Environnement et Patrimoine Naturel sur Marsac/Don

Circuits de Nature : Patrimoine et Environnement accessibles entre Isac et Don, région de Nozay.

En Pays de Nozay, région située au nord de la Loire-Atlantique, voici un circuit de découverte du Patrimoine naturel et de l'Environnement de la commune de Marsac/Don  grâce à une balade photographique de découverte des richesses de Nature et de Patrimoine à différents moments de l'année sur les circuits de randonnée pédestre de la commune .

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1 Eglise St Martin

Une chapelle primitive dédiée à saint Léger, évêque d'Autun au VIIème siècle, aurait été édifiée dans un vallon à une centaine de mètres du village, à l’emplacement du bourg primitif de Marsac.  Une première église est construite à Marsac au XIe siècle par les moines bénédictins du prieuré.  Quoique agrandie en 1694, elle ne suffisait plus à contenir la masse des fidèles. Elle est donc démolie et remplacée par cette nouvelle église de style néogothique, consacrée le 18 décembre 1877, qui surprend par ses dimensions.             Le clocher est ajouté seulement en 1931.

 

2 Croix remarquables

Jean Baptiste Supiot, dans son ouvrage « Marsac, Marsacais, Marsacaise que c’est ? » publié en 1988,  recense 35 croix et calvaires sur Marsac-sur-Don dont la moitié dans la partie Est de la commune. Il distingue les croix palis, de schiste monolithes, fixées sur un soubassement de schiste en maçonnerie surmontée d’une dalle de schiste et les croix pattées aux extrémités élargies. Il évoque les croix à fût octogonal, les croix historiées avec la représentation du Christ en relief.

 

3 Calvaire de la Riallais

Ce Calvaire contraste avec le style des 35 autres croix de la commune. Il fut en effet acheté dans le Finistère au début du XXe siècle par le maire du village Emerand Bardoul et remonté sur les terres de l’ancien Domaine de La Riallais. La posture des personnages répond aux règles traditionnelle de la sculpture finistérienne. La Vierge, à gauche, a les mains jointe et le visage tourné vers son fils. Des anges recueillent le sang qui coule des plaies du crucifié dans des vases sacrés au bas de la croix.

 

4 Château (Riallais)

La Riallais présente un château construit au début du XXe siècle, vers 1910,  de style baroque. Il a été édifié à proximité d'un ancien manoir daté de 1425. On ne se rend plus compte de l’importance de l’ancien manoir, une partie notable ayant été démolie au moment de la construction du château actuel. Il a été la propriété de la famille Leroux et reste aujourd’hui dans la famille Bardoul.  Les Chomart, premiers seigneurs de la Riallais étaient « écuyers ». Leurs descendant furent reconnus comme nobles d’ancienne extraction.

 

5 Logis de bourg

Il reste certains bâtiments sur la place centrale du bourg qui témoigne de l’existence passée de l’ancien prieuré.  Aussi, auprès de la pharmacie, existait la cour du couvent du Prieuré, qui occupait l’emplacement de la place actuelle. La demeure à tour carrée, date, pour une part, du  XIIe siècle. Elle a dû servir d’école au XIXe siècle et elle accostait la porte du couvent aujourd’hui démolie. La demeure du Martray située plus loin est postérieure, elle s’ouvre par une porte surmontée d’un fronton triangulaire italianisant.

 

6 Manoirs de campagne

Les manoirs se signalent par leurs murs épais, leurs vastes cheminées, leurs hautes fenêtres aux encadrements de pierres de taille. Certains sont même dotés d’une tour hors d’œuvre, d’époque Renaissance où monte un escalier à vis. La gentilhommière de Tréveleuc est bien conservée. Le corps du bâtiment est du XVe siècle et l’on pense que la tour serait même antérieure à cette date. Elle abrite un grand escalier en schiste, montée en spirale et coiffée d’une charpente en forme de roue.

 

7 Maisons de Caractère

La ferme de La Ville-Gouée suit les modèles architecturaux propre à l’habitat rural des environs. Les murs, dénués de fondations, s’enfoncent directement dans le sol. Il n’y a donc pas de caves, et les différentes remises ou réserves sont disposées dans la longueur du bâtiment.

Les murs de schiste sont montés en pierre plate. Les ouvertures et les angles sont renforcés par de bandeaux de pierre bleue. Peu de fenêtres sont ménagées.

8 Anc. Exploitations Minerai Fer

Le fer sous toutes ses formes a été exploité depuis au moins l'époque gallo-romaine.

Aux lieux-dits, la Barre d’a-Gué, la Rimbaudais (le long de la route de Marsac à Guénouvry), existait toute une série de structures en terre en liaison avec l’exploitation du minerai de fer (aucune datation ne peut-être proposée) selon P. de Lisle du Tréneuc en 1883. À la Barre-d’a-Gué, elles formaient deux buttes entourées de douves et de très fort talus sur une longueur de plus de 200m.

