schiste a été traditionnellement utilisé pour les clôtures de jardin, tradition heureusement reprise pour des propriétés récentes.

La croix des Garennes du Maire est une croix latine monolithique possédant une petite niche sculptée dans son fût.

En haut de la Croix des Garennes en pierre bleue, un christ est naïvement taillé avec des jambes courtes et un visage rond.

La croix des Garennes, au Maire est une croix de schiste monolithe placée sur un socle en petite maçonnerie de schiste également.

La pierre est un matériau de construction qui a traversé les siècles en laissant son empreinte dans nos paysages.

Le patrimoine local reflète le sous-sol sur lequel il a été bâti, le schiste bleu de Nozay, le grès armoricain et le quartz local.

Les schistes et autres pierres bleues tranchent par leur linéarité dans les appareillages alors que les grès présentent des teintes plus chaudes.

Le Manoir du Maire est construit ou agrandi fin XVIe siècle comme le montre la présence de meurtrières en schiste (apparaissant dans nos régions à la fin du XVIe siècle : période troublée).

Le Manoir est rectangulaire, avec un escalier droit en schiste, contenu dans un pavillon trapu, sur plan carré, éclairé de baies en schiste et meurtrières.

Le Manoir du Maire possède sur son pignon ouest des latrines sur triple encorbellement, vestiges d'un ancien système défensif (caractéristique de la période trouble de la fin du XVIe siècle).

Avec ou sans lisse de bois les palis sont caractéristiques du patrimoine de la région de Nozay.

La croix Huet est une croix latine en pierre bleue, située à l'extérieur du Village du Maire, à proximité de la Départementale reliant Nozay à Abbaretz.

La croix Huet en pierre bleue possède une très large niche, à mi-hauteur du fût et le dépassant très largement.

Les dépendances du logis familial comprennent les remises, les hangars et les granges.

Pour les hangars, les plus grands palis servent également de piliers pour soutenir la charpente. Ils habillent les murs avec d'autres palis de taille plus ou moins importante. La partie haute est faite de lattes de châtaignier le plus souvent.

Les fours à pain avec fournil, comme ici au Bé sont précédés d'une petite bâtisse, appelée aussi boulangerie, dans laquelle le boulanger préparait son pain avant la cuisson.

Ce four à pain mis hors d'eau à l'aide d'un toit en fibrociment est à proximité d'une bâtisse de Sainte-Anne de Beaulieu. En forme de fer à cheval, il utilise la pierre locale pour sa construction.

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Cette balade pédestre en boucle du 12 avril 2019 du secteur La Tréonnais-Le Bé a emprunté successivement La Ville-Foucré, La Malhaie, Le Maire, Le Vivier-du-Maire, Le Bé, Le Feu-Geslin, Sainte-Anne-de-Beaulieu, Beaulieu, La Tréonnais, La Ville-Foucré.

Dans chacune de ces balades photographiques au sein de la commune de Nozay, le Patrimoine architectural (Maisons, fermes, Châteaux,Chapelles, Manoirs, Granges) se dévoile, mais nous portons également l'attention sur le Patrimoine de Pays (autrefois appelé Petit Patrimoine), plus discret mais tout aussi digne d'intérêt (Croix de chemin, Fours à pain, Puits, Soues à cochons, remises, hangars, Palis, Ponts en pierre) et sur tout autre Patrimoine (Moulins à vent, Moulins à eau, Carrières, Monuments funéraires, Mégalithes, Patrimoine environnemental, Arbre remarquable, Plantes spécifiques d'un milieu, ...)


Le chêne pédonculé de la Ville-Foucré mériterait de figurer parmi les arbres reconnus comme remarquables en Loire-Atlantique.

C’est un arbre magnifique, mesurant plus de 20 mètres de hauteur, avec un tronc de plus de sept mètres de circonférence à un mètre du sol.  Ces chênes sont très rares à atteindre de telles dimensions et à être aussi beaux en Loire-Atlantique.

Les matériaux tel le schiste, ou le grès, utilisés dans les constructions des maisons, sont les témoignages qui lient le patrimoine à son territoire.

Autrefois et jusqu’au XIXe siècle, on construisait avec les matériaux que l’on trouvait à proximité immédiate du lieu de construction.

Les différentes tonalités de ces matériaux comme la pierre bleue, le grès ou le quartz apportent une richesse de nuances subtiles caractérisant les constructions locales.

Dans le milieu rural, le logis familial est souvent accompagné d’un certain nombre d’annexes. Leur nombre est d’autant plus important que la richesse des propriétaires est conséquente. Ces remises, hangars et granges servaient au rangement des charrettes et des outils agricoles. Pour les hangars, des palis de schiste de taille plus ou moins importante servent alors pour habiller les murs. Les plus grand palis servent de mur et de pilier pour soutenir la charpente.  La partie haute des murs est bardée de latte de bois, le plus souvent en châtaignier.

La flore, dans la région de Nozay, mérite qu’on s’y intéresse, qu’elle soit commune ou plus singulière comme les arbres remarquables recensés sur la commune par l’ASPHAN (Association de Sauvegarde du Patrimoine Historique et Artistique de la région de Nozay).

Ces arbres comprennent notamment des arbres reconnus comme remarquables en Loire-Atlantique comme le Charme de la Pinsonnais ou le Thuya géant de l’Hôpital.

Ces arbres, bien que singuliers, comme ce poirier sauvage en fleur, ces chênes ou ce magnolia ne suscitent pas un intérêt semblables aux arbres remarquables de la commune de Nozay.

Certains de ces derniers, comme le Pin noir de Rieffeland ou le Chêne de la Ville-Foucré mériterait de figurer au sein des arbres reconnus comme remarquables en Loire-Atlantique.

La croix des Garennes est une croix latine monolithe en schiste, possédant une petite niche sculptée dans son fût. En haut de la croix, un christ est naïvement taillé avec des jambes courtes et un visage rond. La croix Huet est également une croix latine en pierre bleue, sans christ , avec une niche, très large, à mi-hauteur et dépassant du fût.

Jusqu’au XVIIIe siècle, les pierres de construction sont issues de la région, excepté sur les édifices nobles civils ou religieux. L’utilisation des matériaux en présence dans un lieu engendre une forte identité architecturale.

L'architecture traditionnelle reflète toute la richesse géologique du sous-sol. Les schistes ardoisiers et autres pierres bleues tranchent par leur linéarité dans les appareillages alors que les grès ocres se distinguent par leurs teintes plus chaudes.

Les volumes bâtis et les modèles architecturaux dans le pays de châteaubriant sont à la confluence entre les types bretons, angevins et mayennais.

La pierre est un matériau de construction qui a traversé les siècles en laissant son empreinte dans nos paysages.

Le patrimoine local reflète souvent le sous-sol sur lequel il a été bâti : la schiste bleu de Nozay, le grès armoricain, le quartz.

Les schistes et autres pierres bleues tranchent par leur linéarité dans les appareillages alors que les grès ocres se distinguent par leurs teintes plus chaudes.

Le Manoir du Maire est construit ou agrandi fin XVIe siècle avec la présence de meurtrières en schiste (apparaissant dans le dernier quart du XVIe siècle). Le Manoir est rectangulaire, avec un escalier droit en schiste, dans un pavillon trapu, sur plan carré, éclairé de baies en schiste et meurtrières. Porte en schiste à linteaux accoladés, porte extérieure avec, au linteau, un écu, une lucarne en schiste à fronton, des baies avec chambranles, chanfreins et meneaux en pierre de Nozay. Au pignon Ouest, des latrines sur triple encorbellement.

Autour du Vivier du Maire, qui possède une mare entourée de saules et un pin très singulier, en direction du village du Bé, plusieurs chênes centenaires arborent un tronc à la circonférence notable.

Les Fours avec fournil, comme ici au Bé, sont précédés d’une petite bâtisse appelée aussi boulangerie dans laquelle le boulanger préparait la pâte et la faisait lever.

Sur le Pays de châteaubriant et ici à Nozay, schistes et ardoises sombres confèrent à la maison ou à l’annexe un aspect sévère, rappelant la maison du pays de Rennes.  Les habitations adoptent un plan en longueur, regroupant habitations et dépendances au sein du même bâtiment, avec parfois des appentis de part et d'autre de la construction principale.

Le plus souvent, la construction ne présente qu'un seul niveau avec un grenier.  On observe un léger exhaussement de la toiture au-dessus des lucarnes, et souvent des linteaux en poutres de bois lorsqu’ils ne sont pas en schiste local.