 

9 Ancienne Voie romaine

À l'époque gallo-romaine, Blain étant un centre secondaire (un vicus) de la cité des Namnetes, la voie romaine Nantes(Condevincum)-Rennes (Condate) traversait l'actuel territoire de Blain d'où elle gagnait Conquereuil par Grand Pont Veix (pons vetus, vieux pont) sur le Don. En provenance de Vay, après la Croix des Quatre Contrées, Bizeul en 1845 décrit la voie, avec toute sa puissance ici,  avec ses 24 mètres entre contre-fossés sur la lande de l'Epine des Haies. Sur le cadastre napoléonien de Marsac,  la route actuelle porte le nom d'Ancienne Route de Rennes à Nantes entre les Croix des Quatre Contrées et Plantard près des terres du Trié.

 

10 Moulin sur le Don

Des moulins qui occupaient la vallée du Don, le moulin du Don est le plus ancien et le mieux conservé. On connait son propriétaire en 1870, il appartient à la famille de la Haye-Jousselin, originaire de Derval. La famille Gautier lui succède dès 1887 et le garde ensuite tout au long du XXe siècle et même jusqu’à nos jours. En 1960, il dut cesser ses activités.  Le moulin du Don à Marsac produisait toutes sortes de farines et moulait les céréales destinées à l’alimentation des animaux.  Ses meules étaient complétés par un moteur à vapeur, électrifié à partir de 1948.

11 Anciens Moulins

 Selon Jean Baptiste Supiot Marsac comportait jadis 7 moulins. Sur les hauteurs dominant l’étang de la Roche, deux moulins étaient présents, l’un, le moulin « Georges » est devenu belvédère. Près de l’étang, un moulin à eau est devenu l’auberge de la Roche. Le moulin de la Bellinais figurait sur le cadastre de 1836. Le Moulin de Bel-Air appartenait à MJ Gautier depuis 1914. Depuis un incendie il ne fonctionne plus. Le Moulin du Don est le plus ancien de la rivière du Don.

 

12 Carrières de schiste

Plusieurs carrières sont exploitées à Marsac entre le XVIIIe siècle et le début du XXe siècle. La Plupart appartenaient à Pierre Doucet, au milieu du XXe siècle un propriétaire d’autres carrières de pierre bleue de Nozay.  Les piquets de schiste extraits étaient principalement destinés aux vignerons qui y taillaient leur poteaux à vigne avant l’arrivée des poteaux en ciment au XXe siècle. La reconstruction du vignoble détruit par le phylloxéra nécessita l'ouverture de nouvelles carrières dans les landes désertes de Marsac. Le déclin de l’activité s’amorce dès les années 1930, avec l’arrivée du béton

 

13 Fours à Pain, Puits, …

Il existait auparavant 60 à 70 fours disséminés sur la commune de Marsac-sur-Don. Tous étaient étaient plus ou moins constitués d’une voûte arrondie en brique de terre cuite, coiffée d’un toit de schiste ardoisier. Il subsiste 70 puits plus ou moins du type « Puits à Vire » sur le territoire de la commune. Le cylindre est monté sur deux axes qui actionnent deux barres opposées et font monter et descendre la chaîne. L’usage du puits s’est éteint dans les années 1950, avec l’installation de l’eau courante

14 Hangars, Grange, Palis

L’architecture de la grange est constituée de trois parties : un soubassement en schiste, une partie haute charpentée et un toit de tôle. Les granges ou étables étaient souvent constituées d’un simple pisé, mélange d’argile séchée et de paille, reposant sur quelques pierres, ou bien soutenues, sur des « palis », série de grandes dalles de schiste ardoisier plantées profondément dans le sol et supportant une charpente légère, en bois donc. Les toits étaient à l’origine recouverts de bardeaux de bois de châtaignier, de roseaux ou de chaume.

 

15 Etang de la Roche

Le Domaine de la Roche à Marsac sur Don est un domaine vert et boisé de 22 hectares dont 9 ha de plan d’eau. Ce plan d’eau ceinturé de châtaigniers offre des rives fraîches et boisées. Sa faible profondeur dominante fait de lui un milieu riche en végétaux aquatiques, ce qui permet aux poissons de grossir très rapidement !  C’est un lieu idéal de détente et de loisirs avec tout un panel d’activités nature : randonnées pédestres, équestres, pêche, parcours de santé, VTT, … Ce site exceptionnel accueillait un camping sur une partie du domaine qui ne sera bientôt plus accessible au public.

 

16 Le Don (rivière)

La Grande Déesse Dana ou Ana, mère des dieux d’Irlande, a donné son nom à la rivière: le Don. Le Don traverse le nord de la Loire-Atlantique sur une longueur de 90 km. Le Don s'est frayé un chemin au milieu des schistes ardoisiers, créant une vallée sauvage et escarpée. Après Guémené Penfao, il élargit son lit pour venir se jeter dans la Vilaine dans une vaste zone de marais. La Rivière du Don  présente un ensemble de milieux riches et diversifiés du fait du relief marqué, notamment à l’amont de Guémené-Penfao.

 

17 Végétation Berges Don

Le Don présente un ensemble de milieu riche et diversifié du fait du relief marqué et de la présence contiguë de secteurs humides de fonds de vallées, de zones xérophiles et de parties rocheuses. Plus en aval, c’est une zone présentant une mosaïque de milieux variés abritant une flore et une faune riche et diversifiée comprenant en particulier de nombreuses espèces végétales et animales d'intérêt patrimonial. On y observe notamment la fritillaire pintade, la Bergeronnette des ruisseaux le Martin-pêcheur d'Europe et même la loutre d’Europe.

 

18 Relief de la commune

C’est un territoire mouvementé, en grande partie, dans le bassin du Don, sauf une petite lisière dans le bassin de l’Isac sur la crête du plateau de Nozay-Abbaretz.  Le point culminant de la commune se trouve entre la Barre de Hingué et les carrières de Beausoleil à 95 m d’altitude. La commune est arrosée au nord, par le Don, puis par ses tributaires de gauche : le petit ruisseau de la Herbretais et celui de la Roche, qui traverse l’étang du même nom. On y trouve des points de vue remarquables, notamment à la Mérais.

 

19 Prieuré St Martin

En l’an 888, un prieuré fut fondé à Marsac par Alain-le-Grand, Roi de Bretagne. Son second fils ayant été très gravement malade, il pria les moines de l’abbaye St Sauveur de Redon, de demander à Dieu sa guérison. Son fils guéri, le roi donna Marsac et Massérac à cette abbaye.

Alain-le-Grand, en donnant Marsac aux moines de Redon en fait une seigneurie ecclésiastique dépendant de St Sauveur. La paroisse de Marsac restera fief de l’Abbaye de Redon jusqu’à la Révolution Française. Le Prieuré, à l’arrivée des moines, fut construit là où s’élève le bourg actuel.

 

20 Fundus de Marcius

Marsac-sur-Don vient de l'anthroponyme latin Marcius. Après la conquête romaine de l'an 58 avant Jésus-Christ, le hameau devient le siège du fundus de Marcius, influent préfet romain.  Marsac s’appela primitivement Marcicum le fundus, c’est-à-dire le domaine de Marcius.

Un manuscrit révèle également l’existence d’un certain Crassius, un des premiers seigneurs du pays,  notable d’origine romaine, qui organisait dans les salles de son palais de véritables orgies.

 

21 Légende de St Martin

Selon une légende locale, Saint Martin serait passé dans le bourg en 390 et y aurait fondé un monastère. L’évangélisation des lieux se poursuit par la suite et une chapelle de bois, dédiée à Saint Léger, évêque d’Autun, est construite dans un vallon à quelques centaines de mètres du bourg actuel. En 888, le roi de Bretagne Alain le Grand fonde un prieuré à Marsac-sur-Don et en fait don à l’Abbaye Saint-Sauveur de Redon. La seigneurie, avec les différents doits qui s’y rattachent, appartient donc au  prieur-curé du lieu, seigneur de la paroisse.

 

22 Outils silex poli

Anciennement implantés sur ce site, les premiers habitants de Marsac, y ont laissé quelques outils de silex poli que l’on a retrouvés, enfouis dans les jardins. À la Bellinais, M. Etienne a eu la chance de récupérer, dans ses champs, des outils en silex poli (haches), ainsi qu’une pierre à meuler. La hache polie est l’outil emblématique du Néolithique. Sur une période de 3000 ans (-5200 ans / -2200 ans) on en retrouve de tous les types et de toutes les tailles . De nomades vivant de chasse, de pêche et de cueillette, les hommes deviennent sédentaires et se mettent à cultiver et à élever des animaux.

 

23 Enclos quadrangulaires

Les enclos quadrangulaires emboîtés du Verger à Marsac-sur-Don s’étendent sur une superficie de 8460 m2 dont seulement 40% ont fait l’objet d’une fouille.  Le mobilier concernant le comblement de l’enclos interne est attribuable à la fin de La Tène C2 et le début de La Tène D1 (150 av. J.-C.). Le mobilier provenant du comblement de l’enclos externe est datable du début de la Tène D1 (150 – 100 av. J.-C.). Ce dernier comporte un nombre numériquement élevé d’amphores vinaires de transition.  Ce type de mobilier rare sur les sites d’occupation ruraux pourrait laisser suggérer l’hypothèse d’une activité cultuelle.

 

24 Eglise St Martin (mobilier)

Une statue de vierge à l’enfant, en bois,  du XVIe siècle, figurait probablement dans l’ancien sanctuaire. Sa facture aux draperies soulignées est caractéristique de la Renaissance, tout comme le léger déhanchement de la Vierge. Deux angelots de facture classique ornent de part et d’autre le retable du maître-autel. Le bas-relief en albâtre de l’autel représente les pères évangélistes avec leurs manuscrits. L’albâtre, variété de gypse, se caractérise par sa blancheur immaculée (Il est plus souvent utilisé pour sculpter de petits objets).


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