Les dépendances du logis familial comprennent des remises, hangars et granges. Pour les hangars les plus grands palis (Longs de plusieurs mètres) servent également de pilier pour soutenir la charpente. Ils habillent les murs avec d’autres palis de tailles plus ou moins importante. La partie haute des murs est bardée de lattes de bois de châtaignier le plus souvent.

Ce châtaignier, plusieurs fois centenaire possède une frondaison et un tronc avec une  circonférence dignes de le voir figurer comme arbre remarquable de Nozay, dans le recensement de l’ASPHAN, au même titre que ceux appartenant aux collections des arbres « exotiques » plantés au XIXe siècle dans les parcs des grandes propriétés de la commune.

Située sur le chemin du Bé, cette petite futaie d’essences régionales mériterait également d’être mentionnée dans les arbres singuliers de la commune. Elle n’a pas cependant le caractère exotique des collections d’arbres plantés au XIXe siècle dans les parcs des grandes propriétés comme le catalpa de Grandjouan, le Calo-cèdre du parc de l’Hôtel de la Motte ou les Thuyas du Japon du Parc de la Pinsonnais.

Les derniers jours du printemps sont propices à la récolte du fourrage, celui qui permettra de nourrir les animaux tout au long de l’année. L’enrubannage est l’un des procédés de conservation, adapté à tous les types de fourrages et contrairement aux foins, l’herbe est enrubannée de façon précoce, juste avant l’épiaison. La récolte est ensuite pressée en balles, le plus souvent rondes littéralement enrubannées, par 4 à 6 couches de films plastiques. Privé d’oxygène, le fourrage ainsi conservé voit ses sucres fermentés par les bactéries présentes.

Le Château du Bé est une butte de terre de 45 mètres de diamètre qui culmine à 43,50 mètres au dessus d’un terrain situé lui à 40 mètres d’altitude. Cette butte est en forme de cratère entourée de talus de trois mètres, cernée par des fossés d’un à deux mètres de profondeur. La présence de combustible (charbon de bois) au sein de la structure indique une destination métallurgique bien qu’aucun indice certain ne nous permette de savoir s’il s’agissait d’une métallurgie de l’étain ou du fer. Elle est située sur le passage du filon de quartz stannifères entre Abbaretz et Nozay.

Le Bois des Feux-Geslins, derrière un chêne au port singulier, comme de nombreux bois de pins du Pays de châteaubriant, qui occupent les terres les plus ingrates, se situe sur l’étroite crête des grès d’Abbaretz, culminant entre Abbaretz et Beaulieu pour rejoindre le plateau de Nozay. Ce four à pain mis hors d’eau par un toit en fibrociment est à proximité des annexes de cette bâtisse de Sainte Anne de Beaulieu. Comme nombre de fours à pain, il est en forme de fer à cheval et utilise pour sa construction les pierres disponibles localement.

La façade des maisons traditionnelles est souvent rythmée et équilibrée par les 3 éléments que sont la porte, la fenêtre et la gerbière. L’habitat de base est composé d’une pièce à feu surmontée d’un grenier à foin. Elle dispose au minimum d’une porte, d’une fenêtre et d’une gerbière. Permettant autrefois l’accès au grenier par une échelle extérieure, cette dernière se situe soit sous l’égout de toiture, soit est passante surmontée d’une lucarne rampante. Les interventions contemporaines peuvent changer la nature du logis : parpaings de béton, modèle de lucarne inhabituel sans caractère  local…

La route de Beaulieu possède un nombre impressionnant de beaux spécimens d’arbres singuliers. Ils sont en bordure de route ou à proximité d’une ancienne propriété dont l’histoire est liée à la foire de Beaulieu, aussi célèbre dans les annales du Moyen-âge que sa voisine de Béré sur Châteaubriant.

Sur la Lande de Beaulieu, la Foire de Beaulieu était aussi connue dans les annales du Moyen-âge que celle de Béré. Elle durait trois jours et l’on y venait de Bretagne, d’Anjou et du Poitou pour les échanges de produits. La première trace écrite de Beaulieu remonte au XIe siècle, elle concerne l’oratoire de Beaulieu qui fût vendu avec ses dépendances comme Biens National après la Révolution. En 1837 le nouveau propriétaire fit démolir la chapelle pour construire l’actuelle demeure : le Château de  Beaulieu.